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Afrique centrale

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Afrique centrale : Le financement de l'industrialisation devra changer, selon la CEA

«Le financement de l’industrialisation ne consiste pas seulement à rechercher des financements», a déclaré Antonio Pedro, Chef du Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique centrale.

«Nous devons envisager des infrastructures matérielles et non matérielles qui créeront les catalyseurs nécessaires pour faciliter la circulation des fonds», a-t-il indiqué à N’Djamena le 19 septembre, lors d’une table ronde intitulée «Vers une industrialisation fondée sur les ressources et la diversification économique en Afrique centrale».

Parlant de la République démocratique du Congo (RDC) où le gouvernement prévoit de créer des zones économiques spéciales afin d’attirer les investisseurs intéressés par la fabrication de batteries et de voitures électriques, M. Pedro a affirmé qu’il s’agit là «d’un bon exemple d’utilisation de nos ressources naturelles au service de l’industrialisation ».

La RDC représente 60% de la production mondiale de cobalt (un chiffre en augmentation) ; ce qui lui confère un pouvoir de négociation remarquable. D’autres pays d’Afrique centrale sont également dotés de nombreuses ressources naturelles pouvant être exploitées de façon similaire. Il s’agit, selon SNL (désormais S&P Global Market Intelligence), du Congo, riche en potasse avec une valeur in situ de près de 1000 milliards de dollars américains, ainsi que du Tchad avec 96 millions de têtes de bétail. M. Pedro a soutenu que si toutes ces ressources étaient correctement monétisées, elles pourraient être utilisées comme actifs financiers dans la poursuite d’une industrialisation axée sur les ressources. Il a relevé qu’étant donné les besoins financiers de l’Afrique pour construire ses infrastructures, nourrir sa population croissante et porter son industrialisation, il est temps de promouvoir un modèle d’exploitation des ressources tourné vers l’intérieur, dont les fondamentaux ont été renforcés par la ZLECA.

Bon nombre de ces économies, y compris celles d’Afrique centrale, sont en grande partie monoéconomiques, dépendant de l’exportation d’un seul produit et elles sont actuellement confrontées à une grave instabilité macroéconomique en raison de la forte baisse des prix des matières premières, en particulier du pétrole.

La table ronde a donc porté sur les moyens d’utiliser les énormes ressources naturelles de la sous-région pour accélérer son industrialisation et sa diversification économique en vue de garantir un développement durable.

Selon Maria Laura Barreto, spécialiste en stratégies d’exploitation minière et de développement durable, une approche intégrée et collaborative de l’exploitation minière est nécessaire dans la sous-région. «Nous devons nous efforcer de créer un lien entre notre politique minière et nos cadres de politique industrielle. Nous avons besoin d’une collaboration régionale pour surmonter les problèmes auxquels nous sommes confrontés en termes de liens».

Mme Barreto a déclaré qu’il est nécessaire de procéder à une étude approfondie qui donnerait aux pays une idée précise des minéraux sur lesquels mettre l’accent, compte tenu du cours ou des rendements et de la spécificité de chaque pays. « De cette façon, nous ajoutons de la valeur», a-t-elle conclu.

M. Djedoubou Emmanuel Ambroise, Directeur général des mines, du développement industriel et du commerce du Tchad, a reconnu qu’une industrialisation fondée sur les ressources naturelles est une option viable pour l’Afrique centrale, compte tenu des immenses ressources dont elle est dotée.

Il a également noté qu’un inventaire approfondi des ressources minières est nécessaire pour connaître le potentiel minéral de chaque pays «car sans information géologique fiable, vous ne pouvez pas définir sur quelle base poursuivre une industrialisation basée sur les ressources naturelles».

M. Djedoubou a déclaré que le Tchad avait fait des progrès considérables à travers la création d’une raffinerie nationale de pétrole, l’harmonisation de sa politique minière avec la Vision minière africaine, la mise en place des mécanismes pour limiter les exportations illégales de bovins et des mesures visant à garantir que la production et la consommation locales n’en souffrent pas.

M. Pedro a déploré le fait que l’Afrique représente environ 30% des ressources naturelles du monde mais ne capte que 14% des dépenses mondiales d’exploration minière.

Il a souligné que l’amélioration de l’environnement politique est un élément essentiel pour attirer plus d’argent dans le secteur extractif du continent, affirmant que «de nombreux pays africains ont de bonnes visions et politiques, mais leur mise en œuvre reste la clé pour traduire ces visions et politiques en changements transformationnels».

