L’économie marocaine a bénéficié d’un fort rebond de la production agricole en 2025, grâce à des conditions météorologiques favorables.
Selon le rapport de janvier de la Banque mondiale sur les perspectives économiques mondiales, cette reprise a joué un rôle clé dans la croissance globale du pays, même si cet effet pourrait s’estomper avec le temps, ralentissant potentiellement la dynamique économique dans les années à venir.
Si l’agriculture a été le moteur d’une croissance immédiate, le secteur manufacturier et la création d’emplois n’ont enregistré qu’une expansion modérée.
Le ralentissement de la croissance dans ces domaines suggère que l’économie marocaine ne peut pas reposer uniquement sur un seul secteur et souligne la nécessité de moteurs de croissance plus diversifiés.
Le Maroc a renforcé sa position extérieure en 2025, à l’instar des autres pays importateurs de pétrole. Son compte courant s’est amélioré, grâce à l’augmentation des transferts de fonds des Marocains résidant à l’étranger et à la stabilité des recettes touristiques.
Ces facteurs ont permis à l’économie d’absorber les chocs externes et de maintenir sa stabilité, même si les incertitudes mondiales restent élevées, note le rapport de la Banque mondiale .
La Banque mondiale prévoit, toutefois, un ralentissement de la croissance mondiale à 2,6 % en 2026. Le commerce devrait s’affaiblir à mesure que les entreprises réduisent leurs stocks et que les droits de douane influencent les marchés.
Les économies émergentes ont fait preuve d’une résistance surprenante aux chocs commerciaux, mais les perspectives varient considérablement d’une région à l’autre.
Aussi malgré des bases solides à l’aube de 2026, le Maroc -t-il désormais relever les défis avec prudence. Les réformes structurelles et l’investissement privé apparaissent comme les voies les plus prometteuses pour soutenir la croissance, renforcer la résilience et garantir une stabilité à long terme.








