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Afrique

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Bassam Loukil, patron de TABC et du groupe UADH, a confirmé à Africanmanager qu’il compte bien prendre entre 15 et 20 % au minimum du capital de la prochaine Université franco-tunisienne pour l’Afrique et la Méditerranée, qui serait à priori de 10 M€, et qui deviendra définitif à la présentation de l’étude finale d’ici mars prochain. En attendant, le tour de table de ceux qui lorgnent ce projet, qui avait constitué l’apogée des annonces du chef de l’Etat français, Emanuel Macron, lors de sa dernière visite d’Etat en Tunisie, est déjà assez grand. Actuellement et sans compter les personnes physiques qui voudraient figurer sur la liste des fondateurs avec des participations symboliques, ce tour de table financier comprendrait une dizaine de personnes. Il y a Badreddine Ouali, le groupe Tamarziste qui a récemment racheté l’Ecole internationale de Carthage, Zied, fils de Faouzi Elloumi, un fonds français dédié à la promotion de l’enseignement en Afrique. La prochaine université franco-tunisienne pour l’Afrique et la Méditerranée, qui pourrait voir le jour en 2020, ambitionne aussi, pour ses seconds cycles, de faire des accords de partenariat avec de grandes universités africaines, sinon entreprendre un agrandissement.

Loukil a cependant fermement démenti à Africanmanager vouloir se lancer dans l’importation d’équipements médicaux, comme l’a rapporté le site français «Maghreb Confidentiel». Le concessionnaire de Citroën et de Mazda a aussi démenti avoir monté une société pour ce genre d’importation.

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Le président français, Emmanuel Macron, a décidément un gros appétit pour l’Afrique. Les 31 janvier et 1er février 2018, il était en Tunisie, puis a enchainé avec le Sénégal, pour 3 jours. Et bien il a décidé de revenir sur le continent, à peine 3 mois après, en juin 2018. Il est annoncé, par Jeune Afrique, en Mauritanie, où il évoquera le combat contre le terrorisme et le financement du G5 Sahel, la force conjointe en charge de la sécurisation des frontières du Sahel, une affaire de la plus haute importance depuis que les groupes djihadistes ont pris l’habitude de les traverser allègrement pour frapper dans la région.

Mais il y a d’autres enjeux, d’après le magazine panafricain. En effet le chef de l’Etat français chercherait à calmer l’irritation de Nouakchott, du fait que Paris considère toujours la Mauritanie comme un pays risqué et la déconseille aux touristes. Les Mauritaniens verraient également d’un mauvais oeil le traitement de faveur, financièrement, réservé par la France au Sénégal, au Mali et au Niger…

Macron s’est déjà rendu dans 8 pays africains en 8 mois de gestion des affaires du pays, ça fait une sacrée moyenne ! Le 19 mai 2017, moins d’une semaine après son installation au palais de l’Elysée, il file à Gao, au Mali, pour sa toute première visite officielle hors de l’Europe. En juillet, il atterrit au Maroc pour une visite “d’amitié et de travail”. En novembre, il débute sa première tournée africaine ; cap sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Ghana, le premier déplacement d’un président français dans ce pays anglophone ouest-africain. En décembre il se rend en Algérie. Et enfin dernièrement en Tunisie et au Sénégal. A ce rythme on est sûr qu’aucun de ses homologues occidentaux ne lui disputera le record de virées en Afrique !

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La Chine est une bonne “amie” de l’Afrique, elle est même devenue, en peu de temps, le premier investisseur sur le continent. Alors Pékin a voulu mettre à l’honneur l’Afrique lors de la soirée du Nouvel an lunaire, ce qui en soi était une excellente idée ; ce qui l’était moins, c’est la mise en scène du sketch qui est passé à la télévision nationale, en signe de célébration des liens sino-africains. Ce show, qui est regardé par des centaines de millions de personnes, autant dire le plus vu dans le monde, a vite viré aux clichés sur l’Afrique qu’on croyait définitivement aux oubliettes, surtout pour un partenaire qui connait parfaitement le continent et dont les ressortissants sont installés un peu partout, avec la volonté d’y demeurer et d’y prospérer.

Le scénariste a déguisé l’actrice chinoise Lou Naiming et l’a plantée sans un décor de savane. Elle est apparue sous les traits d’une femme noire, avec un faux postérieur très volumineux et un plateau de fruits sur la tête. Puis dans son sillage un autre comédien “noir” sous les traits d’un singe. Mais il faut dire que le skectch, diffusé jeudi dernier, avait commencé très fort avec des danseurs noirs flanqués de pagnes et de coiffes à plumes, qui partageaient la scène avec des acteurs déguisés en zèbres, girafes ou lions. Ces scènes plus que douteuses ont suscité un tollé sur Twitter à l’étranger. Et même en Chine, des centaines d’internautes ont exprimé leur indignation, rapporte Le Figaro. «La discrimination raciale était si évidente», a dénoncé un internaute sur Weibo, le Twitter chinois. Il a ajouté : «Est-ce ainsi que nous propageons les valeurs chinoises ? Lorsque les blancs font preuve de discrimination à notre égard, nous sommes très mécontents, et maintenant nous discriminons les Africains de cette manière. Quelle honte». Un autre microblogueur a régi en ces termes : «Je n’y vois pas du tout l’expression de l’amitié sino-africaine, mais l’attitude raciste d’une soi-disant grande puissance arrogante». Il y a aussi ce commentaire, censuré, mais capté et rediffusé par le site Free Weibo ; il dénonce une apologie du colonialisme où «l’ingénieur chinois remplace le missionnaire occidental» en Afrique. Par contre il y a des internautes qui trouvaient ces scènes tout à fait normales, banales. «Je n’y vois franchement rien de raciste», a dit l’un d’eux.

Le dernier scandale de cette ampleur en Chine remonte à 2016. Une entreprise de lessive avait eu la mauvaise idée de valider une publicité où on voyait un homme noir fourré dans une machine à laver, passé au détergent et en ressortir complètement blanchi, comme un “vrai” Chinois quoi…

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L’ingénierie Tunisienne ne s’est jamais autant exportée en Afrique, relevant la part du secteur des TIC a 7 % dans le PIB depuis 2014, devançant ainsi le tourisme. Ce succès a été boosté depuis 2011 grâce, d’une part, à l’effondrement du Dinar Tunisien face à l’Euro , ce qui augmente de fait la compétitivité des SSII et du produit Logiciel Made in Tunisia, mais aussi par le recul du marché local Tunisien, qui fait rentrer la Tunisie en récession technologique, obligeant les éditeurs Tunisiens et les SSII à se développer ailleurs. Et enfin du fait de l’exception tunisienne en Afrique ; en effet grâce à une stratégie qui date des années 2000 et qui conduit au développement des départements TIC dans toutes les universités, Facultés et Ecoles d’engineering, le nombre de diplômés en engineering TIC a augmenté de 200 en 2000 à 8000 ingénieurs par an depuis 2010.

