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Si la COP24 (www.COP24afdb.org), le sommet mondial annuel sur le climat, fermait officiellement ses portes vendredi 14 décembre 2018, à Katowice, en Pologne, les négociations se sont poursuivies durant le week end, faute d’agrément quant aux modalités concrètes de l’application de l’Accord de Paris (https://bit.ly/2zq3VQA) dès 2020 – qui vise à limiter le réchauffement à 2°C, voire 1,5°C, par rapport au niveau pré-industriel – par les 197 parties signataires.

Négociations serrées : des avancées timides, des négociateurs africains déterminés

Depuis deux ans, les 50 pays africains qui ont ratifié l’Accord de Paris­ mettaient l’accent sur la nécessité de bâtir un cadre concret et transparent pour la finance climatique. Aussi, les négociateurs africains – dont l’AGN qui bénéficie de l’appui de la Banque (https://bit.ly/2EBGRkS) –, ont-ils négocié pied à pied, pour amener les pays développés, grands responsables du changement climatique, à tenir leurs engagements notamment. Ceux-ci doivent aider ceux-là à mener leur transition écologique – une solidarité scellée dans l’Accord de Paris, conclu en décembre 2015.

La Banque fidèle à son rôle de porte-parole de l’Afrique et de chef de file

La Banque africaine de développement, durant les deux semaines qu’a duré l’événement, a assumé son rôle : celui de premier défenseur des intérêts de l’Afrique et un soutien sans faille aux négociateurs africains ; celui de porte-parole des intérêts de l’Afrique, outre celui de diffuseur de connaissances, d’expérience et d’expertise. Ce, grâce aux quelques cinquante table-rondes et conférences organisées en son Pavillon (https://bit.ly/2rKT4Lw), riches de l’intervention et des vues partagées par la trentaine d’experts divers que la Banque a dépêchés sur place pour traiter de la lutte contre le changement climatique dans tous ses volets et les différents secteurs concernés : eau et assainissement (https://bit.ly/2QD8tMM), agriculture et forêts (https://bit.ly/2EBFJxE), transports et urbanisation (https://bit.ly/2Bxy3Z4), dimension de genre et parité hommes-femmes, rôle de la société civile, rôle du secteur privé (https://bit.ly/2R9zF54), météorologie et technologies (https://bit.ly/2R1WGHf) ad hoc, énergies renouvelables (https://bit.ly/2rKTSQy), mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national (https://bit.ly/2rKxN4E)…

Chaque jour, du 3 au 14 décembre 2018, ce sont près de 200 personnes en moyenne qui sont venues assister aux événements organisés par la Banque (https://bit.ly/2SHF5kS) – seule ou en collaboration avec d’autres partenaires. La Banque avait ouvert la COP24 sur la Journée de l’Afrique (https://bit.ly/2Gr9Ycf), organisée en collaboration avec l’Union africaine, la Commission économique pour l’Afrique de l’ONU et le NEPAD. Et elle a fermé les portes de son Pavillon, au dernier jour du sommet, sur un événement également symbolique : un débat qui a réuni de jeunes leaders, du continent et d’ailleurs, journalistes, experts et militants, tous acteurs de la lutte contre le changement climatique.

La Banque est plus que jamais résolue à poursuivre son travail de lutte contre le changement climatique en Afrique et son œuvre de plaidoyer pour en défendre les intérêts.

Lutter contre le changement climatique : ne surtout pas renoncer

« Nous voyons des femmes qui perdent leurs moyens de subsistance, nous voyons des enfants affamés, des communautés complètement réduites à néant par les tornades et les ouragans. C’est cela qui nous motive, qui est notre moteur, qui fait que nous allons redoubler d’efforts pour veiller à minimiser les effets néfastes du changement climatique sur nos communautés »,  ainsi déclaré ainsi Anthony Nyong, directeur du Département changement climatique et croissance verte à la Banque, à la fin de la COP24. Et d’ajouter : « Nous continuerons de travailler avec ceux qui sont conscients de l’urgence et de la nécessité de répondre aux défis de l’Afrique, et c’est ce sur quoi nous allons nous concentrer. Afin de fournir au continent africain les ressources dont il a besoin, pour que le changement climatique ne réduise pas à néant les quelques progrès qu’il a réalisés. Nous voulons continuer à faire fructifier les acquis, et non pas en enregistrer de nouveaux, pour ensuite les voir détruits. »

Car l’urgence est là… Si la décision finale de la COP « insiste sur l’urgence d’une ambition accrue », elle ne précise aucun calendrier – ce qui n’est pas de meilleure augure pour les pays en développement en général, ni pour les pays africains en particulier, parmi les plus affectés au monde par les effets du changement climatique (https://bit.ly/2EwVk0F).

Rendez-vous est donc pris pour la COP25, qui se tiendra au Chili.

Pour la Banque africaine de développement, la « lutte » se poursuit et elle est résolue à rester sur la ligne de front. Toujours pour défendre les intérêts de ses 54 États membres et de leurs populations.

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La Banque africaine de développement (www.AfDB.org) et Entreprenarium (www.Entreprenarium.org/fr) ont noué un partenariat dans le cadre d’AFAWA (Initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique, acronyme en anglais) pour soutenir 1 000 femmes entrepreneures dans cinq pays africains. Ces deux organisations se sont associées à la Confédération patronale gabonaise (CPG) pour la mise en œuvre du programme au Gabon.

Au cours des quatre prochains mois, des sessions de formation sur le développement d’entreprise et la planification financière seront conduites par Entreprenarium dans cinq pays : Côte d’Ivoire, Gabon, Kenya, Afrique du Sud et Tunisie.

Au Gabon, 200 participantes seront sélectionnées sur dossier de candidature avec le concours de la Confédération patronale gabonaise. Une première cohorte a été retenue pour inaugurer la première session de ce programme panafricain qui débute mardi 11 décembre au Gabon. Sur 167 candidatures reçues, 100 participantes ont été choisies sur la base de critères adaptés à la réalité du terrain du pays, à savoir des entreprises pour l’essentiel jeunes et en voie de structuration. Les participantes bénéficieront d’un enseignement théorique et pratique délivré par des formateurs experts. Outre la formation, ce programme permettra également l’accès au financement. Ainsi, les projets d’entreprise les plus prometteurs seront analysés afin de bénéficier d’un financement octroyé, soit par les banques commerciales, soit par les institutions de microfinance selon leur niveau de maturité.

Selon Robert Masumbuko, représentant résident de la Banque africaine de développement au Gabon : « Le Gabon regorge de femmes entrepreneures de talent qui ont un rôle essentiel à jouer dans le développement du pays. Il est important pour nous de les soutenir dans leurs projets, en renforçant leurs compétences, en les accompagnant vers des financements, et en engageant un dialogue constructif pour améliorer le contexte des affaires ».

En dépit du dynamisme de l’entrepreneuriat féminin et du rôle crucial que jouent les femmes cheffes d’entreprise dans l’essor économique de l’Afrique, elles restent confrontées à quantité d’obstacles et manquent souvent des compétences requises en matière de gestion d’entreprise pour accéder aux financements, que ce soit au stade de la création ou du développement de leurs activités. Alors que les PME africaines constituent la clé de voûte du développement inclusif sur le continent, les femmes demeurent les plus affectées par le déficit de financement, estimé à 42 milliards de dollars américains pour l’ensemble des chaînes de valeur.