Cette table ronde a été l’une des articulations de la 34ème réunion du Comité intergouvernemental d’experts de l’Afrique centrale qui s’est tenue du 18 au 21 septembre 2018.

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Au cours du récent webinaire sur le financement de l’industrialisation en Afrique centrale organisé par le Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA), les patrons du secteur privé ont invité les autorités à mettre l’accent sur l’amélioration de l’environnement des investissements afin de voir prospérer l’industrialisation dans la sous-région. Ils ont également demandé davantage de transparence de la part du secteur privé dans leurs opérations commerciales, ce qui faciliterait le fonctionnement des marchés financiers susceptibles d’aider à la mobilisation des ressources en faveur de l’industrialisation.

M. Célestin Tawamba, Président du Groupement Inter-patronal du Cameroun (GICAM), le principal mouvement des industriels du pays, affirme que le financement est un facteur important pour stimuler l’industrialisation mais « il faudra toujours créer une infrastructure solide pour que cela puisse se faire », en référence au rôle de l’Etat. Une telle infrastructure, dit-il, comprend la création de zones industrielles spéciales et d’une bourse dynamique. Il a relevé que pour qu’une bourse fonctionne correctement, les entreprises doivent également être bien structurées et être transparentes dans leurs transactions financières. Il a toutefois mis en garde contre le taux d’imposition excessif qui est loin de faciliter les affaires, se prononçant en faveur d’un régime fiscal adossé aux bénéfices et non aux flux de trésorerie des entreprises, comme c’est le cas actuellement.

Dans la même veine, l’économiste camerounais et Conseiller du Gouvernement, M. Christian Penda Ekoka a déclaré que la création de pôles économiques regroupant l’ensemble des acteurs de la chaine de valeur de l’offre ou de la demande de certains produits, par exemple les produits ligneux, permettrait d’améliorer la productivité qui attire les investissements des acteurs industriels. Il a reconnu que l’absence de tels pôles a contribué au déclin de l’industrialisation de la sous-région Afrique centrale en général et du Cameroun en particulier, déclarant que la croissance industrielle au Cameroun, par exemple, est passée de 3,6% en 2016 à 1,3% en 2017.

Les participants au débat ont également relevé les difficultés relatives au financement à long terme. De l’avis du Secrétaire d’Etat à l’Industrie de Guinée Equatoriale, M. César Hinestrosa Gomez, qui a rejoint le panel en visioconférence depuis Malabo, dans un tel environnement, les banques considèrent que les risques des prêts à long terme visant à financer l’industrialisation sont très élevés. Il a également joint sa voix à celle des autres panélistes pour demander la création d’un fond de garantie sous-régional.

Mme Mama Keita, qui est à la tête du Data Centre du Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique centrale a suggéré que l’incapacité des banques à offrir des prêts à long terme proviendrait également du très faible volume d’épargnes privées dans la sous-région ainsi que dans plusieurs autres régions d’Afrique. Ce point de vue est venu corroborer l’argument présenté par Mme Gaimin Nonyane, Responsable de la recherche économique à Ecobank, qui a témoigné de ce que la « liquidité est un sérieux problème en Afrique car les taux d’épargne sont très faibles, ce qui limite le pouvoir d’emprunt des banques ».

Mme Mama Keita a poursuivi en ajoutant que la sous-région doit trouver les moyens d’améliorer la mobilisation d’épargnes privées, de profiter des opportunités offertes par l’intelligence artificielle et d’accroître la capacité des parties prenantes dans la rédaction de projets industriels bancables susceptibles d’attirer des financements.

Le Directeur Général de la Cameroon Development Corporation (CDC), qui est le second plus grand employeur du pays après l’Etat, M. Franklin Ngoni Ikome Njie, a renforcé l’argument de Mme Keita au sujet des projets bancables en affirmant « qu’il s’agit de se concentrer sur les secteurs offrant des avantages comparatifs » pour les projets afin d’obtenir des financements. En réaction à l’intervention de M. Njie, un participant a fait remarquer que les grandes structures telles que la CDC doivent activement rechercher à créer des co-entreprises avec des entreprises étrangères de même taille en vue d’améliorer leur financement leur permettant de passer à une phase de production industrielle.