Pour comprendre l’effet de ce chiffre, il faudra savoir que le nombre de diplômés en Informatique au Maroc ne dépasse pas 2000 par an et qu’ aucun pays africain ne dépasse la Tunisie, y compris l’Afrique du Sud ou le Nigeria , à l’exception de l’Egypte où ce nombre dépasse 15 000 ingénieurs par an, mais pour une population de 200 Millions. Or pour développer une industrie de logiciel, il ne faut ni de l’argent et encore moins des machines. Il faudra juste de la matière grise, compétente et surtout compétitive ; il faudra savoir que notre compétitivité est de 10 fois supérieure à celle de l’Europe, 4 fois celle du Maroc et 6 fois celle de pays subsahariens comme le Sénégal, le Ghana ou la Côte d’Ivoire. Il faut aussi savoir qu’un ingénieur débutant dispose d’un salaire moyen net de 1200 DT par mois, donc 400 Euros. Ce même salaire monte en France a 1800 Euros, de 1000 euros au Maroc et de 1500 euros au Sénégal ou en Côte d’Ivoire.

Mais ce qui est navrant dans cette histoire, c’est que notre élite politique n’est même pas consciente de cette force et de cette nouvelle économie qui se développe en silence. Et ce qui est encore plus triste, c’est que la Tunisie n’en profite pas et ce pour deux raisons. D’une part une règlementation des marchés non adaptée au secteur des TIC, avec la règle du moins disant, donc consacrant la médiocrité, et un taux d’annulation de projets record. On citera juste 2 exemples : le projet de la Carte Santé de la CNAM qui a été lancé et annulé 4 fois en 10 ans, avant d’être octroyé en 2017 à une entreprise locale, puis annulé et relancé en 2018 ; le deuxième projet est celui de la refonte du système d’information fiscal du Ministère des Finances, qui n’arrive pas à voir le jour depuis 10 ans et qui, lancé en 2017, vient d’être annulé en 2018, pour être opérationnel en 2022.

Dans le même temps, les entreprises tunisiennes de logiciel font le bonheur d’autres pays. Le dernier exemple c’est la société Arabosft, dirigée par Mohamed Laïfa Triki, qui vient de gagner un appel d’offres international lancé par les Iles Comores, pour la fourniture et la mise en place du logiciel de gestion des impôts et taxes, pour un montant de 853.180 USD. Cela, après avoir réalisé le système d’information fiscal de la Mauritanie et celui du Niger, alors que celui de la Tunisie attend. Où est le Ministre des Finances ? Où est le Ministre des TIC ?  La Mauritanie a multiplié par quatre les revenus fiscaux, par simple digitalisation de l’ensemble des processus de son économie , entre recettes, douanes, banques, trésor public et opérateurs économiques. Y a-t-il un commandant dans l’avion Tunisie ? Force est parfois d’en douter…

TB

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La République du Cap Vert accueillera d’ici à mi-2020 un centre africain de formation dédié aux forces de sécurité de l’État. L’objectif étant de répondre aux défis sécuritaires grandissants sur le continent et de soutenir la coopération internationale en matière de défense et de sécurité. Le centre est baptisé « ORBIT TRAINING CENTER », (www.Orbit.training) et son cout de construction avoisine les 125 millions de dollars.

ORBIT TRAINING CENTER intègre des infrastructures d’entrainement, de simulation (une première en Afrique), et de formation les plus pointus pour le tir en salle, le tir de combat, la nage de combat, le sport, le renseignement, les télécommunications militaires et sécurisées, l’interception, le maintien de l’ordre ainsi que la lutte contre le narcotrafic, la lutte contre le braconnage et la lutte contre la cybercriminalité.

Il est prévu de doter ORBIT TRAINING CENTER d’une aire dédiée aux conférences internationales et rencontres B2B en relation avec le secteur de la défense et de la sécurité.

150 stagiaires et instructeurs pourront être accueillis dans ce centre d’une superficie de 2,5 km2 et destiné aux forces de police, forces armées, forces spéciales, renseignements et services spéciaux, douaniers, gardes forestiers, sapeurs-pompiers et services de protection civile venant principalement du continent africain. Mais ORBIT TRAINING CENTER cible également les institutions internationales telles les Nations Unies (maintien de la paix), l’Union africaine, la CEDEAO ou l’ECOMOG, INTERPOL, ou même l’OTAN.

Développé avec le soutien du gouvernement Capverdien, ORBIT TRAINING CENTER disposera du statut de Zone Franche.

LinkedIn: www.Linkedin.com/company/orbit-training
Twitter: https://Twitter.com/go_into_orbit

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Le ministre de la Défense nationale, Abdelkrim Zbidi, a estimé lundi que la coopération militaire avec les pays africains et en particulier avec les pays du Sahel et du Sahara est faible. Une coopération qui revêt selon le ministre une importance particulière, notamment dans le domaine des renseignements en matière de lutte contre le terrorisme et le crime organisé transfrontalier.
La coopération avec l’Union européenne, en tant qu’espace régional de la rive nord de la Méditerranée, demeure aussi “extrêmement limitée” et concerne principalement la migration irrégulière, a ajouté le ministre.
Auditionné lundi par la Commission Sécurité et Défense de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Abdelkrim Zbidi a indiqué que le département de la Défense a mis en place une stratégie globale pour promouvoir ses capacités opérationnelles devant l’émergence de nouvelles menaces non conventionnelles : terrorisme, crime organisé, contrebande et migration irrégulière.

L’accent a été mis, a-t-il souligné, sur l’amélioration des aptitudes professionnelles de toutes les forces de l’armée nationale en focalisant sur le volet des renseignements et la défense cybernétique. Il s’agit pour ce faire de s’inspirer des expériences des pays frères et amis en matière de lutte contre le terrorisme et dans le cadre de la coopération militaire bilatérale avec une vingtaine de pays.
Pour ce qui concerne les équipements visant à assurer la protection des militaires et faire face aux menaces non conventionnelles, le ministre a fait part de l’acquisition de casques balistiques, de gilets pare-balles, d’outils de détection de corps suspects, 120 chars de combat, 20 engins blindés anti-mines, 200 camions 4*4, 200 camions 6*6, 24 hélicoptères d’attaque et 8 hélicoptères d’appui (dont 4 d’ores et déjà acquis et 4 autres prévus en avril 2018).
Il s’agit également de l’acquisition de drones et d’avions sans pilotes dédiés à la surveillance et au renseignement, de stations radar et de caméras de surveillance qui seront progressivement généralisées dans tous les sites militaires.

