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Aide humanitaire

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Le Canada fournit de l’aide pour répondre aux besoins essentiels des millions de personnes en Somalie qui continuent d’être touchées par la faim, les maladies, les déplacements, l’insécurité physique et la perte de moyens de subsistance en raison du conflit en cours et des catastrophes naturelles, notamment la sécheresse.

Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, l’honorable Ahmed D. Hussen, a annoncé aujourd’hui, au nom de la ministre du Développement international et de la Francophonie, l’honorable Marie-Claude Bibeau, que le Canada versera 18 millions de dollars supplémentaires à des organismes humanitaires partenaires afin qu’ils viennent en aide aux collectivités vulnérables en Somalie.

Ce nouveau financement sera accordé à des agences des Nations Unies, au Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et à des organisations non gouvernementales qui aideront à fournir de la nourriture de même que des services sanitaires et nutritionnels, d’approvisionnement en eau et d’assainissement, ainsi que d’éducation et de protection des enfants.

Citation

« Alors que la Somalie s’efforce de retrouver la stabilité, la paix et la prospérité, elle reste vulnérable aux conflits et aux catastrophes naturelles, qui menacent la vie de millions de personnes. L’aide humanitaire additionnelle du Canada aidera à répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables et fera en sorte que l’aide d’urgence se rende jusqu’à ceux qui en ont besoin. »

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A l’ouverture de la Conférence de soutien à l’avenir de la Syrie et de la région qui se tient à Bruxelles, les Nations Unies ont lancé un appel de fonds urgent de 9,1 milliards de dollars pour l’année 2018.

Ce montant doit permettre à l’ONU et à ses partenaires de venir en aide à 13,1 millions de personnes à l’intérieur des frontières de la Syrie, ainsi qu’aux 5,6 millions de réfugiés syriens et à leurs communautés d’accueil.

Le financement de la réponse humanitaire à la crise syrienne est critique, l’ONU n’ayant reçu à ce jour que 23% des fonds nécessaires pour ses opérations.

« Alors que le nombre de personnes ayant un besoin urgent d’assistance continue de croître, l’ONU a épuisé ses ressources pour répondre », a déclaré le chef de l’humanitaire des Nations Unies, Mark Lowcock, au premier jour de cette conférence co-organisée par l’ONU et l’Union européenne.

Au cours des premiers mois de 2018, la crise humanitaire en Syrie s’est encore aggravée. Plus de 700.000 personnes ont été déplacées par la violence et les besoins aigus depuis le début de l’année. « Près de 70% de la population vit actuellement dans une extrême pauvreté », a averti M. Lowcock qui est également Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU.

Le conflit en Syrie qui dure depuis plus de sept ans a créé un nombre important de réfugiés syriens et une grande pression sur les pays qui les accueillent.

« Un quart des réfugiés dans le monde sont des Syriens et un quart de tous les Syriens sont des réfugiés », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, qui participait également à la conférence de ‘Bruxelles 2’.

« De toutes les urgences humanitaires auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui, aucune ne correspond à la Syrie en termes d’échelle ou dans l’immensité des besoins », a dit le chef du HCR. « Que ce soit pour les réfugiés, pour les pays d’accueil ou pour les communautés d’accueil, ces besoins sont plus urgents que jamais ».

Le peuple syrien doit être au cœur de la solution politique (ONU et UE)

Le premier jour de la conférence de Bruxelles fut également consacré au dialogue avec la société civile syrienne qu’a rencontrée l’Envoyé de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, et la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

L’Envoyé spécial de l’ONU s’est félicité de voir aujourd’hui différents représentants de la société civile assis autour de la même table à Bruxelles.

« Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux n’étaient pas d’accord, mais ils étaient capables de s’asseoir autour de la table », s’est félicité M. de Mistura lors d’une conférence de presse conjointe avec Mme Mogherini. « Ils ne se sont pas battus. Ils ne sont pas disputés. Ils ont fait des propositions concrètes. Et ils n’étaient pas désespérés. Ils n’ont pas perdu l’espoir », a-t-il ajouté.

« C’est ce que nous souhaitons voir au niveau politique et qui ne s’est pas encore produit », a dit le médiateur onusien qui a appelé toutes les parties prenantes du conflit à écouter le peuple syrien.

Pour sa part, Federica Mogherini a souligné que « la Syrie n’est pas un échiquier, ni un jeu géopolitique ». Pour la chef de la diplomatie européenne, la Syrie appartient au peuple syrien et ces derniers doivent décider eux-mêmes de l’avenir de leur pays, soulignant que c’est dans les moments les plus difficiles qu’ils doivent pouvoir être entendus.

M. de Mistura a souligné l’importance d’inclure la société civile dans les discussions portant sur la réforme constitutionnelle et les élections qui doivent être supervisées par l’ONU.

« La société civile a besoin d’être partie prenante des deux et nous ferons en sorte que cela se produise, si le gouvernement et l’opposition se mettent d’accord pour le faire et nous insisterons pour qu’ils le fassent », a dit le médiateur onusien.

L’escalade militaire n’apporte aucune solution politique

A la veille du segment ministériel de la conférence de Bruxelles prévu mardi, Staffan de Mistura a prévenu que les gains territoriaux et l’escalade militaire de ces dernières semaines en Syrie ne contribuaient pas à la recherche d’une solution politique à la crise. « Cela n’a apporté aucun changement sur le plan politique, bien au contraire », a dit l’Envoyé spécial.

« La vérité est que chacun a ses propres solutions politiques et c’est ce sur quoi nous avons besoin de travailler », a dit le médiateur onusien, rappelant que le moment est venu pour que la « grande diplomatie » revienne au premier plan.