De l’opinion du Directeur Général pour l’Afrique centrale et de l’Ouest de COFACE, une compagnie d’assurance crédit-risque, M. Olivier Bagneki, l’un des moyens pour stimuler la croissance des petites et moyennes entreprises en vue de leur réussite et de leur expansion est de profiter des avantages du factoring, un processus par lequel les entreprises peuvent vendre les créances des clients lents à payer en vue de mobiliser immédiatement le capital de fonctionnement dont elles (PME) ont besoin pour faire face aux dépenses importantes liées à la réalisation de leurs projets.

Les contributions du webinaire enrichiront les débats de la 34ème session du Comité Intergouvernemental d’Experts pour l’Afrique centrale (CIE) organisé par le Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique centrale à N’Djamena, au Tchad du 18 au 21 septembre 2018 sous le thème: « Financement de l’industrialisation en Afrique centrale. »

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Le lancement officiel de la 8e édition du Sommet Africités aura lieu à Rabat, au Maroc le 15 mai 2018
La réunion stratégique régionale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) (www.UCLGa.org) pour l’Afrique Centrale a eu lieu à l’hôtel Le Méridien Re-Ndama de Libreville (Gabon), du 16 au 17 avril 2018.

La réunion a été organisée en partenariat avec la Mairie de Libreville. 6 des 8 pays que compte la région Afrique centrale y ont pris part : Cameroun, Congo, République Centrafricaine, République Démocratique du Congo, Gabon, Tchad. Les délégués étaient les présidents des associations nationales de gouvernements locaux, les dirigeantes du Réseau des Femmes élues locales d’Afrique (REFELA), et les secrétaires permanents des associations nationales.

L’ouverture officielle de la rencontre a été faite par Mme Judith Koumba Pemba Mombo, Secrétaire Général représentant le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, chargé de la Décentralisation et du Développement Local, en présence de : M. Diderot Moutsinga Kebila, Gouverneur de la province de l’Estuaire, Mme Rose Christiane Ossouka Raponda, Maire de Libreville, vice-présidente CGLU pour l’Afrique, M. Christian Roger Okemba, Maire de Brazzaville (Congo), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique centrale, Mme Célestine Ketcha Courtès, Présidente du REFELA, M. Mohamed Yassine Daoudi, Vice Président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) et M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Les travaux ont été présidés par M. Christian Roger Okemba, Maire de Brazzaville (Congo), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique centrale et modérés par M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

La première journée a été consacrée à un échange d’informations sur l’état de la décentralisation dans les pays de la région Afrique Centrale, le rôle des collectivités territoriales sur la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et des agendas internationaux adoptés par les Nations Unies en 2015 et 2016. Cette session a aussi permis de faire le point sur la signature et la ratification de la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local ; ainsi que de la création du Haut Conseil des collectivités locales en tant qu’organe consultatif de l’Union Africaine.

Les participants de la région Afrique Centrale font face à plusieurs réalités similaires dans la mise en œuvre du processus de décentralisation dans leur pays. Si les textes qui régissent la décentralisation existent, leur mise en application tarde à se concrétiser. Selon le rapport CGLU Afrique sur « l’environnement institutionnel des collectivités territoriales d’Afrique » (https://goo.gl/Dx41E6), la région Afrique Centrale est la moins bien classée en matière de pays offrant un climat favorable aux collectivités locales.

Les membres de CGLU Afrique dans la région ont été invités à contribuer à la mise à jour de leur fiche pays de ce rapport et aussi à plaider pour la ratification par leur pays de la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local. Depuis son adoption, à Malabo en 2014, la charte a été signée par 13 pays et ratifiée par seulement 3 pays (Madagascar, Burundi et Namibie) dont aucun de l’Afrique Centrale. La Charte deviendra un instrument juridique de l’Union africaine lorsqu’elle sera signée et ratifiée par 15 pays et déposée auprès de la Commission de l’Union africaine. Sur ce point, une délégation a été reçue par le ministre de l’intérieur du Gabon qui s’est engagé à porter le dossier pour assurer la ratification de la charte par son pays d’ici juin-juillet 2018.

Les associations nationales ont aussi été invitées à rédiger des mémorandums sur la situation de la décentralisation dans leur pays et à marquer de leur emprunte la célébration la journée africaine de la décentralisation, journée décrétée à être célébrée le 10 août de chaque année par l’Union Africaine.