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A l’occasion de la Mining Indaba au Cap, lors d’une table ronde organisée par le UK Department of International Trade (DIT), le gouvernement britannique et les entreprises du secteur privé du Royaume-Uni proposent une approche holistique du développement des infrastructures en Afrique.

Le DIT, (Département pour le commerce extérieur britannique) a présenté aux délégations africaines le Africa Infrastructure Board, une initiative qui rassemble et fait du Royaume-Uni le partenaire idéal pour développer le secteur minier et trouver une solution holistique qui profitera à toute la communauté associée au projet.

L’ambassadeur du Royaume-Uni en Afrique du Sud, Nigel Casey, a déclaré que le Royaume-Uni intensifierait encore plus ses efforts en Afrique. Les projets miniers sont bien plus que de simples activités minières, a-t-il dit, et ils ne réussissent qu’avec de bonnes infrastructures. Sans nommer personne, il a précisé que le Royaume-Uni était conscient qu’il y avait beaucoup de concurrence lorsqu’il s’agit d’offrir des solutions globales aux partenaires africains. « Nous avons donc ressenti le besoin de renforcer et d’améliorer tous ensemble notre offre globale », a-t-il ajouté, « et de créer l’ Africa Infrastructure Board, un nouveau partenariat  qui rassemble tous les acteurs du Royaume-Uni, que ce soit le gouvernement via le DFID ou le UK Export Finance, l’un de nos secrets les mieux gardés, ou encore la très influente Commonwealth Development Corporation (CDC) ainsi que de grandes  entreprises du secteur privé, opérant tous en un seul endroit pour offrir des solutions clés en mains. »

Oliver Andrews, directeur des investissements à l’ Africa Finance Corporation (AFC), un des panélistes de la table ronde, a noté comment le DFID, l’organisme  de développement du gouvernement britannique a contribué à la création du modèle de financement des projets d’infrastructures. Il a également rappelé l’importance financière de la City de Londres, d’autant plus que la plupart des contrats sont généralement régis par la loi britannique. Enfin, il a souligné que la place de Londres rassemble les meilleurs experts  juridiques, financiers et techniques.

Craig Sillars, du départment mines et infrastructures au DIT, a présenté des projets dans le secteur minier qui sont structurés de manière à développer véritablement les infrastructures et à servir de catalyseur pour développer d’autres secteurs au service des communautés. Le DIT, par exemple, travaille avec un investisseur britannique en Angola pour ré-exploiter une ancienne mine de minerai de fer. Au près de la mine, on va construire une fonderie, ce qui ajoutera de la valeur aux ressources naturelles du pays. Ce qui impliquera aussi l’extension d’un chemin de fer et d’un port. « Il y aura aussi une centrale électrique de 600MW », a-t-il précisé, « et 25 000  hectares de terres agricoles produiront de la biomasse pour alimenter la fonderie. »

Il a ajouté que le Royaume-Uni envisageait de s’associer à la Chine pour l’exploitation de la mine de Simandou en Guinée, pour les aider à développer une solution holistique pour développer les infrastructures locales qui profitent largement à la communauté. « L’approche que nous adoptons », a-t-il dit , « est de produire des plans directeurs qui profitent aux communautés pour les 60 prochaines années, ce que nous faisons en Angola. Quand le projet minier sera réalisé, les infrastructures continueront à profiter à toute la région. »

Francis Gatare, PDG de l’Office des mines, du pétrole et du gaz du Rwanda, a déclaré que la coopération entre le Royaume-Uni et le Rwanda  est encore surtout au niveau gouvernemental, mais que le secteur privé prend une part de plus en plus importante.

Il a été rappelé que Londres continuerait à être une plaque tournante majeure pour les investisseurs dans les mines et les infrastructures. La City de Londres restera toujours la capitale financière internationale grâce à l’expertise juridique et technique et les services qu’elle offre.  Le regain d’intérêt du Royaume-Uni pour l’Afrique constitue un développement positif tant pour la Grande Bretagne que le continent africain.

La table ronde s’est déroulée en marge de Mining Indaba, le plus grand rassemblement minier au monde organisé au Cap chaque février.

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Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, hôte du déjeuner annuel des diplomates accrédités en Côte d’Ivoire, a appelé, mercredi 6 février 2018  à Abidjan, les pays membres de la Banque à contribuer à la septième augmentation générale de capital pour permettre à l’institution de réaliser ses objectifs de développement.

Accueillant les diplomates au nom du Conseil d’administration, de la direction et du personnel du Groupe de la Banque, Adesina a partagé avec eux son analyse des performances des économies africaines, les a informés des activités de l’institution et a mis en lumière les problèmes économiques émergents auxquels devront faire face la Banque et le continent.

« La Banque africaine de développement, votre banque, véritable chef de file, se réforme, innove et réalise plus de résultats pour l’Afrique que jamais auparavant. Avec le ferme soutien pour une augmentation générale de capital de la part de notre conseil d’administration, des gouverneurs de la Banque, et de vous les ambassadeurs représentant nos pays actionnaires, l’Afrique connaîtra en effet un avenir beaucoup plus brillant et prometteur », a-t-il déclaré.

Adesina a salué la performance de l’Afrique en notant que le continent reste résilient face aux vents contraires de l’économie mondiale et aux chocs climatiques, comme l’indiquent les Perspectives économiques en Afrique 2018 (https://goo.gl/JQHkFa) de la Banque, rapport publié à Abidjan le 17 janvier 2018.

La croissance moyenne du PIB était de 3,6 % en 2017, contre 2,2 % en 2016, a-t-il déclaré. Dix-huit pays africains ont progressé au-dessus de 5 % en 2017 et 37 autres au-dessus de 3 %. La croissance moyenne du PIB devrait s’accélérer à 4,1 % en 2018 et 2019.

Des impacts impressionnants sur le développement réalisés par la Banque

En 2017, la Banque a réalisé des impacts impressionnants sur le développement. Le High 5 Éclairer l’Afrique (https://goo.gl/xy1DtB) et l’alimenter en énergie a permis à 4,4 millions de personnes d’avoir accès à l’électricité. Le High 5 Nourrir l’Afrique (https://goo.gl/xXLX1S) a doté 8,5 millions d’Africains d’un accès à des technologies agricoles améliorées. Le High 5 Intégrer l’Afrique (https://goo.gl/suRKDM) a permis à 14 millions d’Africains d’avoir un meilleur accès aux transports. Le High 5 Industrialiser l’Afrique (https://goo.gl/19y8sJ) a fourni à 210 000 petites entreprises un accès aux services financiers. Et le High 5 Améliorer la qualité de vie (https://goo.gl/sgP7WZ) des populations africaines a fourni à 8,3 millions d’Africains un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement, a déclaré Adesina.

