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Afrique de l’Ouest

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ASAM S.A., la société d’assistance aéroportuaire du Mali, a annoncé aujourd’hui sa certification en tant qu’Organisme de Maintenance Agréé et son habilitation à fournir des services de maintenance en ligne pour l’ensemble des avions de type Boeing 737 (300/400/500 – 600/700/ 800) et Airbus A320 (A318 à A321) qui desservent l’Aéroport International Président Modibo Keita – Sénou de Bamako.

Grâce au partenariat développé avec AMC Aviation, un organisme d’entretien français agréé par l’Agence Européenne de Sécurité Aérienne, la station de Bamako (Mali) a été approuvé et ajouté à la liste des sites de maintenance en Ligne de l’agrément Partie 145 : FR.145.0674 – Règlement (UE) 1321/2014, le 12 décembre 2017.

Cette certification permet à ASAM S.A., sous le label ASAM Technics, d’effectuer la maintenance des avions et de délivrer une approbation pour remise en service (APRS) pour un aéronef immatriculé dans un pays membre de l’Union Européenne ou immatriculé auprès de l’Agence Européenne de Sécurité Aérienne (EASA) ce qui en fait l’un des premiers MRO de ce type (non compagnie aérienne) en Afrique de l’Ouest.

La première délivrance a été effectuée par des techniciens d’ASAM Technics le 13 décembre 2017 sur un vol Aigle Azur A 320 de Bamako à Paris / Orly.

« Les compagnies africaines sont en recherche permanente de solutions d’économies de coûts et particulièrement en termes de maintenance aéronautique. De plus le Mali dispose d’une localisation géostratégique forte qui permet le développement de services aéronautiques à l’ensemble de la sous-région » a déclaré Dominique DREUIL, directeur général de ASAM S.A. « Un nouveau terminal vient d’être achevé à l’aéroport de Bamako et la mise en place d’un environnement rigoureux répondant aux normes internationales les plus exigeantes ne fera qu’accroître l’attractivité de notre plateforme », a-t-il ajouté.

Selon l’étude de marché ICF International 2015 ; 17% des dépenses en maintenance des compagnies africaines sont consacrées à la maintenance en ligne. Et tandis que le marché du transport aérien est en pleine expansion en Afrique, les marges restent parmi les plus faibles du monde, ce qui rend encore plus important le besoin de réduire les coûts. Selon un des derniers rapports de l’IATA, les marges devraient se dégrader de 3,4% à 0,6% de 2017 à 2018.

ASAM Technics dispose désormais d’installations modernes, de tous les outils nécessaires et répond aux normes rigoureuses requises pour assurer la maintenance en ligne à l’aéroport de Bamako.

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Alors que le Nigeria sort de la récession de 2017, la confiance des investisseurs en Afrique de l’Ouest devrait s’améliorer en 2018. Cependant, selon la « Cartographie des risques » établie par Control Risks (www.ControlRisks.com), le spécialiste mondial du conseil en gestion des risques, dans ses prévisions annuelles des risques politiques et de sécurité, l’incertitude politique à l’approche des élections présidentielles de 2019 au Nigeria et les inquiétudes actuelles en matière de sécurité font partie des principaux risques pour les entreprises opérant dans la région.

Tom Griffin, principal partenaire de Control Risks pour l’Afrique de l’Ouest, déclare :

« 2017 a été une année difficile et turbulente pour les entreprises de la région, mais avec la sortie du Nigeria de la récession et l’atténuation des pénuries de devises, nous constatons une forte augmentation de la confiance des investisseurs. Un autre moteur essentiel de croissance sera la Côte d’Ivoire, où la croissance économique devrait atteindre environ 7 % l’an prochain. Il n’y aura qu’une poignée d’élections dans la région en 2018, ce qui signifie que la continuité prévaudra largement, les décisions politiques ayant un impact crucial sur l’environnement des entreprises.

Néanmoins, au Nigeria, bien que les élections présidentielles aient été reportées jusqu’en 2019, la campagne a déjà commencé. L’incertitude qui en découle, ainsi que le besoin de liquidités qu’entraîne une élection, font que l’instabilité politique et les régulateurs, dont les actions seront difficiles à prévoir, demeurent parmi nos principaux risques pour les entreprises au cours de l’année à venir ».