« Pour la CPG, il apparaît fondamental de placer au cœur de notre action en faveur des PME l’entrepreneuriat féminin, qui représente un segment important, mais encore sous-représenté sur le plan économique dans notre pays », a expliqué le président de la Confédération patronale gabonaise, Alain Ba Oumar.

« Au Gabon, sur les 5 000 entreprises créées en moyenne chaque année, 28 % le sont par des femmes. Un chiffre encore considéré comme insuffisant par les femmes elles-mêmes, qui souhaitent plus d’autonomie financière. C’est pourquoi Entreprenarium a centré sa mission sur l’accompagnement de femmes entrepreneures à travers l’acquisition d’outils managériaux, l’accès au financement et la mise en réseau », a pour sa part précisé Kristine Ngiriye, fondatrice de Entreprenarium.

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La Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a publié sa nouvelle Revue synthétique des résultats pays, consacrée cette fois-ci à l’Égypte. Le rapport, qui examine la situation économique de l’Égypte (https://bit.ly/2Eo3xVB), met en lumière les investissements de la Banque dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, de l’assainissement, de l’industrie et des affaires sociales.

Télécharger le document : https://bit.ly/2EoEXUj

Au cours des cinq dernières années, le pays a retrouvé son rang de première destination des investissements directs étrangers (IDE) en Afrique. Son économie est diversifiée et ses services représentent environ la moitié du PIB, son industrie 34 % et son agriculture 12 %.

Cette Revue synthétique des résultats pays examine la performance de la Banque en Égypte, y compris la manière dont elle entend aider le pays à concrétiser sa Vision 2030, axée sur une croissance forte, inclusive et durable, avec une économie compétitive.

Le pays s’attend à investir davantage dans le capital humain à court et à moyen termes. Avec 1 000 000 de jeunes qui entrent sur le marché du travail chaque année, la création d’un secteur privé dynamique, capable de créer des emplois productifs, est un élément crucial du développement du capital humain du pays.

L’Égypte est le deuxième actionnaire régional et le troisième client de la Banque en termes d’approbations historiques cumulées, ce qui en fait le partenaire fort de la Banque.

Les opérations en cours financées par la Banque visent particulièrement les secteurs de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement, ainsi que le développement rural, en fournissant un accès au financement en réponse directe aux besoins des pays.

« Notre partenariat est essentiel pour aider l’Égypte à générer une croissance économique durable et inclusive », a déclaré Malinne Blomberg, responsable pays à la Banque africaine de développement. « Des infrastructures efficaces, des réformes macroéconomiques et l’accès aux services sociaux, que nous promouvons, sont le fondement d’une Égypte vivante et en pleine croissance. Il est essentiel que la Banque accélère son rythme de développement grâce à nos cinq grandes priorités. »

Cette Revue synthétique des résultats pays décrit les tendances économiques et sociales récentes en Égypte, en particulier celles liées aux cinq grandes priorités de développement de la Banque, à savoir les High 5 (https://bit.ly/2jMLQkA) : Éclairer et alimenter l’Afrique en énergie, Nourrir l’Afrique, Industrialiser l’Afrique, Améliorer la qualité de vie des populations d’Afrique. Ces cinq grandes priorités sont basées sur un ensemble d’indicateurs issus du cadre de mesure des résultats 2016-2025 de la Banque. La revue examine également la manière dont la Banque optimise ses investissements en améliorant la qualité de vie des personnes :

  • Dans le secteur de l’énergie du pays, la Banque a financé la centrale d’Ain Sokhna, qui a été mise en service en 2015, avec deux unités fonctionnant au gaz/mazout de 650 MW pour produire de l’énergie dans les zones industrielles en expansion.
  • Nos opérations dans 12 gouvernorats, dont Assiout et Domyat, ont aidé plus de 20 000 agriculteurs à acheter des intrants essentiels au bon moment pour la production végétale et animale.
  • Le soutien de la Banque à la réforme a réduit le délai moyen de mise en conformité avec les exigences en matière de licences industrielles à seulement 7 jours pour les industries à faible risque, et à 30 jours pour les industries à haut risque, contre 643 jours en 2015. Cela améliore l’environnement des affaires du pays.
  • Dans le cadre du projet pionnier sur l’autonomisation économique des femmes, dans lequel la Banque a investi 9 millions de dollars, 4 306 prêts ont été accordés et plus de 24 000 femmes ont reçu une formation.

Aujourd’hui, la Banque dispose d’un portefeuille de 31 opérations en Égypte, évaluées à 2,98 milliards de dollars américains.

Consulter la Revue synthétique des résultats pays de l’Égypte (https://bit.ly/2RPY7pw).

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La République Tunisienne a obtenu un prêt de la Banque Africaine de Développement (BAD) afin de couvrir les coûts du projet d’appui à la mise en œuvre du Plan National Stratégique « Tunisie Digitale 2020 » et a l’intention d’utiliser une partie des sommes accordées au titre de ce prêt pour financer le contrat de la refonte du système national de gestion de l’état civil.

Ce projet a pour objectif de concrétiser la vision d’une administration moderne au service des citoyens à travers un système d’état civil efficace et optimisé. Dans ce cadre, le nouveau système vise à pallier aux insuffisances du système actuel et à l’améliorer par un enrichissement fonctionnel ainsi qu’un alignement sur les nouveaux standards des technologies de l’information et de la communication.

Les services prévus au titre de ce contrat comprennent le développement d’une solution logicielle clé en main, dont le bénéficiaire final est le Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement, couvrant les composantes suivantes :

✓ Conception et réalisation du nouveau système national de gestion de l’état civil,

✓ Assistance à la migration des données de l’ancien au nouveau système national de gestion de l’état civil,

✓ Mise en production du nouveau système et assistance au lancement

✓ Formation et transfert de compétences,

✓ Maintenance du nouveau système national de gestion de l’état civil.

Le Ministère des Technologies de la Communication et de l’Economie Numérique (MTCEN), invite les consultants à présenter leur candidature en vue de fournir les services décrits ci-dessus. Les intéressés doivent produire les informations sur leur capacité et expérience démontrant qu’ils sont qualifiés pour les prestations envisagées. Le dossier de candidature doit comporter les pièces suivantes :

✓ Une lettre d’intention de soumettre une proposition technique et financière adressée au Ministre des Technologies de la Communication et de l’Economie Numérique,

✓ Une présentation de la société (Nom de la société, date de création, domaine d’activité, moyens humains, certification, copies des documents définissant le statut juridique),

✓ La qualification et l’expérience du personnel à la disposition du consultant,

✓ La liste des marchés similaires antérieurs et les attestations d’exécution prouvant l’expérience du consultant.

Les consultants peuvent se mettre en association pour augmenter leurs chances de qualification.

Les critères d’éligibilité, l’établissement de la liste restreinte et la procédure de sélection seront conformes à la politique de passation de marchés pour les opérations financées par le groupe de la Banque Africaine de Développement, édition d’octobre 2015 disponible sur le site web de la Banque à l’adresse : http://www.afdb.org.

Les consultants intéressés peuvent obtenir des informations complémentaires à l’adresse ci-dessous tous les jours ouvrables pendant les heures de travail de 8h30 à 17h30, heure de Tunis.