Le président est également revenu sur d’importantes étapes concernant les réformes en cours de la Banque et ses réalisations au cours de l’année écoulée :

  • avec 7,67 milliards de dollars de décaissement, la Banque a atteint son niveau de décaissement annuel le plus élevé de toute son histoire, tout en conservant son triple A décerné par toutes les grandes agences de notation internationales ;
  • ses investissements de 1,39 milliard de dollars dans le secteur de l’énergie ont couvert 31 opérations dans 23 pays, en augmentation de 30 % par rapport à 2016 ;
  • l’institution a lancé sa plus grande émission obligataire de référence à trois ans d’un montant de 2,5 milliards de dollars, suivie de sa plus grande émission obligataire de référence à cinq ans d’une valeur de 2 milliards de dollars ;
  • en 2016, son revenu net d’exploitation est passé à 556,6 millions de dollars avant de grimper à 855 millions de dollars en 2017, en hausse de près de 54 % par rapport à 2016 et de 73 % par rapport à 2015.

La Banque est à l’avant-garde de la mise en place de l’initiative Du désert à l’électricité pour exploiter l’électricité provenant du soleil dans tout le Sahel. L’initiative devrait permettre la production de 10 000 MW d’électricité, de connecter 250 millions de personnes à l’électricité, dont 75 millions de personnes aux systèmes hors réseau.

Une généreuse augmentation de capital générale permettra à la Banque de faire plus

La Banque « se réforme, innove et joue un rôle de chef de file », grâce au soutien solide qu’elle reçoit de ses pays membres, s’est félicité Adesina, estimant qu’un tel soutien sera encore plus nécessaire lors de l’augmentation générale du capital pour aider la Banque à faire plus pour l’Afrique.

« Au moment où nous devons tous soutenir plus vigoureusement l’Afrique en vue de la réalisation des Objectifs de développement durable, la Banque a besoin de plus de ressources, et ce par le biais d’une augmentation générale du capital. Le message n’aurait pas pu être entendu plus clairement que lors de la récente visite, à la Banque, des ministres et gouverneurs de la Banque africaine de développement représentant l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. Ils ont unanimement apporté leur soutien à l’augmentation générale du capital de la Banque », a-t-il apprécié.

« Le soutien de tous les actionnaires sera crucial pour l’augmentation générale du capital de la Banque. Notre institution devrait faire plus pour l’Afrique et nous travaillons avec ardeur pour réorganiser la Banque, la mettre dans une position beaucoup plus forte, et la doter d’un personnel plus compétent et d’une capacité institutionnelle pour faire davantage… mieux et plus vite. Sur la foi de notre capacité d’exécution passée et actuelle, vous pouvez compter sur ce dont nous serons capables dans les prochaines années », a promis Adesina.

Johannesburg accueillera l’Africa Investment Forum en novembre 2018

Pour inciter les fonds de pension africains et mondiaux, les fonds souverains et les investisseurs institutionnels pour investir en Afrique, la Banque a lancé le Africa Investment Forum (AIF) qui se tiendra du 7 au 9 novembre à Johannesburg, en Afrique du Sud. Ce forum transactionnel devrait devenir le premier marché de l’investissement en Afrique, a indiqué Adesina, notant que plusieurs institutions homologues ont manifesté leur intérêt à participer à ce qui pourrait devenir le plus grand accélérateur d’investissement du secteur privé en Afrique.

Dans sa réponse, le doyen du corps diplomatique, le nonce apostolique en Côte d’Ivoire, Mgr Joseph Spitieri, a félicité Adesina pour son 58e anniversaire et a félicité la Banque pour avoir aidé à sortir les gens de la pauvreté.

« Le succès de votre stratégie synthétisée dans les High 5 témoigne de votre engagement à aider les gens en Afrique et à réduire la pauvreté », a déclaré le représentant du Vatican.

« Nous souhaitons plein succès à la Banque dans ses efforts pour améliorer le sort des personnes les plus démunies d’Afrique », a-t-il ajouté.

Lire le discours : http://bit.ly/2Bf1ErJ

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Selon l’agence d’information financière africaine Ecofin, le cabinet Deloitte vient de publier son rapport 2017 sur les tendances au niveau des infrastructures en Afrique.

D’après ce rapport de 52 pages, le sous-secteur du transport est celui qui a concentré le plus d’investissements sur l’ensemble de l’année écoulée.Le document en question  indique que, comparativement à 2016, les investissements de plus de 50 millions de dollars dans le domaine des infrastructures ont connu une hausse de 5,9% en 2017. Cela a entraîné une croissance du nombre des projets d’investissement dans le sous-secteur du transport, qui s’est chiffré à 36% des investissements totaux, devant les projets immobiliers (22,4%) et l’énergie (19,1%).

Cette dynamique, selon le rapport, a été impulsée par la forte volonté des pays africains de promouvoir le commerce intérieur.

Cette tendance s’est particulièrement manifestée dans l’espace du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa) dont le montant total des échanges internes a été estimé à 10 milliards de dollars en 2016, contre 1,5 milliard de dollars en 2000. Des pays comme l’Ethiopie, Djibouti ou encore le Kenya sont les véritables moteurs de cette tendance dans la région.

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C’est sous le haut patronage du chef du gouvernement, en présence de nombreuses personnalités du monde de l’économie, de cadres et décideurs africains, plusieurs ministres d’investissement, de coopération internationale et de commerce africains, plusieurs agences d’investissement, ainsi que les patrons des institutions financières panafricaines et internationales, de CEO et d’experts que Tunisia – Africa Business Council organise la conférence internationale FITA « Financing, Investment and Trade in Africa » les 06-07 février 2018 à l’hôtel le Palace, Gammarth.

La première édition de FITA 2018 est organisée en partenariat avec le ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, le ministère du Commerce, le ministère des Affaires étrangères, le CEPEX et la FIPA, autour des mécanismes de financement des opérateurs économiques en Afrique et  aura comme objectifs stratégiques :

  • Un Etat de l’Art du financement du Commerce et de l’Investissement, que ce soit en Tunisie ou en Afrique généralement
  • Une présentation des offres et mécanismes de financement sur le continent Africain
  • Un espace d’opportunités et de rencontres entre organismes panafricains de développement économique, banquier, capital-risqueur, fonds d’investissement et experts.
  • Une présentation de solutions financières alternatives émergentes – capital développement, crowdfunding, assurance-crédit – pouvant intervenir en complément de l’offre bancaire traditionnelle Africaine.
  • Un rapprochement entre les banques Tunisiennes et leurs homologues panafricaines pour faciliter l’accès aux services financiers en Afrique.

