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Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), lors de sa 762ème réunion tenue le 9 avril 2018, a tenu une séance d’information sur la mise en œuvre effective de l’Agence humanitaire de l’UA (AUHA) : l’examen de l’impact du terrorisme et des conflits armés sur le tissu social de l’Afrique”.

Le Conseil a pris note des communications faites par le Directeur du Département des Affaires politiques de l’UA, les représentants du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (OCHA). Le Conseil a pris également note de la déclaration faite par le représentant de la Côte d’ivoire, en sa qualité de membre africain du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le Conseil a rappelé les dispositions pertinentes du Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité, y compris l’article 7(1p), qui lui donne mandat d’appuyer et de faciliter l’action humanitaire dans les situations de conflit armé ou de catastrophe naturelle. Le Conseil a en outre rappelé ses prises de position antérieures sur les défis humanitaires en Afrique, y compris les communiqués de presse PSC/PR/BR. (CDLXIX), PSC/PR/BR. (DCXCV), PSC/PR/BR (DCCXXII) et PSC/PR/BR. (DCCVII), adoptés, respectivement, lors de ses, 469ème, 695ème, 707ème et 723ème, tenues le 25 novembre 2014, 21 juin 2017, 8 août 2017 et 5 octobre 2017.

Le Conseil a exprimé sa profonde préoccupation face à la persistance des conflits et de la violence dans différentes parties du continent et à leurs conséquences dévastatrices pour les populations civiles affectées. Le Conseil a également exprimé sa profonde inquiétude devant l’ampleur et la complexité de la situation humanitaire liée aux changements climatiques, qui ont un effet négatif sur le développement humain, ainsi que face à la grave situation humanitaire née des catastrophes naturelles en Afrique.

Le Conseil a en outre exprimé sa vive préoccupation face à l’impact économique et social consécutif à la présence d’un grand nombre de personnes déplacées et de réfugiés sur les pays et les communautés d’accueil, en particulier la menace à la sécurité nationale et régionale. A cet égard, le Conseil a appelé à prendre des mesures collectives pour enregistrer et répertorier les réfugiés et demandeurs d’asile, soulignant la nécessité de préserver le caractère civil des camps et des sites de réfugiés.

Le Conseil a noté avec préoccupation l’absence remarquée de l’UA dans la plupart des opérations humanitaires, qui sont largement dominées par d’autres organisations internationales, et a souligné la nécessité pour l’UA de renforcer sa présence et son action dans les situations humanitaires sur le continent. Le Conseil a souligné que la visibilité dans de telles situations devrait être prise en charge à travers une aide concrète et un soutien aux États membres concernés et aux populations affectées, tout en réaffirmant le principe de la responsabilité principale des États pour assurer la direction dans l’initiation et la coordination de l’action humanitaire.

Le Conseil a souligné que la transformation économique du continent et les aspirations inscrites à l’Agenda 2063 et à l’Agenda 2030 sur les objectifs du développement durable ne peuvent être valablement réalisés sans s’attaquer aux causes profondes des crises humanitaires sur le continent. A cet égard, le Conseil a souligné la nécessité urgente d’agir sur les causes structurelles des déplacements forcés et des réfugiés sur le continent africain en vue de trouver des solutions durables, conformément au Droit international humanitaire

Le Conseil a demandé à la Commission de l’UA à accélérer l’élaboration des modalités pour l’opérationnalisation de l’Agence humanitaire africaine et a souligné que les mécanismes proposés devraient énoncer les politiques structurelles et les implications financières et juridiques à soumettre à l’examen des organes de décision de l’UA, en ayant à l’esprit une véritable appropriation du projet par l’Afrique. A cet égard, le Conseil a exprimé sa volonté de rester saisi du processus devant conduire à la pleine opérationnalisation de l’Agence en janvier 2019, dans le cadre général des processus de réforme de l’UA.

Le Conseil a souligné la nécessité pour la nouvelle Agence de s’inspirer des institutions existantes et des mécanismes internes des Etats membres et des Communautés économiques régionales et Mécanismes régionaux (CER/MRs) et de renforcer leur synergie tout en prêtant l’attention nécessaire aux avantages comparatifs du système des Nations unies, et gardant à l’esprit les principes de subsidiarité et de complémentarité.

Le Conseil a souligné la nécessité de financer l’Agence par les ressources africaines propres, pour assurer son indépendance. À cette fin, le Conseil a rappelé les décisions antérieures du Conseil exécutif et de la Conférence sur les sources alternatives de financement de l’UA et a réitéré la nécessité de disposer de ressources plus prévisibles, fiables et durables, en vue de permettre à l’UA de remplir d’assumer ses responsabilités au plan humanitaire. A cet égard, le Conseil a exhorté tous les États membres à mettre en œuvre de toute urgence la décision de la Conférence de faire passer la dotation auFonds humanitaire de l’UA de 2 à 4 % des contributions statutaires des États membres.

Le Conseil s’est félicité de la tenue envisagée d’une Conférence des donateurs pour mobiliser des ressources pour le réapprovisionnement du Fonds spécial d’urgence humanitaire et a appelé tous les États membres et partenaires à apporter leur appui.

Le Conseil a appelé la communauté internationale à continuer, selon une répartition juste du fardeau international, à soutenir l’UA, les CER/MRs et les États membres, ainsi que le système humanitaire international le HCR, OCHA, en vue de faire face aux crises humanitaires sur le continent, en particulier pour l’enregistrement et le répertoire des réfugiés, demandeurs d’asile et autres populations déplacées, en vue de permettre aux États et aux communautés d’accueil de mieux faire face à l’impact de leur présence. Le Conseil a appelé les Etats membres à faciliter les opérations d’enregistrement des réfugiés, des demandeurs d’asile et d’autres populations déplacées.

Le Conseil a demandé à tous les États membres, qui ne l’ont pas encore fait, à signer, ratifier et a intégrer dans leurs législations nationales tous les instruments africains et internationaux relatifs aux personnes déplacées, aux réfugiés et aux questions humanitaires en général.

Le Conseil convenu d’être tenu par la Commission de l’UA de la situation humanitaire en Afrique, y compris l’opérationnalisation de l’Agence, et de travailler en étroite collaboration avec le sous-Comité du Comité des Représentants permanents (COREP) en charge des réfugiés.

Le Conseil a décidé de rester activement saisi de la question.

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Ce jour, la Banque européenne d’investissement (BEI) – la banque de l’UE – et le Fonds monétaire international (FMI) ont signé une lettre d’entente portant sur la mise en commun de leur savoir-faire et de leur expérience en vue de promouvoir le développement économique durable, la stabilité financière et la croissance inclusive en Afrique. La BEI contribuera à hauteur de 3 millions d’EUR aux institutions économiques du FMI, à savoir les Centres régionaux africains d’assistance technique (Afritac) et le Fonds pour la stabilité du secteur financier (FSSF), et lancera, en coopération avec le FMI, une nouvelle formation en ligne sur l’intermédiation et l’inclusion financières. Outre sa contribution financière, la BEI fournira des orientations aux Afritac et au FSSF en siégeant au sein de leurs organes directeurs.

Lors de la signature de la lettre en marge des réunions de printemps du FMI et du Groupe de la Banque mondiale à Washington, les deux institutions étaient représentées par Christine Lagarde, directrice générale du FMI, et Werner Hoyer, président de la BEI.