Staffan de Mistura s’est également dit préoccupé par la situation humanitaire à Idlib. « Idlib est le grand nouveau défi », a-t-il dit, rappelant que 2,5 millions de personnes y vivent.
Pour M. de Mistura, la conférence de Bruxelles doit être l’occasion de déployer tous les efforts pour éviter « qu’Idlib ne devienne pas le nouvel Alep, la nouvelle Ghouta orientale ». Les fortes attentes d’une solution politique ne doivent pas mettre au second plan l’aide humanitaire qui est aujourd’hui sous-financée a prévenu le médiateur onusien.

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528 millions de dollars, c’est le montant des promesses de dons recueillies vendredi 13 avril 2018 à Genève, en Suisse, lors d’une conférence internationale pour venir en aide à la République démocratique du Congo. A noter que les autorités du pays ont boycotté la rencontre, au motif qu’elles n’ont pas été associées à son organisation. Cela ne les a pas empêchées de manifester leur satisfaction. Léonard She Okitundu Lundula, vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale, a confié ceci au site Actualite.cd : «Nous sommes solidaires avec le monde. Nous avons participé à la solidarité internationale au profit de Haïti, malgré nos problèmes».

Par contre les organisateurs (Nations unies, Union européenne, Pays-Bas) escomptaient un montant beaucoup plus important : Entre 1,7 et 2,2 milliards de dollars pour secourir 13 millions de Congolais dont 4,5 millions de déplacés, d’après les Nations unies (Kinshasa soutient qu’ils ne sont pas plus de 230.000).
L’ONU et les ONG avancent le chiffre de «7,7 millions de personnes touchées par l’insécurité alimentaire et plus de deux millions d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère», rapporte Jeune Afrique.
«Nous sommes déçus que trop peu de pays envoient un vrai message d’espoir aux millions de Congolais qui ont désespérément besoin d’aide», a déclaré le secrétaire général d’une ONG norvégienne active en RDC.
Quant au chef du département des Nations unies en charge de l’humanitaire, Marck Lowcock, il se dit «content» des retombées de cette conférence qui a mobilisé 54 pays.

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Le chef de l’humanitaire des Nations Unies, Mark Lowcock, s’est félicité des progrès réalisés par la communauté internationale pour accroître l’aide aux populations de la République démocratique du Congo (RDC) et a souligné le caractère crucial du financement de cette assistance.

« En réponse à la détérioration de la situation humanitaire en République démocratique du Congo (RDC) par rapport à l’année précédente, le Comité permanent interagences a activé une réponse de niveau 3 le 20 octobre 2017, en mettant l’accent sur les provinces du Kasaï, du Tanganyika et du Sud-Kivu », a rappelé M. Lowcock, qui est le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, dans une déclaration publiée mercredi soir.

« Cela a permis de mobiliser les capacités internationales pour intensifier le soutien humanitaire. Depuis l’activation du niveau 3, plus de 1,1 million de personnes ont reçu une assistance vitale dans les Kasaï, au Tanganyika et dans les Kivu. Les critères de référence établis le 20 octobre 2017 pour mesurer le passage au niveau 3 ont été largement respectés. Le niveau 3 sera donc désactivé le 20 avril 2018 », s’est-il félicité.

Selon lui, étant donné que le problème le plus crucial pour la réponse humanitaire est le financement, il est essentiel de se concentrer maintenant sur la collecte des fonds nécessaires pour atteindre les personnes qui ont besoin d’une aide humanitaire vitale dans toute la RDC. Le plan d’intervention humanitaire des Nations Unies pour 2018 nécessite 1,7 milliard de dollars.

« Je suis impatient de poursuivre une collaboration étroite avec les autorités alors que nous continuons à nous efforcer d’aider des millions de personnes à travers le pays », a conclu Mark Lowcock.

De son côté, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a débuté mardi 3 avril à Kinshasa une visite officielle de quatre jours en RDC.

Lors de cette visite, M. Grandi devait s’entretenir avec des membres du gouvernement, la communauté humanitaire et diplomatique ainsi qu’avec des réfugiés. Il devait aussi se rendre dans plusieurs localités de l’Est du pays afin d’évaluer la situation humanitaire et de s’entretenir avec des réfugiés et des personnes déplacées.

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L’ONU a annoncé avoir obtenu des promesses de dons de plus de deux milliards de dollars pour le Yémen sur un total de trois milliards de l’appel de fonds lancé ce mardi lors d’une conférence des donateurs à Genève.

« C’est un succès remarquable pour la solidarité internationale à l’égard du Yémen », s’est félicité le Secrétaire-général de l’ONU, António Guterres, lors d’un point de presse.

En ouverture de la conférence mardi matin au Palais des Nations, le chef de l’ONU avait insisté sur le fait que le Yémen traversait « actuellement la pire crise humanitaire dans le monde » et que l’ONU avait besoin, pour ses programmes d’urgence dans ce pays, de 2,96 milliards de dollars pour cette année. « Nous pouvons et devons éviter » que cette situation catastrophique « ne devienne une tragédie à long terme », avait-il mis en garde.

Plus de 40 Etats membres et organisations ont fait des promesses de dons,  a précisé le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) dans un communiqué de presse à l’issue de la conférence. Avant la réunion de Genève, près d’un tiers de l’appel de fonds avait déjà été donné par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, avec des contributions estimées à 930 millions de dollars.

« Mais l’ampleur de la souffrance que nous voyons au Yémen nécessite un financement rapide et complet pour le plan de réponse de 2018 », a plaidé M. Guterres qui note que le plan a été établi de telle sorte que chaque dollar va où il est urgent.

En 2017, la conférence de donateurs, déjà organisée par la Suisse et la Suède aux côtés de l’ONU, avait permis de récolter 1,1 milliard de dollars.

Le chef de l’ONU appelle les belligérants à ouvrir des négociations

« Nous avons besoin d’un accès sans restriction au Yémen ainsi que d’un accès sans restriction partout à l’intérieur du Yémen », a déclaré M. Guterres devant les donateurs, tout en ajoutant que « par-dessus tout, nous avons besoin d’un processus politique sérieux pour conduire à une solution politique».

