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Au Bénin, le gouvernement prévoit d’injecter plus de 470,1 milliards FCFA (environ 845 millions $) dans 277 projets socio-économiques. Selon les données dévoilées par l’agence d’information économique africaine, les fonds seront débloqués dans le cadre du Programme d’investissement public (PIP) de 2018.

A cet effet, les ressources nécessaires à la réalisation de ces projets proviendront essentiellement du budget national qui y contribuera à hauteur de 244,4 milliards FCFA soit 52%, pour le financement de 129 projets. Le reste est constitué de ressources extérieures d’une valeur de 225,7 milliards FCFA qui devraient permettre de financer 98 projets, dont 76 projets cofinancés et 22 sur ressources extérieures exclusivement.

L’objectif visé par le gouvernement béninois, à travers ce Programme d’investissement public, est de poursuivre la mise en œuvre des politiques et stratégies de renforcement du capital humain, d’assurer la poursuite et l’achèvement des chantiers en cours (Routes et BTP), d’accélérer et de renforcer le développement local et l’autonomie énergétique, détaille la même source .

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La KfW, la Banque allemande de développement, et l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ACA) ont annoncé, en marge du sommet African Investment Exchange: Power and Renewables, la création d’un nouvel instrument pour soutenir les projets d’énergies renouvelables en Afrique subsaharienne destinés aux projets d’électricité verte de tailles réduite et moyenne (jusqu’à 50 MW).

La facilité a été conçue pour apporter une solution viable à l’un des défis majeurs auxquels sont confrontés les producteurs d’électricité indépendants qui opèrent en Afrique, c’est-à-dire l’exigence de fournir aux prêteurs une garantie de liquidité. Le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) financera la facilité, à travers la KfW, à hauteur de 32,9 millions d’euros. L’objectif est de permettre aux projets d’énergie renouvelable de tailles réduite et moyenne en Afrique d’atteindre le bouclage financier en satisfaisant aux exigences posées par les prêteurs en matière de liquidité pour financer de tels projets.

Le lancement de la nouvelle facilité survient à un moment favorable, alors que des marchés émergents attirent des investissements record dans le secteur des énergies renouvelables. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit une croissance de 73 % (24,4 GW) de la capacité de l’Afrique subsaharienne en énergies renouvelables d’ici 2022. Par ailleurs, les projets de taille moyenne sont considérés comme une solution potentielle au déficit énergétique dont souffre l’Afrique, car ils sont plus faciles à mettre en œuvre et capables de répondre aux besoins en énergie à la source. Néanmoins, de tels projets butent sur une difficulté majeure : l’accès aux types de garanties nécessaires pour atteindre le bouclage financier. Grâce à cette facilité, des liquidités immédiates seront injectées pour permettre aux PEI de se maintenir à flot en cas de retards de paiement au-delà des délais de grâce accordés dans la convention d’achat d’électricité.

Günther Nooke, représentant personnel de la chancelière allemande pour l’Afrique, BMZ, a déclaré : « La facilité de soutien de liquidité régionale vise à relever un défi clé en matière de financement de projets d’énergie renouvelable et d’atténuation des risques pour les investissements dans le secteur privé. Nous sommes heureux d’assurer le financement de cet instrument innovant qui témoigne de l’engagement de l’Allemagne à soutenir les objectifs de l’Initiative de l’Afrique sur les énergies renouvelables (IAER) ».

La RLSF est conçue pour aider les producteurs d’électricité indépendants (PEI) à réaliser des projets d’énergie renouvelable en Afrique, grâce à l’obtention des liquidités nécessaires en cas de retards de paiement de leur acheteur (souvent une entité publique). La facilité fournira une garantie en espèces immédiate étayée par la caution d’une banque commerciale qui ouvrira une lettre de crédit standby au bénéfice du PEI. Le montant consenti permettra au PEI d’opérer et d’honorer la dette pendant une période pouvant aller jusqu’à 6 mois. De plus, contrairement à la plupart des lettres de crédit pour les PEI (dont les échéances sont généralement fixées à 12 mois), la facilité est conçue pour rester en place plusieurs années.

M. Thomas Duve, directeur de la KfW pour l’Afrique australe et les fonds régionaux, a déclaré : « Nous sommes très heureux de collaborer avec l’ACA sur cet instrument innovant. La RLSF est un concept solide axé sur le marché qui va dans le sens de la stratégie de la KfW, visant à soutenir et à exploiter les ressources des partenaires locaux et du secteur privé ».

La facilité, associée à la gamme traditionnelle de l’ACA de produits d’assurance contre les risques commerciaux et politiques (en particulier la décision arbitrale de l’ACA sur la couverture de défaut), dote cette entité de la capacité de couvrir l’ensemble des risques financiers et politiques auxquels font face les investisseurs dans le cadre de tels projets.

Lors du lancement, John Lentaigne, directeur de la souscription de l’ACA, a affirmé : « Nous sommes très heureux de travailler avec le gouvernement allemand, représenté par la KfW, sur une initiative qui cible directement l’un des principaux obstacles au financement de projets d’énergie verte en Afrique ».

Jef Vincent, conseiller principal auprès de l’ACA, en charge de la mise en œuvre initiale de la facilité, a ajouté : « Contrairement à certaines solutions alternatives au problème de la liquidité, la garantie de l’ACA (fournie à travers la RLSF) n’exigera pas une contre-garantie de la part du ministère des Finances compétent. Nous sommes donc convaincus de l’utilité de cet outil pour les projets que nous comptons soutenir ».

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C’est donc désormais officiel, après la confirmation de ce qui a été écrit en Tunisie par le journaliste Mustapha Machat et par notre journal Africanmanager, par le DG du groupe bancaire français BPCE. Le groupe français se désengagera d’un certain nombre de pays africains et la banque tunisienne BTK (Banque tuniso-koweitienne) sera bel et bien vendue. «Le Groupe BPCE va rechercher un partenaire pour ses banques africaines. (…) Après examen des conclusions de notre revue stratégique sur la banque de détail à l’international, le Conseil de surveillance du Groupe BPCE a décidé de rechercher un partenaire financier et industriel permettant de développer l’activité de ces banques en Afrique», a annoncé le DG de BPCE International Jean-Pierre Levayer au site «agenceecofin.com» et qui cite à ce propos «la BTK en Tunisie, la BICEC au Cameroun, la BCI au Congo, la BMOI à Madagascar et la Banque des Mascareignes à Maurice».

Cela remet en question la déclaration du DG de la BTK, Bernard Fremont, lorsqu’il disait que la dernière augmentation de capital, à laquelle a heureusement participé la Tunisie pour sauvegarder ses parts dans le capital et sauvegarder ses parts dans la vente, n’avait pour but que «d’asseoir sa solidité financière. Après ces années 2016 et 2017 marquées par un travail d’assainissement et de remise aux normes, cette augmentation de capital donne à la BTK les moyens d’un développement sain et durable, lui permettant de contribuer pleinement au développement de l’économie tunisienne», disait-il.

La vente donc aura lieu. On ne sait pas quand et on ne sait pas qui sera le nouvel acquéreur. Plus important, et c’est ce qu’on comprend de cette déclaration, la vente ne concernera pas que la BTK, mais toutes les filiales bancaires de la BPCE dans cinq pays africains, dont la Tunisie. La vente, aussi, ne se fera pas banque par banque, mais en bloc. Le prochain acquéreur achètera donc toutes les filiales dans les 5 pays (Tunisie, Cameroun, Congo, Madagascar et Maurice).

