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Dans son dernier communiqué du 30 Mai 2018, le FMI déclare que « des mesures décisives sont nécessaires cette année pour lutter contre l’inflation ». En effet, l’inflation a atteint 7,7 % en Mai 2018, un niveau jamais atteint depuis 1991, année où la Tunisie était également sous ajustement structurel du FMI dans le cadre d’un Mécanisme élargi de crédit (1988-1992)“. C’est ce qui ressort de la dernière note de l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) publiée ce jeudi 14 juin 2018 ; elle souligne que le premier tournant de l’inflation se situe autour d’Avril 2016. A cette date, le FMI avait imposé à la Tunisie de faire passer la loi sur l’indépendance de la BCT avec pour mission principale de lutter contre l’inflation (voir notre étude) tout en libéralisant le dinar. Ce changement structurel s’est matérialisé par la publication le 10 Mars 2017, mois où le dinar a subi son plus grand décrochage, d’une circulaire de la BCT instituant la nouvelle politique monétaire de la BCT inspirée de l’idéologie du FMI.

L’OTE a également noté que l’idéologie du FMI veut que l’inflation soit partout et toujours d’origine monétaire, c’est-à-dire qu’elle ne peut provenir que d’une trop grande distribution de crédits. Pour lutter contre cette inflation d’origine monétaire, il faudrait donc augmenter les taux d’intérêt pour réduire l’inflation. Or, la réalité en Tunisie est toute autre. “L’inflation en Tunisie a augmenté principalement avec la libéralisation du dinar en Avril 2016 puis s’est accélérée notamment après le décrochage du dinar de Mars 2017. Nous avons calculé qu’entre Janvier 2013 et Mars 2016, le coefficient de corrélation entre l’inflation et le taux de change TND/EUR était faible (0,25) tandis qu’il est devenu très fort entre Avril 2016 et Mai 2018 (-0,91). Ces chiffres appuient ainsi notre interprétation que l’inflation est due principalement à la libéralisation du dinar puis à la chute de sa valeur qui augmente les prix des biens importés. Pour preuve, l’augmentation du taux directeur de la BCT en Avril et Mai 2017 n’a eu aucun impact sur l’inflation. En réalité, l’inflation n’a jamais été aussi grande que depuis que le FMI a imposé à la BCT de ne se focaliser que sur la lutte contre l’inflation“, lit-on dans cette note.

L’OTE constate aussi que l’échec de la politique monétaire promue par le FMI est donc total. “Non seulement l’inflation n’est pas monétaire, mais elle est issue directement des politiques imposées par le FMI (libéralisation du dinar, augmentation de la TVA et des prix de l’essence). De plus, dans sa deuxième revue, le FMI reconnaît que l’augmentation des taux d’intérêt n’a aucun impact sur la demande de crédit (point 15). En attendant, l’inflation et l’augmentation des taux d’intérêt sont en train d’étouffer financièrement les ménages et les entreprises en Tunisie. Il devient urgent de redéfinir la mission de la BCT en l’adaptant aux besoin de l’économie tunisienne (chômage, croissance, investissement) plutôt qu’à l’idéologie du FMI“, ajoute l’observatoire.

Il est à signaler à ce propos que le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé mercredi 13 juin de relever le taux d’intérêt directeur de la Banque de 100 points de base, passant de 5,75% à 6,75% par an, pour faire face à la persistance des tensions inflationnistes. Le conseil a par ailleurs noté que ces tensions “sont susceptibles de s’intensifier au cours de la période à venir, au vu des évolutions prévisibles de l’ensemble des indicateurs conjoncturels avancés, en particulier la hausse attendue des prix internationaux des matières de base, notamment de l’énergie”. Le taux d’inflation s’est établi à un niveau élevé pour le deuxième mois consécutif, portant l’évolution de l’indice des prix à la consommation à la fin du mois de mai 2018 à 7,7% en glissement annuel.

La poursuite des pressions inflationnistes constitue “une menace pour la reprise récente de l’activité économique ainsi que pour le pouvoir d’achat des citoyens, et nécessite, par conséquent, la prise des mesures préventives appropriées pour en réduire les effets négatifs et ce, moyennant la régulation de la politique monétaire via l’instrument du taux d’intérêt”, a-t-il expliqué.

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On y est ! 2018, l’année dont tout le monde parlait, celle de tous les défis, de toutes les difficultés et de toutes les augmentations annoncées par les experts en économie, qui ont alerté sur la gravité des dangers qu’elle représente pour les finances publiques et les équilibres généraux du pays. Ce vendredi 05 janvier, ce n’était pas les experts, mais le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, qui n’a pas manqué, lors d’une rencontre organisée à Tunis sur la loi de finances 2018, de dresser un tableau sombre de l’économie nationale et d’annoncer de mauvaises nouvelles : Endettement, déficit commercial, gap budgétaire, retraite obligatoire dans la fonction publique, de nouvelles augmentations des prix…et la liste est encore longue.