Le Secrétaire général de l’ONU a donc appelé les parties à un règlement politique négocié à travers un dialogue inclusif intra-yéménite. Un dialogue, qui est pour lui, la « seule solution » au conflit au Yémen. « Nous devons avoir une action pour mettre un terme au conflit » qui dure désormais depuis plus de trois ans et a provoqué une situation « catastrophique », a insisté M. Guterres qui note que « cette guerre cause d’énormes souffrances humaines à certaines des populations les plus pauvres et les plus vulnérables du monde ».

« Il n’y a pas de solutions humanitaires aux crises humanitaires », a ajouté le chef de l’ONU. « Je demande à toutes les parties de prendre contact sans attendre avec mon nouvel Envoyé spécial, Martin Griffiths », a-t-il dit.

Concernant l’évolution du conflit, M. Guterres a relevé « des signes positifs permettant de penser qu’un plan d’action menant à un dialogue intra-yéménite peut être préparé afin d’aboutir à une solution politique, avec bien sûr toutes les parties impliquées dans ce conflit ».

Une situation humanitaire toujours préoccupante

S’agissant de la situation humanitaire, le chef de l’ONU a indiqué que les organismes humanitaires ont déjà une base solide sur laquelle travailler, avec des opérations qui se sont considérablement développées.

Au début de l’année dernière, les organismes humanitaires ont fourni des vivres à 3 millions de personnes par mois. Dès le mois d’août dernier, plus de 7 millions de personnes sont atteintes chaque mois. Au plus fort de l’épidémie de choléra, plus de 1.000 centres de réhydratation par voie orale et 234 centres de traitement de la diarrhée fonctionnaient, contre seulement 25 centres plus tôt dans l’année.

Sur le terrain, la situation humanitaire reste toujours préoccupante. Alors que le conflit entre dans sa quatrième année, plus de 22 millions de personnes – trois quarts de la population – ont besoin d’aide humanitaire. Près de 18 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire dont 8,4 millions ne savent pas comment ils vont obtenir leur prochain repas.

En un an, un million de personnes supplémentaires ont été confrontées à de la malnutrition. Et près de 3 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent de ce problème dans sa dimension aiguë. L’un d’entre eux décède toutes les 10 minutes d’une condition qui aurait pu être empêchée.
Face « à la pire crise humanitaire au monde », Antonio Guterres demande un meilleur accès pour l’assistance aux populations. « Les humanitaires doivent être capables d’atteindre les personnes qui ont le plus besoin d’aide, sans conditions », a-t-il dit. « Tous les ports doivent être ouverts à l’aide humanitaire et au trafic commercial, à l’envoi de médicaments, de vivres et du carburant nécessaire pour les distribuer. L’aéroport de Sanaa est également un lien vital qui doit rester ouvert ».

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Les Nations Unies ont appelé la communauté internationale à aider d’urgence la Colombie qui doit gérer un afflux massif de ressortissants du Venezuela.

« C’est une catastrophe. C’est un vrai désastre humanitaire » a alerté David Beasley, le Directeur exécutif du Programme alimentaire mondial PAM lors d’un point de presse mardi à Bogota, la capitale colombienne. « Plus d’un million de Vénézuéliens ont traversé la frontière et ils ne rentrent pas », a-t-il ajouté.

Le nombre de Vénézuéliens contraints de quitter leur pays ne cesse d’augmenter. Ces derniers fuient une situation politique et socioéconomique complexe. L’insécurité, le manque de nourriture, de médicaments, et d’accès aux services sociaux de base et la perte de revenus et de pouvoir d’achats les poussent à partir à l’étranger.

Le chef du PAM s’est rendu en Colombie pour évaluer l’impact humanitaire de cet exode sur le terrain. Au poste frontière de Cúcuta dans le nord-est du pays, M. Beasley a constaté que plus de 40.000 Vénézuéliens entraient chaque jour sur le territoire colombien à la recherche de nourriture et de médicaments. « Et il ne s’agit que d’un point de passage légal ! ».

L’afflux massif de Vénézuéliens met une pression particulère sur les communautés colombiennes qui les accueillent. « Nous avons vraiment besoin d’augmenter notre aide au gouvernement colombien », a déclaré le chef du PAM, soulignant que la crise actuelle pèse sur les épaules de Bogota et risque de déstabiliser la région.

Au Venezuela, un nombre croissant d’enfants souffrent de malnutrition, a averti de son côté le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). Une malnutrition qui trouve ses racines dans la crise économique prolongée qui touche le pays, a précisé le fonds onusien.

Le Directeur exécutif du PAM a pu s’entretenir avec des Vénézuéliens qui ont fui leur pays. « Les gens meurent de faim ! C’est aussi simple que cela. Les gens ne peuvent pas obtenir de la nourriture », a dit M. Beasley. « Même s’ils ont de l’argent, ils ne peuvent pas obtenir de la nourriture ! ».

Le chef du PAM a annoncé que l’équipe pays des Nations Unies en Colombie développe avec le gouvernement colombien un plan intégrée pour répondre à la crise humanitaire. « Nous ferons tout notre possible pour aider les personnes qui ont quitté le Venezuela où qu’elles aillent », a déclaré M. Beasley.

Le nombre de demandeurs d’asile vénézuéliens à travers le monde a augmenté de 2.000% depuis 2014 (HCR)

Afin de mieux répondre à l’exode continu des Vénézuéliens vers les pays voisins et au-delà, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a publié de nouvelles directives à l’intention des gouvernements pour gérer la situation des personnes ayant besoin de protection internationale et d’aide humanitaire.