Cette première édition sera l’occasion aussi pour le Soudan, le Bénin, le Sénégal, le Niger, la Guinée Conakry, le Burkina Faso, Djibouti et le Cameroun de présenter leur Plans de Développement Economique, les projets d’investissements structurants, en particulier en PPP.

Plusieurs institutions financières ont confirmé leur présence à FITA2018 : Il s’agit de la Banque Africaine de développement (BAD), BID, ITFC, ICIEC, Afreximbank, Bank of Africa, Africinvest, IFC/Banque Mondiale, Sonibank qui est filiale de la tunisienne STB, Société Générale, Berd, SF Capital du Sénégal  et  HIP de Londres. Les banques tunisiennes de la place, les fonds d’investissement et les assurances seront aussi au RDV.

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Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, et le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Coopération au Développement, Alexander De Croo, annoncent que la Belgique ouvre 4 nouvelles ambassades. Les bureaux diplomatiques existants à Cotonou (Bénin), Conakry (Guinée), Bamako (Mali), et Niamey (Niger) seront élevés au rang d’ambassade à partir d’aujourd’hui. Notre pays démontre ainsi l’importance qu’il attache aux relations avec ces pays et à la situation dans la région.

L’élévation renforce tous les domaines de la politique étrangère belge dans une approche globale: la coopération bilatérale, la diplomatie, la coopération au développement, la défense, la sécurité et la justice. Tous ces domaines pourront dorénavant être mieux alignés.

En vertu de l’élévation au rang d’ambassade dans ces quatre pays partenaires de la Coopération au Développement belge, notre pays y aura désormais des représentations diplomatiques à part entière. Les ambassades n’exerceront cependant pas de compétences consulaires dans un premier temps. Les postes concernés ont été ouverts à l’origine comme des bureaux de « coopération au développement ».

La conversion s’effectuera à un coût minimal. Les chefs de poste actuels continueront à assurer la direction dans l’intervalle. Ensuite, ils seront remplacés par des ambassadeurs, qui seront désignés lors des prochains mouvements diplomatiques.

L’approche globale était également à la base de la réforme de la Coopération technique belge, l’Agence belge de Coopération au Développement, qui a pris le nom d’ « Enabel » depuis le 1er janvier de cette année.

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La “positive attitude“, des pensées positives, porteuses, c’est sans doute ce qu’il y a de plus difficile à trouver en ce moment en Tunisie. Les citoyens ont certes des raisons de se plaindre (des prix ; des ponctions fiscales ; du sucre en poudre et de l’huile, tous subventionnés, qui ont été planqués par je ne sais qui pour je ne sais quoi ; de l’insécurité ; de l’insalubrité ; des incivilités, etc.), mais il faut aussi reconnaitre que certains se complaisent dans cette sinistrose ambiante, l’entretiennent, la diffusent. Pourtant ce n’est pas faute de tenter de semer de bonnes graines, de tenter d’inoculer le virus de la foi en des lendemains meilleurs, après les années de marasme économique et de turbulences sociales post-révolutionnaires. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, s’y essaye, énergiquement, mais la mayonnaise ne prend pas. La défiance et le défaitisme sont tels que c’est maintenant des économistes français de renom qui s’y collent pour tenter de convaincre les élites et les citoyens qu’il y a, tout de même, des raisons d’espérer, d’y croire encore. Après le vibrant plaidoyer de Lionel Zinsou le 17 janvier 2018, c’est au tour de Jacques Attali de prêcher la bonne parole ce 29 janvier… lui aussi avec moult solutions pratiques !

Si vous voulez réussir, pensez à mettre en place une Tunisie positive, une Tunisie qui travaille pour l’intérêt des générations suivantes et pourquoi pas à établir un plan Tunisie 2030 dans lequel vous inscrirez toutes les stratégies et actions devant servir cette fin“. C’est l’appel adressé aux Tunisiens par l’économiste, écrivain, haut fonctionnaire français et ex-conseiller du président François Mitterrand, Jacques Attali.
Animant, lundi, une conférence économique internationale sur le thème “Evolution de l’économie mondiale et la place de la Tunisie“, Attali estime que “dans un contexte incertain où la probabilité de mettre en place un état de droit planétaire est encore difficile à prévoir, ce qui fait la place relative d’un pays, c’est d’abord sa capacité à établir un Etat de droit stable, à connaitre ses atouts (position géographique, histoire, ressources naturelles…) et à être positif“.
Et d’expliquer “une économie positive c’est une économie qui travaille dans l’intérêt des générations suivantes. Un pays ne peut avancer que s’il est positif ; c’est-à-dire lorsque chacune des décisions qu’il prend doit servir l’intérêt des générations à venir. Plus un pays est positif, plus son niveau de vie est élevé, plus il résiste aux crises et plus le bien-être y est généralisé“.

Toujours selon l’économiste français, la Tunisie dispose d’une multitude d’atouts, dont son contact direct avec la mer. “Tournez-vous vers la mer“, a-t-il dit. “La mer comme enjeu stratégique, comme une source de l’histoire mais aussi d’avenir. Votre port en eaux profondes constitue un enjeu absolument stratégique. Vous devez l’accomplir le mieux, le plus vite et le plus vaste possible“, a-t-il ajouté.
Et de poursuivre “la question pour vous sera, quels seront les ports qui relieront, dans le futur, l’Europe à l’Afrique. Est-ce celui de Tanger seulement ? Ou y aura-t-il un port tunisien qui assurera aussi cette liaison ?
Un autre atout de la Tunisie, selon Attali, c’est l’Afrique. Et de recommander “tournez-vous vers le sud. Il n’est pas normal que vous ne soyez pas encore membre de la COMESA. Il n’est pas normal non plus que vous n’avez pas assez développé votre présence (banques, institutions, compagnie aérienne…) sur un marché de 2 milliards et demi d’habitants dans 30 ans“.

Parmi les avantages de la Tunisie figurent également, selon l’ex-conseiller de François Mitterrand “son appartenance à la francophonie, mais aussi au monde arabe dont le potentiel de développement est gigantesque et pour lequel la Tunisie pourrait incarner la volonté de modernité“.
L’économiste français a également évoqué la dimension européenne de la Tunisie, soulignant à ce sujet : “vous faites partie de l’Europe en quelques sorte. Le destin de l’Europe dépend de ce qui se passe en Afrique, et donc de ce qui se passe en Tunisie. Aider la Tunisie n’est pas un acte altruiste mais un acte rationnel, voire un acte égoïste. Le développement de la Tunisie c’est la condition de maintien de la société occidentale. La Tunisie étant l’un des points de passage pour les immenses potentialités africaines“.