Pour 2018, Control Risks a identifié les principaux risques suivants que pourraient courir les entreprises en Afrique de l’Ouest :

  • Terrorisme et activisme : les biens et le personnel des entreprises en Afrique de l’Ouest resteront vulnérables aux attaques des groupes militants transnationaux ou nationaux. Al-Qaïda en particulier, ainsi que ses groupes affiliés, continueront de représenter une menace pour les opérateurs dans le Sahel, tandis que l’industrie pétrolière et gazière du delta du Niger, au Nigeria, continuera d’être exposée aux attaques des groupes militants nationaux. Si les conflits politiques et socioéconomiques qui sous-tendent ces mouvements ne sont pas réglés, la menace persistera en 2018.
  • Régulateurs irréguliers : alors que les pays de la région, notamment les économies tributaires des produits de base, sont confrontés à des pressions budgétaires croissantes, les opérateurs doivent s’attendre à ce que les organismes de réglementation se comportent de plus en plus comme des organismes générateurs de recettes : en renforçant les dispositions relatives au contenu local, en introduisant des conditions fiscales plus strictes, en révisant les contrats ou en imposant de manière erratique des amendes aux entreprises dans l’espoir de stimuler les finances publiques. Cela donnera lieu périodiquement à des différends commerciaux, à des contestations judiciaires et à la nécessité pour les entreprises de s’engager auprès des intervenants gouvernementaux.
  • Instabilité politique : les griefs politiques et socioéconomiques prolongés continueront d’alimenter le mécontentement populaire et le désir d’un changement de régime dans certaines parties de la région. La tentative de réélection du président camerounais Paul Biya, dans un contexte de crise persistante dans les régions anglophones, ne fera qu’exacerber les tensions, tandis que les citoyens togolais continueront à protester pour mettre fin à 50 ans de règne de la dynastie Gnassingbé. Les manifestations représenteront des menaces pour la sécurité des entreprises, tandis que les changements de régime entraîneront d’importants changements institutionnels et compliqueront les engagements des opérateurs.
  • Nouveaux secteurs, nouveaux risques : du potentiel offshore du Sénégal au secteur minier embryonnaire du Nigeria, certains pays d’Afrique de l’Ouest feront en 2018 des incursions dans des secteurs jusque-là sous-exploités. Les investisseurs éventuels doivent suivre de près l’évolution de la capacité du gouvernement à superviser ces secteurs et les risques associés à ces projets.
  • Risques opérationnels récurrents : la majorité des principaux risques et défis auxquels sont confrontées les entreprises en Afrique de l’Ouest sont des obstacles pratiques récurrents aux opérations courantes. Pénuries ou difficultés d’approvisionnement en carburant, en devises étrangères, en équipement et en main-d’œuvre qualifiée ; le déficit en infrastructures qui persiste dans la grande majorité de la région, tels que l’électricité et les transports, continuera de se traduire par des coûts plus élevés, une demande accrue en ressources de gestion, un environnement plus difficile pour la collecte de capitaux et une incertitude plus grande pour les entreprises par rapport à d’autres régions.

De nombreux pays d’Afrique, dont le Nigeria et le Cameroun, sont confrontés à la perspective de ce qui pourrait devenir une crise de la dette souveraine, dix ans après avoir suivi les pas du Ghana sur le marché obligataire international. Le problème est lié au niveau élevé de la dette extérieure, à l’incertitude persistante sur la récupération des prix des produits de base pour financer les remboursements et aux emprunts pour financer les dépenses courantes. Les pays tributaires des revenus pétroliers sont particulièrement vulnérables à l’envolée de la dette en 2018.

Au Nigeria et au Ghana, les projets d’emprunt massifs pour financer des projets d’infrastructure à long terme ne généreront pas suffisamment de revenus au cours de l’année à venir pour financer le remboursement de la dette. Dans un contexte d’inflation croissante et de prix du pétrole en baisse, les paiements au titre du service de la dette du Nigeria (lesquels ont doublé en 2016 pour atteindre 66 % du total des recettes) devraient encore augmenter, ce qui pèsera lourdement sur un budget déjà très serré. Alors que le gouvernement du président Muhammadu Buhari est à mi-parcours de son mandat, alors qu’il n’a pas encore tenu bon nombre des promesses qui l’ont porté au pouvoir et qu’il est déjà entré en campagne, les entreprises nigérianes resteront extrêmement sensibles à l’instabilité politique et opérationnelle en 2018.