Les participants se sont longuement penchés sur leur implication dans la mise en œuvre du Nouvel Agenda Urbain. Ils ont été invités à inventer leur propre urbanisation. Seuls 12 pays sur le continent Africain disposent d’une politique nationale d’urbanisation. Ils ont été sensibilisés à faire des jumelages entre les villes et les universités pour mettre un savoir de qualité adapté aux réalités de chaque ville africaine (Bidonvilles, ordures ménagères, etc).

Concernant les ODD, ils ont rempli le questionnaire de l’organisation mondial CGLU, sur la localisation des ODD et l’Agenda 2030. Les résultats de ce questionnaire présenteront la voix de l’Afrique locale dans le rapport que va produire CGLU pour les commissions régionales des Nations Unies et pour le Forum Politique de Haut Niveau (FPHN) des Nations Unies en Juillet 2018.

Au cours de la deuxième journée l’attention s’est focalisée sur les relations de CGLU Afrique avec l’Union européenne. En 2013, l’UE a adopté une communication qui reconnaît pour la première fois les autorités locales en tant qu’autorités publiques à part entière. Suite à cette reconnaissance, l’Union européenne a conclu un accord-cadre de partenariat avec des associations internationales et continentales de gouvernements locaux, parmi lesquelles figure CGLU Afrique. Les participants ont également été informés de ce que, conformément aux dispositions de la communication de l’UE de 2013 sur les autorités locales, les associations nationales peuvent être considérées comme en situation de monopole dans leur pays respectifs et à ce titre, peuvent accéder aux fonds de coopération de l’UE alloués aux collectivités lsans passer par un appel à propositions à condition qu’elles présentent et discutent avec la délégation de l’UE d’un programme de mise en œuvre convenu avec les membres de ladite association nationale. Les participants ont également été informés du début des négociations de l’accord post-Cotonou qui régira les relations de coopération entre l’Union africaine et l’Union européenne pour les 20 prochaines années. Il a été demandé aux membres de CGLU Afrique d’Afrique centrale de plaider auprès de leurs gouvernements nationaux pour que les collectivités territoriales participent comme partenaires clés aux différentes étapes de discussion de l’accord. Il a également été recommandé qu’une délégation de décideurs politiques de CGLU Afrique rencontre le président de la Commission de l’Union Africaine pour demander que les autorités territoriales soient impliquées aux côtés de la commission de l’Union Africaine dès le début des négociations de l’accord post Cotonou. Par ailleurs il a été demandé aux membres de CGLU Afrique de la région Afrique centrale de rencontrer les délégations de l’Union européenne dans leurs pays respectifs pour discuter de l’application des dispositions de la Communication de 2013. L’un des problèmes qui a été soulevé est celui de la faible capacité des associations nationales à monter des dossiers éligibles aux financements européens. Les membres ont demandé au secrétariat d’envisager de créer une cellule technique d’appui aux associations pour la préparation des requêtes de financements. Cette cellule doit également pouvoir être déployée au niveau des bureaux régionaux.

Les participants ont ensuite discuté de la mise en place d’un index sur la transparence et l’intégrité des collectivités territoriales. Cette préoccupation est de plus en plus prise en compte au niveau des citoyens comme à celui des États ou des milieux financiers. Il convient donc d’anticiper sur la demande de transparence pour laquelle les autorités territoriales sont de plus en plus interpelées. Les participants ont ensuite discuté des stratégies de communication basées sur l’Internet, et de l’offre que le secrétariat fait aux membres de les assister à mettre en place leur site Internet.

Les membres ont été informés du lancement des trois principales campagnes qui sont au cœur du plan d’action triennal 2018-2020 du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA). Il s’agit de la campagne «Villes Africaines sans enfants de la rue », la campagne « villes africaines tolérance zéro face aux violences faites aux femmes» et la campagne « villes africaines qui promeuvent le leadership et l’autonomisation économique des femmes». Les collectivités locales d’Afrique centrale ont adhéré à la campagne ville africaine sans enfants de la rue qui sera lancée officiellement lors du sommet Africités 8 à Marrakech au Maroc du 20-24 Novembre 2018.

Les Membres sont invités à participer en grand nombre au sommet. Il leur a également été signalé qu’ils doivent participer à l’Assemblée Générale de CGLU Afrique et à celle du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) qui se tiendra pendant le Sommet de Marrakech. Il a également été rappelé aux membres les règles et procédures de l’Assemblée générale élective qui se teindra le 23 novembre lors du Sommet Africités.