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Le Maroc, on le sait, a fait résolument le choix de l’Afrique pour son devenir économique ; le roi, Mohammed VI, l’a clairement dit et se comporte en tant que tel sur le continent niveau, et le niveau des échanges commerciaux avec l’Afrique subsaharienne le démontre. Chose nouvelle : La France, qui dispute à l’Espagne la place de premier partenaire commercial du royaume chérifien, va accompagner la dynamique de ce dernier en Afrique. Le Premier ministre français, Edouard Philippe, en visite actuellement au Maroc, l’a affirmé ce jeudi 16 novembre à l’occasion du Forum économique Maroc-France, rapporte Le360.

Pour Philippe, il est question de densifier la coopération économique entre les deux nations, notamment en haussant le niveau d’implication des PME françaises mais aussi de mener des initiatives communes pour saisir les opportunités sur le continent africain.

Le chef du gouvernement marocain, Saad-Eddine El Othmani, a corroboré les propos de son homologue français, en parlant de l’Afrique comme “la famille naturelle du royaume” et en soulignant que la nouvelle voie dessinée par Philippe soigne les intérêts des deux nations…

Meriem Bensalah Cheqroun, la présidente de la CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc), a confié à la presse à l’occasion que les secteurs privés des deux pays sont déjà l’oeuvre pour identifier les niches et segments à même de renforcer les liens, générer plus d’emplois et de la valeur ajoutée profitables aux deux partenaires.

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  • *L’économie rebondit après une année difficile
  • *Le gaz est le nouveau pétrole de l’Afrique de l’Ouest
  • *L’Afrique joue un rôle de plus en plus important dans la fintech

L’édition 2017 du Guide Taux, Devises et Matières premières (FICC) du service Recherche d’Ecobank, qui propose des informations et une analyse des marchés africains destinées aux investisseurs et aux entreprises, a été lancée aujourd’hui sur le site AfricaFICC. Annonçant des perspectives positives pour le continent, il prévoit que trois principales tendances se confirment lors des 12 prochains mois.

La première tendance indique un rebond économique en Afrique subsaharienne, (https://goo.gl/iyHHHG), dû à une reprise des puissances économiques de la région, le Nigeria et l’Afrique du Sud, et à la croissance continue des pays qui affichent de bons résultats, c’est-à-dire l’Éthiopie, la Côte d’Ivoire et, plus récemment, le Ghana.

  • La croissance sera stimulée par une hausse de la production pétrolière (notamment au Ghana, dans la République du Congo, au Nigeria et en Angola), renforçant les investissements dans les infrastructures en Afrique de l’Ouest et de l’Est. L’amélioration des conditions météorologiques laissent présager de meilleures récoltes.
  • Le renforcement de l’activité économique et un regain modéré des prix du pétrole et des minerais contribueront à réduire le déficit des transactions courantes, mais la pression sur les devises de l’Afrique subsaharienne va subsister.

La deuxième tendance émergente est celle de l’essor du secteur gazier en Afrique de l’Ouest en 2018, (https://goo.gl/ywrt3D) du Sénégal à l’Angola, avec le développement de gazoducs, de plateformes flottantes de gaz naturel liquéfié (FLNG) et de vastes projets de gisements gaziers.

  • Les gouvernements du Golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest ont multiplié leurs efforts pour s’assurer un approvisionnement en gaz afin de stimuler la production d’électricité dans leur pays et de diversifier les revenus, qui provenaient jusqu’alors essentiellement du pétrole brut.
  • La déréglementation du marché gazier et la possibilité de pratiquer des prix alignés sur les prix du marché seront déterminantes pour favoriser de nouveaux investissements dans les infrastructures gazières de la région.

La troisième tendance concerne l’accélération de l’innovation dans le domaine de la fintech en Afrique en 2018, (https://goo.gl/479xMu) favorisée par une nouvelle génération d’Africains nés à l’ère du numérique. La multiplication de pôles technologiques en Afrique, notamment en Afrique du Sud, au Kenya, au Rwanda, au Nigeria, au Ghana et en Côte d’Ivoire, alimentera la prochaine vague de start-ups africaines et contribuera à développer les liens avec les investisseurs.

  • L’innovation numérique en Afrique subsaharienne est stimulée par l’explosion de l’utilisation du téléphone mobile, qui permet aux consommateurs africains de passer directement aux nouveaux modèles commerciaux et technologies de pointe.
  • Les sociétés africaines de la fintech constituent de plus en plus le moteur de cette innovation, déployant des outils numériques permettant de créer des profils de crédit pour les personnes et entreprises autrefois “non-bancarisées”, de fournir de l’électricité aux foyers ruraux et même d’utiliser l’intelligence artificielle pour diagnostiquer les problèmes de santé à distance.

Edward George, Directeur de la Recherche du Groupe Ecobank, a souligné : « Le monde numérique évolue rapidement, et nous devons faire de même. Le site Web AfricaFICC est un outil important pour faire part de notre connaissance et notre analyse de 41 marchés africains – souvent difficiles d’accès – à un public beaucoup plus large. Nous pensons que ces trois tendances prouvent que l’Afrique a surmonté les difficultés économiques de ces dernières années et est sur la bonne voie pour une croissance plus élevée en 2018 ».

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La République du Bénin (le Bénin) est devenue le 17e état membre de l’Africa Finance Corporation (AFC – Société financière africaine), la première institution de financement du développement des infrastructures en Afrique.

L’hon. Romuald Wadagni, Ministre de l’économie et des finances, a officiellement adhéré à l’AFC en signant la Lettre d’adhésion le 7 novembre 2017. Le Bénin s’ajoute ainsi à la liste des États africains francophones actuellement membres de l’AFC. Ceux-ci comprennent : le Tchad, la Côte d’Ivoire, Djibouti, le Gabon, la Guinée-Bissau et la Guinée-Conakry.

Ce développement est de bon augure pour la nation côtière pacifique qui sert de passerelle économique vers plusieurs autres économies ouest-africaines. Le Bénin est un pays économiquement stable qui a maintenu le taux de croissance moyen de son PIB à 5% au cours des cinq dernières années. Ces éléments fondamentaux créent un système de soutien naturel à un investissement viable dans les infrastructures.

Andrew Alli, Président et CEO de l’AFC a commenté : « Nous sommes heureux d’accueillir la République du Bénin parmi les membres de l’AFC. Le Bénin bénéficie d’une situation stratégique. Grâce à ce partenariat, nous pensons que le Bénin va être en mesure de réaliser pleinement le potentiel qui est le sien, en tant qu’important couloir propice aux activités économiques en Afrique occidentale. Compte tenu des flux économiques régionaux, une fois pourvu d’une infrastructure adéquate, le pays est bien placé pour desservir tous les pays voisins de manière significative. En tant que membre de l’AFC, le Bénin aura accès à l’expertise technique et aux ressources financières de l’AFC, en matière de développement, de financement et d’exécution de projets d’infrastructure, dans les secteurs du transport, de l’alimentation électrique, des télécommunications, des ressources naturelles et des industries lourdes. »

L’hon. Romuald Wadagni a également commenté l’annonce : « Nous sommes enthousiasmés par les perspectives de partenariat avec l’AFC, qui vont nous permettre de piloter le développement des infrastructures au Bénin et en Afrique occidentale. Comme chacun le sait, il existe un lien direct entre les investissements dans les infrastructures et le développement économique. Notre appartenance à l’AFC laisse présager un avenir prometteur pour le pays, et pour l’ensemble de l’Afrique occidentale. »

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“Améliorer l’accès des PMEs tunisiennes à de nouveaux marchés d’exportation en Afrique est l’objectif d’un nouveau projet actuellement sous préparation par la coopération allemande en Tunisie, qui sera mise en œuvre par la GIZ sous le mandat du Ministère Fédéral Allemand de la Coopération Economique et du Développement”, a annoncé l’AHK dans sa dernière note publiée ce vendredi 10 novembre 2017 et dont une copie est parvenue à Africanmanager.