L’expérience tunisienne, si elle réussit, sera un signe d’espoir pour le monde entier. Si elle échoue, ce sera un signe de catastrophe“, a-t-il aussi estimé.
L’économiste français est aussi revenu sur le contexte général de l’économie mondiale. “Le contexte est un contexte de très grande croissance potentielle du monde. Si on regarde le monde comme s’il était un seul pays, tous les facteurs de croissance à long-terme sont réunis“, a-t-il conclu.

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« Gagner la lutte contre la corruption : un chemin durable vers la transformation de l’Afrique ». C’est le thème du 30ème sommet de l’Union Africaine qui a débuté à Addis Abéba, le 28 janvier 2018, lequel sera d’ailleurs le thème majeur de l’UA durant cette année 2018. Les travaux, qui se tiennent à l’auditorium Nelson Mandela, sont présidés par le Chef de l’Etat du Rwanda, Paul Kagame, désigné par ses pairs en juillet 2017, celui qui, par ailleurs, a dirigé les travaux de la commission en charge des réformes des institutionnelles et financières de l’UA.
Sur la lutte contre la corruption, thème majeur du sommet, le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a déclaré que « chaque année, la corruption entraîne un manque à gagner de 50 milliards USD pour tous les Etats. Elle constitue un frein au développement, et une source de conflits sociaux et d’instabilité politique. L’année 2018 sera celle du renforcement de l’action des Etats africains, sur la base de la Convention sur la prévention et la lutte contre la corruption, signée en 2003. »

Parmi les autres grands dossiers du sommet figurent la mise en place de la Zone de libre-échange au niveau de toute l’Afrique, un vaste marché de 1,2 milliards de consommateurs, et, parallèlement à la ZLE, figure aussi le projet d’ouverture du ciel africain en termes de transports aérien, pour plus de connectivité, avec un objectif de 300 millions de passagers à l’horizon 2035. Le 30ème sommet examinera également le dossier des réformes institutionnelles et financières de l’UA, dont la commission en charge des études est dirigée par l’actuel Président en exercice, le Chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame ; il a été rappelé, à cet effet, qu’à l’heure actuelle, 80% du budget de l’UA proviennent de sources extérieures à l’Afrique.

Auparavant, en tout début de matinée, les Chefs d’Etat et de Gouvernement, ont examiné, lors d’un petit déjeuner de travail, la question genre au sein de l’Union Africaine, notamment l’accès des femmes aux hautes fonctions de responsabilité au sein de l’UA. Il a été indiqué qu’entre 2012 et 2016, le nombre de femmes occupant de tels postes est passé de 29 à 42%.

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Journée riche en contritions, mea culpa et regrets de la part du président américain, Donald Trump. Après avoir présenté ses excuses pour avoir retweeté des vidéos islamophobes, le voilà qui fait les yeux doux aux pays africains, qu’il a profondément heurtés en qualifiant certains d’entre eux de “pays de merde“, selon un des parlementaires qui assistaient à cette fameuse réunion dans le Bureau ovale. Trump qui recevait ce vendredi, en marge du Forum économique mondial de Davos (en Suisse), le chef de l’Etat rwandais Paul Kagame, président en exercice de l’Union Africaine (UA), lui a demandé de faire part de “ses sentiments chaleureux” aux dirigeants du continent, rapporte l’AFP.

A noter que l’UA, qui sera en conclave ces 28 et 29 janvier dans la capitale éthiopienne, Addis Abeba, s’était insurgée mi-janvier contre les remarques “blessantes” de Trump.
“Je sais que vous (ndlr l’Union africaine) vous réunissez bientôt, et je vous prie de transmettre mes sentiments chaleureux” aux président africains, a-t-il dit. Il en a rajouté une louche en couvrant Kagame de compliments, parlant d'”excellente discussion“, “absolument merveilleuse” avec le chef d’Etat africain qu’il a eu le “grand honneur” de recevoir.

Les ambassadeurs du groupe africain à l’ONU avaient vertement réagi à la sortie du président américain en exigeant “rétractation” et “excuses“. Le Sénégal et le Bostwana étaient même allés jusqu’à convoquer l’ambassadeur américain. Mais puisque Trump a fait amende honorable et tendu la main aux Africains, l’affaire devrait en rester là, pour soigner les intérêts de toutes les parties…

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La 32ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union Africaine (UA) s’est ouverte ce matin du jeudi 25 janvier 2018 à Adis-Abeba et se tiendra sur deux jours en prélude à la 30ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et du gouvernement (28-29 janvier). A cette occasion, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat,   a exprimé dans une allocution d’ouverture la colère et l’indignation des nations africaines face aux messages «méprisants et racistes» du Président américain, Donald Trump. Le président de la commission de l’UA a déclaré à ce propos “les Africains restent profondément choqués par les messages de mépris, de haine, de marginalisation et d’exclusion de l’Afrique véhiculés par les déclarations du président des Etats-Unis”. Moussa Faki Mahamat a ajouté que l’Afrique ne pourrait se taire face à une politique américaine qui cultive la haine et l’exclusion. Il a signalé que ces déclarations du président Trump sont venues suite à d’autres décisions «déraisonnables» de Washington tel que le transfert de l’ambassade américaine à Jésusalem et la réduction des contributions des Etats-Unis au budget de maintien de la paix à l’échelle mondiale. «Cela est un signal négatif sur l’évolution du multilatéralisme des relations entre l’Amérique et le continent Africain».

Rappelons que lors d’une réunion avec plusieurs sénateurs le 12 janvier denier, concernant les questions d’immigration, Trump avait utilisé des termes «méprisants» en référence à des pays d’Afrique ainsi qu’à Haïti ou le Salvador, les qualifiant de «Pays de merde».

Un concert d’indignations s’était déclenché suite à ces propos jugés “racistes»«choquants et honteux».

Moussa Faki Mahamat a rappelé que «l’‘Afrique ne se taira pas et exige des excuses et des rétractations du président des Etats-Unis».

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Selon des informations relatées par l’agence d’information chinoise Xinhua , l’Union Africaine va démarrer la phase opérationnelle du projet de création d’un marché unique du transport aérien africain (MUTAA), à partir du 28 janvier prochain.