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Le ministère de la santé a annoncé la mise en place d’une nouvelle stratégie de prévention de la transmission du VIH-Sida de la mère à l’enfant

Plus de quatre décennies après le début de l’épidémie de VIH, quatre enfants sur cinq vivant avec le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre ne reçoivent toujours pas de traitement antirétroviral et les décès liés au sida chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans sont en hausse, selon un nouveau rapport publié aujourd’hui.

Tout en reconnaissant les progrès accomplis dans plusieurs domaines, le rapport intitulé « Accélérer la Cadence : Vers une génération sans sida en Afrique de l’Ouest et Centrale », publié conjointement par l’UNICEF et l’ONUSIDA, montre que l’Afrique de l’Ouest et du Centre est à la traîne sur la majorité des indicateurs en matière de prévention du VIH et des programmes de traitement et de soins pour les enfants et les adolescents. En 2016, environ 60 000 enfants ont été nouvellement infectés par le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre.

« Il est tragique que tant d’enfants et d’adolescents ne reçoivent pas les traitements dont ils ont besoin, simplement parce qu’ils n’ont pas été testés », a déclaré Marie-Pierre Poirier, directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. « Nous devons mieux utiliser les innovations pour accroître le diagnostic précoce et améliorer l’accès au traitement du VIH et aux soins pour les enfants. Par exemple, la technologie de diagnostic au point de service rapproche les tests de l’endroit où les enfants fréquentent les services de santé et l’autotest peut être une bonne option pour les adolescents qui peuvent être plus à l’aise avec cela ».

La couverture en matière de thérapies antirétrovirales vitales chez les enfants vivant avec le VIH dans la région est la plus faible au monde car de nombreux pays ont une capacité limitée à effectuer les tests nécessaires au diagnostic précoce du VIH chez les nourrissons. Sans connaître le statut VIH d’un enfant, sa famille est moins susceptible de rechercher le traitement qui pourrait prévenir la tragédie de la mort d’un enfant de maladies liées au sida.

La situation est pire chez les adolescents. Le nombre annuel de nouvelles infections par le VIH chez les 15-19 ans dans la région dépasse maintenant celui des enfants âgés de 0 à 14 ans. Ces nouvelles infections surviennent principalement par contact sexuel non protégé et chez les adolescentes. Tout aussi préoccupant, selon le rapport, est que l’Afrique de l’Ouest et du Centre a enregistré une augmentation de 35 pour cent du nombre annuel de décès liés au sida parmi les adolescents âgés de 15 à 19 ans – le seul groupe d’âge pour lequel les décès liés au sida ont augmenté entre 2010 et 2016.

Alors que la population des jeunes de la région devrait augmenter considérablement au cours des prochaines décennies, en particulier dans des pays comme la République démocratique du Congo et le Nigéria, il est probable que le nombre d’enfants et d’adolescents infectés par le VIH et mourant de causes liées au sida va rester élevé, à moins que la réponse au VIH – à la fois la prévention et le traitement – ne s’améliore considérablement.

Le rapport souligne que les 24 pays qui composent la région Afrique de l’Ouest et du Centre abritent 25 pour cent des enfants âgés de 0 à 14 ans vivant avec le VIH dans le monde.

« Les dirigeants de la région ont approuvé un plan de rattrapage visant à tripler le nombre de personnes sous traitement dans la région – y compris les enfants – d’ici la fin 2018, le problème clé est maintenant d’accélérer sa mise en œuvre », a déclaré Luiz Loures, Directeur exécutif adjoint de l’ONUSIDA. « Les pays devraient d’urgence mettre en place des stratégies plus efficaces pour le diagnostic précoce du VIH chez les nourrissons, et commencer à réduire les inégalités dans l’accès des enfants au traitement. »

Le rapport propose des stratégies clés qui permettront aux pays d’accélérer les progrès dans la lutte contre la propagation de la maladie. Celles-ci incluent :

1. Une réponse différenciée au VIH axée sur des contextes épidémiologiques et locaux uniques dans chaque pays et communauté.
2. L’intégration des services liés au VIH dans les principaux services sociaux, y compris la santé, l’éducation et la protection.
3. L’appropriation communautaire et la gouvernance locale de la riposte au VIH, y compris le travail avec les familles, mieux placées pour aider à réduire la stigmatisation, accéder à la prévention et au traitement.
4. Investir dans les innovations pour éliminer les obstacles à la mise à l’échelle, y compris les nouvelles approches diagnostiques et biomédicales telles que le diagnostic au point de service, l’autotest VIH et la prophylaxie pré-exposition.