« Notre accord montre de manière concrète comment les institutions financières internationales et les banques de développement multilatérales peuvent collaborer – et le font – pour contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable et maximiser l’impact de notre savoir-faire et de notre expérience. Il est extrêmement important de créer des synergies et de veiller à ce que l’aide au développement que nous apportons soit aussi efficace que possible. Ce partenariat nous permettra de donner des moyens d’agir à des acteurs clés du développement en Afrique, à savoir les micro, petites et moyennes entreprises, les jeunes hommes et femmes entrepreneurs, ainsi que les intermédiaires financiers à même de soutenir leur inclusion financière et de les aider à exploiter leur potentiel », a déclaré Werner Hoyer, président de la BEI.

Christine Lagarde, directrice générale du FMI, s’est exprimée en ces termes : « L’existence d’institutions économiques et financières solides est essentielle au développement. Notre partenariat avec la BEI soutiendra les efforts continus que le FMI déploie pour renforcer les institutions en Afrique au moyen de programmes d’assistance technique et de formation, en mettant particulièrement l’accent sur la stabilité du secteur financier et son caractère inclusif. Il permettra également de rapprocher la communauté internationale de la réalisation de ses engagements au titre de l’initiative « Compact with Africa » du G20. »

Dans le cadre de ce partenariat, la BEI et le FMI conçoivent une formation en ligne qui visera à donner aux agents d’État les outils qui leur permettront d’obtenir des résultats en matière d’inclusion et de stabilité financières. Elle s’adressera en premier lieu aux autorités réglementaires du secteur public et aux acteurs de terrain du secteur privé en Afrique subsaharienne. Les participants pourront aussi être de jeunes professionnels, des membres du personnel d’institutions financières et de banques locales, des représentants de ministères des finances, d’organismes de réglementation et de banques centrales.

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Le premier Forum sur l’Economie Bleue en Afrique (FEBA) se tiendra à Londres les 7, 8 juin 2018, date qui coïncide avec la Journée mondiale de l’océan. Plus de 150 délégués et intervenants sont attendus, parmi lesquels des ministres gouvernementaux, des chefs d’entreprise, des experts des océans et des organisations environnementale et maritime, afin de discuter de la contribution des océans à l’économie africaine.

L’économie bleue occupe une place centrale dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Cette première édition du Forum couvrira l’Agenda et permettra aux entreprises et aux décideurs de comprendre et réaliser les potentialités d’investissement dans l’économie bleue en Afrique, tout en créant un modèle de gestion durable pour l’avenir.

Leila Ben Hassen, fondatrice du FEBA 2018 et PDG de Blue Jay Communication, l’agence organisatrice de l’événement, explique : “Le FEBA 2018 est une plateforme qui permettra de débattre de questions cruciales autour de l’économie bleue, notamment en matière de création d’emploi et de croissance et développement durables du continent.

Nous examinerons également les politiques économiques qui viendront soutenir l’économie des océans et permettront d’offrir de nouvelles opportunités pour les investisseurs et entrepreneurs. En Afrique, où 70% des pays sont côtiers, l’océan est non seulement l’un des moteurs principaux dans les échanges commerciaux, mais aussi une source importante de nourriture et d’énergie pour les populations“, a-t-elle ajouté.

Paul Holthus, Président et PDG du World Ocean Council, partenaire officiel du FEBA 2018, affirme de son côté : “Au World Ocean Council, nous traitons des questions transversales touchant au développement durable des océans, à la science et à l’intendance de l’environnement. Nous sommes déterminés à faire progresser le développement et la mise en œuvre de solutions axées sur l’industrie pour relever les défis de la durabilité des océans. Le FEBA 2018 est un rassemblement important pour la sensibilisation et le développement d’un réseau autour de l’économie bleue africaine et en particulier le développement durable et les opportunités d’affaires que l’Afrique a à offrir dans le domaine.

L’économie bleue regroupe les espaces aquatiques et marins, y compris les océans, les mers, les côtes, les lacs, les rivières et les eaux souterraines. Elle comprend un large éventail de secteurs productifs, tels que la pêche, l’aquaculture, le tourisme, les transports, le commerce, la construction navale, l’énergie, la protection et la restauration. L’économie bleue englobe également les industries extractives, telles que l’exploitation minière sous-marine et l’exploitation pétrolière et gazière extracôtière, à condition qu’elles soient entreprises de manière à ne pas causer de dommages irréversibles à l’écosystème.

Saluant cette initiative, le Dr Carlos Lopes, ancien Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA), a déclaré : “Plusieurs pays africains élaborent déjà des stratégies pour intégrer l’économie bleue dans leurs plans de développement nationaux. Par exemple, les Seychelles ont créé un ministère dédié à la promotion de l’économie bleue.”

En Afrique du Sud, l’Opération Phakisa devrait créer un million de nouveaux emplois d’ici à 2030 et ajouter 177 milliards de ZAR [10,2 milliards de GBP] au PIB du pays. Davantage de pays doivent suivre la même voie pour tirer profit des opportunités socio-économiques disponibles“, a ajouté le Dr Lopes.

Parmi les intervenants confirmés au FEBA 2018, on compte des représentants de diverses organisations et gouvernements, parmi lesquels : le Programme des Nations Unis pour l’environnement, l’Organisation mondiale du commerce, la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies, le Royaume du Maroc, la République du Gabon, la République du Cameroun, la République des Seychelles, le Conseil mondial des océans, WWF, le Centre ghanéen de droit maritime et de sécurité, la Fondation One Earth Future, PWC, MAST Security, Resolute Marine Energy, The Global Ocean Trust Grid Arendal, et Sea Shepherd.

Pour plus de détails et pour vous inscrire, visitez le site web : https://www.abef2018.com/

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La Tunisie prend la tête des politiques publiques pour la croissance des startups en Afrique à la faveur d’une nouvelle législation de grande portée malgré l’absence d’un environnement favorable. C’est une loi qui couronne deux années de discussions avec le pouvoir législatif en association avec les entrepreneurs, la société civile et les investisseurs, pour mettre la science et la technologie au cœur de la transformation économique de la Tunisie plutôt que les secteurs traditionnels comme le tourisme et l’agriculture.

Dans ses dispositions, la loi soutient les startups en matière de financement, leur accorde des exemptions d’impôt sur les sociétés, autorise les salariés d’entreprises    publiques ou privées qui lancent leurs startups à bénéficier d’un congé d’une année, et aide les entreprises à déposer des brevets internationaux.

Elle définit rigoureusement ceux habilités à appeler leur entreprise une «startup», enjoignant aux développeurs de postuler à un «label» après avoir rempli cinq critères principaux. Parmi ces critères, ceux stipulant que la société n’a pas existé pendant huit ans, que le nombre de ses employés ne doit pas être supérieur à 100 et que plus des deux tiers de ses actionnaires sont des fondateurs, des investisseurs providentiels ou des fonds de couverture. En outre, ils doivent se prévaloir d’un modèle d’affaires innovateur, de préférence basé sur la technologie et dont les activités contribuent de manière significative à la croissance économique. Bien que la loi n’exige pas que la «start-up soit une entreprise purement technologique », elle précise que ses activités impliquent «l’utilisation de nouvelles technologies».