Ce lancement qui se fera en marge du sommet de l’UA qui se tient actuellement à Addis-Abeba, entre dans le cadre des projets inscrits dans l’Agenda 2063 de l’institution.

Le MUTAA devrait permettre d’accélérer l’intégration économique du continent, à travers un renforcement de la connectivité entre les pays, et stimuler la croissance dans les secteurs du commerce et du tourisme.

A terme, ce marché unique devrait générer plus de 300 000 emplois directs et 2 millions indirects dans un secteur qui en mobilise actuellement 8 millions sur le continent, selon les responsables de l’institution panafricaine.

Toujours selon la même source, l’Union Africaine espère ainsi booster la croissance du continent, grâce à ce projet.

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La Tunisie participera, en tant qu’invitée d’honneur, le 22 janvier 2018 à Berlin au 4ème forum agroalimentaire germano-africain sur le thème “Les opportunités et les défis de la chaîne de valeur, de l’agriculture à l’agro-alimentaire et à la distribution” .
Le ministre de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, Samir Taieb, présentera à l’occasion de ce forum, qui se tient dans le cadre de la 83ème semaine internationale verte (IGW), les avantages de la destination tunisienne.
Il passera également en revue les incitations adoptées dans le cadre de la loi sur l’investissement et à même de favoriser le développement des investissements allemands en Tunisie.

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Pour sa quatrième édition, le sommet Powering Africa (www.PoweringAfrica-Summit.com) se tiendra au Marriott Marquis Hotel, à Washington, du 28 février au 2 mars 2018. On y débattra des opportunités de mise en œuvre de projets énergétiques sur le continent africain et des investissements associés.

Les agences intergouvernementales américaines qui ont confirmé leur présence au sommet, notamment OPIC, Power Africa et USAID, élargissent leurs objectifs pour le continent africain, et renforcent leur implication dans le développement de projets à partir d’un éventail plus varié de technologies.

Lors des nombreuses conversations avec EnergyNet, le Département d’État et le Département de l’Énergie ont clairement exprimé leur détermination à s’impliquer davantage en Afrique, à travers la promotion de partenariats commerciaux et en faisant avancer les accords à un rythme accéléré, qui sera adapté pour aider à surmonter plus efficacement les goulots d’étranglement.

Alors que le marché a connu des ralentissements dans certaines économies clés, l’Ouganda, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Zambie et le Ghana sont en plein essor avec des projets tels que l’oléoduc Ouganda-Tanzanie, un projet de plusieurs milliards de dollars qui suscite un vif intérêt chez les investisseurs.

Simon Gosling, directeur général d’EnergyNet, déclare :

« Au cours des 24 derniers mois, l’Afrique du Sud s’est efforcée de finaliser les PEI renouvelables. Ces projets progressent maintenant en raison de la localisation accrue et de l’engagement de la BPE, ce qui permettra enfin la signature de ces PPA dans les semaines à venir. Cela déclenchera le Programme GAS IPP, qui offrira une excellente opportunité aux investisseurs étrangers et aux fournisseurs de gaz, tout en transformant le développement du pays.

Lors d’un récent voyage en Afrique du Sud, le secrétaire d’État américain à l’Énergie, Rick Perry, a expliqué comment l’énergie améliorait la sécurité des jeunes. Un corollaire évident est la manière dont une sécurité accrue améliore la confiance, qui favorise un meilleur apprentissage, des idées et des emplois plus solides et, en fin de compte, un consommateur mieux préparé et plus compétent, ce qui permettra d’éclairer réellement l’ensemble du continent. “

De ce point de vue, l’Afrique devrait être encouragée à négocier un plus grand volume d’accords, et un nombre important de ces conversations commenceront lors du 4e sommet Powering Africa.

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Le rapport annuel 2013 du groupe de la Banque africaine de développement

Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a plaidé pour une accélération de l’industrialisation de l’Afrique, afin de créer des emplois, réduire la pauvreté et d’encourager une croissance économique inclusive.

En lançant l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique (http://APO.af/irnYkv) l’une des publications phares de la Banque, dévoilée mercredi 17 janvier 2018, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, Akinwumi Adesina a indiqué que les projets d’infrastructures sont au nombre des investissements les plus rentables qu’une entreprise puisse faire, car ils peuvent « sensiblement contribuer à stimuler et à soutenir la croissance économique d’un pays. Les infrastructures, quand elles sont bien gérées, fournissent les ressources financières pour faire tout le reste. »

Parce que la diversification économique est la clé pour résoudre quantité des difficultés auxquelles se heurte le continent, le président de la Banque africaine de développement a appelé les gouvernements africains à encourager une transition vers les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, notamment dans les zones rurales, où réside 70% de la population du continent.

« L’agriculture doit être à l’avant-garde de l’industrialisation de l’Afrique », a-t-il déclaré, ajoutant que des sources d’énergie intégrées et des infrastructures de transport adaptées faciliteraient l’intégration économique, appuieraient le développement de la chaîne de valeur agricole et les économies d’échelle qui sont les moteurs de l’industrialisation.

Face à l’auditoire, composé de décideurs politiques et de membres du corps diplomatique présents en Côte d’Ivoire, Adesina a argué que la diversification économique via l’industrialisation, assortie d’investissements matériels en capital humain, permettra à la population des jeunes du continent, en plein essor, de réussir la transition vers des secteurs productifs axés sur les technologies.

Akinwumi Adesina a également argué que l’industrialisation de l’Afrique pourrait avoir un effet “gagnant-gagnant” – relativement méconnu – dans les pays développés, citant pour se faire le rapport qui note que « l’augmentation de la part de l’industrie dans le PIB africain (ainsi que dans d’autres pays moins avancés) pourrait stimuler les investissements dans le G20 d’environ 485 milliards de dollars et dans la consommation des ménages d’environ 1 400 milliards de dollars. »

Le président de la Banque a mis en avant différentes solutions novatrices grâce auxquelles les pays d’Afrique pourraient générer des capitaux en faveur du développement des infrastructures, tout en faisant part de l’action que poursuit la Banque à travers ses High 5 (http://APO.af/xjqhmW) son ambitieux programme de développement pour remédier les problèmes évoqués dans le rapport.

Et le président de la Banque a annoncé que la Banque organiserait le Forum de l’investissement en Afrique les 7 et 8 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, afin de mobiliser des fonds destinés au développement des infrastructures, de combler un déficit de financement de 130 à 170 milliards par an – en hausse par rapport aux estimations antérieures qui faisaient état de 100 milliards de dollars par an.
Les nouvelles estimations de déficit de financement des infrastructures et les solutions novatrices grâce auxquelles les pays d’Afrique peuvent recueillir des fonds pour financer le développement de leurs infrastructures, figurent parmi les points forts de l’édition 2018 du rapport, dont le lancement a eu lieu au siège de la Banque à Abidjan – une première en quinze années d’existence.