Selon cette note, à ce jour, 74% des exportations de la Tunisie vont vers l’Europe. Les marchés de l’Afrique Subsaharienne n’absorbent que 2% des exportations tunisiennes, bien que de nombreux pays du continent comptent parmi les marchés enregistrant les plus fortes croissances au monde. La diversification de l’économie et le développement de nouveaux marchés constituent d’importantes conditions pour une croissance économique durable. Dans cette optique, la Tunisie peut également se positionner comme hub dans la région en tant que lien entre l’Europe et l’Afrique Subsaharienne.

En effet pour mieux connaître les besoins des entreprises, l’AHK Tunisie a été mandatée par la GIZ pour mener une enquête auprès de ses membres en collaborant étroitement avec la Chambre économique africaine (ACN) et le Tunisia-Africa Business Council et leurs adhérents. Suite à l’évaluation de l’enquête avec une participation de 109 entreprises, l’AHK a organisé un atelier entre entreprises et institutions publiques et privées. Selon les résultats de l’enquête, le manque de réseau commercial sur place ainsi que le manque d’information sur les marchés cibles sont encore des facteurs qui ralentissent l’activité sur les marchés subsahariens, bien que les problèmes de financement et d’infrastructure persistent également.

Il a été constaté que les partenaires sont essentiels dans le développement des affaires. En effet, plus de la moitié des entreprises actives en Afrique ont déjà un – les autres entreprises sont à la recherche de partenariats. Enfin, l’AHK constate que toutes les entreprises ayant des activités liées à l’Afrique s’expriment de manière très optimiste, ce qui est aussi souligné par le fait que plus que 90% d’entre elles s’attendent à une croissance de leur chiffre d’affaires en 2017.

En effet, selon Martin Henkelmann, Directeur Général de l’AHK Tunisie, l’enquête a fait ressortir que ce sont actuellement plutôt les grandes sociétés qui sont actives en Afrique Subsaharienne. Il est cependant important d’ouvrir les voies pour les PMEs, afin que celles-ci puissent accéder au marché africain.

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20 startups africaines du secteur du numérique, comptant parmi les plus prometteuses, intégreront le programme de résidence XL Africa, l’initiative phare de l’accélérateur d’entreprises lancée en avril dans le cadre du programme infoDev du Groupe de la Banque mondiale. Du 6 au 17 novembre, au Cap, les entrepreneurs pourront bénéficier des conseils de leurs mentors et de leurs pairs, améliorer leur visibilité régionale et accéder à des investisseurs et partenaires potentiels.

Cette résidence se clôturera par le salon XL Africa Venture, un événement régional organisé en association avec le Sommet des investisseurs providentiels africains (African Angel Investor Summit), dans le cadre duquel les entrepreneurs auront l’occasion de présenter leur modèle économique à un public choisi de sociétés et d’investisseurs. Avec le soutien de groupes d’investissement africains éminents, XL Africa aidera les startups à attirer des capitaux de départ pour un montant oscillant entre 250 000 et 1,5 million USD.

Ces startups, sélectionnées parmi un ensemble de 900 candidats, sont spécialisées dans les solutions numériques pour le marché africain, dans des secteurs aussi divers que la fintech, les transports, les soins de santé, l’éducation, les ressources humaines et les services B2B. Toutes ces sociétés fournissent des produits ou services numériques actuellement disponibles sur un ou plusieurs marchés africains et présentent un fort potentiel de développement à l’échelle de la région.

« Nous sommes heureux de voir l’intérêt généré en quelques mois par infoDev et XL Africa à travers le continent », a déclaré Klaus Tilmes, directeur de la Trade & Competitiveness Global Practice du Groupe de la Banque mondiale. « XL Africa a attiré des sociétés dotées d’un fort potentiel de croissance, avec souvent une femme comme cofondatrice, et qui ont déjà levé des capitaux de départ et contribué de manière significative à la dynamisation du marché. Le nombre et la qualité des candidatures reçues témoignent clairement de la compétitivité des startups africaines et du rôle clé qu’elles jouent dans la croissance de l’économie numérique en Afrique ».

La sélection pour XL Africa a été réalisée par un groupe d’experts du secteur appartenant à la Société financière internationale (SFI) ; par les partenaires de mise en œuvre IMC Worldwide, Koltai & Co, et Venture Capital for Africa (VC4A) ; ainsi que par des investisseurs de fonds africains de premier plan, notamment Knife Capital, 4Di Capital LLP, Singularity Investments, TLcom Capital LLP, Goodwell Investments, Nest Africa et Africa Tech Ventures.

« Nous avons découvert des sociétés très robustes, en particulier dans les secteurs des transports, des RH et de l’analyse des données », a déclaré Danai Musandu, conseiller en placements chez Goodwell Investments. « Nous avons également détecté des signaux de nombreuses sociétés numériques émergentes hors des points chauds traditionnels du Nigeria, du Kenya et de l’Afrique du Sud. Ce sont de tels entrepreneurs de talent qui vont stimuler l’innovation sur le continent et offrir des opportunités clés pour les investisseurs intéressés par les marchés africains ».

Les startups sélectionnées qui participent à l’événement sont les suivantes :

  • Aerobotics (données, Afrique du Sud)
  • Prepclass (EdTech, Nigeria)
  • Asoko Insight (données, Kenya, Éthiopie, Ghana, Royaume-Uni et Nigeria)
  • Printivo (impression, Nigeria)
  • Coin Afrique (marchés, Sénégal et Bénin)
  • Rasello Company Ltd. (services aux PME, Tanzanie)
  • Edgepoint Digital (Jamii) (FinTech – Assurances, Tanzanie)
  • Rensource (énergie, Nigeria)
  • Electronic Settlement Limited (FinTech, Nigeria)
  • Sendy Ltd. (livraisons, Kenya)
  • Lynk Jobs Ltd. (RH, Kenya)
  • Snapplify (édition, Afrique du Sud et Kenya)
  • MAX (transports, Nigeria)
  • Sokowatch (livraisons, Kenya)
  • ogaVenue (plate-forme de recherche de salles, Nigeria)
  • TalentBase (RH, Nigeria)
  • Ongair (services aux PME, Kenya)
  • Timbuktu (voyages, Afrique du Sud)
  • Pesabaazar.com (FinTech, Kenya)
  • Tizeti Network Ltd. (connectivité, Nigeria)

XL Africa est financé par les gouvernements de Finlande, de Norvège et de Suède et administré par le Groupe de la Banque mondiale avec l’appui d’IMC Worldwide, de VC4A et de Koltai & Co pour la mise en œuvre.

Pour en savoir plus sur le programme et les startups sélectionnées, rendez-vous sur www.XL-Africa.com.

Pour participer au Sommet des investisseurs providentiels africains, rendez-vous sur https://VC4A.com/aais2017/

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Orange a annoncé hier les lauréats de la 7ème édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social 2017 en Afrique et au Moyen-Orient lors de la cérémonie des AfricaCom Awards au Cap en Afrique du Sud.

Ce Prix récompense chaque année des projets innovants basés sur les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) qui permettent d’améliorer les conditions de vie des populations locales grâce au numérique dans des domaines tels que l’éducation, la santé, l’agriculture, le paiement mobile ou encore le développement durable.