« Si tous les Vénézuéliens quittant le pays n’y sont pas incités pour des raisons liées à celles des réfugiés, il apparaît de plus en plus clairement que, si tous ne sont pas des réfugiés, un nombre important d’entre eux ont besoin d’une protection internationale », a déclaré la porte-parole du HCR, Aikaterini Kitidi, lors d’un point de presse à Genève.

Depuis 2014, le nombre de demandeurs d’asile vénézuéliens à travers le monde a augmenté de 2000% – et principalement dans les Amériques durant les douze derniers mois.

Bien que plus de 94.000 Vénézuéliens aient pu accéder aux procédures d’asile dans d’autres pays en 2017, bien davantage parmi les personnes qui ont besoin de protection optent pour d’autres arrangements légaux de séjour, qui sont plus rapides à obtenir pour exercer le droit au travail, l’accès aux soins de santé et à l’éducation. Toutefois, des centaines de milliers de Vénézuéliens vivent actuellement sans papiers ni permis de séjour légal dans les pays d’asile. Cela les rend particulièrement vulnérables à l’exploitation, la traite et la violence, aux abus sexuels, à la discrimination et la xénophobie.

« Dans ce contexte, ces nouvelles directives du HCR encouragent les États à veiller à ce que les Vénézuéliens aient accès au territoire et aux procédures relatives aux réfugiés », a déclaré la porte-parole. « Compte tenu de la situation au Venezuela, il est essentiel que les Vénézuéliens ne soient ni expulsés ni refoulés vers ce pays ».

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Le jeudi 07 mars 2018, le secrétaire d’État des Etats-Unis, Rex Tillerson, actuellement en tournée en Afrique, a annoncé une aide humanitaire de près de 533 millions de dollars pour les populations de l’Éthiopie, de la Somalie, du Soudan du Sud et du Nigeria, ainsi que des pays de la région du lac Tchad, où des millions de personnes sont en danger de mort, confrontées à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition des suites d’un conflit en cours ou d’une sécheresse prolongée. Bien que l’aide humanitaire soit assurément vitale, cette aide ne résoudra pas ces crises, dont la plupart sont en grande partie causées par l’homme.

Avec ce nouveau financement du département d’État et de l’Agence américaine pour le développement international, les États-Unis fournissent une aide alimentaire et nutritionnelle d’urgence, y compris des dizaines de milliers de tonnes de denrées alimentaires, pour venir en aide aux populations vulnérables. En outre, le financement soutient des programmes d’accès à l’eau potable, des soins de santé d’urgence et des programmes d’hygiène pour traiter et prévenir la propagation des maladies ; il œuvre aussi à la réunification des familles séparées par les conflits. Cette assistance comprend également des fournitures médicales vitales, des installations sanitaires améliorées et des abris d’urgence, et accorde la priorité aux programmes qui visent à protéger les groupes les plus vulnérables.

Parmi les nouveaux fonds annoncés, près de 184 millions de dollars sont destinés aux populations affectées du Soudan du Sud, plus de 110 millions de dollars aux populations affectées d’Éthiopie, plus de 110 millions de dollars aux populations affectées de Somalie et plus de 128 millions de dollars aux populations affectées du Nigeria et des pays de la région du lac Tchad.

Dans la région du lac Tchad et au Soudan du Sud, des années de conflit ont conduit à une insécurité alimentaire aiguë. En Somalie, la violence en cours a exacerbé les conséquences humanitaires d’une sécheresse grave et prolongée. En Éthiopie, la persistance de la sécheresse a aggravé une situation déjà catastrophique en matière de sécurité alimentaire. Un afflux rapide d’aide de la part des États-Unis et d’autres donateurs contribue à améliorer les conditions humanitaires dans tous ces pays. Mais à termes, il appartient aux dirigeants de ces pays, en particulier au Soudan du Sud, de mettre fin aux violences et de placer le bien-être de leurs citoyens au premier plan de leurs actions. Des millions de personnes continueront d’être menacées aussi longtemps que les parties à ces conflits continueront de s’engager dans la violence. Les États-Unis appellent toutes les parties à permettre aux travailleurs humanitaires d’avoir un accès sûr et sans entraves qui leur permette de venir en aide aux communautés dans le besoin.

Les États-Unis sont le plus grand donateur d’aide humanitaire pour ces crises en Afrique, ayant alloué depuis le début de l’exercice fiscal 2017 près de 3 milliards de dollars. Nous saluons les contributions humanitaires de tous les donateurs et encourageons l’apport de contributions supplémentaires pour répondre à des besoins croissants.

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Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, a appelé une nouvelle fois la communauté internationale à se montrer généreuse en finançant l’assistance humanitaire pour les millions de Yéménites affectés par une situation catastrophique.

« Je réitère la déclaration du Secrétaire général saluant le milliard de dollars promis par le Royaume d’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis pour soutenir l’action humanitaire au Yémen, ainsi que leur engagement à recueillir 500 millions de dollars supplémentaires auprès d’autres bailleurs de fonds de la région », a dit M. Lowcock dans une déclaration à la presse publiée lundi soir.

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis se sont mis d’accord avec les Nations Unies sur les modalités de transfert, d’ici le 31 mars, de 930 millions de dollars en faveur du Plan d’intervention humanitaire du Yémen (YHRP) pour 2018. Les deux États membres ont clairement indiqué que les fonds devaient être utilisés uniquement pour des raisons humanitaires. Cet argent représente près du tiers des 2,96 milliards de dollars réclamés pour ce plan d’intervention.

Si ce plan est entièrement financé, l’ONU et ses partenaires fourniront de la nourriture à plus de 8,5 millions de Yéménites, des services nutritionnels à 5,6 millions d’enfants, femmes enceintes et mères et de l’eau potable à 5,4 millions de personnes. L’ONU et ses partenaires réhabiliteront également plus de 1.400 écoles et 650 établissements de santé détruits par les combats.