L’UNICEF a annoncé la semaine dernière que, au rythme actuel des progrès, les objectifs d’accélération accrue pour en finir avec le sida chez les enfants ne seraient pas atteints.

Les faits clés du rapport :

  • La prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant a été multipliée par 2,5 entre 2010 et 2016 (de 21 à 49 pour cent), certains pays comme le Bénin, le Burkina Faso et le Cap Vert fournissant maintenant ces services à plus de 80 pour cent des femmes enceintes vivant avec le VIH.
  • L’Afrique de l’Ouest et du Centre a la couverture de traitement antirétroviral pédiatrique la plus faible au monde, avec seulement 21 pour cent des 540 000 enfants (0-14 ans) vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral en 2016 – contre 43 pour cent dans le monde.
  • Aujourd’hui, l’Afrique de l’Ouest et du Centre représente 37 pour cent des décès liés au sida chez les enfants dans le monde : environ 43 000 décès liés au sida sont survenus chez les enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre en 2016, soit 31 pour cent de moins qu’en 2010.
  • Il y avait 62 000 adolescents (15-19 ans) nouvellement infectés par le VIH en 2016, un nombre inchangé par rapport à 2010.
  • Les adolescentes et les jeunes femmes continuent d’être les plus touchées, les femmes représentant près de trois adolescents sur cinq âgés de 10 à 19 ans vivant avec le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre.

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EnergyNet (www.EnergyNet.co.uk) va accueillir le deuxième sommet sur la coopération régionale dans le domaine de l’énergie en Côte d’Ivoire les 24 et 25 janvier 2018. Il s’agit d’une plate-forme stratégique pour l’évolution de projets et le développement de partenariats. La conférence évoquera les opportunités relatives aux projets transfrontaliers et aux investissements potentiels dans le secteur du gaz dans l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.

Lors du premier Sommet sur la coopération régionale dans le domaine de l’énergie (www.Regional-Energy-Cooperation-Summit.com) en janvier 2017, Son Excellence Thierry Tanoh, Ministre du Pétrole, de l’Énergie et du Développement des Énergies renouvelables, a récapitulé la pertinence du sommet à travers sa déclaration : « L’importance du thème (Sommet sur la coopération régionale dans le domaine de l’énergie) transparaît clairement à la lumière des besoins des pays africains en termes d’accès à différentes sources d’énergie, dont les énergies renouvelables ».

Le Sommet de 2018 passera en revue les résultats de la réunion de l’année précédente, identifiera les étapes suivantes et rassemblera les décideurs de la CEDEAO et les investisseurs mondiaux du secteur de l’énergie afin de faire avancer les partenariats régionaux et les projets d’interconnexion.

Valeria Aruffo, responsable du programme, a commenté : « Au vu des réserves abondantes de nombreux gisements de gaz ouest-africains, qui seront les premiers exploités pour l’énergie et l’utilisation domestique, le sommet lancera le dialogue autour du marché international florissant du gaz au sein de la sous-région. Nous nous concentrerons sur les capacités d’exportation et d’importation, sur l’équilibre des obligations domestiques et du commerce régional, et, naturellement, sur le rôle du gaz naturel liquéfié en vue de favoriser le développement du gaz dans la sous-région. »

Avec pour thème principal l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, le sommet rassemblera des ministres de l’énergie et des représentants des gouvernements de la CEDEAO, des directeurs de services publics, des organismes de réglementation, des promoteurs dans le domaine de l’énergie, des fournisseurs de technologies, des experts dans le domaine des finances et des agences multilatérales de toute l’Afrique de l’Ouest, pour évoquer les manières de débloquer les investissements pour le développement de projets dans le domaine de l’énergie.

Outre ses partenaires, ENGIE, Manitoba Hydro, METKA, Wärtsilä et Berwin Leighton Paisner (BLP), le Sommet est officiellement sponsorisé par Ghana Grid Company (GRIDCo), ANER, l’Energy Commission Ghana et l’Electricity Company of Ghana.

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Une journée d’information sur les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sera organisée bientôt, à Tunis, outre l’organisation d’une réunion inter-patronale Cedeao/UTICA, a annoncé l’organisation patronale tunisienne dans un communiqué publié mardi.
Ces réunions, dont la date n’a pas été précisée, ont été décidées lors de la rencontre qu’a eue lundi, au siège de l’organisation, la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, avec le président de la commission de la Cédéao, Marcel De Souza, en présence notamment de Bashir Mamman Ifo, président de la Banque d’Investissement et de Développement de la Cédéao, d’une délégation de hauts cadres de la commission.
L’entretien a également porté sur le développement de la coopération entre les opérateurs privés à travers le renforcement des liens de partenariat et le partage d’expériences entre l’UTICA et les patronats des 15 pays membres de ce groupement régional.