Freiner l’exode des cerveaux

Cité par le site d’actualité économique Quartz Africa, Houssem Eddine chargé des partenariats internationaux chez « Tunisian Startups » qui a fait campagne pour l’adoption de la loi, espère que « le nouveau cadre juridique, outre l’amélioration du processus administratif, contribuera à freiner l’exode des compétences vers de plus grands hubs, aidera à combler les énormes déficits de financement et incitera «plus de gens à croire en leurs rêves et lancer leurs entreprises, les exploiter et les développer à l’échelle mondiale ».

Après l’adoption du projet de loi, le chef du gouvernement, Youssef Chahed a estimé dans un tweet qu’il s’agit «d’un pas de plus pour ancrer notre économie dans l’ère numérique». Cette mesure est devenue nécessaire car une croissance économique faible, un chômage élevé et des taux de pauvreté menacent la Tunisie, berceau du printemps.

Faire les bons choix

Les spécialistes du secteur reconnaissent que l’adoption de la nouvelle législation ne va pas être une panacée pour tous les problèmes rencontrés par les startups tunisiennes. S’inspirant des meilleures pratiques, ils ont lancé un indice qui mesurera l’impact des startups et assurera leur effet sur l’économie locale.

Wafa Ben-Hassine, conseillère pour l’Afrique du Nord à l’association Access Now, affirme que le gouvernement devra également renforcer la protection des données personnelles et raboter l’étendue de la surveillance. Freedom House, le groupe de défense basé aux Etats-Unis, considère la Tunisie comme ” partiellement libre ” en ce qui concerne la liberté de l’internet. «Pour que les start-ups ou toute entreprise puissent vraiment bien fonctionner, un environnement libre, à la fois en ligne et hors ligne, est crucial», explique Ben Hassine.

Il y a aussi le risque que les fondateurs des startups cèdent au chant des sirènes de la rente plutôt que de s’investir dans la véritable innovation et se servent de cette politique pour augmenter leurs propres profits. Chiheb Ghazouani, professeur de droit et conseiller juridique des startups à Tunis, affirme cependant qu’il existe des garanties contre ces dérapages , notamment les différents instances publiques qui approuvent un «label de startup», outre les objectifs stricts «définis par décret» que les startups doivent réaliser pendant les opérations .

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La réunion annuelle du Groupe Permanent Afrique T20 se tiendra les 14 et 15 avril à l’hôtel Elilly, Addis Abeba. “Bâtir un Consensus pour un Développement Juste et Durable entre le G20 et l’Afrique” est le thème principal de la présidence Argentine du G20. Au vu des défis mondiaux actuels et des fortes interdépendances entre l’Afrique et les pays du G20 tels que la Chine, l’Inde, les États-Unis ou le Brésil, le niveau actuel d’engagement entre l’Afrique et le G20 est insuffisant.

Le Groupe Permanent Afrique T20 vise donc à maintenir la coopération entre le G20 et l’Afrique dans l’agenda mondial. Il fait partie du processus Think 20, l’un des groupes d’engagement officiels du G20. Le T20, en tant que réseau politiquement indépendant d’instituts de recherche et de groupes de réflexion des pays du G20, facilite l’interaction et le dialogue entre ses membres et les décideurs politiques. Le Groupe Permanent Afrique T20 (T20 Afrique) a été lancé en mai 2017. Il s’engage dans la production conjointe de connaissances interrégionales et fournit des conseils pour l’élaboration de politiques reposant sur des éléments probants en relation avec la coopération entre les économies émergentes du G20, les autres membres du G20 et l’Afrique.

Le réseau englobe plus de 30 grands groupes de réflexion issus d’économies émergentes, d’autres pays du G20 et d’Afrique. La réunion rassemblera des groupes de réflexion qui sont tous impliqués dans les conseils politiques pour leurs gouvernements respectifs.

L’objectif de la réunion annuelle de T20 Africa est triple. Premièrement, le groupe discutera des notes d’orientation et des recommandations ciblées pour améliorer la coopération entre le G20 et l’Afrique sur les questions mondiales. Deuxièmement, le groupe décidera de la meilleure façon d’intégrer ces recommandations dans le processus du G20 en Argentine (au-delà des points d’entrée prévus par le processus T20) et de la manière de le diffuser à d’autres instances pertinentes. Troisièmement, le groupe préparera le cadre conceptuel du rapport phare du groupe, un Observateur Afrique du G20. Il décidera de la meilleure façon de suivre les initiatives du G20 Afrique, la qualité de leur mise en œuvre et leur impact sur le développement de l’Afrique.

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La Commission économique pour l’Afrique s’associera prochainement au secteur privé pour faire en sorte que celui-ci joue un rôle dans la croissance et la prospérité en Afrique.

Lors d’une réunion avec le cinquième Comité, un comité de de l’Assemblée générale des Nations Unies chargé des questions administratives et budgétaires à Addis-Abeba, la Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, déclare que le secteur privé a un rôle crucial à jouer, en tant que moteur de la croissance économique en Afrique.

« Nous travaillerons beaucoup plus avec le secteur privé pour réaliser certains des buts et objectifs de l’Agenda 2063 et de l’Agenda 2030. Le secteur privé a un rôle à jouer pour apporter la croissance et la prospérité sur le continent mais il ne peut y parvenir seul », dit-elle.

Mme Songwe fait part au comité de son aperçu stratégique du travail de la CEA, des efforts en cours pour restructurer l’organisation, y compris ses Bureaux sous-régionaux et autres questions connexes.

Elle met en exergue les questions d’actualité sur l’orientation de la CEA, notamment son appui aux États membres dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable et le Programme de développement de l’Union africaine sur 50 ans, l’Agenda 2063 ; après les négociations de l’accord post Cotonou;  la migration ; le changement climatique ; le genre ; l’agriculture ; l’énergie ; le commerce et l’intégration régionale, en particulier à la suite de la signature récente de l’Accord de libre-échange continental africain (AfCFTA) à Kigali, au Rwanda, par 44 pays.

Mme Songwe fait également trait à la collaboration avec d’autres entités des Nations Unies, notamment le Mécanisme de coordination régionale (MCR) et les mécanismes des équipes de pays et Institutions des Nations Unies (UNCT / UNLT), ainsi que d’autres institutions panafricaines telles que l’Union africaine. De plus, elle souligne également le travail de l’Institut africain pour le développement économique et la planification (IDEP), ajoutant que celui-ci serait bientôt partenaire avec les compagnies d’assurance et les universités pour dispenser des cours qui contribueront à stimuler la croissance sur le continent.

Mme Songwe, ajoute cependant qu’il faut un budget robuste et durable au fil du temps pour assurer le succès sur le terrain.

« Soixante ans plus tard, nous devons produire de meilleurs résultats et plus simples. Comme le dit le secrétaire général, nous devons être en mesure d’atteindre nos objectifs et nous sommes sur la bonne voie, et nous espérons pouvoir vous faire rapport très bientôt. Nous sommes en train de finaliser le processus de restructuration et de réalignement de la CEA pour que celle fasse des résultats », déclare-t-elle en référence aux 60 années d’existence de la Commission cette année.

« Nous examinons la structure de la CEA pour voir comment nous pouvons la rendre plus efficace et plus réactive, mais de manière plus efficace pour voir comment nous pouvons utiliser encore mieux ou même plus les compétences du personnel que nous avons en interne et je pense que nous avons été en mesure de trouver un bon nombre d’activités où il y a besoin de quelques ajustements et d’une certaine efficacité et nous espérons que dans les prochains mois nous allons pouvoir mener à bien certaines de ces activités ».

