Les jihadistes du JNIM, alliés à Al-Qaïda, ont appelé jeudi à un large « front commun » pour « mettre fin à la junte » au Mali et « une transition pacifique et inclusive » dans ce pays sahélien dont ils ont commencé le même jour à soumettre la capitale Bamako à un blocus routier.
La déclaration du JNIM est publiée cinq jours après les attaques coordonnées et sans précédent que ce groupe jihadiste a menées avec des rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA), une rébellion à dominante touareg, contre des positions stratégiques des militaires, au pouvoir depuis 2020, dans plusieurs villes, dont la capitale et sa voisine et fief de la junte, Kati, ainsi que Kidal, Gao, toutes deux dans le nord, et Sévaré, dans le centre.
La déclaration est également publiée le même jour où le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a commencé à imposer un blocus routier à Bamako, après l’avoir annoncé mardi. Le trafic aérien vers les pays voisins reste, quant à lui, maintenu.
Ce blocus est de mise dans la capitale où, dans la matinée, un hommage national a été rendu au ministre Sadio Camara, en présence du chef de la junte malienne Assimi Goïta et devant des milliers de personnes, avant son inhumation à Kati dans l’après-midi.
Le général Camara a été tué samedi à Kati au cours des attaques.