Les expressions d’intérêt doivent être déposées à l’adresse mentionnée ci-dessous ou transmis par mail au plus tard le 02 janvier 2019 à 15h00 (heure de Tunis) et porter expressément la mention « Avis à Manifestation d’Intérêt pour la sélection d’une firme pour la refonte du système national de gestion de l’état civil ».

Ministère des Technologies de la Communication et de l’Economie Numérique Bureau d’Ordre Central, A l’attention de Mme Raoudha Khelif, Coordonnatrice de la Delivery Unit 88, Avenue Mohamed V Tunis, Tunisie. Tél : +216 70 244 688 / Fax : +216 71 244 699 Mail : rec@tunisia.gov.tn; raoudha.khelif@tunisia.gov.tn; naoufel.bouzid@tunisia.gov.tn

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En collaboration avec Big Win Philanthropy et la fondation Aliko Dangote, la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a lancé, 4 décembre 2018, un nouveau Plan d’action multisectoriel pour la nutrition (https://bit.ly/2RAW1cL) visant à rehausser les investissements permettant de réduire, dans une proportion de 40 %, les retards de croissance chez les enfants africains de moins de 5 ans d’ici à 2025.

L’Afrique perd 25 milliards de dollars par an pour couvrir les coûts liés à la morbidité et à la mortalité des enfants, ainsi qu’à une déficience de leur développement cognitif, physique, puis économique, causée par la malnutrition. Pourtant, ces pertes peuvent être évitées.

« Pour exploiter son potentiel humain et économique, l’Afrique doit investir dans la nutrition ‒ surtout dans les 1 000 jours entre la conception et l’âge de deux ans – qui est la base essentielle d’une bonne productivité plus tard », a déclaré Oley Dibba-Wadda, directrice chargée du Département du capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences de la Banque.

« Le continent africain peut devenir un véritable moteur de productivité au XXIe siècle, mais il ne peut maintenir sa croissance économique et intégrer, dans le même temps, sa population croissante de jeunes sans s’attaquer d’abord à ces retards de croissance », a-t-elle ajouté.

Dans ce contexte, l’objectif de ce Plan d’action multisectoriel pour la nutrition (https://bit.ly/2RAW1cL) est d’obtenir des gouvernements des soutiens et des engagements supplémentaires en faveur de la nutrition.

Dans ce cadre, la Banque entend « catalyser les investissements intelligents en matière de nutrition » dans les secteurs de l’agriculture, de l’eau, de l’assainissement et l’hygiène, du social et de la santé. En mobilisant des investissements à travers ces cinq secteurs et en encourageant ses pays membres à en faire de même, la Banque africaine de développement fait d’une pierre deux coups pour chaque dollar dépensé : améliorer la vie des populations et générer la croissance économique.

Jennifer Blanke, vice-présidente chargée de l’agriculture et du développement humain et social à la Banque africaine de développement, a pour sa part souligné l’importance d’une collaboration active et substantielle avec le secteur privé, condition sine qua non selon elle pour « obtenir des résultats durables ».

« La nutrition est aussi importante pour le développement humain que les investissements en infrastructure et en énergie pour le dynamisme de la croissance économique. Les représentants de Big Win Philanthropy se réjouissent du leadership du président Adesina, qui fait de la nutrition et de l’investissement dans le développement du capital humain ses priorités », a déclaré Jamie Cooper, présidente du groupe Big Win Philanthropy.

Améliorer la situation nutritionnelle sur le continent est en effet un objectif inextricablement lié aux priorités stratégiques de la Banque pour le développement de l’Afrique ‒ ses High 5 ‒ (https://bit.ly/2jMLQkA), les investissements en faveur de la nutrition pouvant accélérer la mise en œuvre de son programme de croissance équitable.

Prenant la parole lors du lancement du plan, la présidente directrice générale de la fondation Dangote, Zouera Youssoufou, a déclaré : « Nous n’aurions pas pu l’élaborer seuls, il était donc normal d’apporter notre soutien financier à la Banque africaine de développement pour la mise au point de cette stratégie nutritionnelle. Nous sommes vraiment heureux de la voir se concrétiser après deux ans de cheminement. »

En 2017, plus du tiers des enfants de moins de 5 ans souffrant d’un retard de croissance dans le monde vivaient en Afrique, avec des taux atteignant 35,6 % en Afrique de l’Est, 32,1 % en Afrique centrale, 29,9 % en Afrique de l’Ouest, 29,1 % en Afrique australe et 17,3 % en Afrique du Nord. Le Plan révèle également que l’Afrique est la seule région du monde où le nombre d’enfants affectés par un retard de croissance a augmenté au cours des dernières années.

Le plan met tout particulièrement l’accent sur l’intégration d’interventions judicieuses sur le plan nutritionnel dans les nombreux projets agricoles élaborés par la Banque. Sa stratégie « Nourrir l’Afrique » (https://bit.ly/2wnw3zL) concrétise le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA), qui vise à l’éradication de la faim, de la malnutrition et de la pauvreté extrême. En plus de l’amélioration de la productivité, le plan d’action examine les possibilités de nourrir l’Afrique en incluant les chaînes de valeur des produits de base, qui n’apportent pas seulement des calories, mais une plus grande valeur nutritionnelle.

Il s’agira de mettre en œuvre des initiatives phares, notamment le TAAT ou Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique, le programme des zones de transformation agroalimentaire (ZTA) en Afrique et les Parcs agro-industriels intégrés (PAII).

La Banque a renforcé son engagement politique et établi des partenariats en mobilisant des chefs d’État, des ministres et des dirigeants éminents pour susciter un mouvement et un leadership politique de haut niveau en matière de nutrition, appelé « Leaders africains pour la nutrition » (ALN), qui a été approuvé par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) au 30e Sommet ordinaire de l’UA tenu à Addis-Abeba, en Éthiopie, en janvier 2018.

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Pour des milliers d’Africains, la libre circulation d’un pays à l’autre ressemble trop souvent à un cauchemar. Qu’il s’agisse de tracasseries aux frontières, de l’absence de réseaux routiers et de voies aériennes reliant des villes importantes, ou encore de la frustration née d’un refus d’entrée dans un pays pour cause de visa, il en résulte au final une restriction à la libre circulation des personnes, considérée par la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) comme l’un des piliers de l’intégration régionale.

La libre circulation des personnes et des biens est intimement liée à la vision de la Banque de créer en Afrique le prochain grand marché mondial. Alors que la Conférence économique africaine (AEC) 2018 (https://bit.ly/2Ufoneh) s’ouvre dans la capitale rwandaise, Kigali, le thème de cette année, « L’intégration régionale et continentale au service du développement de l’Afrique (https://bit.ly/2rh8Ptm) », s’aligne également sur une autre grande priorité de la Banque : placer le développement des infrastructures au centre des efforts d’intégration régionale de l’Afrique.

Le Rwanda, pays hôte de la Conférence ‒qui se déroule du 3 au 5 décembre 2018, à l’hôtel Marriott de Kigali ‒, a pris le premier des mesures audacieuses pour défendre l’intégration régionale, en annonçant au début de cette année la délivrance de visas d’entrée à l’arrivée sur son territoire pour les voyageurs en provenance de tous les pays d’Afrique.