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Les navires qui avaient été arraisonnés pour pêche illégale dans les eaux ouest-africaines ont repris leurs activités comme si de rien n’était. Tel est le constat accablant que dresse le rapport publié aujourd’hui par Greenpeace Afrique (www.Greenpeace.org/africa/fr) à l’occasion de la Journée mondiale de la pêche. Ce rapport, intitulé « Le coût de la destruction des océans », montre que les pêcheurs africains et les communautés locales continuent de subir les conséquences de la surpêche et de la pêche illégale au large de l’Afrique de l’Ouest. Il présente également des recommandations précises à l’attention des gouvernements en vue de résoudre cette crise. [1]

Greenpeace appelle les États d’Afrique de l’Ouest, ainsi que les États qui pêchent dans ces eaux ou qui en importent des produits de la pêche, de faire cause commune pour protéger des millions d’Africaines et d’Africains contre le pillage incessant pratiqué par les flottes de pêche industrielle. [2]

Greenpeace demande également aux autorités de divulguer les informations sur les mesures prises contre les navires et les équipages pris en flagrant délit de pêche illégale au cours des patrouilles menées conjointement, au printemps dernier, par Greenpeace et les services de surveillance des pêches.

« La situation actuelle en Afrique de l’Ouest est le résultat non seulement de décennies de surpêche et d’inaction, mais aussi de la non-concrétisation, des engagements pris par les gouvernements des États ouest-africains et des États qui pêchent dans les eaux de la région, comme la Chine, la Corée du Sud ou les pays de l’Union européenne. Ces pays doivent changer d’approche et mettre, enfin, en œuvre les mesures essentielles à la survie des communautés côtières – qui paient le prix fort de cette situation qui n’a que trop duré », déclare Pavel Klinckhamers, Responsable de projet à Greenpeace.

Au printemps 2017, en vingt jours, Greenpeace et les inspecteurs des pêches de la Guinée, de la Guinée-Bissau, de la Sierra Leone et du Sénégal avaient pris en flagrant délit 17 bateaux qui ne respectaient pas les lois en vigueur ; 11 d’entre eux avaient été arraisonnés pour transbordement illégal, activités enfreignant les conditions définies par leur licence de pêche, utilisation d’engins de pêche non autorisés et prélèvement d’ailerons de requins, entre autres infractions.

Pourtant, à peine six mois plus tard, ces 17 bateaux sont toujours autorisés à pêcher dans les eaux ouest-africaines. Dans la plupart des cas, les autorités n’ont pas donné suite aux demandes de Greenpeace concernant les sanctions juridiques prises à l’encontre de ces navires. Les autorités chinoises ont instruit les autorités provinciales, d’où sont originaires certains de ces navires, de sanctionner les capitaines impliqués dans ces activités illégales – pour certains d’entre eux, les subventions dont ils bénéficiaient ont été suspendues. L’absence d’information, dans certains pays côtiers, sur les navires arraisonnés est symptomatique du manque de transparence des gouvernements en matière de politique des pêches, alors qu’ils sont tenus de rendre des comptes.

« Les pays d’Afrique de l’Ouest continuent de signer des accords de pêche opaques avec des pays étrangers sans mettre en place les moyens de surveiller leurs activités, et sans prendre suffisamment en considération les intérêts des pêcheurs artisans. Résultat : ce sont l’environnement marin, les pêcheurs locaux et les populations africaines qui en subissent les préjudices », ajoute Pavel Klinckhamers.

L’un des principaux acteurs de la pêche dans la région, la Chine, est actuellement en train de revoir sa Réglementation relative à la gestion de la pêche lointaine [3] afin d’y inclure, notamment, des sanctions contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Cependant, il est essentiel de garantir la transparence, l’application effective et le renforcement des régimes de sanctions des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest. Par ailleurs, de nouveaux accords de pêche sont en passe d’être conclus. Le mois dernier, la Chine a signé des accords de pêche à long terme avec la Sierra Leone (http://APO.af/1ResDD) et la Mauritanie (http://APO.af/mgJMQg) alors que l’Union européenne et la Guinée-Bissau sont en pour parler pour un nouvel accord devant remplacer celui qui en cours et qui arrive à échéance ce mois-ci [4]. D’après des informations non confirmées, le Sénégal et la Russie ont également entamé des discussions pour autoriser de nouveau la flotte industrielle russe dans les eaux sénégalaises, desquelles elle avait été exclue en 2012.