Grande nouveauté de cette 7ème édition, le concours a débuté par une phase nationale durant laquelle chacune des 17 filiales [1] Orange en Afrique et Moyen-Orient participant au concours a étudié les projets soumis dans son pays et désigné ses gagnants locaux. Ce sont ces 49 gagnants locaux qui ont été remis en concurrence pour participer au concours international.

Ouvert de février à juin 2017, l’appel à candidatures a permis de recueillir près de 1200 projets innovants, soit 60% de plus qu’en 2016. Ces projets illustrent la richesse des idées du tissu entrepreneurial local et le potentiel des TIC dans le développement de l’Afrique et du Moyen-Orient. Parmi les 49 gagnants locaux, 11 projets ont été sélectionnés et soumis à un jury composé de professionnels, investisseurs, institutions du monde extérieur et d’Orange. Les trois lauréats recevront des bourses de 25 000, 15 000 et 10 000 euros et le lauréat du Prix Spécial Contenu recevra 5 000 euros. Les finalistes du Prix Orange de l’Entrepreneur Social bénéficieront également d’un accompagnement privilégié pendant six mois assuré par l’ONG Grow Movementet par des experts d’Orange.

Bruno Mettling, Directeur Général Adjoint du Groupe Orange et Président-Directeur Général d’Orange MEA (Afrique et Moyen-Orient) a déclaré «Le Prix Orange de l’Entrepreneur Social s’inscrit désormais durablement dans l’écosystème entrepreneurial de l’Afrique et du Moyen-Orient. Il est un bel exemple de notre contribution à la transformation numérique du continent, une transformation que nous souhaitons solidaire et durable. Félicitations à tous ces entrepreneurs et particulièrement aux gagnants à qui je souhaite une belle réussite professionnelle. »

Les projets récompensés cette année sont les suivants :

Le 1er prix a été attribué à Manzer Partazer à Madagascar

L’objectif de la start-up malgache est de réduire les déchets alimentaires en partageant les excès de nourriture émanant de restaurants, d’hôtels ou de supermarchés avec des organismes partenaires tels que des orphelinats et avec les populations nécessiteuses. Une plateforme collaborative permettra une communication directe entre les différents acteurs parties-prenantes.

Le 2ème prix a été attribué à City Taps au Niger

CityTaps a développé une solution qui comble le fossé entre les services d’eau et les citadins les plus démunis : un service de prépaiement qui comprend un compteur d’eau intelligent et prépayé et un logiciel de facturation.

Les bénéficiaires utilisent leur mobile pour prépayer l’eau courante avec n’importe quel téléphone portable, à tout moment, pour n’importe quel montant, et améliorer le budget de leur ménage.

Le 3ème prix a été attribué à eFret.tn en Tunisie

eFret.tn est un site web fonctionnant selon le principe de la bourse de fret. Il permet de mettre en relation des expéditeurs qu’ils soient particuliers ou entreprises avec les professionnels du transport et du transit en Tunisie. Les expéditeurs publient des annonces décrivant leurs besoins et reçoivent des devis gratuits de la part des transporteurs, déménageurs, sociétés de transport international et de transitaires en douane.

Par ailleurs, cette année encore, le concours s’est enrichi d’un Prix Spécial Contenu décerné par Orange Content :

Le Prix Spécial Contenu Orange Content a été attribué à : Le Génie Edu au Cameroun

Il s’agit d’une plateforme d’e-learning ayant pour but d’aider les élèves en difficultés en leur apportant des cours vidéo disponibles en ligne. A très faible coût, disponible à tout moment et partout, la start-up souhaite que chaque élève, y compris dans les zones reculées, puisse avoir accès à des cours de qualité.

Les internautes ont également été invités à voter massivement pour choisir leur projet « Coup de Cœur ». Celui a ainsi été qualifié automatiquement pour la finale internationale.

Il s’agit du projet malgache Majika qui a recueilli plus de 2800 votes sur les 12 242 votes en ligne. Majika est une entreprise sociale ayant pour but de faciliter les conditions de développement économique des zones rurales. Elle s’appuie sur deux leviers : l’accès à l’électricité renouvelable et l’appui à l’entrepreneuriat rural. Majika opère dans une centrale électrique autonome et écologique dans le village d’Ampasindava.

Success stories des lauréats des éditions précédentes :

MedTrucks (2016) accompagne les acteurs de la santé dans le déploiement de camions hyper-connectés et capables via télémédecine de faire reculer les déserts médicaux.
  Bassita (2015) invente le clickfunding : des entreprises soumettent leur projet social, culturel ou environnemental sur sa plateforme. S’il atteint son objectif de clics sous forme de partages sur les réseaux sociaux, le projet obtient un don de la part d’un sponsor.
Station Energy (2014), entre la station-service et l’épicerie africaine, fournit via franchises un accès à l’énergie à grande échelle et à un coût abordable.

[1] Botswana, Cameroun, Côte d’Ivoire, Egypte, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Madagascar, Mali, Maroc, Niger, République Centrafricaine, République Démocratique du Congo, Sénégal, Tunisie, Jordanie, Libéria et Burkina-Faso.

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Orange a inauguré aujourd’hui deux Points de Présence (PoP) IP et IPX de très grande capacité en Afrique du Sud. Ces nouveaux points d’accès, situés respectivement au Cap et à Johannesburg, sont d’ores et déjà opérationnels et permettront d’améliorer la connectivité Internet et mobile dans la région grâce à des connexions plus rapides et plus fiables pour les clients du marché wholesale.

Les Points de Présence IP et IPX sont des infrastructures techniques qui abritent l’équipement nécessaire pour permettre aux opérateurs locaux d’accéder aux services Internet et mobile via un point d’interconnexion avec les réseaux longue distance.

Les clients du marché wholesale et notamment les opérateurs télécoms et fournisseurs d’accès Internet de la région se connectant aux PoP IP et IPX d’Orange bénéficient des avantages suivants :

  • Grande capacité
  • Résilience et haute disponibilité : 3 itinéraires avec réseau backbone sécurisé (y compris l’accès aux câbles sous-marins SAT3 et EASSY/SMW5 ; accès à ACE bientôt disponible)
  • Fonctionne par le biais d’installations internationales qui sont propriété d’Orange
  • Qualité de service améliorée en faisant en sorte que le contenu soit livré au plus près des clients
  • Qualité des services mobile optimisée
  • Amélioration de l’itinérance : permet d’éviter tout trafic inutile à destination et en provenance d’Europe grâce à la gestion en  local.

Avantages clients

Orange est le premier opérateur capable de proposer une offre de connectivité fiable, sécurisée et de grande qualité sur le marché wholesale en Afrique, accompagnant ainsi la très forte croissance du trafic IP et IPX sur le continent africain. Ces Points de Présence IP et IPX redondés offrent une solution sécurisée qui permettra de favoriser le développement de la région. Orange peut désormais proposer des connexions fiables et de qualité aux pays d’Afrique proches de l’Afrique du Sud.

Orange bénéficie déjà d’une position stratégique dans ce domaine en Afrique et au Moyen-Orient grâce à ses PoP IP et IPX à Amman et Abidjan. Avec le lancement de ces deux nouveaux PoP IP et IPX en Afrique du Sud, Orange peut maintenant répondre à tous les besoins du marché. Orange propose ainsi une large gamme de services aux clients qui souhaitent se connecter aux PoP IP et IPX d’Afrique du Sud, avec notamment la possibilité de bénéficier de services de qualité à forte valeur ajoutée.