Publié pour la première fois en 2003, Perspectives économiques en Afrique, (http://APO.af/UJVw6V) était lancé tous les ans au mois de mai, principalement dans différentes capitales africaines, hors du siège de la Banque.

Perspectives économiques en Afrique est devenu le rapport phare de la Banque africaine de développement, ainsi que l’a souligné Célestin Monga, chef-économiste et vice-président de la Banque, chargé de la gouvernance économique et gestion du savoir, en ce qu’il fournit des données et des documents de référence sur le développement de l’Afrique d’un intérêt certain pour les chercheurs, investisseurs, organisations de la société civile, partenaires au développement et les journalistes.

L’édition de cette année porte sur le développement macroéconomique et les changements structurels en Afrique, outre l’état des lieux dressé pour les perspectives économiques en 2018. Le rapport souligne la nécessité de développer les infrastructures africaines et recommande de nouvelles stratégies et des outils financiers innovants, que les pays peuvent envisager d’utiliser en fonction de leur niveau de développement et de leur contexte spécifique.

« La Banque publiera des Perspectives économiques régionales en Afrique pour les cinq sous-régions de l’Afrique », a indiqué Abebe Shimeles, directeur par intérim de la politique macroéconomique, des prévisions et de la recherche à la Banque. Ces rapports autonomes et indépendants, qui devraient être rendus publics lors des prochaines Assemblées annuelles de la Banque, en mai 2018, porteront sur les domaines de préoccupation prioritaires de chacune des sous-régions et fourniront une analyse du paysage économique et social – entre autres enjeux.

Des membres du corps diplomatique présent en Côte d’Ivoire, des représentants d’organisations internationales et de banques multilatérales de développement, de la société civile et de nombreux journalistes étaient présents au lancement et à la présentation de la publication, un évènement modérée par le directeur de la communication et des relations extérieures de la Banque, Victor Oladokun.

Le rapport est publié tous les ans par la Banque africaine de développement ; il est disponible dans son intégralité en anglais, en français et en portugais sur www.AfDB.org/aeo.

Hashtag officiel : #2018AEO

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Dans une salle archi comble, jusque dans les allées, preuve que l’Afrique intéresse et de plus en plus, le Directeur général de l’UIB (Union internationale de banques), Mondher Ghazali, a ouvert la deuxième édition de “Société Générale Africa Business Network“. La ferveur était au rendez-vous à l’hôtel Résidence de Gammarth, hier mercredi 17 janvier 2018 dans la soirée, à la faveur des nombreuses opportunités que recèle un contient qui a affiché une très forte croissance entre 2008 et 2014, le meilleur taux dans le monde après l’Asie, qui a bien résisté aux soubresauts de 2014-2017 et qui gardera sa vitalité économique dans les années à venir, prédit Clément Gillet, économiste au sein du Groupe. L’expertise et le savoir-faire de la SG en Afrique, où il opère depuis plus de 100 ans, dans 18 pays, sont donc forcément des éléments qui suscitent l’intérêt des clients, entrepreneurs et opérateurs désirant s’implanter dans ce continent.

L’Afrique c’est nous” a déclaré le DG de l’UIB, pour signifier un ancrage territorial très fort et une dynamique pour accompagner les opérateurs locaux. C’est ainsi que le Groupe a enregistré dernièrement 40 nouveaux comptes en Côte d’Ivoire et en Algérie, une illustration de la vigueur de l’économie du continent. Yann De Nanteuil, directeur-adjoint de la région Afrique du Groupe, a également évoqué les orientations de la SG en déclarant que “l’Afrique est un pole de croissance essentielle” pour le Groupe. Il a ajouté que la SG a l’intention d’y rester, de s’y développer. Il a fait savoir que l’Afrique pèse actuellement 4% dans le chiffre d’affaires du Groupe et que l’objectif fixé est une croissance de 8% par an, un chiffre à la portée vu le très gros potentiel du continent.

L’ouverture du capital à des nationaux dans la plupart des nations où la SG est présente fait partie de ses spécificités. Le volonté d’investir dans le capital local se manifeste par la mise en place de fonds pour soutenir les économies nationales. “On ne peut imaginer être quelque part sans aider les investisseurs locaux à développer leur entreprises“, a affirmé De Nanteuil. En plus cet appui prend la forme de services sur mesure, étalonnés sur les besoins réels du client. Une autre particularité du Groupe : L’interlocuteur unique, pour s’assurer, de bout en bout, que l’efficacité et les résultats seront au rendez-vous.

La Tunisie a une place majeure dans cette stratégie. L’UIB, “une banque tunisienne“, pèse lourd dans les revenus du Groupe, mais ce n’est pas tout, le pays dispose également de ressources humaines dont le savoir-faire et les compétences font la réputation au delà-des frontières. Ce sont autant de leviers pour assurer la réussite économique de la Tunisie, dans un continent prospère.

Quid de la triptyque diplomatie économique-banque-investisseurs ?

L’Afrique est dans toutes les têtes. La Tunisie, qui va intégrer prochainement le COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe) et a manifesté sa volonté de rejoindre la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), aspire à bâtir son avenir en Afrique. Dans ce sens, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a fait une tournée au Niger, au Mali et au Burkina Faso, en avril 2017, à laquelle l’UIB a activement participé. Elle s’est également associée à la visite du ministre de l’Industrie et du Commerce en Côte d’Ivoire en mars 2017, en compagnie d’une délégation de la CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie), ainsi qu’à plusieurs autres délégations commerciales qui se sont rendues en Mauritanie et au Bénin.  L’objectif est le même dans tous ces déplacements : Mettre à la disposition des hommes d’affaires tunisiens le réseau très étoffé de la Société Générale.

Les perspectives économiques du continent sont assises sur 3 piliers : Des ressources naturelles très conséquentes, l’atout démographique (une forte proportion de jeunes) et une économie informelle qui migre vers le formel, grossissant les flux financiers et dopant les investissements. Cette dynamique a permis l’émergence de vrais champions de la croissance en Afrique subsaharienne, tels que le Sénégal, dont le taux dépasse 6%, la Côte d’Ivoire dont l’embellie n’a pas été cassée par la chute des cours du cacao, le Ghana, etc. L’UIB et son Groupe sont très bien outillés pour être aux premières loges dans le train du développement de l’Afrique. Kamel Néji, l’ex-DG de l’UIB, a confié à Africanmanager : “Nous on est des banquiers (…). On ne sera certainement pas les derniers de la classe“…

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