Mme Songwe et le comité ont discuté du rôle de la CEA en tant que Groupe de réflexion produisant des connaissances qui influencent les politiques aux niveaux mondial et régional ; le pouvoir de mobilisation de la CEA sur le continent et son travail de plaidoyer.

Le comité a ensuite visité l’imprimerie primée de la CEA, l’emblématique Africa Hall qui est en cours de rénovation pour une meilleure utilisation de ce symbole célèbre.

Africa Hall est le berceau de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), aujourd’hui l’Union africaine, qui a été construite il y a un demi-siècle pour représenter l’histoire, l’unité et la culture de l’Afrique.

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L’Egypte pourrait mettre en place un centre logistique en Afrique de l’Ouest pour booster ses exportations. Le Ghana ou la Côte d’Ivoire pourraient abriter la nouvelle réalisation.

Selon la même source, la création de ce centre devrait entrer dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative « Egypte-Liban vers l’Afrique », lancée en 2016.

Celui-ci devait permettre au pays nord-africain d’augmenter ses exportations sur le continent, en bénéficiant du large réseau de son partenaire du Moyen-Orient.

Rappelons qu’en 2016, les deux pays avaient signé un accord ayant permis au Caire d’exporter 60 conteneurs de céramique vers l’Ouganda, via la Société Egypto-libanaise mise en place dans le cadre de l’initiative.

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L’appli révolutionnaire Ecobank Mobile, une appli de services financiers unifiée à travers 33 pays africains, a traité 9 millions de transactions, représentant un total de plus de 1 milliard US$ depuis son lancement il y a 18 mois.

Avec plus de 4 millions d’utilisateurs, l’appli Ecobank Mobile permet à tout utilisateur d’ouvrir un compte Ecobank Xpress™ en un instant sur son téléphone mobile (favorisant ainsi l’inclusion financière pour les non-bancarisés). On compte à présent plus de 4 millions de titulaires de compte Ecobank Xpress™ sur l’appli Ecobank Mobile et les plateformes USSD. Les clients d’autres banques peuvent s’inscrire à l’appli Ecobank Mobile avec leur carte MasterCard ou Visa tandis que les clients Ecobank le font grâce à leur carte bancaire ou aux références qu’ils utilisent pour la Banque par Internet.

Les utilisateurs de l’appli Ecobank Mobile peuvent transférer de l’argent en un instant avec Ecobank dans leur pays ou ailleurs en Afrique à l’aide d’Ecobank Rapidtransfer™, un service unique plus rapide et moins coûteux que ceux proposés par les concurrents. En utilisant Visa Direct sur l’appli Ecobank Mobile, les particuliers peuvent également effectuer des transferts vers des comptes bancaires d’autres banques, vers des portefeuilles mobiles ou au profit de porteurs de carte Visa. L’appli permet de régler facilement ses achats à l’aide d’Ecobankpay Scanner+Payer via Masterpass, mVisa et Mcash, de régler des factures (électricité, eau, etc.), des frais scolaires ou des abonnements, de faire des dons, d’acheter du crédit téléphonique en un instant et de générer des tokens électroniques de paiement avec Ecobank Xpress™ Cash pour effectuer des retraits sans carte aux GAB ou aux Points Ecobank Xpress™.

Ade Ayeyemi, Directeur Général du Groupe Ecobank, a expliqué que la mission stratégique d’Ecobank était axée sur l’utilisation de la banque mobile pour apporter des services novateurs, efficaces et à moindre coût à ceux qui étaient jusqu’ici exclus de l’économie formelle, et allait donc bien au-delà des réseaux traditionnels d’agences et de GAB. Il a mentionné que la banque avait traité presque autant de transactions sur l’appli Ecobank Mobile depuis le début de cette année que durant le second semestre 2017.

« Les clients ont accès aux services financiers 24h/24, 7 j/7, 365 jours par an, depuis le confort de leur téléphone mobile avec l’appli Ecobank Mobile », a-t-il détaillé. « Nous avons apporté des d’excellentes fonctionnalités aux consommateurs dans les 33 pays d’Afrique où Ecobank est présente. »

Patrick Akinwuntan, Directeur Exécutif Groupe Ecobank, Consumer Banking, a précisé qu’Ecobank était déterminée à proposer un accès facile aux services financiers à tous les Africains via l’appli mobile de la banque, tirant profit de l’ubiquité des téléphones mobiles, et les Points Ecobank Xpress™, quand l’interaction physique est nécessaire, en particulier pour les dépôts d’espèces.

« Nous avons pour objectif de devenir la première société de services financiers aux particuliers en Afrique et nous avons développé une gamme de produits et services grâce à laquelle nous pouvons répondre aux besoins de nos clients en matière de services bancaires, de financement, d’investissements et d’opérations au quotidien », a affirmé M. Akinwuntan. « L’appli Ecobank Mobile permet d’accéder facilement à ces services n’importe où et à tout moment et nous sommes très satisfaits de son succès. »

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Elle avait quitté le gouvernement de Youssef Chahed, de son plein gré, en août 2017. Femme entreprenante et certainement déçue, comme d’autres grandes compétences tunisiennes qui ont quitté le pays, elle a vite rebondi et qui plus est dans une nouvelle affaire à vocation africaine. Elle vient en effet de mettre au point une plateforme de financement de l’énergie pour les ménages africains dont l’objectif est de faciliter l’installation de l’énergie photovoltaïque pour les ménages africains, appelée «Nithio. «Actuellement, plus de 600 millions de personnes sur le continent africain n’ont pas accès à l’énergie moderne. Nithio a été créé comme une solution à ce problème intraitable. Nous avons développé un outil puissant pour déployer des financements mixtes avec une plus grande précision, afin d’atteindre les personnes qui en ont le plus besoin», a déclaré Héla Cheikhrouhou, cofondatrice, présidente et directrice générale de Nithio. Mme Cheikhrouhou était auparavant ministre de l’Energie en Tunisie et la première directrice exécutive à établir et à gérer le Fonds vert pour le climat. Elle a également dirigé le département de l’énergie de la Banque africaine de développement, l’un des plus grands bailleurs de fonds des projets énergétiques en Afrique». C’est ce qu’on pouvait lire dans un communiqué de presse qui indique que «Kupanda Holdings a annoncé aujourd’hui un investissement de départ dans Nithio Holdings, Inc, réalisé avec Rise Fund, un fonds d’investissement mondial engagé à atteindre des résultats sociaux et environnementaux mesurables, parallèlement à des rendements financiers compétitifs. Nithio est une société de financement de l’énergie axée sur le secteur hors réseau en Afrique. Kupanda Holdings est une coentreprise entre Kupanda Capital et TPG Growth».

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Dans le cadre de sa présidence du G7, le Canada réaffirme son engagement à travailler avec ses partenaires africains pour protéger les droits de la personne, renforcer le pouvoir des femmes et des filles, mobiliser les jeunes et favoriser une croissance économique inclusive en Afrique.

Le secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères, Matt DeCourcey, part en Afrique aujourd’hui (4 avril 2018) et y restera jusqu’au 13 avril 2018. Il se rendra en Gambie, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et en Afrique du Sud.