« Il n’y a pas de solution miracle. Il faut que tous les acteurs de la pêche dans les eaux ouest-africaines travaillent de concert. Les États africains, en particulier, doivent gérer ensemble leurs ressources communes et veiller à ce que la pêche artisanale, source de nombreux emplois, soit préservée en priorité. Ce secteur emploie directement un million de personnes et génère trois milliards d’euros de revenus par an. En parallèle, les pays étrangers doivent garantir que leurs flottes ne compromettent pas la durabilité des pêcheries des pays dans lesquelles elles opèrent », explique Dr Ibrahima Cissé, Responsable de la campagne océans pour Greenpeace Afrique.

Depuis plus de 15 ans, Greenpeace dénonce, aux côtés d’autres ONG, la surexploitation des stocks de poissons dans les eaux ouest-africaines et ses graves impacts sur les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et l’emploi de millions de personnes dans cette région. Nous nous attachons également à montrer que des avancées sont possibles et qu’elles passent par une coopération renforcée des pays d’Afrique de l’Ouest et par l’harmonisation de leurs politiques et réglementations des pêches. En réalité, la coopération régionale est déjà au cœur du mandat de la Commission Sous Régionale des Pêches (CSRP), qui regroupe certains pays d’Afrique de l’Ouest, depuis 1985 [5]. Cependant, peu de progrès ont été accomplis à ce jour pour préserver les eaux ouest-africaines, et la situation en mer et ses conséquences sur terre demeurent alarmantes.

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  • La découverte du blé dur résistant à la chaleur peut aider à éradiquer la pauvreté
  • Les travaux sur le sujet remportent le prix international de la Sécurité alimentaire.

Une ‘idée folle’ a permis de cultiver du blé dur dans les conditions de chaleur extrême du Sénégal, de la Mauritanie et du Mali, trois pays affectés par la famine [1]. Elle pourrait ainsi augmenter les revenus de 1 million de familles agricultrices, et a par conséquent remporté le Prix Olam 2017 de l’Innovation pour la sécurité alimentaire.

Le projet de recherche sur l’empreinte génomique [2] mené par le Dr Filippo Bassi de l’ICARDA [3] et le Professeur Rodomiro Ortiz (SLU, Alnarp), et financé par le Conseil suédois de la recherche scientifique, a employé des techniques de sélection moléculaire non GM pour développer un ensemble de variétés de blé dur capables de résister à des températures constantes de 35 à 40 degrés le long de la savane du bassin du fleuve Sénégal.

Dans cette région, les agriculteurs cultivent du riz pendant 8 mois de l’année [4], mais la terre reste inutilisée pendant les 4 autres mois. Les nouvelles variétés de blé dur ont dès lors été développées pour pousser extrêmement vite [5]. Ainsi, les agriculteurs seront en mesure de cultiver le blé entre les saisons du riz, ce qui pourrait résulter en 600 000 tonnes de nourriture nouvelle, soit 175 portions de pâtes par personne par an dans la région, et générer 210 millions d’US$ de revenus supplémentaires pour les exploitants [6]. Le blé contenant 5 fois plus de protéines, de vitamines et de minéraux que le riz, il contribuera aussi à améliorer les régimes alimentaires.

Grâce à la politique de partage libre des germoplasmes et de l’IP (préservation de l’identité) pratiquée par l’ICARDA avec les pays en voie de développement, la découverte présente aussi un grand potentiel d’adaptation pour d’autres régions touchées par des températures en hausse. En conséquence, 12 juges experts ont attribué à ces recherches révolutionnaires le Prix Olam pour l’Innovation dans la sécurité alimentaire – un prix international lancé par l’agroentreprise internationale en partenariat avec l’Agropolis Fondation [7].