La troisième édition de l’Indice d’ouverture sur les visas (https://bit.ly/2rIf9g2) de la Banque, publiée au deuxième jour de la Conférence, permettra opportunément de recenser les pays africains qui améliorent les procédures favorisant la libre circulation des personnes sur le continent.

« L’Indice a contribué à mieux sensibiliser l’opinion et à conduire les réformes de la politique des visas à travers le continent dans le but de faciliter la circulation des personnes, ce qui ouvrira de nouvelles perspectives pour le tourisme, le commerce et les investissements intra-africains. Ainsi, la Banque participe directement à la réalisation des objectifs de l’initiative de l’Union africaine (UA) en faveur d’un passeport africain unique », a déclaré lors la séance plénière d’ouverture, Gabriel Negatu, directeur général de la Banque au Bureau régional de développement et de prestation de services pour l’Afrique de l’Est.

S’exprimant au nom du président rwandais Paul Kagame, Claudine Uwera, ministre d’État chargée de la Planification économique, a déclaré que la conférence portait sur un thème « qui nous tient à cœur ». « Cette conférence est importante pour tracer la voie à une intégration inclusive… qui bénéficiera à tous », a-t-elle affirmé.

« La gouvernance déterminera la voie du développement pour nos pays », a-t-elle ajouté, soulignant le rôle tout aussi important de la volonté politique et de l’engagement des dirigeants africains.

La Conférence économique africaine, qui se déroule chaque année, est le principal forum du continent favorisant le dialogue et l’échange de connaissances, dans la recherche de solutions face au défi du développement de l’Afrique. Elle réunit des universitaires de haut niveau, de hauts représentants gouvernementaux et des praticiens du développement venus du monde entier.

L’AEC 2018 mettra en avant « les initiatives novatrices favorisant l’accélération des progrès dans l’intégration d’infrastructures inclusives et encourageant l’équité, notamment à travers la suppression des obstacles à la circulation des personnes, des biens et des services à travers les frontières. »

Les autres partenaires à l’organisation de la conférence, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (UNECA), se sont félicités du rôle de précurseur joué par le Rwanda dans les efforts d’intégration de l’Afrique et ont souligné le besoin urgent de poursuivre cette dynamique au service d’une intégration inclusive et équitable.

« Le gouvernement rwandais passe de la parole aux actes et continue de donner le ton », a souligné Ahunna Eziakonwa, administratrice adjointe du PNUD et directrice du Bureau régional pour l’Afrique.

S’exprimant également lors de la séance plénière, Giovanie Biha, secrétaire exécutive adjointe de l’UNECA a noté que, même s’il restait des progrès importants à accomplir, « nous allons dans la bonne direction ».

Pour la 13e édition de l’AEC, la participation de la Banque est organisée sous la direction du Département de la recherche et celui de l’Intégration régionale, ce qui montre l’importance qu’accorde l’institution à la recherche et à la gestion du savoir, en tant que facteurs importants du dialogue politique, de la planification et de la mise en œuvre de politiques efficaces.

Pendant trois jours, les différentes sessions examineront les cadres sociaux, culturels et politiques d’une intégration réussie, en s’appuyant sur la signature, historique, de l’Accord de libre-échange pour le continent africain (AfCFTA), signé par 44 pays africains en mars 2018 – potentiellement le plus important accord de libre-échange au monde. Cet accord vise à créer un marché continental unique pour les biens et les services, auquel s’ajoutera un volet sur la libre circulation des hommes et femmes d’affaires et des investissements en Afrique.

Les participants se pencheront également sur le rôle du secteur privé et des organisations de la société civile.

Étant donné l’urgence de l’intégration régionale – qui n’est plus un choix ‒, la conférence 2018 est un rendez-vous incontournable pour ceux qui s’intéressent au programme de développement de l’Afrique.

« Des pages importantes de l’histoire du développement de notre continent s’écrivent aujourd’hui », a souligné Claudine Uwera. « Profitons de cette occasion pour faire progresser le continent. »

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Dans la continuité de la première phase du Programme d’appui à la compétitivité et à la croissance économique au Cameroun (PACCE I), le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, jeudi 29 novembre 2018, un prêt de 150 millions d’euros pour engager la deuxième phase de cette initiative. Ce vaste programme de réformes est une opération pluriannuelle d’appui budgétaire sur trois ans qui court de 2017 à 2019.

Le PACCE I, approuvé en décembre 2017, avait retenu une série de mesures de réformes identifiées comme des éléments déclencheurs de la deuxième phase. Le PACCE II, qui s’étend de novembre 2018 à décembre 2019, continuera de soutenir les fondements d’une croissance économique accélérée, résiliente et inclusive, à travers l’amélioration de la gestion des finances publiques, le renforcement de la gouvernance et de la compétitivité des secteurs productifs, notamment le transport, l’électricité, l’énergie, l’agriculture et la pêche.

Des enseignements ont été tirés de la première phase de l’opération. Tout d’abord, la qualité du dialogue continu entre le gouvernement camerounais et la Banque a assuré une bonne perception et acceptation des réformes. De plus, le séquençage des étapes a assuré la consolidation des résultats obtenus. Enfin, la Banque et les partenaires au développement ont entretenu une étroite collaboration dès la conception et tout au long de la mise en œuvre de leurs opérations, évitant ainsi le double emploi entre bailleurs et minimisant les coûts de transaction pour le gouvernement. Des résultats probants sur différents plans ont été enregistrés. Le taux de croissance est resté positif, à 3,2 % en 2017 dans une région où certains pays ont connu la récession. Le déficit budgétaire, évalué à 6,7% en 2016, a été à résorbé à 5 %. L’inflation a été contenue, à 0,6% en 2017 contre 0,9% en 2016.

« La mise en œuvre du PACCE I a contribué à faire avancer le programme du Cameroun dans son ensemble. En effet, sur 14 actions de réformes clés retenues dans le PACCE I, dix ont été entièrement réalisées, trois sont en cours de réalisation, et une seule action de réforme ne l’a pas encore été. Pour cette deuxième phase de PACCE II, la Banque africaine de développement entend faire le relais avec le PACCE I, tout en consolidant les réalisations déjà acquises », a déclaré Abdoulaye Coulibaly, directeur du Bureau de coordination de la gouvernance et de la gestion financière publique au sein de la Banque africaine de développement.

Malgré les enjeux de sécurité auxquels est confronté le Cameroun, la baisse drastique des prix du pétrole depuis quatre ans et la chute des prix des autres produits d’exportation (cacao et bois), l’économie camerounaise montre une résilience aux chocs exogènes. L’amélioration de la gouvernance et la compétitivité des secteurs productifs devrait, en réduisant les coûts de production, attirer plus d’investissements privés et stimuler la croissance pour atteindre les objectifs du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi pour 2010-2020. Ces évolutions devraient impacter positivement la sous-région, le Cameroun étant la locomotive économique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Le PACCE s’inscrit en droite ligne de la stratégie régionale définie en décembre 2016 par la CEMAC, préconisant un rééquilibrage soutenu des finances publiques, un retour à une politique monétaire saine, et le lancement de réformes structurelles pour accompagner la diversification économique.

