L’utilisation intensive des missiles Tomahawk commence à poser problème pour le Pentagone, leur coût et leur fréquence de déploiement interpellent quant à leur viabilité dans les conflits prolongés.
D’après un article du Washington Post cité par Reuters, les États-Unis ont tiré plus de 850 missiles de croisière Tomahawk en quatre semaines de conflit avec l’Iran. Ce rythme d’utilisation suscite des inquiétudes au sein du Pentagone quant aux stocks et aux capacités de production. Les autorités n’ont pas confirmé publiquement ces chiffres, et ni le département de la Défense ni la Maison Blanche n’ont répondu aux demandes de commentaires.
Malgré leur efficacité, les missiles Tomahawk ne sont pas des armes bon marché. Selon des documents budgétaires de l’US Navy cités par Forbes, chaque missile coûte environ 1,89 million de dollars, auxquels s’ajoutent 197 091 dollars pour le conteneur de lancement à usage unique, soit un total d’un peu plus de 2 millions de dollars par tir. Ce coût devient considérable lorsqu’ils sont utilisés en grand nombre.
Le recours massif à ces armes dans le conflit iranien a suscité des discussions internes à Washington concernant leur réapprovisionnement. Le Washington Post a souligné que l’ampleur du déploiement a « alarmé certains responsables du Pentagone », mettant en lumière la pression exercée sur les stocks existants et la nécessité de maintenir la capacité opérationnelle pour d’autres conflits potentiels.