« J’espère que cette générosité encouragera un plus grand nombre de bailleurs de fonds à contribuer au YHRP, notamment en prévision de la conférence internationale sur le Yémen qui se tiendra à Genève le 3 avril », a dit M. Lowcock.

La situation humanitaire au Yémen continue de se détériorer en raison du conflit, de l’effondrement des services de base et du déclin économique. Un nombre record de 22,2 millions de personnes ont maintenant besoin d’aide humanitaire, soit 3,4 millions de plus que l’année dernière.

« J’appelle toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire en protégeant les civils et les infrastructures civiles et en facilitant un accès humanitaire rapide, sûr et sans entraves au Yémen et à l’intérieur du pays », a déclaré le Secrétaire général adjoint.

Celui qui est également Coordinateur des secours d’urgence de l’ONU a rappelé que « seule une solution politique et la fin du conflit mettront fin aux souffrances du peuple yéménite ». « Nous renouvelons notre appel à toutes les parties à cesser les hostilités et à s’engager de manière significative avec les Nations Unies pour parvenir à un règlement politique durable », a-t-il ajouté.

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Après le lancement le 25 janvier de l’appel de fonds humanitaire 2018 pour la Libye, la Coordinatrice humanitaire de l’ONU dans le pays, Maria do Valle Ribeiro, poursuit sa tournée européenne à Genève pour attirer l’attention sur « les difficultés rencontrées par les Libyens pour subvenir à leurs besoins fondamentaux ».

Lors son étape suisse, Mme do Valle Ribeiro a rencontré lundi 05 février 2018 au Palais des Nations les représentants des pays donateurs en insistant une nouvelle fois sur le sort des populations libyennes qui souffrent toujours d’un climat de violence et de la crise politique.

En lançant un appel de fonds d’un montant de 313 millions de dollars pour aider 940.000 personnes en Libye, « notre message fondamental aux pays donateurs, c’est de ne pas oublier l’impact humanitaire de la crise en Libye et d’être prêt à soutenir les efforts de la communauté humanitaire », a déclaré Mme do Valle Ribeiro lors d’un entretien accordé à ONU Info.

Si les fonds demandés aideront à renforcer les capacités des familles à faire face aux pressions liées à l’instabilité et au déclin économique, les organismes humanitaires notent qu’il s’agit avant tout de venir en aide aux plus de 1,1 million de civils dans le besoin en Libye et qui doivent faire face à la détérioration des conditions de vie sur place.
Entre 400.000 et 500.000 migrants et réfugiés ont besoin d’aide

Pour la Coordinatrice humanitaire en Libye, l’urgence est d’assurer aux personnes déplacées, aux rapatriés, ainsi qu’aux migrants, réfugiés et demandeurs d’asile un accès aux services de base.

Concernant ce groupe de « personnes vulnérables », Mme do Valle Ribeiro a indiqué qu’entre 400.000 et 500.000 migrants et réfugiés ont besoin d’une assistance humanitaire, « même mais s’il y a sûrement jusqu’à 800.000 à 900.000 migrants en Libye ».

« Tous ces migrants sont victimes des réseaux des trafiquants et victimes des pires abus et des violations des droits de l’homme », en raison notamment de la prolifération des « groupes armés qui se livrent à la contrebande, au trafic et à l’exploitation des réfugiés et des migrants », a souligné celle qui est également Chef adjointe de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye.

A cet égard, Mme do Valle Ribeiro note qu’« entre 5.000 et 8.000 migrants et réfugiés sont dans les centres de détention officielle et se trouvent dans des conditions particulièrement pénibles ». A ce jour, près de 17.000 migrants ont accepté le programme de rapatriement volontaire établi par l’Agence de l’ONU pour les migrations (OIM).

Par ailleurs, le dernier bulletin humanitaire de l’Agence de l’ONU pour les réfugiés en date du 2 février souligne qu’environ 1.428 réfugiés et demandeurs d’asile ont été libérés de ces centres de détention depuis l’année dernière, dont 316 depuis le 1er janvier.

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L’année 2017 a été caractérisée par une succession de crises qui a entraîné une augmentation des besoins humanitaires, sans précédent depuis 2014. Cette hausse a été la conséquence de la résurgence de la violence et de la multiplication des foyers de tension à travers le pays. Le nombre de déplacés est passé de 402 240 en janvier à 688 700 au 31 décembre 2017, soit plus qu’en août 2014 au plus fort de la crise. Malgré un contexte difficile, la communauté humanitaire a prouvé qu’elle pouvait faire beaucoup, avec des moyens limités comparés à l’ampleur des besoins. Plus d’1,3 millions de personnes ont reçu une assistance vitale dans divers secteurs.

A l’occasion d’une conférence de presse, le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, est revenue sur les réalisations majeures obtenues en 2017 et « qui n’auraient jamais été possibles sans l’appui de la communauté internationale ».
Le Plan de réponse humanitaire a été financée à hauteur de 39%.

Dans une crise humanitaire, l’assistance alimentaire est souvent le besoin le plus urgent.
Lors des crises qui sont survenues en 2017, dès les premières heures, la communauté humanitaire s’est mobilisée afin d’acheminer le plus vite possible une aide alimentaire d’urgence vers les foyers de tension. Plus de 630 000 personnes en ont bénéficié.

Avec les puits, sources et forages aménagés ou réhabilités par la communauté humanitaire, plus 1 300 000 personnes ont pu bénéficier d’un approvisionnement d’urgence en eau potable. Le manque d’eau ou une eau impropre à la consommation sont des facteurs aggravants lors des crises et participent à la propagation de maladies.

En 2017, les partenaires humanitaires ont pris en charge dans les programmes nutritionnels thérapeutiques plus de 26 000 enfants de 6 à 59 mois atteints de malnutrition aiguë sévère (MAS). Les enfants et les femmes sont des groupes particulièrement vulnérables dans les situations de conflits.