Le portefeuille actif de la Banque au Cameroun compte 23 projets, totalisant des engagements de plus de 1,3 milliard d’euros, soit 875 milliards de francs CFA. Le 27 novembre 2018, la Banque africaine de développement a également approuvé un montant d’environ 18 millions d’euros pour la première tranche du projet de transport de la Ring Road, un périphérique pour promouvoir le développement socioéconomique dans la région du nord-ouest.

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Au cours des années 2016 et 2017, la Banque africaine de développement (www.AfDB.org/fr) a accordé deux appuis budgétaires (https://bit.ly/2PY2K3X) au Gabon (https://bit.ly/2P6AbvB), pour soutenir les réformes du pays destinées à rétablir sa stabilité macroéconomique après l’effondrement des cours du pétrole et à redresser ses finances. Cependant, le retour à l’équilibre tarde, et la persistance des déficits budgétaires en 2018 a conduit les autorités gabonaises à solliciter un appui complémentaire.

Aussi, le jeudi 22 novembre 2018, à Abidjan, le Conseil d’administration de la Banque a-t-il répondu favorablement à cette requête en accordant un prêt de 100 millions d’euros. Ce prêt financera la troisième phase du Programme d’appui aux réformes économiques et financières (https://bit.ly/2PY2K3X), dite PAREF-III.

Cette phase consistera à renforcer l’assainissement des finances publiques et à appuyer la diversification de l’économie. À terme, elle devra contribuer à rétablir durablement l’équilibre des finances en ramenant le déficit budgétaire à 0,5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2018, pour passer à un solde excédentaire dès 2019. En outre, les recettes hors pétrole, qui représentent 10,8 % du PIB en 2018, devraient passer à 11,7 % en 2019.

Autres objectifs assignés au PAREF-III : améliorer le climat des affaires, favoriser une croissance économique d’au moins 3 % en 2019, réduire la masse salariale de 10 % en (2019) par rapport à 2016 et abaisser d’au moins 40 %, au 30 septembre 2019), le stock de la dette due aux entreprises adhérentes du Club de Libreville (un ensemble de créanciers de l’État gabonais constitués sous la forme d’un groupement d’intérêt économique).

« Ce nouvel appui budgétaire de la Banque permettra d’intensifier son soutien à l’économie gabonaise, qui se redresse, certes, difficilement, mais progressivement. Estimée à 1,2 % en 2018, la croissance devrait se situer à 3,1 % en 2019 et à 5 % à moyen terme », a soutenu Ousmane Doré, directeur général pour l’Afrique centrale de la Banque.

Avec un portefeuille actif estimé à 763,3 millions d’euros, le Gabon est l’un des trois principaux clients de la Banque africaine de développement. Les activités financées par la Banque au Gabon dans le cadre de son Document de stratégie pays (DSP) (https://bit.ly/2FHcyun) pour la période 2016-2020 sont en cohérence avec le Plan stratégique Gabon émergent (PSGE) et les High 5 (https://bit.ly/2jMLQkA) de la Banque.

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La Banque africaine de développement (www.AfDB.org), dans le cadre de son Initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique (dite AFAWA par acronyme anglais), s’associe à Entreprenarium pour renforcer les capacités de 1 000 femmes entrepreneures sur le continent.

Au cours des quatre prochains mois, des sessions de formations sur le développement d’entreprise et la gestion financière seront conduites par Entreprenarium dans cinq pays, en Côte d’Ivoire (Abidjan) et au Gabon (Libreville) pour la première session, qui débutera le 10 décembre 2018, puis au Kenya (Nairobi), en Afrique du Sud (Johannesburg) et en Tunisie (Tunis). Les projets d’entreprise les plus prometteurs pourront bénéficier d’un financement. Il s’agit aussi, dans le même temps, de renforcer le dialogue sur les réformes législatives, politiques et réglementaires nécessaires à même d’encourager l’entrepreneuriat féminin et l’autonomisation économique des femmes.

« Cette initiative répond parfaitement à l’approche holistique d’AFAWA pour soutenir l’entrepreneuriat des femmes. En outre, nous ne nous contentons pas de doter les femmes entrepreneures des connaissances et des compétences essentielles dont elles ont besoin pour dynamiser leurs entreprises, nous facilitons aussi leur accès au financement tout en établissant un dialogue avec les gouvernements afin de créer un environnement des affaires qui libère leur capacité entrepreneuriale », a déclaré Vanessa Moungar, directrice du Département genre, femmes et société civile de la Banque africaine de développement.

Le continent africain affiche le plus fort pourcentage au monde de femmes entrepreneures. Selon le rapport 2016-2017 du Global Entrepreneurship Monitor (GEM), le taux d’entrepreneuriat féminin en Afrique subsaharienne atteint 25,9 % de la population féminine adulte. De plus, les femmes réinvestissent jusqu’à 90 % de leurs revenus dans l’éducation, la santé et l’alimentation de leur famille et de leur communauté – contre 30 à 40 % pour les hommes –, ce qui crée un impact plus important sur le développement économique et social du continent.

En dépit du dynamisme de l’entrepreneuriat féminin et du rôle crucial que jouent les femmes chefs d’entreprise dans l’essor économique de l’Afrique, elles restent confrontées à quantité d’obstacles et manquent souvent des compétences requises en matière de gestion d’entreprise pour accéder aux financements, que ce soit au stade de la création ou du développement de leurs activités. Alors que les PME africaines constituent la clé de voûte du développement inclusif sur le continent, les femmes demeurent les plus affectées par le déficit de financement, estimé à 42 milliards de dollars pour l’ensemble des chaînes de valeur, dont 15,6 milliards de dollars pour le seul secteur de l’agriculture.

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Le Tchad bénéficiera d’un financement de 21 millions $ de la Banque africaine de développement pour financer le programme de la relance économique, a annoncé l’agence de presse Xinhua.

Le nouveau financement octroyé sous forme de don devrait servir d’appui budgétaire à l’Etat, dans le cadre de la mise en œuvre d’une série de réformes. Il permettra de financer la stratégie d’accroissement des finances publiques, ainsi que de promotion de l’efficacité des dépenses publiques, d’une économie plombée par une dette publique atteignant les 48% du Produit intérieur brut (PIB).

Il devrait également financer des projets d’amélioration du climat des affaires, de diversification de l’économie, et de réforme du secteur énergétique, sur fond d’un programme d’austérité adopté par le gouvernement pour rééquilibrer les finances de l’Etat.

Notons que le nouveau financement est prévu pour couvrir la période 2018-2019, dans le cadre de la mise en œuvre du programme national de développement (PND) du Tchad, prévu pour la période 2017-2021.

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Le rideau est tombé, vendredi 9 novembre 2018, sur l’Africa Investment Forum (AIF) (AfricaInvestmentForum.com), après un marathon de trois jours qui a vu des transactions d’une valeur de plusieurs milliards de dollars être finalisées.

L’Africa Investment Forum (AfricaInvestmentForum.com) s’est terminé sur une note largement positive puisque le groupe de clôture, composé des responsables d’institutions de financement du développement (IFD), a applaudi à l’unanimité cette initiative unique en la qualifiant de rencontre exceptionnelle « qui a dépassé toutes les attentes ».

Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a déclaré aux plus de mille participants présents : « L’aiguille se déplace, elle pointe dans la bonne direction, elle pointe vers l’Afrique. J’exprime toute ma reconnaissance aux investisseurs pour la confiance qu’ils ont manifestée envers le continent. L’Afrique a grandi : son développement ne se fera pas par l’aide internationale, mais grâce aux investissements. Et j’ai le sentiment que vous commencez à vous en rendre compte. »

Des représentants d’IFD, des investisseurs institutionnels, des dirigeants du secteur privé, des représentants de fonds souverains et de sociétés de capitaux du secteur privé venus de tout le continent se sont retrouvés à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour participer au tout premier forum d’Afrique axé sur les transactions.

Vendredi midi, sur les 61 transactions évaluées à 40,4 milliards de dollars et soumises pour examen en séances dédiées, 45, représentant plus de 32 milliards de dollars, ont suscité l’intérêt des investisseurs. Les chiffres définitifs seront communiqués dans les prochains jours.

Le président Adesina a qualifié ce résultat de 32 milliards de dollars de transactions de grande réussite. « Je ne saurais être plus heureux […] mais nous ne voulons pas nous auto-congratuler. La responsabilité que nous portons est grande, et ce n’est qu’un début. »

La présence de sept chefs d’État et de gouvernement africains a clairement montré aux investisseurs internationaux que les dirigeants africains sont déterminés à créer un environnement économique favorable à même de permettre aux investissements de se poser en douceur sur une piste d’atterrissage sans obstacle. Le président Cyril Ramaphosa de la République d’Afrique du Sud, la présidente Sahle-Work Zewde d’Éthiopie, le président Alpha Condé de la République de Guinée, le président Macky Sall du Sénégal, et le président Nana Dankwa Akufo-Addo du Ghana se sont rendus en Afrique du Sud pour assister à l’AIF. Étaient également présents le vice-président du Nigeria Yemi Osinbajo, le Premier ministre du Rwanda Édouard Ngirente, le Premier ministre du Cameroun Philémon Yang, ainsi que des ministres représentant le Royaume du Maroc, la Côte d’Ivoire, la Tanzanie, le Niger et le Gabon. Des gouverneurs et des membres du Conseil d’administration de la Banque africaine de développement avaient fait aussi le déplacement.

Lors de la cérémonie officielle d’ouverture, la présidente d’Éthiopie, Sahle-Work Zewde, première femme à occuper cette fonction dans le pays, a déclaré aux délégués : « L’Africa Investment Forum est indispensable pour faire évoluer le discours sur l’Afrique. Envisager l’Afrique à travers les seuls prismes de la paix et de la sécurité ne nous mène nulle part. Nous devons nous attaquer à la question des risques perçus par les investisseurs sur le continent et changer l’état d’esprit qui l’entoure. »

Les opportunités et les transactions que génèrent les domaines de l’énergie, des infrastructures, de l’agroalimentaire et de l’agro-industrie ont attiré des investisseurs internationaux et africains de haut niveau, faisant de ce Forum le nouvel « horizon » pour les investissements et lui permettant de capter l’attention des investisseurs mondiaux et africains.

L’investissement en Afrique par les Africains s’est imposé comme l’un des messages essentiels du Forum. Le Premier ministre du Gauteng, David Makhura, a mis en exergue les accords signés avec l’Afrique du Sud, d’une valeur de 6 milliards de dollars, ainsi que la signature d’un protocole d’accord de 2,6 milliards de dollars avec le Ghana pour un projet de SkyTrain à Accra.­

« Nous sommes très fiers du fait que des entreprises sud-africaines investissent dans d’autres pays africains. C’est vraiment gratifiant », a déclaré David Makhura.

Plusieurs investisseurs et participants attendent avec impatience l’édition 2019 de l’Africa Investment Forum : « Les résultats constatés ici, ces deux derniers jours, font chaud au cœur […]. Si nous commençons à 80 %, imaginez ce que nous ferons dans cinq années à venir ! Avec le succès de cette première édition, les Africains ont toutes les raisons de croire en l’avenir », a affirmé Patrick Dlamini, directeur général de la Banque de développement d’Afrique du Sud.

L’AIF  (AfricaInvestmentForum.com), organisé par la Banque africaine de développement en partenariat avec la Banque africaine d’export-import (Afreximbank), Africa Finance Corporation, Africa50, la Banque de développement de l’Afrique du Sud, la Banque européenne d’investissement, la Banque islamique de développement et la Banque du commerce et du développement, a réuni des investisseurs internationaux et continentaux, des dirigeants de premier plan du secteur privé et des institutions de financement du développement, des dirigeants sportifs mondialement connus et plusieurs jeunes entrepreneurs en technologies de pointe.

La prochaine édition de l’Africa Investment Forum  (AfricaInvestmentForum.com) est prévue pour novembre 2019.

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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a donné le coup d’envoi officiel de la toute première édition de l’Africa Investment Forum (AIF) (www.AfricaInvestmentForum.com), jeudi 8 novembre 2018 à Johannesburg, en soulignant que l’Afrique est non seulement en croissance mais aussi dans une pleine dynamique, devenue une destination de choix pour les investissements.

L’Africa Investment Forum constitue un rassemblement sans précédent de fonds de pension, de fonds souverains, de marchés de capitaux, de promoteurs de projets et d’investisseurs institutionnels et financiers désireux d’opérer en Afrique.

Qualifiant l’Afrique de « nouvelle frontière mondiale pour les investissements », Cyril Ramaphosa a déclaré : « Que des accords soient [ici] conclus ! Puissions-nous tous prendre part aux transactions qui vont se faire ici. »

Quatre chefs d’État africains – le président de la République de Guinée Alpha Condé, le président du Sénégal Macky Sall, la présidente du Ghana Nana Dankwa Akufo-Addo et la présidente de l’Éthiopie Sahle-Work Zewde – ont fait le déplacement en Afrique du Sud pour participer à l’AIF. Entre autres personnalités présentes figurent le vice-président du Nigeria, le Premier ministre rwandais Édouard Ngirente, le Premier ministre camerounais Philémon Yang, ainsi que des ministres représentant le Royaume du Maroc, la Côte d’Ivoire, la Tanzanie, le Niger et le Gabon. Des gouverneurs et membres du Conseil d’administration de la Banque africaine de développement sont également venus.

Dans son allocution d’ouverture, Akinwumi Adesina a salué le « rassemblement impressionnant » de parties prenantes : « Votre présence ici même montre que l’Afrique vous tient à cœur et que vous avez confiance pour y investir davantage. »

Donnant un aperçu des perspectives dont regorgent les secteurs de l’énergie et de l’agriculture sur le continent, le président Adesina a déclaré : « On s‘est toujours interrogé sur qui serait la nouvelle Chine après la Chine. Eh bien, la Chine l’a fort bien compris : c’est l’Afrique. »

Et de reconnaître que l’Afrique affiche un déficit massif en infrastructures – des ports aux chemins de fer, en passant par les routes, l’électricité et les technologies de l’information et de la communication, indispensables pour stimuler sa compétitivité sur les marchés internationaux. Dans les infrastructures, l’Afrique se heurte à un déficit de financement oscillant entre 68 à 108 milliards de dollars par an, d’après la Banque africaine de développement.

