La Banque mondiale a présenté, jeudi à Rabat, le nouveau cadre de partenariat-pays (Country Partnership Framework – CPF) avec le Maroc pour la période 2026-2035, traçant la vision stratégique de l’engagement de l’institution au cours de la prochaine décennie.
Ce nouveau cadre, aligné au Nouveau modèle de développement (NMD) du Maroc, vise à soutenir la création d’emplois de meilleure qualité en déployant des financements, des connaissances et des solutions du secteur privé.
Intervenant à cette occasion, le directeur pays de la Banque mondiale (BM) pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye, a indiqué que ce nouveau partenariat reflète l’ambition du Maroc de faire évoluer son modèle de croissance, historiquement soutenu par l’investissement public, vers un modèle davantage porté par le privé, créateur d’emplois notamment au profit des jeunes et des femmes.
De son côté, le représentant régional de la Société financière internationale (IFC) pour le Maghreb, David Tinel, a expliqué que la mise en œuvre de cette stratégie s’articulera autour de trois grands résultats. Il s’agit du renforcement de la compétitivité et de la productivité des entreprises, du développement de territoires plus inclusifs, mieux connectés et plus résilients, ainsi que de la consolidation du capital humain.
D’après Tinel, le CPF prévoit environ 15 milliards de dollars destinés aux interventions de la Banque mondiale dans le secteur public sur la période 2026-2035. Les engagements de IFC en faveur du secteur privé devraient dépasser ce montant sur la même période, auxquels viendront s’ajouter les garanties de la MIGA (Agence multilatérale de garantie des investissements) afin de renforcer la mobilisation des investissements privés.