Au cours de son voyage, le secrétaire parlementaire rencontrera des dirigeants politiques, ainsi que des représentants d’entreprises et d’organisations non gouvernementales pour discuter de questions d’importance commune telles que les initiatives de développement, l’emploi des jeunes et l’aide humanitaire.

Citations

« Le Canada entretient avec ses partenaires africains des relations de longue date, fondées sur de solides liens interpersonnels, la coopération au développement et les relations d’affaires. En cette époque de défis mondiaux communs et de possibilités croissantes en Afrique, et dans le cadre de notre présidence du G7, il est plus important que jamais de travailler une collaboration étroite avec nos partenaires africains. Je me réjouis à la perspective de travailler au renforcement de ces relations essentielles durant mon voyage dans la région. »

– Matt DeCourcey, secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères

Faits en bref

La Gambie :

  • Le Canada et la Gambie ont établi des relations diplomatiques en 1966, peu après que le pays a obtenu son indépendance en 1965.
  • De 2015 à 2016, l’aide canadienne à la Gambie s’est chiffrée à 2,65 millions de dollars.

La Côte d’Ivoire :

  • En décembre 2015, le Canada et la Côte d’Ivoire ont ratifié un accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE).
  • De 2015 à 2016, l’aide internationale du Canada à la Côte d’Ivoire s’est chiffrée à 24,94 millions de dollars.
  • La Côte d’Ivoire est le deuxième partenaire commercial en importance du Canada dans la région de l’Afrique de l’Ouest. La valeur des exportations canadiennes vers la Côte d’Ivoire a atteint 67,3 millions de dollars en 2016.

Le Cameroun :

  • Le Cameroun est, comme le Canada, l’un des rares pays au monde qui est à la fois membre du Commonwealth et membre de la Francophonie.
  • En décembre 2016, un APIE entre le Canada et le Cameroun est entré en vigueur.
  • De 2015 à 2016, l’aide internationale du Canada au Cameroun s’est chiffrée à 21,54 millions de dollars.

L’Afrique du Sud : 

L’Afrique du Sud est un partenaire commercial important du Canada et une destination de choix pour les biens et services canadiens sur le continent. En 2016, la valeur des investissements directs canadiens en Afrique du Sud totalisait 2,057 milliards de dollars.

  • De 2015 à 2016, l’aide internationale du Canada en Afrique du Sud s’est chiffrée à 15,68 millions de dollars.

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La Tunisie a appelé à renforcer la coopération interafricaine en matière de prévention et de gestion des risques santé, à travers la consolidation des capacités nécessaires, les échanges d’expériences et la coordination des efforts. Ouvrant les travaux du séminaire africain sur la communication des risques dans le domaine de la santé publique, qui a démarré mardi à Tunis, avec la participation des représentants de 25 pays de toutes les sous-régions du continent, le ministre de la Santé, Imed Hammami a souligné que cette coopération devenue impérative, bénéficiant de l’appui des organismes internationaux. Elle ne peut être efficace que si les et les méthodes de prévention et de lutte sont les mieux adaptées et harmonisées et s’appuient efficacement sur une communication appropriée. A cet effet, il a mis en exergue l’importance de l’anticipation des risques et épidémies, de la planification des actions à entreprendre dans le cadre d’une stratégie préétablie et sur la base de procédures fixées.

Le ministre de la Santé a réaffirmé à cette occasion l’engagement de la Tunisie à assumer pleinement son rôle dans le cadre du règlement sanitaire international et de mettre en partage ses potentialités et son expertise en la matière.

Organisé, à l’initiative de la Commission de l’Union africaine, par le Centre africain de prévention et de lutte contre les maladies (CDC africain) conjointement avec l’Observatoire national des maladies nouvelles et émergentes (ONMNE), ce séminaire se poursuivra jusqu’au samedi 7 avril 2018. Les travaux s’articulent autour de communications scientifiques, d’études de cas, de média-training et de stratégie de communication à déployer à titre préventif mais aussi en gestion de crise en cas d’épidémie. Les participants auront à renforcer à cette occasion, leurs connaissances conceptuelles et leurs pratiques opérationnelles face aux risques santé publique. Ils auront également à mieux assurer l’interaction nécessaire avec les différents canaux de communication et de mobilisation préventive, ainsi que les médias et les réseaux sociaux.

« La richesse de son expérience acquise et la qualification de ses institutions et de ses compétences ont érigé la Tunisie en acteur de référence en matière de prévention et de gestion des risques santé publique et de communication appropriée, a déclaré le Pr Nissaf Ben Alaya, directrice générale de l’ONMNE. A ce titre, a-t-elle ajouté, le ministère de la Santé, conscient de l’impératif de coopération et de la coordination, est en interaction continue avec les pays frères et amis et les institutions régionales et internationales».

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Un bateau portant 25 mille tonnes de clinker a quitté mardi 03 avril 2018 le quai de la société des Ciments de Bizerte à destination de Cameroun marquant ainsi la reprise par la société de son programme d’exportation du clinker et du ciment en vrac, suspendu depuis 0 ans, a annoncé la société.

Le programme d’exportation de l’entreprise porte notamment sur l’exportation d’importantes quantités de clinker et de ciment en vrac vers des marchés africains et méditerranéens, a affirmé à l’Agence TAP son PDG, Jalel Ben Ohman sans davantage de précisions.

Le marché national enregistre un excédent de millions de tonnes de clinker, ce qui offre des opportunités d’investissement à même d’apporter des recettes importantes à la balance commerciale du pays, a-t-il dit.

L’opération d’exportation lancée mardi, selon un communiqué du ministère de l’Industrie, des petites et moyennes entreprises, vient couronner les efforts déployés par la société qui s’est engagée depuis 2011 dans la deuxième étape du programme de mise à niveau et de développement des ateliers de production du clinker, du programme annexe, de la modernisation des équipements de conditionnement ainsi que le programme de mise à niveau du quai, en vue d’augmenter la capacité d’acconage et de manutention pour atteindre 500 tonnes/heure. Les investissement dédiés à ce programme s’élèvent à 250 millions de dinars.

La société a également procédé à l’entretien et au développement de son port commercial, moyennant 23 millions de dinars de manière à l’aider à importer le charbon du pétrol (coke) utilisé par cette entreprise et les sociétés similaires comme carburant et pour l’exportation du clinker et du ciment, toujours selon la même source.

La société a en outre engagé des investissements pour réduire la pollution et répondre aux exigences des normes relatives à limitation des polluants de l’air de source fixe et ce, de manière à réduire le taux global de poussière et des gaz conformément aux normes internationales.

La société les Ciments de Bizerte, qui a été créée en 1950, emploie 560 personnes.

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A l’occasion de l’Africa CEO Forum qui se tient actuellement à Abidjan (Côte d’Ivoire), Orange confirme sa volonté de devenir un acteur clé de la transition énergétique auprès des populations et des opérateurs publics en Afrique. Après la République Démocratique du Congo et Madagascar, Orange annonce aujourd’hui le lancement de son service d’accès à l’énergie solaire pour les populations en zones rurales au Burkina Faso, ainsi que le lancement prochain du service au Sénégal, au Mali, en Guinée et en Côte d’Ivoire.