Le lancement officiel de la 8e édition du Sommet Africités aura lieu à Rabat, au Maroc le 15 mai 2018. Le thème de cette édition est : « La transition vers des villes et des territoires durables: le rôle des collectivités territoriales d’Afrique. » Le Sommet Africités sera aussi le cadre de la tenue le 23 novembre 2018 de la tenue de l’assemblée générale élective de CGLU Afrique. En vue de soumettre les candidatures de la région Afrique centrale aux différentes instances de l’organisation, un caucus réunissant les présidents des différentes associations nationales s’est tenu le 17 avril et a abouti aux propositions de candidatures reprises dans la déclaration finale de la rencontre régionale (https://goo.gl/NnY36t).

La réunion stratégique régionale tenue à Libreville, fait suite à celle tenue à Nairobi au Kenya du 09 au 10 avril 2018 pour la région Afrique de l’Est. Elle sera suivie par la réunion stratégique de l’Afrique australe à Walvis Bay (Namibie), du 7 au 8 mai 2018 ; de la réunion stratégique de l’Afrique de l’Ouest à Accra (Ghana), les 28 et 29 mai 2018; et de la réunion stratégique de l’Afrique du Nord à Rabat (Maroc), du 18 au 19 juin 2018.

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Les membres du Comité du Commerce, des Douanes et de l’Immigration de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ont exhorté le secrétariat de la Communauté constituée de 11 nations à intensifier ses efforts de mobilisation des Etats membres et à faire preuve de diligence raisonnable pour que la Zone de libre-échange de la CEEAC (ZLE/CEEAC) soit effective. Il s’agit d’une des recommandations majeures de la 5ème session du Comité qui s’est à achevée à Douala, la capitale économique du Cameroun, au moment où le continent africain tout entier fait front commun par l’entremise de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). La Session de Douala qui a été rendue possible par le pot de financement de l’Union Européen dédié à l’harmonisation des instruments de commerce de la CEEAC-CEMAC, programme administré par la Commission Economique pour l’Afrique (CEA), était présidée par Madame Marie Thérèse Chantal Mfoula, Secrétaire Général Adjoint en charge du Département de l’Intégration physique, économique et monétaire au Secrétariat de la CEEAC, au nom du Secrétaire Général, M. Ahmad Allam-Mi. Prenant la parole après le Coordinateur du Secrétariat technique du Comité de pilotage de la rationalisation des Communautés économiques régionales en Afrique Centrale- M. Patrice Libong Badjang (qui a souhaité la bienvenue aux participants), Madame Mfoula a invité les membres du Comité à doubler leurs efforts visant l’assistance aux pays de la sous-région Afrique Centrale en vue de leur arrimage complet au processus d’intégration en cours dans le continent.

Dressant le bilan de la situation actuelle de l’intégration commerciale au sein de la Zone de libre-échange de la CEEAC dont les instruments juridiques avaient étés signés en 2004, les membres du Comité ont relevé que seuls trois pays – Cameroun, Congo et Gabon – des onze Etats-membres avaient rempli une condition importante préalable à l’effectivité de la ZLE, notamment en incorporant le Tarif préférentiel de la CEEAC (TP/CEEAC) à leurs lois de finances respectives. Dans la même veine, seuls trois pays ont mis sur pied des comités nationaux chargés d’examiner les questions liées audit Tarif préférentiel, conformément aux clauses instituant la Zone de libre-échange.

Dans ce contexte, la session du Comité tenue à Douala a exhorté le Secrétariat de la CEEAC à faire un inventaire des éventuels impacts budgétaires pour chaque Etat-membre une fois qu’il adhérera pleinement au Tarif préférentiel de la CEAAC. Cette démarche, a-t-on souligné, permettra aux Gouvernements de prendre rapidement des décisions, favorisant ainsi l’avancement du processus d’intégration commerciale.

En même temps, le Comité Commerce, Douanes et Immigration a invité les Etats-membres de la CEEAC à prendre des dispositions pour actualiser le programme de travail de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) au cours de cette période de transition qui précède le décollage effectif de la Zone.