Le Dr Bassi a commenté : « Lorsque nous avons eu cette idée il y a 5 ans, les gens ont pensé que nous étions un peu fous. Nous sommes donc ravis de voir notre projet d’introduire du blé dur dans cette région récompensé par le prix Olam. J’aimerais remercier particulièrement nos partenaires pour leur soutien : l’U-Forsk2013, le CNARAD, l’ISRA, l’Université Mohammed V, et la SLU Sweden. En collaborant étroitement avec les agriculteurs, nous avons gagné leur confiance. Ils sont en effet conscients des avantages qu’offre cette variété qui peut être facilement cultivée moyennant un investissement minimum. Maintenant, nous devons agir pour la mettre sur le marché. Nous utiliserons donc le montant du prix pour promouvoir l’établissement d’un partenariat commercial avec l’industrie des pâtes et du couscous nord-africaine. »

Sunny Verghese, Cofondateur et CEO du Groupe a déclaré : « L’agriculture mondiale est confrontée à des problèmes graves. Des millions de personnes souffrent de famine et la planète lutte pour répondre à la demande croissante de calories en ne dépassant pas ses limites. Ces recherches menées par le Dr Bassi et son équipe nous montrent comment nous pouvons repenser l’agriculture grâce à une idée originale et à l’engagement d’une équipe de personnes poursuivant un objectif commun. Cette découverte crée non seulement une solution viable et évolutive qui améliorera probablement la vie de nombreuses personnes dans le bassin du Sénégal, mais pourrait aussi se révéler grandement utile dans d’autres régions affectées par l’augmentation des températures liée au changement climatique. »

Le Dr Pascal Kosuth, Directeur de la Fondation Agropolis explique : « La région africaine a, en moyenne, la productivité agricole la plus faible du monde et de nombreux pays du continent ont répondu à l’augmentation de la demande alimentaire grâce aux importations d’outre-mer. Le développement d’une production agricole durable dans des conditions climatiques difficiles et des systèmes d’exploitations familiales nécessite un effort commun au niveau de la sélection des plantes, des systèmes semenciers, des systèmes de production, de la chaîne de valeur du produit ainsi que du renforcement et de la formation des agriculteurs. C’est pourquoi le panel d’experts internationaux indépendants convoqués par l’Agropolis Fondation a unanimement élu le projet de l’ICARDA en tant que gagnant du Prix Olam de cette année pour l’Innovation dans la sécurité alimentaire. »

Pour en savoir plus :

[1] Classés respectivement 67e, 83e et 94e dans l’Indice de la faim dans le monde 2017
[2] Découverte des régions génomiques – un extrait d’ADN contenant la séquence d’un ou plusieurs gènes importants
[3] La mission de l’ICARDA (le Centre international de recherches agricoles en zone aride) consiste à améliorer les moyens de subsistance des habitants pauvres en ressources dans les zones arides grâce à la recherche et à des partenariats visant à atteindre des améliorations durables en termes de productivité et de revenus agricoles.
[4] Le riz ne peut pas pousser correctement pendant les mois d’hiver lorsque la température atteint 35 à 40 degrés Celsius pendant la journée, mais seulement 16 degrés Celsius pendant la nuit
[5] Avec un rendement potentiel de trois tonnes par hectare en 90 jours à peine
[6] Les activités d’un ménage agricole moyen au Sénégal ont généré 646 500 francs CFA en 2011 – le 15/11/2017, ceci équivalait à 1 167,12 US$ (Source : Institut international de recherche sur les politiques alimentaires)
[7] La valeur du prix s’élève à 50 000 US$

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*Les nations africaines en lice pour émerger en tant que passerelles commerciales pour les investissements étrangers directs offrent des opportunités, mais aussi des menaces inconnues pour les entreprises

  • *Facteurs macroéconomiques : le faible prix du pétrole et le sentiment économique mondial seront les principaux moteurs de l’instabilité au sein du continent.
  • L’incertitude politique intérieure d’un certain nombre de nations d’importance constituera un risque beaucoup plus grand pour les entreprises présentes sur le continent que l’effet de la géopolitique internationale
  • *Les entreprises africaines resteront vulnérables et risqueront de ne pas accorder aux risques de cybersécurité la même valeur que ceux associés à la sécurité physique ou aux menaces politiques
  • *Les entreprises réagiront comme des arches (orientation défensive sur les principaux marchés), des requins (ciblage des nouvelles opportunités) ou des baleines (en devenant trop importantes pour faire faillite)
  • *La meilleure gouvernance a amélioré le climat des affaires, mais rien ne se déroule sans accroc

L’instabilité macroéconomique alimentée par le faible prix du pétrole et le sentiment économique mondial continuera d’être le principal moteur des risques commerciaux dans toute l’Afrique de l’Ouest en 2017. L’amélioration de la gouvernance et l’intégration de certaines normes et pratiques démocratiques limiteront le potentiel de détérioration, mais des défis persisteront. Les cyberattaques progressent. Les entreprises deviendront de plus en plus vulnérables jusqu’à ce que l’impact des risques cybernétiques sur leurs activités et leur réputation soit envisagé, comme le sont les effets des risques politiques et de sécurité. Voici quelques-uns des principaux thèmes du rapport annuel prévisionnel sur les risques politiques et commerciaux « RiskMap 2017 », publié par Control Risks, cabinet de conseil spécialisé dans le domaine des risques.