« En se connectant à ce PoP de très grande capacité, les clients du marché wholesale, les opérateurs régionaux et les fournisseurs d’accès Internet, bénéficieront d’une solution compétitive et d’un accès à un opérateur Tier 1. De plus, l’expérience client sera améliorée grâce à ce Point de Présence qui rapprochera les fournisseurs de contenu des internautes. » se réjouit Pierre-Louis de Guillebon, Directeur Opérateurs internationaux, Orange.

Grâce à l’uverture de ces nouveaux PoP, Orange renforce sa position d’acteur majeur de la connectivité Internet et mobile en Afrique du Sud, où la capacité est en constante augmentation.

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Selon une information rapportée en Tunisie par le Journaliste Mustapha Machat sur Al Chourouk et au Cameroun par le site «Actucameroun» qui cite Jeune Afrique Business plus, le groupe bancaire français BPCE (Banque populaire et Caisse d’épargne) aurait pris la décision d’un désengagement dans 10 pays africains. ««Le conseil de surveillance du groupe mutualiste français a donné, le 11 octobre, une orientation dans ce sens à François Pérol, son président du directoire. Concrètement, rien n’est encore acté, selon nos sources, mais l’option d’une vente en bloc est envisagée. Il revient donc à François Pérol de mener une réflexion sur cette option et de livrer ses conclusions dans les prochaines semaines ; lesquelles serviront de base à la prise de décision», écrit le journal. La décision finale du groupe bancaire français est attendue avant la présentation du plan stratégique 2018-2021, prévue en décembre », écrit le site camerounais qui citait JA+. Notre collègue Machat va plus loin et ajoute que le groupe marocain BCME serait déjà entré en négociation avec la BPCE pour une éventuelle reprise de la banque tunisienne.

Contactée par téléphone, la direction de la BTK à Tunis refuse de répondre. Interrogé au téléphone par Africanmanager, le groupe BPCE à Paris nous répond, par la voix de son département de relation presse, par un «No Comment» et préfère ainsi ne pas parler de l’information que nous lui avions transmise et qui comprenait le site tunisien du groupe qui est la BTK, parmi les sites desquels il compte de désengager. Cette formule consacrée du “No Comment” est généralement interprétée comme un oui qui ne dit pas son nom.

Rappelons par ailleurs que c’est en octobre 2007 que le groupe français prend 60 % du capital de la banque BTK pour le montant de 300 millions de dinars, la Tunisie et le Koweït gardant chacun 20 % sur les 40 % restants. Dix ans, presque jour pour jour, la filiale tunisienne du groupe français enregistre un déficit de 82,543 MDT, un résultat en dégringolade de 1460% par rapport à l’exercice 2015. Serait-ce cela la cause de son très probable départ de Tunis ?

 

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Angola Cables a annoncé hier être devenu partenaire de Microsoft ExpressRoute pour répondre aux besoins des organisations situées en Afrique et migrant leurs applications commerciales et leurs infrastructures informatiques vers le Cloud, et accélérant la transformation numérique sur le continent. Tirant parti de la plateforme Cloud Microsoft Azure, Angola Cables a créé ACloud Connect afin de fournir des connexions dédiées de haute qualité à un réseau mondial de 42 régions Azur offert par Microsoft, et une connectivité à Angonap, le centre de données d’Angola Cables situé à Luanda.

Des performances prévisibles
En tant qu’une des plateformes informatiques Cloud les plus dignes de confiance du monde, à la souplesse de niveau entreprise, Azure permet aux organisations d’étendre leurs réseaux locaux sur le Cloud grâce à une connexion privée. Comme les connexions ExpressRoute ne transitent pas par l’Internet public, les clients profitent d’une connectivité fiable, rapide et plus prévisible que les connexions conventionnelles.

Proposant des liens Ethernet dédiés entre les infrastructures de la clientèle et les centres de données Azure, en plus d’exploiter l’une des structures IP / MPLS les plus avancées au monde, Angola Cables ACloud Connect interconnectera l’Afrique et le reste du monde. Le service doit être disponible à partir de novembre 2017, et Angola Cables se concentrera initialement sur le service des organisations basées en Angola et en Afrique du Sud avec ACloud Connect.

« Nous considérons ACloud Connect comme une extension naturelle des propres infrastructures informatiques des clients », déclafre Antonio Nunes, PDG d’Angola Cables. « En plus de bénéficier de la taille et de l’économie de Microsoft Azure, les clients basés en Afrique peuvent aussi espérer des services à faible latence ».

La plateforme Cloud Azure, complétant NAPAfrica en Afrique du Sud, proposant l’appairage à travers l’Afrique subsaharienne, aidera à protéger les actifs en ligne des organisations, alors qu’elles cherchent à se développer mondialement, tout en conservant « la résidence des données » sur le continent africain.

« L’expérience et l’approche de la société Microsoft envers le Cloud répond aux besoins des clients de façon différentiée. Notre approche unique du Cloud couvre trois zones qui, combinées, donnent à la clientèle plus de choix et de souplesse au niveau du Cloud : les capacités de l’entreprise, l’infrastructure globale et les solutions hybrides complètes », explique Laurence Janssens, Responsable de pays pour Microsoft Afrique du Sud.

« Grâce au partenariat avec Microsoft, Angola Cables semble prendre toutes les bonnes décisions pour devenir un catalyseur clé de l’adoption du Cloud sur le continent », déclare Lehlohhonolo Mokenela, Analyste sectoriel des pratiques de transformation numérique chez Frost & Sullivan Afrique. « L’impact sur la latence et le coût de la bande passante fera du Cloud une option encore plus viable pour les entreprises en Afrique. Nous verrons aussi une plus grande demande de part des petites et moyennes entreprises (PME), un segment du marché qui a l’habitude d’emmener l’adoption du Cloud dans certains des pays plus développés. SACS doit démarrer en 2018, et l’Angola est bien positionné pour devenir un important centre technologique de la région ».

Mokenela précise aussi que les économies possédant une adoption relativement plus mûre de la technologie, telles que celles de l’Afrique du Sud, du Kenya et du Nigeria, connaissent déjà une transition croissante vers le Cloud. « Ces types de partenariats, ainsi que l’arrivée prochaine de nouveaux câbles tels que SACS, peuvent permettre à la plateforme d’être aussi plus largement adoptée sur le reste du continent ».

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Le Maroc, qui a officiellement recollé les morceaux avec l’Union africaine (UA) au début de cette année, n’a décidément pas l’intention de jouer les seconds couteaux. Le royaume vient de lancer une initiative africaine sur un sujet qui préoccupe le monde entier en ce moment : Les migrations, clandestines ou régulières. Rabat, aux côtés d’autres pays du continent, va plancher sur des politiques migratoires communes de manière à “défendre au mieux les intérêts” de l’Afrique dans l’agitation internationale autour de la crise migratoire, rapporte l’AFP.

L’Afrique doit parler d’une seule voix, imposer son agenda au lieu de subir les agendas des autres”, a déclaré le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, à l’ouverture d’une rencontre de trois jours dédiée à la mise en place d’un “agenda africain de la migration”. Une quinzaine de ministres du continent, des organisations internationales et des experts ont fait le déplacement dans la cité balnéaire de Skhirat. Les résultats des travaux seront présentés au prochain sommet de l’UA en janvier à Addis-Abeba, en Ethiopie. A noter qu’en mars, le roi du Maroc, Mohammed VI, avait été mandaté par ses pairs du continent pour coucher sur le papier une “vision commune” du programme migratoire de l’UA.