Afin d’éviter la rupture scolaire aux enfants déplacés, 56 673 enfants ont intégré des espaces temporaires d’apprentissage et de protection de l’enfance (ETAPEs) dans les sites de déplacement et les communautés hôtes. Près de 3 000 enfants ont été séparés des groupes armés et 2 189 ont été réintégrés.

Plus de 55 000 ménages ont bénéficié d’abris d’urgence, ce qui représente près de 126% des prévisions annuelles. Parallèlement, des articles non alimentaires ont été distribués à près de 51 000 ménages.

L’insertion économique reste un moyen efficace pour rompre le cycle de la violence et éviter que des jeunes aient recours à la violence. Ainsi, plus de 44 000 de jeunes (filles et garçons) ont été intégrés dans des projets de Travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO). Individuellement ou collectivement, près de 56 600 personnes ont reçu un appui pour préserver ou reconstituer leurs activités génératrices de revenus.

Cette assistance dans les foyers de tension n’aurait pas été possible sans un appui logistique solide. Dans un pays où seul 3% des routes sont bitumées, 8 800 tonnes de cargo d’articles divers ont été acheminées dans les zones de crise.

Pour l’exercice 2018, avec un budget de 515,6 millions de dollars américains, la communauté humanitaire prévoit de répondre aux besoins de 1,9 millions de personnes.
Ses priorités principales demeureront la protection des civils, l’amélioration des conditions pour la fourniture d’une réponse humanitaire rapide et efficace ainsi que la mobilisation des ressources.

« J’appelle la communauté internationale, ainsi que toutes les bonnes volontés, à renouveler leur engagement auprès de la RCA afin de nous permettre de continuer à sauver des vies. Il y a certes encore quelques ombres au tableau mais les réalisations que j’ai citées montrent qu’ensemble nous pouvons faire de grandes choses » a conclu Najat Rochdi.

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Alors que la population en Libye souffre d’un climat de violence et de crise politique, l’ONU et ses partenaires ont lancé jeudi un appel de fonds de 313 millions de dollars pour aider 940.000 personnes qui ont besoin d’assistance et de protection.

« Les difficultés rencontrées par les Libyens pour subvenir à leurs besoins fondamentaux sont réelles, et nous devons être conscients du coût humain de l’inaction », a déclaré Maria Ribeiro, Coordinatrice humanitaire pour la Libye, dans un communiqué de presse du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

« Dans mes interactions avec les hommes, les femmes et les enfants libyens, je vois des gens qui veulent se sentir en sécurité, faire respecter leurs droits et savoir qu’ils n’ont pas à vivre au jour le jour », a expliqué Mme Ribeiro.

La crise actuelle en Libye, qui fait suite au renversement en 2011 du dirigeant Mouammar Kadhafi, est le résultat des hostilités entre factions rivales, de l’instabilité politique et d’un manque de gouvernance efficace.

L’argent récoltée aidera à mettre en œuvre 71 projets de 22 organisations, y compris des agences des Nations Unies et des organisations non gouvernementales nationales et internationales.

Les projets visent à aider la population à faire face à la détérioration des conditions de vie et à assurer l’accès au service de base pour les déplacés internes, les rapatriés, ainsi que les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile.

Les fonds aideront également à renforcer les capacités des familles à faire face aux pressions liées à l’instabilité et au déclin économique.

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Après son gros chèque de 2 milliards de dollars, pour renflouer un Trésor public exsangue après 3 années de conflit meurtrier (plus de 10 000 morts), l’Arabie saoudite a convaincu ses alliés de remettre la main à la poche. Cette fois il s’agit de décaisser 1,5 milliard de dollars pour l’aide humanitaire. L’annonce a été faite ce lundi 22 janvier 2018, rapporte l’agence Reuters.

La coalition pilotée par Riyad et appuyée par les USA indique dans son communiqué qu’elle aménagera un pont aérien vers Marib et 17 couloirs terrestres pour convoyer l’aide. Il est aussi  question d’étendre les installations des ports du Yémen pour réceptionner ces produits qu’attendent plus de 2 millions de déplacés du fait de cette guerre intestine. “Nous soutenons une mission humanitaire préparée professionnellement avec des moyens militaires afin de faire en sorte que l’aide humanitaire parvienne à la population qui en a besoin”, a affirmé le porte-parole de la coalition, le colonel Turki al-Maliki.

D’après les chiffres des Nations Unies, les populations yéménites font face à la crise humanitaire la plus grave du monde, avec 8,3 millions d’individus qui survivent grâce à l’aide humanitaire et 400.000 enfants affectés par une malnutrition sévère. La coalition a déjà décaissé des milliards de dollars d’aide humanitaire pour le Yémen, mais le conflit empêche que la nourriture soit bien ventilée aux nécessiteux. S’y ajoutent les épidémies de choléra et de diphtérie. Dans le bras fer sanglant qui oppose la coalition soutenant le gouvernement reconnu par la communauté internationale et le mouvement chiite houthi, appuyé par l’Iran, les populations civiles, hélas, ne pèsent pas lourd…

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Le Canada apporte son aide pour répondre aux besoins essentiels de millions de personnes vulnérables en Afrique subsaharienne, y compris des femmes et des enfants qui n’ont pas accès à une quantité suffisante d’aliments sains et nutritifs pour combler leurs besoins quotidiens, en raison des graves sécheresses et des conflits.

Au nom de la ministre du Développement international et de la Francophonie, l’honorable Marie-Claude Bibeau, l’ambassadeur et représentant permanent du Canada auprès des Nations Unies, Marc-André Blanchard, a annoncé aujourd’hui un financement additionnel de 19,8 millions de dollars pour permettre d’intervenir à l’égard des niveaux extrêmes d’insécurité alimentaire au Cameroun, en Éthiopie, au Niger, au Nigéria, en Ouganda, au Soudan du Sud et au Tchad.