S’agissant de l’endettement, le ministre a tenu à préciser que cela a atteint en Tunisie des niveaux inacceptables. “Ce n’est pas logique de se retrouver chaque année avec un taux endettement plus fort que le précédent“, a indiqué le ministre, mettant en garde contre cette fausse démarche, selon ses dires. “Si on continue dans cette stratégie, personne ne va nous prêter et les investisseurs vont nous fuir“, a assuré Chalghoum, avant d’ajouter que si aucun accord n’est trouvé avec le FMI sur la troisième tranche de crédit qui devrait être prochainement débloquée, toutes les autres institutions vont aussi abandonner la Tunisie.

Il a ajouté que le niveau d’endettement qu’a atteint aujourd’hui le pays aura un impact négatif non seulement sur les générations futures mais aussi sur l’économie du pays et sur la croissance.

Outre l’endettement, le ministre a reconnu les difficultés pour payer les pensions de retraite. “Nous sommes face à des difficultés énormes pour honorer nos engagements envers les caisses sociales et verser les pensions de retraite, mais nous le ferons quand même“, a-t-il indiqué. C’est pour cette raison, a-t-il expliqué, qu’une Contribution Sociale Généralisée (CSG) à hauteur de 1% sur le revenu imposable a été instaurée dans la loi de finances 2018, une mesure imposée suite aux difficultés des caisses sociales pour jouer pleinement leur rôle et sortir de la crise qui sévit dans le secteur depuis un bon nombre d’années. 

A cela s’ajoute la hausse du déficit commercial qui a atteint, selon le ministre, 9% suite à l’augmentation des importations (19%), un déficit qui devrait être financé par l’endettement extérieur et le recours au marché international, selon lui.

Ridha Chalghoum n’a pas toutefois caché que d’autres majorations des prix des hydrocarbures sont attendues en 2018 et ce, suite à l’évolution des cours pétroliers à l’échelle internationale, expliquant que la loi de finances 2018 a été établie sur une hypothèse d’un prix du baril de pétrole à 54 Dollars alors qu’il dépasse actuellement 66 Dollars à l’échelle internationale. Il a précisé qu’une hausse d’un dollar du prix du baril de pétrole représente un surcoût de 121 millions de dinars (MD) pour le budget de l’Etat. “On ne peut pas changer les hypothèses sur lesquelles la loi de finances 2018 a été établie (…) la solution est d’ajuster de nouveau les prix“, a assuré le ministre.

Chalghoum a en outre expliqué que pour ajuster les prix des hydrocarbures, l’État va se retrouver dans l’obligation d’agir sur les prix à travers l’activation du mécanisme d’ajustement des prix, et non sur les salaires ou la subvention des produits de base et du transport.

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L’ajustement des prix des hydrocarbures en 2018 reste probable, a déclaré le ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Kaddour, prévoyant la hausse de la subvention des hydrocarbures à plus de 1500 millions de dinars, au cours de l’année prochaine.
Dans une déclaration aux médias, en marge du premier colloque des cadres et agents de la STEG (Société tunisienne d’électricité et du gaz) à la retraite, il a ajouté qu'” il est probable d’ajuster les prix des hydrocarbures, mais cette décision sera liée au moyen de concrétiser cette hausse, à propos de laquelle aucune décision finale n’a été prise “.
Il a,en outre, rappelé qu’un mécanisme d’ajustement automatique des prix des hydrocarbures est appliqué chaque trimestre après l’examen des prix.

Kaddour a reconnu la hausse des prix de pétrole sur le marché mondial lesquels (prix) ont atteint 64 dollars contre 54 dollars, lors de l’élaboration du nouveau projet de budget de l’Etat, ajoutant toutefois que ” cette situation ne nous fait pas peur car la petite quantité produite par la Tunisie (40 mille barils par jour) est vendue à un prix élevé sur le marché mondial “. Pour le ministre, il est possible de trouver un certain équilibre.
A rappeler que le budget 2018 prévoit des dispositions visant à introduire des ajustements sur les prix des hydrocarbures, de l’électricité et du gaz au niveau de la vente au public, l’objectif recherché est de mobiliser 700 millions de dinars (MD) répartis comme suit : 342 MD au titre des revenus de l’ajustement des prix des produits pétroliers et 385 MD au titre du revenu de l’ajustement des tarifs de l’électricité et du gaz.