Avec une population d’environ 170 millions d’habitants, la sous-région de la CEEAC représente à peu près 15% du marché africain d’une valeur de 1,2 milliard, ce qui offre à ses Etats-membres l’unique opportunité de redresser considérablement leurs économies et de contenir systématiquement les chocs associés à l’effondrement des cours des produits de base sur le marché mondial en cas d’intégration totale dans la ZLECAf. Ceci est d’autant plus vrai que la CEEAC est géographiquement adjacente à toutes les autres principales sous-régions du continent, ce qui ferait d’elle un Carrefour d’échange des biens et services qui sillonnent le continent.

Il va de soi que ces avantages soulignent la nécessité pour les Etats-membres de CEEAC d’accélérer l’intégration commerciale au sein de leur sous-région tel que préconisé par les membres du Comité technique qui ont transmis les recommandations détaillées de leur 5ème session aux pays en question par le biais du Secrétariat de la CEEAC.

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Le Consensus de Douala, un appel à l’action lancé en septembre 2017 pour la diversification et l’industrialisation rapides des économies des pays d’Afrique Centrale par les experts de la CEA et un panel constitué de plus de cent planificateurs de haut-niveau ainsi que d’autres acteurs de la sous-région produit déjà des retombées.

Les participants de la 33eme session tenue à Douala du Comité intergouvernemental d’experts (CIE), organe chargé du contrôle de la contribution de la CEA aux initiatives de développement durable en Afrique centrale qui avait procédé à la préparation dudit Consensus auront le sourire aux lèvres à l’idée que les États membres commencent à prendre des mesures en rapport avec l’appel. Ceci fait suite à un échange récent entre le Gouvernement du Cameroun et les représentants du secteur privé national sur « la diversification de l’économie et la transformation locale des produits » tenu à Douala, ville qui avait émis l’appel il y a de cela 5 moins uniquement.

« C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous de la CEA avons suivi les travaux entre le Ministre camerounais de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (MINEPAT) et un groupe d’entreprises locales. Ces travaux étaient presqu’en parfaite synchronie avec le langage du Consensus de Douala et une séance de réflexion récente sur l’opérationnalisation du Consensus dans laquelle les plus proches collaborateurs du Ministre Louis Paul Motaze ont joué un rôle de premier plan », a déclaré M. Antonio Pedro, Directeur du Bureau sous-régional pour l’Afrique Centrale sis à Yaoundé.

« Le Consensus de Douala appelait principalement les Gouvernements et le secteur privé à accélérer la diversification, surtout à travers l’industrialisation des économies d’Afrique Centrale qui ont subi les affres des chocs externes en raison de l’effondrement des prix des matières premières sur le marché mondial. Le Consensus a relevé l’importance de prioriser la politique industrielle dans les visions et stratégies de développement national tout en assurant la mise en cohérence avec le reste des politiques sectorielles et macroéconomiques et sectorielles, notamment les politiques commerciales, et à organiser « des réunions régionales de haut-niveau entre les États membres et les acteurs du secteur privé ».

« Ces messages sont en droite ligne avec les mesures prises par les États membres d’Afrique Centrale, en particulier le Cameroun en vue de la diversification de leurs économies et de l’accélération du rythme de l’industrialisation dans la sous-régions. Nous enregistrons déjà des résultats encourageants », a indiqué M. Pedro.

« En fait, lors de la séance de réflexion sur les Voies de la diversification en Afrique Centrale que nous avons organisée récemment à Yaoundé, notamment sur l’opérationnalisation du Consensus de Douala, unconsensuss’est dégagé sur la nécessité pour les pays de la sous-région de réaliser des progrès rapides vers la diversification horizontale et verticale de leurs économies et d’ajuster leurs politiques en conséquence », M. Pedro a-t-il ajouté.

La diversification horizontale des économies d’Afrique Centrale implique la multiplication des domaines de production économique, rompre avec l’exploitation du pétrole et des minerais uniquement (tel que c’est le cas dans certains pays) et migrer vers d’autres domaines tel que l’agro-industrie et l’économie du savoir, par exemple. La diversification verticale des économies d’Afrique Centrale impliquera par contre le renforcement des capacités de production dans un secteur donné et le développement d’une chaine de valeurs complète dudit secteur à telle enseigne qu’une nation productrice comme le Gabon ne se concentre pas uniquement sur la « première  transformation» des grumes (sciage et rabotage), mais migre plutôt de manière séquentielle vers « la deuxième transformation » (production des contreplaqués de haute qualité) et vers la « troisième transformation » (production des portes, des meubles, des planchers de qualité, etc.)-pour générer plus d’emplois, réduire la vulnérabilité aux fluctuations des cours des matières premières, explorer les meilleurs termes de l’échange et générer plus de recettes pour une telle économie.