Tom Griffin, principal partenaire de Control Risks pour l’Afrique de l’Ouest, commente : « Les changements macroéconomiques et politiques nationaux poussent les nations africaines à se réinventer dans l’espoir de devenir des centres commerciaux tels que Dubaï ou Singapour. Cela offrira aux entreprises des débouchés lucratifs, mais engendrera également des risques inconnus qui nécessiteront une meilleure compréhension de l’environnement politique et réglementaire local.

Les entreprises appliqueront différentes stratégies pour protéger la valeur et saisir les opportunités en 2017. De nombreuses organisations seront définies comme des arches, des requins ou des baleines en fonction de leur réaction.

  • Les arches seront défensives et se concentreront sur les métiers et les marchés. Elles supprimeront les emplois non performants, annuleront les fusions infructueuses, réduiront les coûts et retarderont l’expansion. Bien que particulièrement associée aux secteurs des mines et du pétrole en raison de l’effondrement des prix, la stratégie de l’arche caractérise également le repli par les détaillants et l’étayage par les fabricants.
  • Les requins auront moins d’aversion au risque et chasseront les opportunités dans les nouvelles activités et sur de nouvelles zones géographiques. Les services financiers confrontés à l’incertitude réglementaire et l’émergence de centres de pouvoir concurrents dans les pays émergents sont susceptibles de porter le risque de saisir les avantages des premiers arrivants dans les marchés frontières ou les secteurs perturbés.
  • Les baleines tireront profit de leurs grandes réserves et de leur financement bon marché pour procéder à des mégafusions et monopoliser les marchés. Leurs principaux risques sont les nationalistes économiques et les régulateurs de la concurrence. La consolidation caractérise fortement les secteurs des technologies, des produits pharmaceutiques et de l’agro-industrie, qui ont souvent arbitrés les cadres réglementaires afin d’obtenir des positions dominantes.

Les perspectives nigérianes continueront d’être accablées par les défis économiques relatifs aux faibles prix des produits

Avenir de l’Afrique de l’Ouest

Nigeria 
L’impopularité croissante du Président Buhari placera l’APC sous une pression croissante et sans un rebond des prix du pétrole, les risques souverains et fiscaux persisteront. Les perspectives nigérianes continueront d’être accablées par les défis économiques relatifs aux faibles prix des produits. Le militantisme dans le delta du Niger devrait se poursuivre au même rythme qu’en 2016.

Ghana 
Les principales réformes macroéconomiques destinées à répondre aux inquiétudes sur le niveau élevé de la dette publique et les investissements dans des projets d’infrastructure majeurs visant à atténuer la crise de l’énergie sont censées être au centre de la nouvelle administration : le Nouveau Parti Patriotique (NPP) dirigé par Nana Akufo-Addo. La lutte contre la corruption prendra une place centrale, en introduisant notamment une législation visant à resserrer les processus d’attribution de marchés publics et à accroître la transparence des offres d’investissement.

Gambie et Guinée-Bissau 
Les réformes économiques et institutionnelles essentielles pour attirer les investissements continueront d’être frustrées en raison de l’instabilité politique significative d’un certain nombre de nouveaux gouvernements de plus petits pays de la région.

Au Mali et au Burkina Faso 
L’intensification de la rivalité entre Al-Qaïda et l’État islamique mettra les deux États en position de faiblesse, tandis qu’ils lutteront pour former une réponse efficace au terrorisme dans la région.

Côte d’Ivoire 
Une attention soutenue à la croissance économique et un régime de réglementation favorable aux investisseurs favoriseront la confiance des investisseurs et la hausse des investissements privés. Mais des préoccupations à long terme persisteront concernant la stabilité de l’environnement des entreprises, notamment en matière de corruption et de succession politique au-delà de 2020.

Tom Griffin poursuit : « Pour que les entreprises soient prospères dans cette région diversifiée, il est important d’adopter une approche orientée sur les menaces et de comprendre les risques uniques et changeants qui pourraient avoir un impact sur les activités de ce marché spécifique. »

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