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A l’issue d’une séance d’audition tenue jeudi 16 novembre 2017 à l’ARP, le ministre de l’Energie et des Mines, Khaled Kaddour, a évoqué la possibilité d’une augmentation des prix des hydrocarbures et une nouvelle tarification de l’électricité et du gaz, et ce dans les prochains jours, relate Mosaïque fm.

Cette probable augmentation intervient dans le cadre de l’ajustement automatique du prix local du pétrole aux cours mondiaux.

Dans le  même sens, Kaddour a souligné que la subvention des hydrocarbures sera aux alentours de 1,500 milliard de dinars en 2018, a ajouté la même source.

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La probable révision à la hausse des produits de base dont les produits pétroliers est la parfaite illustration des mauvaises nouvelles que les gouvernements, tous sans exception, planquent le plus longtemps possible sous le tapis, même si, très souvent, l’objet caché dépasse et se voit comme le nez au milieu de la figure. De ce point de vue les autorités tunisiennes n’ont pas dérogé à la règle. Ridha Bouzgouada, directeur général de l’Energie au ministère de l’Energie, des Mines et des Energies, a joué au bon soldat en montant au créneau mardi 18 octobre 2016, à la TAP, pour démentir – mais pas catégoriquement – les rumeurs sur une montée des prix de vente de l’essence sans plomb, du gasoil ordinaire et du gasoil 50. Il a bien fait le boulot en déclarant que rien de tel n’est dans les petits papiers du gouvernement. Sauf que dans la foulée, il a ajouté qu’un ajustement à la hausse ou à la baisse des tarifs à la pompe est déjà calé pour la mi-janvier 2017. Comprenez par là, en langage moins diplomatique, que les prix risquent d’être révisés à la hausse compte tenu de la tendance actuelle du marché…

L’ajustement des prix à la pompe aux cours internationaux du pétrole, c’est aussi ça. Or quel est le tableau présentement ? Les cours du baril ont retrouvé des couleurs hier, ils se sont même payés le luxe d’atteindre un plus haut historique depuis un an. Le prix du baril a franchi le seuil des 50 dollars, 51.60 plus exactement, à New York et 52.67 à Londres. Donc les automobilistes tunisiens ont du souci à se faire, eux qui ont à peine commencé – depuis juillet 2016 – à bénéficier des fruits du mécanisme d’indexation des prix sur les cours internationaux, et encore à des niveaux plus que raisonnables, voire insignifiants, après des années de “racket”, une spécificité bien tunisienne. D’ailleurs les citoyens le disaient volontiers : “Notre pays est l’un des rares au monde où le prix du carburant monte, monte, sans jamais descendre”.

Le gouvernement, bien évidemment, ne peut pas assumer une telle posture, avec toutes les résistances que crée déjà la loi de finances 2017, laquelle décidément ne plait à personne ! (ni à l’UGTT, ni aux patrons, ni aux avocats…). Si en plus on jette sur la place publique une hausse des prix des carburants, la soupe à la grimace risque très vite de se transformer en cocktail explosif. Mais le fait est que la remontée des prix à la pompe nous pend au nez car il s’est produit ceci : La fonte inattendue des stocks américains. Cela a presque immédiatement provoqué une poussée de fièvre sur les cours internationaux du brut. Une chose est certaine : Tous les ingrédients sont là pour une montée prochaine des prix internationaux, notamment si les pays exportateurs de pétrole (OPEP) se conforment à leurs engagements pris lors de la réunion d’Alger le 28 septembre dernier, pour la réduction de la production du pétrole.

Mauvaise nouvelle : La production locale de brut va baisser

A noter que le budget de l’Etat pour 2017 a été élaboré sur la base d’un cours moyen du pétrole à 50 dollars le baril et un taux de change dinar/dollar de 1 dollar=2.250 dinars. Donc de ce point de vue, les prévisions du gouvernement tunisien sont plutôt en adéquation avec les cours actuels. Mais si jamais les cours internationaux venaient à monter substantiellement, en vertu de ce qu’on vient de dire, il y aura de la casse. D’abord dans les caisses publiques. Ensuite chez les consommateurs pour cause d’ajustement des prix à la pompe sur les cours internationaux de brut. Donc le gouvernement prendrait dans les poches des automobilistes ce qu’il aurait payé en plus pour importer du pétrole. Logique, me direz-vous.

Autre facteur qui impacte directement les prix : La production locale de pétrole brut. Elle est évaluée à 2203 millions tonnes l’an prochain contre 2225 millions tonnes escomptées en 2016. Dans ce cas de figure, on pourrait se retrouver avec un volume des importations des produits pétroliers de 2812 millions tonnes. Et puisque, comme le prévoit le budget 2017, l’indexation des prix nationaux sur les cours internationaux est maintenu en 2017, fatalement les automobilistes pourraient payer plus cher leur carburant l’année prochaine. Vous êtes prévenus…

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