La migration africaine est d’abord intra-africaine : sur 8 Africains qui se déplacent, 7 restent en Afrique. La migration est majoritairement régulière (légale) : seulement 15 % de la migration internationale est irrégulière. Et enfin, 85 % des gains des migrants restent dans les pays d’accueil”, a indiqué Bourita
Le ministre guinéen de la Sécurité, Abdoul Kabélé Camara, a corroboré ces propos : “Des réponses cohérentes doivent prévenir les méfaits de la migration irrégulière qui affecte la jeunesse africaine”.
Pour la représentante du secrétaire général de l’ONU, Louise Arbour, “la migration représente un pilier important de développement… Aucun Etat ne peut agir seul”. Elle a appelé de ses voeux un “pacte mondial sur la migration”.

Depuis 2013, le Maroc s’illustre par sa volonté d’intégrer les migrants clandestins, il a même procédé à des régularisations massives de sans-papiers, majoritairement des ressortissants de l’Afrique subsaharienne, ce qui a, incontestablement, accru la popularité et l’aura de Mohammed VI dans le Centre et le Sud du continent. Certes on pourrait dire que pour un pays comme le Maroc, qui a de gros intérêts en Afrique, cette démarche va de soi, on pourrait également ajouter que d’autres grandes nations du continent, qui ont aussi des intérêts chez les voisins, se crispent complètement dès qu’il s’agit d’accueillir et d’intégrer des étrangers. Ce fut le cas en Côte d’Ivoire dans les années 2000, ce qui a d’ailleurs aggravé la crise de 2010-2011 ; c’est aussi le cas actuellement au Cameroun, accusé par le Nigeria de maltraiter ses ressortissants qui se sont réfugiés chez lui, notamment pour fuir les sanguinaires de Boko Haram. Il y a aussi le triste sort des migrants en Algérie. Mais les exemples sont nombreux en Afrique. Tout cela pour dire qu’il ne faut pas mégoter sur les mérites du Maroc, tout de même…

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“Il est fondamental pour les pays africains de consolider les relations sud-sud et de partager leur savoir-faire afin d’améliorer leurs performances économiques et la compétitivité des compagnies aériennes africaines” a avancé le ministre du Transport, Radhouane Ayara.
Il a souligné, mardi, à l’occasion de la réunion des directeurs techniques des compagnies africains, tenue pour la première fois, à Tunis, à l’initiative de TUNISAIR TECHNICS et en collaboration avec Africain Aviation (promoteur de l’aviation en Afrique), que le renforcement de la connectivité avec le continent africain demeure un axe prioritaire dans le secteur du transport, notamment aérien.
Et d’ajouter que cette rencontre s’inscrit dans le cadre des orientations stratégiques du plan de développement de la Tunisie pour la période 2016-2020 visant à renforcer la coopération avec les pays du continent africain et développer davantage les relations et les échanges économiques et culturels.
Cet événement se propose, également, d’établir une base de données des capacités des compagnies africaines en matière de maintenance aéronautique et de promouvoir les sources d’approvisionnement.

Le ministre a fait savoir que “Tunisair Technics”, filiale de TUNISAIR, envisage, selon son programme de développement de la maintenance aéronautique, de développer ses expertises sur le marché africain en proposant des services aux compagnies opérant en Afrique et en particulier en Afrique de l’Ouest.
De son côté, le PDG de la compagnie aérienne TUNISIAR, Elyes Mnakbi a souligné que cette réunion permet à la société ” TUNISAIR TECHNICS ” de promouvoir ses services, d’autant qu’elle est actuellement en période de restructuration et de modernisation visant l’excellence dans le domaine de la maintenance aéronautique.
La société dispose, par ailleurs, d’un centre de formation, récemment mis en place et exploité en partenariat avec Airbus.
“Ce centre qui est doté d’une infrastructure performante, d’une main d’œuvre qualifiée et des certifications de niveau international, offre des services de maintenance et de réparation aéronautique (MRO) attractifs pour les compagnies africaines”, a-t-il fait remarquer.

Pour le président d’AFRICAIN AVIATION, Nick Fadugba Fraes, la réunion des directeurs techniques des compagnies africaines constitue une opportunité pour promouvoir la coopération en Afrique, à travers la maintenance et l’entretien des flottes des compagnies aériennes.
Et de poursuivre que les compagnies aériennes doivent travailler ensemble et coopérer pour réaliser des joint-ventures (projets mixtes) et des projets gagnants-gagnants.
“Nous n’avons pas besoin de réparer nos avions en Europe si nous pouvons diriger vers la Tunisie ou le Caire” a-t-il dit.

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Les USA ont promis de mettre la main à la poche pour financer, à hauteur de 60 millions de dollars la force anti-djihadiste du Sahel – le G5 -, a fait savoir hier lundi 30 octobre 2017 le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson. A noter que la France a conduit hier une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU pour inciter les Occidentaux à appuyer le G5 Sahel, une force conjointe composée de militaires du Mali, du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de la Mauritanie, et que le Sénégal a promis de renforcer…

Pour vaincre le terrorisme, il faut s’assurer que les organisations terroristes ne bénéficient d’aucun refuge sur aucun continent”, a affirmé Rex Tillerson dans un communiqué relayé par l’AFP. “Dans cette optique, sous réserve de l’issue des consultations avec le Congrès, les Etats-Unis s’engagent aujourd’hui à soutenir pour un montant pouvant atteindre 60 millions de dollars les efforts antiterroristes de la Force conjointe du G5 Sahel”, a-t-il indiqué

D’après lui, cet argent va “renforcer nos partenaires régionaux dans leur combat pour assurer la sécurité et la stabilité”, menacées par les jihadistes de l’Etat islamique et d’autres “réseaux terroristes (…). C’est un combat que nous devons gagner, et cet argent va jouer un rôle-clé pour y parvenir”, a déclaré le patron de la diplomatie américaine.

Pour le moment on ne sait rien des modalité de cette affaire – une aide bilatérale versée directement aux pays ou un appui financier géré par les Nations unies -, mais ce qui est sûr c’est que c’est une victoire pour Paris, qui s’est démené pour arracher une aide logistique et financière de l’ONU, ce que refusaient jusque là les Américains, premiers financiers de l’organisation. Tillerson est même allé jusqu’à magnifier les actions de la France, qui se mouille militairement dans cette partie de l’Afrique gangrénée par les groupes djihadistes et qui s’active pour muscler le G5 Sahel…

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Si les produits marocains cartonnent dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, au point de permettre au royaume de dégager un excédent commercial de 7,5 milliards de dirhams (environ 787 millions $) en 2016, qu’est-ce que ce sera une fois que le Maroc aura officiellement rejoint la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ?! D’après le rapport économique et financier joint au projet de loi de finances 2018, le Maroc a toutes les raisons de se frotter les mains, en attendant la manne que va lui apporter l’élimination des barrières douanières avec les pays de la CEDEAO quand l’adhésion à l’organisation sera officialisée, tout au plus dans 2 mois…

D’après ce document, les échanges commerciaux entre le Maroc et les nations de la CEDEAO ont totalisé 9,5 milliards de dirhams (environ 997 millions $) l’an dernier, rapporte l’Agence Ecofin. Le royaume a massivement exporté vers les pays de la communauté ouest-africaine, pour 8,5 milliards de dirhams (environ 892 millions $), les importations en provenance de cette partie du continent paraissent insignifiantes à côté, à peine 1 milliard de dirhams (environ 105 millions $).

La CEDEAO est, et de très loin, le premier partenaire commercial du Maroc en Afrique, avec une part de 58,2% dans le volume global des échanges. Viennent ensuite les communautés de l’Afrique de l’Est (15,5%), de l’Afrique Australe (13,4%) et de l’Afrique Centrale (12,4%).