L’Afrique compte une population de 1,2 milliard d’individus, mais 50 % n’a pas accès à l’électricité. Dans les zones rurales, éloignées des réseaux électriques nationaux, ce taux atteint 82 % de la population, soit plus de 600 millions de personnes [1]. L’enjeu d’électrification de ces zones est donc primordial.

L’électricité au cœur des ambitions d’Orange en Afrique

Engagé sur le terrain de l’accès à l’énergie depuis de nombreuses années, Orange a choisi de contribuer au défi de l’électrification de l’Afrique dans les pays où le Groupe est présent.

Après le lancement d’Orange Energie en République Démocratique du Congo (https://goo.gl/GDmJkz) puis celui de Mijro (https://goo.gl/7khFfS) à Madagascar en février, Orange s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le déploiement de son programme d’électrification dans les zones rurales, en lançant le service au Burkina Faso.

Proposé sous forme de kit comprenant un panneau solaire, une batterie et des accessoires (ampoules LED, kit pour recharger plusieurs téléphones, poste radio et /ou télévision), le matériel est fourni par des partenaires (BBOXX en République Démocratique du Congo, D Light à Madagascar et Niwa au Burkina Faso) sélectionnés par Orange pour la qualité de leurs produits et leur capacité de répondre à une demande massive.

Les kits solaires que propose Orange sont robustes et permettent d’éclairer toute la maison, de recharger les téléphones portables du foyer, ou de faire fonctionner une radio, voire une télévision. Facile et rapide à mettre en œuvre, il suffit d’installer un panneau solaire sur le toit et un boîtier dans l’habitation. Les utilisateurs bénéficient de la garantie d’Orange, qui prend intégralement en charge l’installation, la maintenance et les dépannages, avec le concours des partenaires techniques.

Plusieurs formules existent pour s’adapter au rythme de vie des populations : abonnement hebdomadaire, mensuel ou trimestriel. Les abonnements mensuels commencent, par exemple en République Démocratique du Congo, à partir de 15 USD. Le paiement via Orange Money permet d’octroyer ou de rétablir automatiquement à distance le service pour la durée souhaitée. Ce service innovant rend l’énergie solaire accessible au plus grand nombre grâce à la grande flexibilité du paiement par mobile.

Vers une accélération du développement économique sur une base écologiquement responsable

Le secteur de l’électricité est un axe important de diversification du plan stratégique d’Orange en Afrique où les défis d’accès à l’énergie sont considérables. En Afrique Sub-saharienne en particulier, 70 % de la population n’a pas accès au réseau électrique et les coupures de courant, même dans les grandes métropoles sont fréquentes.

Une nouvelle étape va être franchie au premier semestre, avec la diffusion de 12 000 kits Orange Energie et le lancement du service dans quatre nouveaux pays (Sénégal, Mali, Guinée et Côte d’Ivoire) à l’occasion de la Coupe du Monde de Football en juin. L’étape suivante verra le déploiement massif du service Orange Energie dans les pays Orange, et la commercialisation de plusieurs centaines de milliers de kits dans les cinq prochaines années, notamment à travers l’extension du partenariat déjà noué en République Démocratique du Congo avec la société BBOXX.

« Orange veut être beaucoup plus qu’un opérateur télécom en Afrique. Il veut être un fournisseur de services essentiels à la population. Le développement de solutions permettant au plus grand nombre d’accéder à des biens essentiels au quotidien comme l’énergie durable, est un message fort en ce sens » indique Bruno Mettling PDG d’Orange Middle East and Africa. Et il précise « Nous pensons en premier lieu aux enfants qui pourront faire leurs devoirs le soir venu, mais aussi aux professionnels qui gagneront en efficacité grâce à une énergie plus largement disponible à leurs activités. »

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Mercer, une société mondiale de conseil leader en matière de santé, de richesse et de carrière, filiale de Marsh & McLennan Companies, a classé Port-Louis comme étant la meilleure ville sur le continent africain, selon leur enquête 2018 sur la qualité de vie. Port-Louis est 83e dans le classement mondial et numéro un en Afrique. La ville mauricienne est suivie par Durban (89), Le Cap (94) et Johannesburg (95).

Pour plus d’informations sur les classements de villes, visitez ici: https://goo.gl/fvvqL6

Télécharger le classement mondial de la qualité de vie: https://goo.gl/v4BftX

La ville africaine numéro une

« Comme en 2017, Port-Louis conserve sa position de leader en Afrique, suivi de Durban, Le Cap et Johannesburg qui se classent juste après la ville insulaire dans notre classement sur la qualité de vie. La qualité de vie fait partie des facteurs importants dont les entreprises tiennent compte lorsqu’elles préparent des stratégies à long terme pour savoir où se développer et implanter du personnel mondial », explique Carl Van Heerden, Responsable chez Mercer et Chef de la mobilité mondiale pour l’Afrique.

M. Van Heerden ajoute : « Le classement d’une ville dépend des conditions de vie locales, qui sont analysées selon toute une série de facteurs qui reflètent leur importance aux yeux des expatriés. Une infrastructure appropriée, des établissements de soins et la sécurité sont quelques-uns des aspects importants qui rendent une ville attrayante à la fois pour les talents et les entreprises. »

Publiée pour la première fois en 1994, l’enquête Mercer sur la qualité de vie est menée chaque année pour permettre aux entreprises et aux autres organisations internationales de rémunérer leurs employés de manière équitable lorsqu’ils sont envoyés dans des missions internationales.

Classement mondial

Vienne se place en tête du classement pour la 9e année consécutive, suivie de Zurich (2), Auckland et Munich, tous deux à la 3e place. Vancouver complète le top cinq à la 5e place et est la ville la mieux classée d’Amérique du Nord. Singapour (25), Dubaï (74) et Montevideo (77) sont les villes les mieux classées respectivement en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine.

Cette année, Mercer fournit un classement séparé sur l’assainissement des villes, qui analyse les infrastructures d’élimination des déchets et des eaux usées, le niveau des maladies infectieuses, la pollution de l’air, la disponibilité et la qualité de l’eau de la ville, des facteurs qui sont tout aussi importants pour ceux qui choisissent d’y travailler et d’y vivre.

Victoria (58e) est la mieux classée sur le continent africain pour l’assainissement des villes, suivie de Durban (73) et de Port-Louis (80). Johannesburg est 81e, tandis que Le Cap est 84e sur la liste de l’assainissement des villes.

Honolulu surmonte le classement sur l’assainissement des villes, suivie d’Helsinki et Ottawa, 2e à égalité.

M. Van Heerden conclut : « L’enquête Mercer sur la qualité de vie est devenue un point de référence essentiel pour les multinationales, qui ont besoin d’une vue globale sur les conditions sur le terrain lorsqu’elles envisagent d’envoyer des employés mobiles à l’étranger. Notre méthode permet aux employeurs des multinationales de fournir à leurs expatriés des packages de rémunération justes et cohérents, lorsqu’ils souhaitent s’implanter sur d’autres marchés. »

Mercer produit des rapports individuels sur le coût de la vie et des logements locatifs pour chaque ville étudiée.

Pour de plus amples informations sur le classement des villes, cliquez ici (https://goo.gl/fvvqL6).