« Mais tout dépend de la façon dont vous voyez les choses, si vous voyez un verre à moitié vide ou un verre à moitié plein, a aussitôt poursuivi Akinwumi Adesina. Considérons tous ces défis comme un verre à moitié plein. Cela signifie aussi que, pour les seules infrastructures, l’Afrique offre des opportunités d’investissement de 68 à 108 milliards de dollars par an. »

« Quel est le continent où les dépenses de consommation et des entreprises atteindront 5 600 milliards de dollars en seulement sept ans ? », a-t-il ajouté. « Ne cherchez pas bien loin : c’est l’Afrique ! »

Le secteur de l’énergie recèle à lui seul des possibilités d’investissement de l’ordre de 30 milliards de dollars par an, en exploitant les vastes ressources de l’Afrique en gaz dans les énergies solaire, hydroélectrique, éolienne et géothermique. Les perspectives d’investissement abondent pour faire de l’Afrique la première région au monde en matière d’énergies renouvelables.

La Banque africaine de développement pilote le déploiement du programme « Desert to Power », afin de développer 10 000 MW d’énergie solaire dans toute la région du Sahel. Laquelle deviendra ainsi la plus grande zone d’énergie solaire de la planète.

Pour l’Africa Investment Forum, 306 projets d’une valeur totale de 208,8 milliards de dollars ont été développés. Au cours des trois jours de l’événement, 60 projets et transactions d’une valeur de 40,4 milliards de dollars sont au cœur des rencontres entre investisseurs et promoteurs, afin d’accélérer la conclusion de transactions et d’éliminer, le cas échéant, les contraintes politiques et réglementaires qui pourraient les freiner.

Quelque 28 milliards de dollars de projets supplémentaires sont également mis en lumière à travers des « galeries d’exposition », en attendant exposés lors d’échanges sur les investissements.

Plus de 330 investisseurs prennent part à ces échanges sur les investissements. « Je dois avouer que la demande de la part des investisseurs est énorme, au point que 92 % des investissements qui ont fait l’objet d’échanges ont été sursouscrits. C’est remarquable pour un tout premier forum sur l’investissement », s’est réjoui le président de la Banque africaine de développement.

L’Africa Investment Forum (www.AfricaInvestmentForum.com) entend contribuer à réduire les frais d’intermédiation, à améliorer la qualité des informations et de la documentation relatives aux projets et à renforcer les liens d’engagements entre les gouvernements africains et le secteur privé.

À l’AIF (www.AfricaInvestmentForum.com), sont mis en lumière des projets dans des secteurs fort divers : l’énergie, les infrastructures, les transports et les services publics, l’industrie, l’agriculture, les TIC et les télécoms, l’eau et l’assainissement, les fonds et les services financiers, la santé, l’éducation, l’hôtellerie et le tourisme, le logement, ainsi que le transport aérien.

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La Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) ont signé, jeudi, à Johannesburg, un accord de d’environ 494 millions de dinars (150 millions d’euros) pour la mise en œuvre d’un projet d’assainissement des communes en Tunisie, en marge de l’Africa Investment Forum (AIF), en présence du ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Ladhari.

Ce projet bénéficiera à 33 petites communes tunisiennes de moins de 10 000 habitants. La partie tunisienne chargée de la mise en œuvre de ce projet est l’Office national de l’assainissement (ONAS) et permettra l’accès à l’eau salubre dans les communes.

L’accord a été paraphé par Mohamed El Azizi, directeur général de la (BAD) pour l’Afrique du Nord, et Janet Heckman, directrice générale de la BERD pour la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen.

Cet accord permettra dans les communes le réseau des de collecte et de traitement eaux usées avec 33 stations dans ces communes.

Cofinancé à parts égales par les deux institutions, ce programme est en parfaite adéquation avec les stratégies d’intervention des deux institutions dans le secteur de l’eau et de l’assainissement.

Cette opération permettra de favoriser de meilleures conditions de santé, d’hygiène, d’environnement et de développement économique pour les habitants des 33 petites communes concernées, réparties sur 19 gouvernorats affirme les signataires de l’accord.

Le programme permettra également de pérenniser la gestion des systèmes d’assainissement à travers le renforcement des capacités de l’Office national de l’assainissement (ONAS) et des communes bénéficiaires et de contribuer à une nouvelle dynamique d’investissement créatrice d’emplois pour les jeunes des régions prioritaires soulignent les responsables de la BAD à l’agence TAP. des start-up seront ainsi créées pour développer l’employabilité dans ces communes.

L’accord a été signé en la présence de Yacine Fal Diama, directrice générale adjointe du bureau régional pour l’Afrique du Nord de la BAD basé à Tunis, Antoine Sallé de Chou, chef de bureau de la BERD en Tunisie et l’ambassadeur de Tunisie Prétoria, Narjess Dridi.

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Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), Akinwumi Adesina, et le président de Masen (www.Masen.ma) (Moroccan Agency for Sustainable Energy), Mustapha Bakkoury, ont procédé, ce 7 novembre 2018, à la signature d’une lettre d’intention entérinant leur nouvelle coopération dans le cadre du programme « Desert to Power ». C’était au premier jour de l’Africa Investment Forum (www.AfricaInvestmentForum.com), à Johannesburg, en Afrique du Sud.

L’objectif de ce partenariat est d’appuyer les pays africains, en particulier ceux de la région du Sahel ciblés par « Desert to Power », dans le développement des technologies d’énergies renouvelables les plus adaptées à leurs conditions naturelles et à leurs besoins énergétiques spécifiques.

Il s’agit de conjuguer l’expertise de Masen dans le développement de projets d’énergies renouvelables et l’expérience opérationnelle de la Banque africaine de développement dans ce secteur, notamment en matière de partage de savoir-faire, de renforcement de capacités et d’expérience, d’assistance technique, de développement de projets dans les énergies renouvelables et de mobilisation des ressources nécessaires.

« Le Maroc est un exemple dans les énergies renouvelables » a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement au moment de ratifier l’accord. « Quand j’ai visité le complexe de Noor Ouarzazate (http://bit.ly/2qwvLo5), dans lequel la Banque a beaucoup investi, ce qui m’a fasciné est qu’il a été fait avec les capacités marocaines. Il est la preuve que l’Afrique peut accomplir de grandes choses, d’envergure internationale. » Et d’ajouter : « Nous avons donc demandé au Maroc de nous accompagner dans l’initiative “Desert to Power” que nous sommes en train de développer au Sahel. Il s’agit d’un partenariat stratégique, qui conjugue leadership et expertise technique. Ensemble, nous allons accélérer les efforts pour électrifier l’Afrique. »

Pour Mustapha Bakkoury, le président de Masen, « partager l’expérience qu’a développée Masen et enclencher une dynamique de développement compétitif des énergies renouvelables à l’échelle du continent africain, c’est avoir pour objectif de faire des énergies renouvelables un véritable levier de croissance inclusive. Ce partenariat avec la Banque africaine de développement est un atout certain pour concrétiser cette ambition ».

Signe de l’importance de cette nouvelle entente, étaient présents à la cérémonie de signature le ministre marocain de l’Économie et des finances, Mohamed Benchaaboun, ainsi que le Président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Salaheddine Mezouar. À leurs côtés, figuraient également l’administrateur de la Banque pour le Maroc, Abdelmajid Mellouki, le directeur général pour l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi, et la directrice pays de l’institution au Maroc, Leïla Mokaddem.

