L’émissaire de Donald Trump à Minneapolis a annoncé mercredi le retrait immédiat de 700 policiers de l’immigration, après des semaines de tensions dans cette ville marquée par la mort de deux manifestants, au moment où le président américain envisage une « approche plus délicate ».
Donald Trump a tiré mercredi lors d’une interview à la chaîne NBC les leçons des récents événements de Minneapolis: « J’ai appris que peut-être une approche plus délicate pourrait être utile. Mais il faut tout même être dur » dans la mise en œuvre de la politique migratoire, a-t-il déclaré.
Environ deux milliers de policiers resteront sur place, contre 150 avant le lancement de ces raids.
Ce retrait, ainsi que le port de caméras-piétons pour les policiers dépendant du ministère de la Sécurité intérieure annoncé lundi, représentent « un pas dans la bonne direction », a réagi par communiqué le maire de Minneapolis Jacob Frey, qui ferraille avec l’administration fédérale pour qu’elle desserre son étau.
« Mais 2.000 agents de l’ICE (police fédérale de l’immigration, ndlr) toujours ici, ce n’est pas de la désescalade », a-t-il déploré, répétant que ces opérations « catastrophiques » doivent « cesser immédiatement ».
Tim Walz, le gouverneur du Minnesota, dont Minneapolis est la plus grande ville, a de son côté affirmé sur Facebook que le retrait devait être « plus rapide et plus large », pour mettre fin à une « campagne de représailles » menée par Washington.