« Le Cameroun a adhéré au programme « Made in Central Africa » qui est au cœur du Consensus de Douala. Nous saluons de ce fait le lancement récemment, à Douala par le Premier Ministre Philemon Yang, d’une usine biochimique et pharmaceutique qui produira un milliard d’unités de médicaments par an au plan local. Nous attendons avec impatience de tels exemples en Afrique Centrale pour stimuler le commerce intra-régional et renforcer la résilience des économies locales. L’adoption de la ZLEC rendra cette perspective plus évidente », le Directeur du Bureau de la CEA pour l’Afrique Centrale a-t-il poursuivi.

Il a conclu que « ces événements sont une bonne nouvelle pour nous et nous sommes plus déterminés que jamais à suivre les approches pragmatiques vers la diversification en Afrique Centrale, qui comme nous l’avons convenu récemment, requiert la mobilisation du leadership pour l’action, le renforcement des capacités cognitives et du capital humain, l’expansion de l’infrastructure, l’amélioration du climat des affaires, la promotion du développement du secteur privé ainsi que l’innovation des financements et l’établissement des partenariats pour le développement ».

 En conséquence, la CEA continuera de travailler véritablement avec ses partenaires dans l’optique d’opérationnaliser davantage le Consensus de Douala.

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Les agences du Système des Nations Unies, les Communautés économiques régionales (CER) d’Afrique centrale et leurs partenaires de développement tels que la Banque africaine de développement (BAD) se réuniront du 21 au 22 novembre 2017 à L’hôtel Hilton à Yaoundé au Cameroun pour faire un parallèle les objectifs définis dans les agendas 2030 (SDGs) et 2063 (UA) dans la mise en synergie de l’appui aux institutions sous-régionales chargées de la réalisation des objectifs du Programme UA/NEPAD en Afrique Centrale. Ceci se fera lors de la huitième session du Mécanisme Sous-Régional de Coordination de l’appui du Système des Nations Unies à la mise en œuvre des programmes de l’Union Africaine et du NEPAD en Afrique Centrale (MSRC-AC).

Cette réunion est convoquée par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), dans un contexte marqué par la réforme engagée par le Secrétaire Général des Nations Unies afin de rendre le Système des Nations Unies plus cohérent et plus efficient et mieux à même de s’attaquer efficacement aux problèmes actuels de développement. De manière spécifique, il s’agira au cours de la réunion de : i) faire le bilan définitif des actions menées au titre du deuxième PCI 2013-2016 ; ii) sélectionner les projets phares à inscrire dans le 3ème PCI, en tenant compte de la nécessité d’en limiter le nombre pour rendre ce programme plus opérationnel que le précédent ; et iii) faire des recommandations pour la mobilisation de ressources nécessaires à la mise en œuvre du PCI III.

Lors de la dernière réunion du MSRC-AC organisée les 06 et 07 décembre 2016 à Libreville au Gabon, le bilan à mi-parcours présenté a fait ressortir que sur les 74 activités retenues, 7 n’avaient pu être recensées, 13 étaient considérées comme réalisées, 52 étaient en cours de réalisation et 2 n’avaient pas encore démarré.

Au cours de la présente session du MSRC-AC prévue le 21 et 22 novembre 2017 à Yaoundé, République du Cameroun, outre les résultats réalisés qui seront présentés, les partenaires procéderont à la sélection des 12 projets phares à inscrire dans le 3ème PCI 2017-2023.

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Le Bureau régional multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, en collaboration avec la Communauté Économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), organise du 10 au 12 octobre 2017, un atelier des experts de l’enseignement supérieur de l’Afrique centrale, sur l’actualisation des outils de l’étude de faisabilité de la création des Pôles d’Excellence Technologiques Universitaires (PETU) dans la sous-région.

En effet, les ministres en charge de l’Enseignement supérieur des pays de la CEEAC réunis à Yaoundé du 26 au 29 juin 2012, avaient signé la Déclaration portant engagement pour la mise en place des PETU. L’UNESCO et la Banque Africaine de Développement (BAD), en plus d’autres appuis et initiatives de l’Union Africaine et des organisations sous régionales, soutiennent sur les plans technique et financier, depuis plus de sept ans la création des PETU.