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M. Abebe Aemro Selassie, Directeur du Département Afrique du Fonds Monétaire International (FMI), a publié la déclaration suivante à Dakar à l’issue de sa visite au Sénégal, qui a eu lieu du 22 au 25 mars 2018:

“Ce fut un plaisir et un honneur pour moi de venir au Sénégal en ma qualité de Directeur du Département Afrique du FMI. Le Sénégal a réalisé des progrès impressionnants dans la mise en œuvre de son Plan Sénégal Émergent (PSE) ces dernières années, ce qui a engendré une forte croissance économique, une réduction de la pauvreté et des améliorations du niveau de vie. J’ai félicité les autorités pour les progrès réalisés. À l’avenir, il sera important de renforcer la mobilisation des recettes fiscales pour soutenir les dépenses de développement dont le pays a tant besoin et maintenir la soutenabilité de la dette.”

“J’ai aussi eu l’occasion d’aborder les récents développements dans la région avec le Conseil des Minstres de l’UEMOA. La région a réalisé des progrès économiques considérables, avec des taux de croissance élevés au cours des six dernières années. Pour maintenir cette tendance et limiter les déséquilibres macroéconomiques, j’ai souligné l’importance de respecter les délais pour la réalisation du critère de convergence des pays de l’UEMOA sur un déficit budgétaire maximal de 3 pour-cent du PIB à l’horizon 2019, tout en mobilisant davantage de recettes pour créer de la marge budgétaire.”

“Je voudrais remercier le Président Macky Sall, le Ministre de l’Économie et des Finances  M. Amadou Ba, le Gouverneur de la BCEAO M. Tiémoko Meyliet Koné, l’ensemble des ministres des finances de l’UEMOA ainsi que les autres officiels pour leur chaleureuse hospitalité et pour l’occasion qu’ils m’ont offerte d’en apprendre davantage sur les progrès économiques réalisés par le Sénégal.”

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Lors de sa participation au Forum des chefs d’entreprises africains (“Africa CEO Forum“) qui se tient actuellement dans la capitale ivoirienne, Abidjan, Mehdi Jomâa, leader du parti Al Badil, a appelé à avoir une coopération bénéfique avec les pays africains, tels que la Côte d’Ivoire, qui réalise un taux de croissance avoisinant les 8%.

Selon Express fm, Jomâa a ajouté que des personnalités politiques et du monde de l’économie en Afrique participant à ce Forum ont exprimé leurs inquiétudes face aux difficultés de la Tunisie ; il a appelé toutes les parties à assumer leurs responsabilités et à travailler tout en évitant les calculs étroits. Il a précisé, en substance : “Cessez les jeux et combines !…

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Le Maroc est l’économie la plus attractive pour les investissements dirigés vers le continent africain, d’après le dernier classement Africa Investment Index 2018 (AII) de Quantum Global, la division de recherche indépendante de Quantum Global.

Selon l’AII, le Maroc se classe premier en raison de sa croissance économique soutenue, d’un positionnement géographique stratégique, de la hausse de son investissement direct étranger, des niveaux de sa dette extérieure, de facteurs liés à son capital social et d’un environnement d’affaires généralement favorable.

Le professeur Mthuli Ncube, Directeur général du Quantum Global Research Lab, a déclaré :

« Malgré les améliorations de la production et des prix du pétrole, les économies africaines se tournent vers la diversification pour stimuler le développement industriel et pour attirer les investissements sur des secteurs stratégiques autres que le pétrole. Le Maroc a attiré des flux de capitaux étrangers avec régularité, en particulier dans les secteurs de la banque, du tourisme et de l’énergie et grâce au développement de son industrie. »

Classement de 10 premiers et des 10 derniers pays

Classement10 premiers pays (dans l’ordre décroissant)10 derniers pays (dans l’ordre croissant)

1

MarocRépublique Centrafricaine

2

ÉgypteLiberia

3

AlgérieSomalie

4

BotswanaÉrythrée

5

Côte d’IvoireGuinée équatoriale

6

Afrique du SudGambie

7

ÉthiopieSierra Leone

8

ZambieGuinée

9

KenyaSao Tomé-et-Principe

10

SénégalZimbabwe

D’après des données récentes issues du Contrôle des changes marocain, le Maroc a attiré près de 2,57 milliards de dollars d’investissement direct étranger (IDE) en 2017, soit une hausse de 12 % par rapport à 2016. Le pays est reconnu comme étant l’un des meilleurs marchés émergents pour l’investissement à l’étranger. Les investisseurs internationaux se tournent vers un large éventail de secteurs, notamment l’énergie, les infrastructures, le tourisme et les TIC, entre autres.

Selon l’AII, les cinq premières destinations d’investissement d’Afrique ont attiré un investissement étranger global de 12,8 milliards de dollars en 2016. La Côte d’Ivoire se classe 5e, tout en étant l’économie ayant la croissance la plus rapide d’Afrique, et obtient des résultats relativement bons aux plans de la liquidité et facteurs de risques, comme le taux d’intérêt réel, le risque de change et le ratio de la balance courante. L’amélioration de son profil de risque conjugué à des liquidités importantes, à son environnement d’affaires, à sa démographie et à son capital social ont placé l’Algérie en troisième position dans la deuxième édition de l’AII. Le Botswana, auparavant la première destination d’investissement d’Afrique dans la première édition de l’index, se classe 4e avec de bons résultats pour ses facteurs de risques et son environnement d’affaires.

Le professeur Ncube a ajouté : « Les flux ininterrompus d’IDE continueront à générer les capitaux qui font tant défaut pour développer les principaux secteurs en Afrique répondant aux besoins de la classe moyenne en croissance rapide sur le continent, et à alimenter le secteur de la fabrication pour créer plus d’emplois, améliorer la croissance économique et soutenir la transformation structurelle. »

En termes d’amélioration du classement au cours des trois dernières années, des pays comme le Swaziland, l’Angola, le Rwanda, le Tchad, les Comores, les Seychelles, le Soudan du Sud et la Sierra Leone ont enregistré d’importants mouvements de croissance, comme le montrent les classements réguliers de l’AII sur trois ans.

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Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a félicité les dirigeants africains pour avoir franchi « un grand bond dans l’histoire » en établissant la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA).

L’accord créant l’AfCFTA a été signé mercredi à Kigali, la capitale du Rwanda.

« Il s’agit d’un pas important vers la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) et la réalisation du programme africain de paix et de prospérité », a souligné le Secrétaire général dans une déclaration publiée mercredi soir.

En réunissant plus de 50 pays, l’AfCFTA « créera l’un des plus grands blocs commerciaux du monde », a indiqué le Secrétaire général.

M. Guterres a salué le leadership du Président Paul Kagame du Rwanda, du Président Mahamadou Issoufou du Niger et du Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, qui ont dirigé le processus ayant conduit à la signature de l’AfCFTA.

Le mise en place de cette zone de libre-échange en Afrique s’inscrit dans l’esprit de l’Accord conjoint Union africaine-Nations Unies – le « cadre commun » signé en avril 2017 par les deux organisations pour mettre en œuvre l’Agenda 2063 de l’organisation panafricaine et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’ONU.

« L’ensemble de la famille des Nations Unies est prêt à soutenir le continent alors qu’il avance vers l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine dans les mois à venir », a déclaré M. Guterres.

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La 53e Assemblée annuelle du conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement et la 44e Assemblée du conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement (https://www.AfDB.org/fr/annual-meetings-2018), guichet concessionnel du Groupe de la Banque, se dérouleront du 21 au 25 mai 2018 à Busan, en Corée.