A signaler que le boom des échanges commerciaux entre le Maroc et la CEDEAO a été enregistré ces 15 dernières années. En 2000, on en était à un chiffre global de 1,5 milliard de dirhams (environ 157 millions $) ; en 2016 la musique est toute autre avec des échanges d’une valeur de 9,5 milliards de dirhams (environ 997 millions $).

De façon générale, les flux commerciaux entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne ont connu une croissance moyenne de 9,1% par an depuis 2008, pour se situer à 19,2 milliards de dirhams (environ 2 milliards $) en 2016. Ces échanges pèsent 3% dans le volume global du commerce international du Maroc. Quant à l’excédent commercial de ce dernier, il est de 12 milliards de dirhams (environ 1,2 milliard $).

A noter que depuis 2008, les exportations vers l’Afrique subsaharienne n’ont cessé de prendre du poids dans le total des exportations du Maroc : De 3,5% en 2008 elles sont passées à 7% en 2016. Leur valeur a culminé à 15,6 milliards de dirhams (environ 1,6 milliard $) en 2016.

S’agissant des importations en provenance d’Afrique subsaharienne, elles affichent 3,6 milliards de dirhams (environ 378,3 millions $) en 2016. Elles pèsent 0,9% dans le total des importations en 2016, presque la moitié par rapport à 2008, 1.3% exactement.

Quand le roi Mohammed VI disait dernièrement qu’il n’envisageait pas l’avenir de son pays ailleurs qu’en Afrique, il avait de bonnes raisons !

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Après le succès du Merck Africa Luminary en Allemagne, au Kenya et en Côte d’Ivoire, la Merck Foundation, société à but non-lucratif et filiale de la Merck KGaA Allemagne, a organisé la Quatrième édition de son « Merck Africa Asia Luminary » annuel les 24 et 25 octobre 2017, en partenariat avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique d’Égypte, la Société de Fertilité Africaine et la Fédération Internationale des Sociétés de Fertilité – IFFS.

Le Prof. Dr Frank Stangenberg-Haverkamp, Chairman of the Executive Board and Family Board of E.Merck KG, a souligné « Merck est une entreprise axée sur la valeur et c’est l’une des raisons pour lesquelles Merck, de par sa fondation, s’engage à soutenir le développement social et économique de l’Afrique, de l’Asie et des pays en voie développement, en renforçant les capacités des soins de santé et en améliorant l’accès aux soins de santé innovateurs et équitables sur le Continent ».

La Dr. Rasha Kelej, CEO of Merck Foundation a souligné « la Merck Foundation rassemblera plus de 450 prestataires de soins de santé, de responsables de l’élaboration des politiques, d’universitaires et de chercheurs d’Afrique, d’Asie et des pays du CEI pour bénéficier des précieuses séances de développement pédagogique et social données par des experts internationaux de premier plan en Diabète, Fertilité, Oncologie, Cardiologie, Santé des Femmes et Recherche, dans le but d’améliorer la prise en charge des maladies, un dépistage et une prévention précoces, de renforcer les capacités de soins de santé et de recherche et d’améliorer l’accès à des solutions innovatrices et équitables dans les pays en voie de développement ».

« Nous sommes très fiers d’avoir des leaders femmes très influents pour inaugurer le Luminaire par exemple: S.E. Conde Djénè Kaba, Première Dame de la République de Guinée, S.E. Fatoumatta Bah-Barrow, Première Dame de Gambie,  S.E. Aissata Issoufou Mahamadou, Première Dame du Tchad, S.E. Hinda Deby Itno, Première Dame du Tchad et S.E. Brigitte Touadera, Première Dame de la République Centrafricaine. Elles annonceront le début de « Merck more than a Mother » pour autonomiser les femmes stériles par un changement de mentalité dans leurs pays respectifs et dans le reste de l’Afrique », a ajouté la Dr Kelej.

Les principaux Ministres Africains participeront à deux panels de haut niveau :

Deux panels de haut niveau des Ministres de la Santé et du Genre cancer ont également eu lieu pour discuter des défis et des solutions qui amélioreront l’accès à la fertilité et aux soins de traitement du cancer.

Le premier panneau ministériel de haut niveau sur le rôle de « Merck more than a Mother » pour définir les interventions visant à briser la stigmatisation de l’infertilité en Afrique et en Asie » a inclus l’Hon. Zuliatu Cooper, Ministre de la Santé et de l’Assainissement de la Sierra Leone, l’Hon. Julia -Cassell, Ministre du Genre, des Enfants et de la Protection Sociale du Libéria, l’Hon. Susan Shabangu, Ministre pour les Femmes d’Afrique du Sud et l’Hon. Betty Amongi, Ministre des Terres, du Logement et du Développement Urbain d’Ouganda et la Dr Rasha Kelej, Chief Executive Officer of Merck Foundation qui présidera les discussions du panel.

Le deuxième panel ministériel sur le « Rôle de la Merck Foundation, en collaboration avec les Gouvernements, pour améliorer l’accès à des solutions de soins de santé équitables en Afrique et en Asie » a inclus l’Hon. Chilatu Chilufya, Ministre de la Santé de la République de Zambie; l’Hon. Julieta Kavetuna, Vice-Ministre de la Santé et des Services Sociaux de Namibie,  l’Hon. Saffie Lowe Ceesay, Ministre de la Santé de la Gambie, l’Hon. IdiIllassou Mainassara, Ministre de la Santé du Niger, l’Hon. Ngarmbatina Odimbeye Soukate, Ministre de la Santé du Tchad, l’Hon. Jocelyne Fernande Djengbot, Ministre de la Santé de la République Centrafricaine, l’Hon. Abdourahmane Diallo, Ministre de la Santé de la République de Guinée. Parmi les autres personnages distingués du panneau, il faut noter le Président de la Fédération Internationale de Gynécologie et d’Obstétrique (FIGO) ; le Prof. Dr. Kailash Sharma, Directeur du Tata Memorial Centre, Inde, le Prof. Dileep Mhaisekar, Vice-Chancelier de la Maharashtra University of Health Sciences (MUHS), Inde et la Dr. Rasha Kelej, Chief Executive Officer, Merck Foundation qui a présidé le panel.

Les prestataires de Soins de Santé et des Universitaires ont également été engagés dans un dialogue ouvert pour explorer les lacunes éducatives, dans le but d’informer la réussite de la mise en œuvre du Programme de Renforcement des Capacités Merck sur le Diabète et l’Hypertension. En outre, pour témoigner de l’annonce des lauréats des « Merck Diabetes and Hypertension Awards » de toute l’Afrique et de toute l’Asie au dîner de la Cérémonie de Remise des Prix.

Les pays participants sont les suivants : Kenya, Ouganda, Tanzanie, Mozambique, Angola, Afrique du Sud, Zambie, Zimbabwe, Rwanda, Ghana, Nigeria, Sierra Leone, Éthiopie, Congo, Sénégal, Côte d’Ivoire, Libéria, Cameroun, République Centrafricaine, Mali, Malawi, Maroc, Tunisie, Soudan, Gambie, Burkina Fuso, Niger, Tchad, Libéria, Burundi, Guinée Équatoriale, Russie, Ouzbékistan, Sri Lanka, Bangladesh, Népal, Inde et Indonésie.