Les PETU sont des institutions universitaires de qualité internationale ouvertes à tous et servant l’intérêt commun et à même de produire, dans des champs disciplinaires technologiques essentiels, une élite susceptible de s’impliquer valablement dans les grands chantiers du développement économique et social des pays de la CEEAC. Ces champs disciplinaires sont centrés sur les domaines ci-après :

  • Agriculture, élevage, pêche, agro-industrie, biotechnologie
  • Energétique, génie électrique, génie biomédical thermique, énergies renouvelables,
  • Infrastructures, mines et métallurgie
  • Pétrole, gaz, génie chimique
  • Forêt – bois, eau, environnement
  • Mathématiques appliquées, mécanique
  • Génie informatique, télécommunications, technologie de l’information et de la communication

Les différentes rencontres organisées depuis 2010 sur les PETU, ont permis la validation d’une feuille de route, l’élaboration des outils d’évaluation in situ des institutions candidates et à la préparation d’une requête de financement du projet soumise par la CEEAC à la BAD.

L’objectif de cette nouvelle réunion est de relancer le processus de financement du projet dont la phase première est l’actualisation du document du projet et son alignement sur les nouvelles priorités nationales guidées par les Objectifs de Développement Durable (ODD).

Il faut signaler que la concertation de Yaoundé servira aussi de cadre d’échanges sur les initiatives sous- régionales et l’identification des axes d’interventions conjointes entre l’UNESCO et la CEEAC.

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La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a une santé insolente. En effet elle vient de publier les chiffres de l’exercice 2015, un bilan qualifié d’ «exceptionnel» avec 160,795 milliards de francs CFA (321,59 millions de dollars) de résultat net, soit une hausse d’environ 136 milliards de francs CFA par rapport à  2014 (25,108 milliards). Un montant qui tranche avec la conjoncture économique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), une institution dont relève la BEAC.

En effet l’économie de la sous-région n’est pas des plus florissantes en ce moment en raison notamment de la fonte drastique des prix du pétrole brut. A signaler que la plupart des pays de la zone produisent du pétrole. Le taux de croissance de la Cemac affiche un maigre 2,8% l’an dernier, et ce n’est guère mieux au niveau des perspectives avec 1,6 % en 2016. Les prouesses de la BEAC sont d’autant plus remarquables dans ce contexte macro-économique atone.

Une gestion des réserves très saine

La banque récolte les fruits d’une gestion des réserves de la sous-région qui a été sensiblement assainie. En effet il y a eu en 2009 des errements qui ont abouti à des scandales financiers retentissants. En fait c’est le bureau de la BEAC à Paris qui s’était livré à un placement hasardeux, un gros placement qui a débouché sur une perte colossale. La banque l’a payé très cher avec un déficit conséquent cette année-là, -29,6 milliards de francs CAF là où en 2008 elle a enregistré un bénéfice net de 45,2 milliards de francs CFA. C’est un écart de 165,4 % !

Alors la Cemac a sifflé la fin et a décrété le grand ménage en 2010. On a commencé par éjecter le président et d’autres grosses têtes de la banque. S’en est suivie l’adoption d’une nouvelle stratégie pour une gestion plus efficiente des réserves de la communauté monétaire.

Une bouffée d’oxygène pour les Etats membres

Ce sont les Etats membres de la BEAC qui se frottent les mains, avec les dividendes substantielles qu’ils vont recevoir, une vraie bouffée d’oxygène dans un contexte économique morose du fait de la plongée des cours du pétrole. « Ces ressources supplémentaires vont nous permettre, d’une part, de renforcer nos réserves afin de faire face (…) à la baisse du taux de couverture de la monnaie. Mais en même temps, elle nous permet de donner davantage de ressources au financement des projets intégrateurs dans la sous-région », a déclaré le gouverneur de la BEAC, Lucas Abaga Nchama.

Toutefois la crise sur le marché du brut n’est pas le seul handicap de l’économie de la sous-région, il y a également l’insécurité. En effet l’instabilité au Centrafrique plonge les pays voisins dans l’incertitude, et l’économie a horreur de ça ; il y a également les assauts meurtriers de la secte islamiste nigériane Boko Haram au Cameroun et au Tchad, une situation qui fait fuir un paquet d’opérateurs économiques et tétanise complètement les autres…

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