Dans ces sept pays et les régions voisines, le financement du Canada accordé à des partenaires canadiens et internationaux expérimentés et de confiance permettra de répondre à des besoins humanitaires essentiels. Ces besoins comprennent les nécessités de subsistance, comme les denrées alimentaires d’urgence, l’eau potable, des services d’assainissement adéquats, des soins de santé, des abris et des services de protection.

« Le Canada se réjouit de pouvoir apporter une aide humanitaire pour contrer les effets de la sécheresse et des conflits en Afrique subsaharienne, et pour veiller à ce que l’aide d’urgence parvienne à ceux qui en ont besoin. L’annonce d’aujourd’hui contribuera à sauver des vies et à alléger les souffrances, en plus de soulager les personnes qui ont besoin d’une aide urgente. » – Marc-André Blanchard, représentant permanent du Canada auprès des Nations Unies

Faits en bref

  • En mars 2017, le Canada a annoncé une aide humanitaire de près de 120 millions de dollars en réponse à de graves crises alimentaires au Nigéria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen.
  • Entre le 17 mars et le 30 juin 2017, les Canadiens ont généreusement donné plus de 21,3 millions de dollars à des organismes de bienfaisance enregistrés canadiens en réponse aux crises humanitaires, dont une famine sans précédent, à l’insécurité alimentaire et aux déplacements provoqués par les conflits qui touchent plus de 55 millions de personnes en Afrique.

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Le Canada accorde une aide visant à répondre aux besoins essentiels des réfugiés et des personnes vulnérables au Kenya, et ainsi, à sauver des vies et à soulager les souffrances des personnes touchées par les conflits et la sécheresse.

Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, l’honorable Ahmed Hussen, a annoncé aujourd’hui au nom de la ministre du Développement international et de la Francophonie, l’honorable Marie-Claude Bibeau, que le Canada versera 15 millions de dollars pour soutenir les réfugiés et les populations touchées par la sécheresse au Kenya.

Le ministre Hussen a fait cette annonce en compagnie de Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, dans le cadre de sa visite au Kenya. Le ministre et le Haut Commissaire étaient de passage au camp de réfugiés de Dadaab pour constater sur place l’important travail accompli en appui aux réfugiés. Ces nouveaux fonds seront versés au Programme alimentaire mondial et au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

« Le Canada est fier de fournir une aide humanitaire et au développement pour répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables et veiller à ce que l’aide d’urgence parvienne à ceux qui en ont besoin. Les fonds annoncés aujourd’hui permettront de sauver des vies et d’alléger les souffrances d’un très grand nombre de réfugiés et de personnes touchées par la sécheresse au Kenya. » – Ahmed Hussen, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.

Les faits en bref

  • Le soutien du Canada permettra de fournir une aide alimentaire d’urgence et une protection essentielle à plus de 500 000 réfugiés qui ont trouvé refuge au Kenya.
  • On estime qu’environ 704 000 femmes, hommes et jeunes touchés par la sécheresse dans les terres sensibles au climat du Kenya bénéficieront de l’annonce d’aujourd’hui.
  • Environ 80 % des participants aux activités axées sur la résilience au climat annoncées aujourd’hui seront des femmes.

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Le Président du Parlement européen, Antonio Tajani, a rencontré le Premier ministre du Mali, Abdoulaye Idrissa Maïga, à Bruxelles aujourd’hui.

Le Président Tajani a déclaré à l’issu de la réunion:

« Le Mali est un partenaire privilégié de l’UE et l’Afrique est une priorité pour le Parlement européen. Nous devons approfondir notre partenariat et notre coopération avec le continent africain sur de nombreux sujets tel que le développement durable, la jeunesse et l’emploi, la lutte contre le changement climatique, la paix et la sécurité, la migration et les droits de l’homme. À ce propos, le Parlement européen organise une conférence de haut niveau sur l’Afrique le 22 novembre, une semaine avant le Sommet d’Abidjan. L’objectif est d’accroitre le dialogue et l’investissement entre nos deux continents. Plus l’Afrique sera stable, sûr et prospère, plus elle pourra exploiter son potentiel.

Le Mali est confronté à de nombreux défis et nous devons travailler ensemble pour les résoudre. Le premier reste la sécurité. C’est un des pays les plus touchés par des attaques terroristes. Nous sommes préoccupés par la détérioration de la situation sécuritaire et par son impact sur les populations.

L’Accord pour la Paix et Réconciliation reste le seul moyen d’assurer la stabilité du Mali et du Sahel. Sa mise en place permettra d’assurer les services de base aux populations, surtout dans les zones les plus délaissées.

Je salue la détermination du Mali et des pays voisins qui s’impliquent activement dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé à travers la Force Conjointe du G5 Sahel. Cette force est primordiale et la communauté internationale doit l’appuyer.

L’UE soutient le Mali à travers plusieurs instruments comme le Fonds Européen de Développement, le Fonds Fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, et l’aide humanitaire. De plus, le Fonds européen pour le développement durable qui vient d’être officiellement mis en place sera très important pour attirer les investissements privés. Il est fondamental que le Mali en tire les bénéfices pour qu’il puisse se développer.

Les estimations de croissance sont bonnes mais le Mali a besoin d’infrastructures, de diversifier son économie, de pointer sur les énergies renouvelables. N’oublions pas qu’il y a une croissance démographique très importante au Mali et ce potentiel, cette jeunesse, ne doit pas se perdre. C’est seulement en stabilisant et sécurisant le pays que l’on pourra libérer tout son potentiel créatif et économique. »

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La crise humanitaire en République centrafricaine reste préoccupante à cause de la détérioration persistante du climat sécuritaire depuis le début de l’année 2017. L’appui de la communauté internationale a toutefois permis aux acteurs humanitaires de répondre aux besoins les plus critiques et urgents dans plusieurs foyers de tension. Cependant, la résurgence de la violence a généré des besoins additionnels qui n’étaient pas prévus dans le Plan de réponse humanitaire.

