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Chalghoum ne prend plus de gants : Le FMI et les investisseurs pourraient fuir !

On y est ! 2018, l’année dont tout le monde parlait, celle de tous les défis, de toutes les difficultés et de toutes les augmentations annoncées par les experts en économie, qui ont alerté sur la gravité des dangers qu’elle représente pour les finances publiques et les équilibres généraux du pays. Ce vendredi 05 janvier, ce n’était pas les experts, mais le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, qui n’a pas manqué, lors d’une rencontre organisée à Tunis sur la loi de finances 2018, de dresser un tableau sombre de l’économie nationale et d’annoncer de mauvaises nouvelles : Endettement, déficit commercial, gap budgétaire, retraite obligatoire dans la fonction publique, de nouvelles augmentations des prix…et la liste est encore longue.

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S’agissant de l’endettement, le ministre a tenu à préciser que cela a atteint en Tunisie des niveaux inacceptables. « Ce n’est pas logique de se retrouver chaque année avec un taux endettement plus fort que le précédent« , a indiqué le ministre, mettant en garde contre cette fausse démarche, selon ses dires. « Si on continue dans cette stratégie, personne ne va nous prêter et les investisseurs vont nous fuir« , a assuré Chalghoum, avant d’ajouter que si aucun accord n’est trouvé avec le FMI sur la troisième tranche de crédit qui devrait être prochainement débloquée, toutes les autres institutions vont aussi abandonner la Tunisie.

Il a ajouté que le niveau d’endettement qu’a atteint aujourd’hui le pays aura un impact négatif non seulement sur les générations futures mais aussi sur l’économie du pays et sur la croissance.

Outre l’endettement, le ministre a reconnu les difficultés pour payer les pensions de retraite. « Nous sommes face à des difficultés énormes pour honorer nos engagements envers les caisses sociales et verser les pensions de retraite, mais nous le ferons quand même« , a-t-il indiqué. C’est pour cette raison, a-t-il expliqué, qu’une Contribution Sociale Généralisée (CSG) à hauteur de 1% sur le revenu imposable a été instaurée dans la loi de finances 2018, une mesure imposée suite aux difficultés des caisses sociales pour jouer pleinement leur rôle et sortir de la crise qui sévit dans le secteur depuis un bon nombre d’années. 

A cela s’ajoute la hausse du déficit commercial qui a atteint, selon le ministre, 9% suite à l’augmentation des importations (19%), un déficit qui devrait être financé par l’endettement extérieur et le recours au marché international, selon lui.

Ridha Chalghoum n’a pas toutefois caché que d’autres majorations des prix des hydrocarbures sont attendues en 2018 et ce, suite à l’évolution des cours pétroliers à l’échelle internationale, expliquant que la loi de finances 2018 a été établie sur une hypothèse d’un prix du baril de pétrole à 54 Dollars alors qu’il dépasse actuellement 66 Dollars à l’échelle internationale. Il a précisé qu’une hausse d’un dollar du prix du baril de pétrole représente un surcoût de 121 millions de dinars (MD) pour le budget de l’Etat. « On ne peut pas changer les hypothèses sur lesquelles la loi de finances 2018 a été établie (…) la solution est d’ajuster de nouveau les prix« , a assuré le ministre.

Chalghoum a en outre expliqué que pour ajuster les prix des hydrocarbures, l’État va se retrouver dans l’obligation d’agir sur les prix à travers l’activation du mécanisme d’ajustement des prix, et non sur les salaires ou la subvention des produits de base et du transport.

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