Alors que l’Afrique connaît une forte croissance économique depuis près de deux décennies, l’industrialisation ne s’est pas développée dans la même mesure sur le continent. En moyenne, l’industrie africaine génère seulement 700 dollars EU de PIB par habitant, ce qui représente à peine un cinquième du chiffre correspondant pour l’Asie de l’Est (3 400 dollars EU). En outre, les exportations africaines sont constituées de produits manufacturés à faible intensité technologique et de ressources naturelles non transformées, qui représentent plus de 80 % des exportations de l’Algérie, de l’Angola ou du Nigeria, par exemple.

L’industrialisation rapide de l’Afrique offre la possibilité d’un scénario gagnant-gagnant — pour le monde et certainement pour le continent. Elle contribuerait également à accroître la productivité en stimulant le progrès technologique et l’innovation tout en créant des emplois hautement qualifiés dans le secteur formel. Elle permettrait également de promouvoir les liens entre les services et les secteurs agricoles, entre les économies rurales et urbaines et entre les consommateurs, les intermédiaires et les industries de biens d’équipement. L’industrialisation permettra aussi de réduire la volatilité — ou la tendance à long terme à la détérioration — des prix des produits manufacturés par rapport à ceux des matières premières, tout en aidant les pays africains à sortir de la dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières.

Le thème suscite beaucoup d’intérêt au moment où les entreprises coréennes et asiatiques sont de plus en plus actives en Afrique. Quelles leçons l’Afrique peut-elle tirer de l’expérience de développement de la Corée ? Les relations entre l’Afrique et la Corée, bâties sur un modèle gagnant-gagnant, peuvent-elles permettre au continent de revendiquer une part plus importante du commerce mondial ? Les liens commerciaux et financiers afro-asiatiques peuvent-ils favoriser le développement du secteur privé africain ? Quels sont les leviers politiques les plus efficaces qui pourraient favoriser la transformation structurelle sur le continent ? Comment le continent peut-il tirer des leçons des expériences de la Corée et des nations africaines les mieux placées en ce domaine, telles que Maurice, le Maroc, l’Éthiopie et le Rwanda, dans le processus d’industrialisation ? Ces questions et bien d’autres seront débattues lors des Assemblées annuelles de Busan.

Les Assemblées annuelles constituent l’un des plus grands rassemblements économiques en Afrique. Des milliers de délégués, des chefs d’État, des représentants du secteur public et du secteur privé, les partenaires au développement et les universitaires réfléchiront sur l’industrialisation de l’Afrique — l’une des priorités stratégiques High 5 de la Banque (https://www.afdb.org/fr/the-high-5) à même d’améliorer les conditions de vie des Africains.

Au cours de ces réunions, la Banque organisera une série d’activités de partage de connaissances afin de générer de nouvelles idées pour développer et financer l’industrialisation de l’Afrique. Un des moments forts de ces rencontres sera une table ronde présidentielle de haut niveau intitulée Accélérer l’industrialisation de l’Afrique : Ouvrir le présent à l’avenir. La table ronde offrira l’occasion aux dirigeants politiques d’Afrique et de Corée de présenter leurs visions et stratégies pour l’industrialisation ainsi que des idées pour surmonter les défis à venir en matière de mise en œuvre.

La Banque lancera la version actualisée des Perspectives économiques en Afrique (AEO) 2018 — sa publication économique phare. Plusieurs activités de partage de connaissances sont au programme, parmi lesquelles un panel sur les Voies de l’industrialisation, dans lequel les intervenants débattront des différentes trajectoires que les pays africains peuvent suivre vers une industrialisation durable. Un panel sur l’Avenir du travail et l’industrialisation examinera comment l’Afrique peut adapter ses systèmes éducatifs et les compétences des travailleurs aux nouvelles réalités économiques, en particulier pour le développement industriel du continent.

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Lors du forum de la Banque du futur à Abidjan, en Côte d’Ivoire, au mois de mars 2018, Temenos, le spécialiste des logiciels bancaires et financiers, accueillera les leaders qui inspirent les changements concrets dans l’ensemble de l’industrie financière en Afrique. L’événement aura lieu au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, le 20 mars 2018.

Le forum de la Banque du futur est un événement de petite taille centré sur les solutions logicielles pour l’avenir numérique des services financiers. Il réunit des représentants de l’ensemble de l’industrie, notamment des spécialistes des produits et des leaders d’opinion du monde entier.

Toutes les banques et institutions financières, quelle que soit leur taille, n’importe où dans le monde, évoluent dans un contexte de révolution numérique. La numérisation n’est plus considérée comme « pratique », mais plutôt comme l’essence même de l’expérience client et, par conséquent, de la santé de l’entreprise.

Selon le rapport McKinsey Global Banking 2018, les banques de détail en Afrique ont des raisons impérieuses d’adopter la transformation numérique. Premièrement, le marché bancaire global du continent est le deuxième marché mondial en termes de croissance et de rentabilité. Près de 300 millions d’Africains sont aujourd’hui bancarisés, un chiffre qui pourrait atteindre 450 millions d’ici 5 ans. Deuxièmement, 40 % des Africains préfèrent utiliser les canaux numériques pour les transactions. Parmi toutes les régions en développement, les clients bancaires africains font partie des plus enclins à adopter les canaux mobiles et numériques. Troisièmement, un certain nombre de concurrents perturbateurs, notamment de nombreuses sociétés d’argent mobiles et des acteurs numériques agressifs tels que Tyme Bank en Afrique du Sud ou Alat au Nigeria, émergent et constituent une menace pour le partage des revenus. Enfin, les progrès technologiques mettent la barre plus haut et élèvent les opportunités de l’innovation, notamment l’augmentation de la puissance de calcul abordable pour le traitement du big data, l’essor de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage automatique, la robotique qui abaisse le coût de l’automatisation, et le blockchain.[i]

« Il existe de nombreuses façons de passer au numérique et les avis sont innombrables, mais le voyage sera souvent douloureux. Chaque dirigeant doit faire des choix stratégiques majeurs, avec des implications sur les modèles d’affaires et la technologie », a déclarer Ivan van Bladel, directeur pour l’Afrique francophone chez Temenos.

M. Van Bladel a ajouté que le forum de la Banque du futur Abidjan est une occasion pour les acteurs du secteur bancaire de commencer le voyage vers la transformation numérique en mettant l’accent sur les points suivants :

  • la satisfaction des clients avec des expériences cohérentes, personnalisées, instantanées et intégrées pour tous les produits, sur tous les canaux, à tout moment et en tout lieu ;
  • le remplacement d’un patchwork de systèmes existant par des logiciels bancaires numériques de bout en bout, entièrement intégrés et ouverts ;
  • l’augmentation de la rentabilité, la réduction des erreurs et l’augmentation de la vitesse de commercialisation des nouveaux produits qui sont non seulement inévitables, mais aussi essentiels pour conserver un avantage concurrentiel ;
  • l’accélération de l’évolution vers une ère de banque ouverte où ils peuvent collaborer avec un écosystème de tiers pour apporter une valeur ajoutée accrue à leurs clients, au quotidien.

[i] McKinsey&Company, Une industrie en plein essor : croissance et innovation dans la banque de détail en Afrique (février 2018, p.36)

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