Lors d’une session d’information sur la situation humanitaire en Centrafrique, tenue à Yaoundé au Cameroun le 6 octobre 2017, le Coordonnateur humanitaire, Najat Rochdi, a remercié les donateurs dont les contributions au Plan de réponse humanitaire ont permis de réponse rapidement et efficacement aux multiples crises auxquelles la Centrafrique fait régulièrement face. Mme Rochdi s’est particulièrement félicitée « des contributions supplémentaires reçues récemment, notamment celle du Japon, de DFID et des Pays-Bas, qui ont été une bouffée d’oxygène au moment où des crises concomitantes défiaient les capacités opérationnelles des acteurs humanitaires ».

Cependant, elle a lancé un nouvel appel à la communauté internationale à s’investir davantage pour éviter « le pire des scénarii », à savoir une crise humanitaire à grande échelle qui affecterait toute la région. Les indicateurs actuels sont semblables à ceux qui prévalaient entre 2013 et 2014 au pic de la crise. Aujourd’hui, 600 000 personnes sont des déplacés internes et 513 666 sont réfugiés dans les pays limitrophes. Il s’agit des plus hauts niveaux jamais atteints depuis 2013. A ce jour, la population dans le besoin est passée de 2,2 au début de l’année à 2,4 millions de personnes.

Le Plan de réponse humanitaire révisé (PRH) de 2017 d’un montant de 497,3 millions de dollars n’était financé au 30 septembre qu’à hauteur de 148,5 millions de dollars soit 30% des besoins exprimés. Avec un manque à gagner de 348,8 millions de dollars, soit 70% de besoins non couverts, l’assistance dont la moitié de la population centrafricaine a besoin est fortement compromise. Des nouvelles contributions au Plan de réponse humanitaire donneront « une chance à des centaines de milliers de personnes de répondre à leurs besoins urgents et favoriseront ainsi la reconstruction de leurs vies et leur pays » a souligné Mme Rochdi. En effet, une action humanitaire couvrant les besoins le plus critiques renforcerait progressivement la résilience des communautés. « Ce n’est qu’à ce prix que le pays sortira du cercle vicieux des crises » a ajouté le Coordonnateur humanitaire.

Le plaidoyer pour le financement du Plan de réponse humanitaire vise « à sortir la population dans le besoin de l’indigence et de la vulnérabilité ». Il vise aussi à offrir une meilleure protection à la population civile prise pour cible par les groupes armés. Enfin, il contribue indéniablement à « accompagner les vœux de paix de la majorité des Centrafricains et des Centrafricaines ».

Dans cette perspective, après Yaoundé, Najat Rochdi a annoncé qu’elle entreprendra une tournée internationale en vue « de sensibiliser la communauté internationale sur le drame qui se joue actuellement en République centrafricaine » et l’exhorter à ne pas oublier ce pays.

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L’Algérie a décidé d’octroyer une aide humanitaire au profit du Niger, frappé par un déficit alimentaire causé par une crise pastorale aiguë, rapporte APS.

Cette aide humanitaire, “qui intervient en cette veille de célébration de l’Aïd El Adha, s’ajoute aux multiples actions de solidarité que l’Algérie a manifestées à l’égard de ce pays frère et voisin, y compris pour le soutenir dans la gestion des flux humains sur son sol, induits par la lutte contre les groupes terroristes et suite à la détérioration de la situation  sécuritaire dans la région du Sahel, souligne la même source.

Cette aide qui sera cheminée dans les prochains jours, constitue également une mesure immédiate d’accompagnement des opérations de rapatriement de ressortissants nigériens en situation irrégulière”, détaille APS.

 

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Aujourd’hui, les États-Unis ont annoncé plus de 169 millions de dollars en aide humanitaire pour soutenir les victimes qui subissent les effets de la sécheresse prolongée en Éthiopie et au Kenya. Ces fonds supplémentaires, dont presque 137 millions de dollars pour l’Éthiopie et presque 33 millions de dollars pour le Kenya, font de la contribution totale de l’aide humanitaire américaine en Éthiopie et au Kenya un total de 458 millions de dollars pour l’exercice fiscal 2017, indique un communiqué de l’ambassade des États Unis en Éthiopie.

Avec ce nouveau financement, les États-Unis intensifient leur aide alimentaire d’urgence, apportent une aide alimentaire spécialisée pour traiter les enfants souffrant de malnutrition, et fournissent de l’eau potable et des services de santé essentiels. En Éthiopie, cette aide comprend une contribution de plus de 111 000 tonnes en secours alimentaire d’urgence pour environ 3 millions de personnes. En plus d’aider les Kenyans touchés par la sécheresse, les États-Unis apportent également leur soutien aux personnes réfugiées au Kenya, qui ont fui la sécheresse et les conflits dans leur propre pays, indique la même source.

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Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra vendredi 3 juin une réunion d’urgence.

Le journal Le Monde rapporte, ce mercredi, que le Conseil  de sécurité des Nations unies va décider si les convois humanitaires autorisés à rejoindre les villes assiégées de Daraya et Moadamiyeh suffisent à reporter les largages de vivres demandés depuis plusieurs semaines par le Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG).

De son côté, la Russie, par la voix de son ambassadeur auprès de l’ONU, a suggéré de suspendre tout largage, estimant que le passage de ces convois était un pas positif du régime de Bachar al Assad et a suggéré de suspendre pour l’heure un projet de largage d’aide humanitaire par avion sur les cités isolées.

“C’est trop peu, trop tard”, a regretté M. Rycroft. “Je pense qu’on doit s’en tenir à ce qu’a décidé l’ISSG, qui est que dans ce scénario il faut des largages d’aide humanitaire”.

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