Vous trouverez des informations supplémentaires sur les 2ème et 3ème éditions du Merck Africa Luminary au Kenya et en Côte d’Ivoire respectivement à

Merck Africa Luminary au Kenya 2015 – http://APO.af/bDCqab

Merck Africa Luminary en Côt d’Ivoire  2016 – http://APO.af/WC8MHY

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Le deuxième Sommet sur l’innovation en Afrique (AIS II) (www.AfricaInnovationSummit.com) aura lieu du 6 au 8 juin 2018 à Kigali, Rwanda, au Centre des Conventions de Kigali. L’AIS II se basera sur les bons résultats du premier Sommet réalisé à Praia en 2014 et comprendra des activités avant, pendant et après le Sommet. L’AIS cherche des solutions novatrices et disruptives pour les grands défis auxquels sont confrontés les pays africains comme l’accès à l’énergie, l’eau, l’insécurité alimentaire et les systèmes de santé. L’AIS II sera un événement de trois jours et le programme comprendra une série de séances plénières sur des questions thématiques majeures, plus de vingt ateliers facilités dans des groupes de travail ciblés pour approfondir le dialogue et chercher des solutions aux défis auxquels sont confrontés les pays africains, ainsi que de nombreuses activités parallèles et des programmes spécifiques. Le sommet comprendra également des événements décentralisés dans trois à cinq endroits sur le continent, une exposition de 50 PME et institutions africaines dotées d’idées, de produits et / ou de services novateurs évolutifs et aussi un Défi à la Jeunesse sur l’innovation. Avant le Sommet, AIS organisera des marathons de programmation et des blogs pour dynamiser l’engagement populaire. Après le Sommet, l’AIS travaillera sur une série de résultats en connaissances, qui incluera des résumés de politiques et un livre avec des études de cas, ainsi que la promotion de la mise en œuvre des recommandations.

En tant que plateforme de dialogue et d’actions des parties prenantes, AIS II réunira des participants ayant le pouvoir d’agir sur tout le continent et en dehors: des chefs d’État et de gouvernement, des ministres et des autres fonctionnaires du gouvernement, des chefs d’organisations régionales et continentale, des PDG d’entreprises établies, des fondateurs de start-up, des investisseurs, des universitaires, des chercheurs, des experts en politiques, science et technologie, des business angels, des innovateurs et des grands penseurs dans le but de trouver des solutions aux défis et à se mobiliser pour des actions collectives.

Ihaba est une entreprise de développement de négoces basée à Cabo Verde avec pour mission la transformation de l’Afrique en incubant des idées novatrices et en travaillant activement à la création d’un environnement propice à l’innovation en Afrique. Le Gouvernement rwandais, sous la direction de Son Excellence le Président Paul Kagame, a pris l’initiative de promouvoir l’innovation en Afrique. Comme l’a noté Jose Brito, Managing Partner d’Ihaba, « Nous sommes enthousiasmés avec l’AIS II et nous sommes impatients d’engager tout le monde dans le cadre de ce partenariat avec le gouvernement du Rwanda, pour trouver des solutions innovantes et disruptives pour relever les défis du continent. » Hon. Jean Philbert Nsengimana, ministre de la Jeunesse et des TIC pour le Rwanda, a déclaré: « Au nom du gouvernement du Rwanda, nous sommes ravis d’accueillir les délégués de l’AIS II à Kigali pour l’événement continental sur l’innovation axée sur la recherche des solutions à certains des défis auxquels sont confrontés notre continent. Cela s’inscrit dans notre agenda national pour être à l’avant-garde de la recherche de solutions créatives à nos défis de développement. Le gouvernement du Rwanda s’est engagé à collaborer avec Ihaba afin de s’assurer que l’événement soit organisé avec succès dans le pays ». Le docteur Olugbenga Adesida, directeur de l’AIS, a indiqué que « l’AIS n’est pas un autre événement, mais la plateforme continentale visant à construire l’écosystème pour l’innovation en Afrique afin d’assurer la transformation structurelle de l’Afrique ». L’AIS et le gouvernement du Rwanda invitent cordialement à tous à participer au Sommet et de rejoindre le mouvement visant à faciliter le changement en Afrique à partir de l’intérieur.

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Affaires mondiales Canada a publié aujourd’hui la déclaration suivante sur la nomination par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de Robert Mugabe, président du Zimbabwe, à titre d’ambassadeur pour les maladies non transmissibles en Afrique :

« Le Canada condamne la nomination inattendue par l’Organisation mondiale de la santé de Robert Mugabe à titre d’ambassadeur de bonne volonté pour les maladies non transmissibles en Afrique. »

« Étant donné la gravité des violations des droits de la personne sous le régime Mugabe, une nomination de ce genre est inconcevable et inacceptable. Cela va à l’encontre des objectifs visant à protéger les populations les plus vulnérables au monde. »

« Le Canada demande l’annulation de cette nomination. »

A croire que le Canada ainsi que tous les autres détracteurs de cette étrange désignation, et ils sont nombreux, ont été entendus puisqu’on a appris hier dimanche 22 octobre que le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est ravisé. «Au cours des derniers jours, j’ai réfléchi à la nomination de son excellence le président Robert Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté de l’OMS (…) en Afrique. En conséquence, j’ai décidé d’annuler cette nomination», a-t-il indiqué dans un communiqué. Le texte ajoute que le direction a «écouté attentivement» les critiques et en a discuté avec le gouvernement zimbabwéen. «Nous avons conclu que cette décision servait au mieux les intérêts de l’Organisation mondiale de la santé», a-t-il déclaré…

Les relations houleuses entre le Maroc et l’Algérie, dont les frontières sont bouclées depuis 1994, rappelons-le, viennent de connaitre un nouveau pic. En effet Rabat a fait savoir ce samedi 21 octobre 2017 qu’il va rappeler son ambassadeur en poste à Alger, officiellement pour consultation, rapporte l’AFP. Dans les faits, les autorités marocaines ont très peu apprécié les propos fracassants du ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, qui n’a pas hésité à accuser des entreprises marocaines de “blanchir l’argent du haschich” en Afrique.

Le ministère des Affaires étrangères (MAE) marocain a pondu un communiqué hier vendredi où il qualifie de “gravissimes” les allégations de Messahel.
Ce dernier a fait cette sortie la vieille, lors de l’université d’été du Forum des chefs d’entreprise. Pour le chef de la diplomatie algérienne, le gonflement des investissements marocains en Afrique ces dernières années serait la résultante d’une vaste opération de blanchiment d’argent. “Les banques marocaines, c’est le blanchiment de l’argent du haschisch, ça tout le monde le sait. C’est des chefs d’Etats africains qui me le disent“, a asséné Messahel, des morceaux de son discours qui d’ailleurs enflamment la toile ce samedi.
Si c’est ça les banques, je ne sais pas, personne ne nous impressionne. La Royal Air Maroc (la compagnie publique marocaine, ndlr) transporte autre chose que des passagers, et cela tout le monde le sait. On n’est pas le Maroc, On est l’Algérie. On a un potentiel, on a de l’avenir. Nous sommes un pays stable“, a-t-il ajouté, histoire de bien enfoncer le clou.

La réplique de la diplomatie marocaine : ces “propos affabulatoires” sont “d’un niveau d’irresponsabilité sans précédent dans l’histoire des relations bilatérales” et “témoignent d’une ignorance aussi profonde qu’inexcusable des normes élémentaires du fonctionnement du système bancaire et de l’aviation civile“.
Ces déclarations sans fondement ne sauraient porter atteinte à la crédibilité ni au succès de la coopération (…) avec les pays africains“, a ajouté le MAE marocain, avant de tirer sur Alger : “Ces allégations mensongères ne peuvent justifier les échecs ou cacher les véritables problèmes économiques, politiques et sociaux de ce pays“…

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