« Notre expertise doit pouvoir rayonner sur l’ensemble du continent », a déclaré Mohamed Benchaaboun, qui a souligné combien ce « partenariat entre Masen et la Banque traduit la coopération Sud-Sud ».

Un partenariat crucial, que Salaheddine Mezouar a tenu à saluer à son tour : « Aujourd’hui, la Banque africaine de développement est en train de donner l’exemple. Et, en tant qu’Africains, on ne peut qu’en être fiers ».

Pour la Banque, ce partenariat vient concrétiser la volonté de renforcer encore la coopération d’excellence qu’elle poursuit avec le Maroc. Totalisant plus d’un milliard de dollars d’engagements, les projets de production d’électricité à partir de sources d’énergies renouvelables (solaire, éolien et hydroélectrique) concentrent 80 % environ du portefeuille de la Banque dans le secteur de l’énergie au Royaume.

La Banque africaine de développement a notamment été le premier contributeur financier de la centrale Noor Ouarzazate I (160 MW) du complexe solaire Noor Ouarzazate (http://bit.ly/2vaVXHA), contribuant à près de 30 % du coût total d’investissement. L’institution participe également au financement des centrales Noor Ouarzazate II (200 MW) et Noor Ouarzazate III (150 MW).

Le Maroc a pour objectif ambitieux de porter la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique à un minimum de 52 % à l’horizon 2030. Le Royaume compte partager son modèle de développement des énergies renouvelables avec l’Afrique, afin de contribuer à accélérer sa transition énergétique dans le cadre d’une croissance durable et inclusive, s’incarnant notamment dans 13 coopérations engagées avec des pays africains dans le domaine des énergies renouvelable, dont 5 concernent le périmètre de « Desert to Power ».

Plus largement, cette opération concourt à la concrétisation du New Deal pour l’énergie en Afrique (http://bit.ly/2AREyGZ), qui entend notamment installer une capacité de production totale de 10 GW à partir de sources d’énergies renouvelables à l’horizon 2025.

Cette cérémonie de signature s’est tenue au premier jour de la toute première édition de l’Africa Investment Forum (AIF) (www.AfricaInvestmentForum.com), une initiative de la Banque africaine de développement qui vise à accélérer la concrétisation de projets de développement à effet catalyseur en Afrique et à y impliquer le secteur privé. Ce, en réduisant les risques associés aux investissements à grande échelle ainsi que les frais d’intermédiation, et en assurant le suivi des transactions jusqu’à leur terme. Ce premier marché de l’investissement en Afrique se déroule à Johannesburg, en Afrique du Sud, jusqu’au 9 novembre 2018.

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Le président de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), Akinwumi Adesina, a lancé, mardi, un vibrant appel aux investisseurs pour qu’ils se joignent à la plate-forme de partenariat que représente l’Africa Investment Forum (AIF) (www.AfricaInvestmenForum.com) et « saisisse[nt] l’occasion qui s’offre à eux d’accélérer le programme de développement du continent ».

Son appel s’adressait aux investisseurs régionaux et mondiaux, aux dirigeants du secteur financier et aux représentants de premier plan de gouvernements présents dans l’auditorium « Africa Room » du Centre des congrès de Sandton, à Johannesburg, en Afrique du Sud, lors d’une séance plénière intitulée « Agir ensemble pour l’Afrique » qui se déroulait pendant la première journée du forum.

« Nous devons accélérer le développement de l’Agenda 2063, être unis dans l’action, a insisté Akinwumi Adesina. Nous avons hâte d’y parvenir ».

La séance plénière d’ouverture a réuni les responsables des institutions financières de développement et des partenaires de permier plan du Forum : Patrick Dlamini, directeur général de la Banque de développement de l’Afrique australe ; Benedict Oramah, président de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) ; Bandar M. H. Hajjar, président de la Banque islamique de développement ; Admassu Tadesse, président de la Banque du commerce et du développement ; Alain Ebobissé, directeur général du fonds Africa50 ; et Mallam Samaila Zubairu, directeur général d’Africa Finance Corporation – entre autres.

Avec toutes les institutions multilatérales représentées dans la salle, les partenaires de la Banque ont reconnu qu’ils disposaient des capitaux nécessaires pour infléchir la balance des investissements et canaliser vers l’Afrique ceux dont elle a tant besoin.

En donnant le coup d’envoi officiel de l’AIF, Manemolla David Makhura, Premier ministre du Gauteng, a qualifié l’Africa Investment Forum d’« historique », soulignant qu’il « constituait une première du genre ». L’Afrique doit passer de la pauvreté à la prospérité, a-t-il ajouté, avant de déclarer : « Nous voulons que le XXIe siècle soit celui de l’Afrique ».

L’Africa Investment Forum (www.AfricaInvestmenForum.com) est le tout premier forum fondé sur des transactions, « et non juste une réunion. C’est une plate-forme qui fait se rencontrer les gouvernements, le secteur privé, les investisseurs et les promoteurs de projets. Nous créons des projets bancables de qualité, réduisons les risques qui y sont associés et veillons à ce qu’ils se réalisent vraiment », a déclaré Akinwumi Adesina.

« Nous nous sommes engagés à accélérer le développement de l’Afrique, a-t-il poursuivi. Nous savons que les pays ne se développent pas à partir de l’aide financière, mais grâce à une discipline en matière d’investissements. Nous avons besoin de partenariats élargis et d’une action commune avec le secteur privé et les investisseurs institutionnels ». Et Akinwumi Adesina de féliciter le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, également présent à la cérémonie d’ouverture, pour le leadership dont il fait preuve.

Partageant leur vision et leurs points de vue respectifs sur les investissements en Afrique, les panélistes ont dit l’urgence de passer à une nouvelle façon de travailler ensemble. Ce qui va impliquer de travailler à plus grande échelle, plus vite et en synergie.

Les dirigeants africains jouent un rôle crucial, ont également souligné les panélistes, car ils donnent le ton en termes de politiques et pour qu’émerge un environnement propice pour que les entreprises puissent prospérer.

L’Africa Investment Forum (www.AfricaInvestmenForum.com) s’inscrit dans une démarche beaucoup plus large de la Banque africaine de développement, qui vise à puiser dans le vaste réservoir des capitaux mondiaux pour assurer le financement de son plan ambitieux de transformation de l’Afrique. Le continent a besoin de 130 à 170 milliards de dollars par an pour financer ses besoins de développement les plus urgents, selon les estimations de la Banque. Des besoins en capitaux auxquels les sources de financement traditionnelles que sont les gouvernements nationaux et les institutions de développement comme la Banque africaine de développement, ne sont pas en mesure de répondre à elles seules, en raison des restrictions budgétaires.

Les investisseurs institutionnels internationaux et les détenteurs d’actifs contrôlent 131 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion, dont 1 % seulement, a indiqué Akinwumi Adesina, suffirait à combler le déficit de financement des infrastructures – de l’ordre de 68 à 108 milliards de dollars.

L’Africa Investment Forum  (www.AfricaInvestmenForum.com) se déroule du 7 au 9 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud.

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La Tunisie présentera deux projets, portant respectivement sur le dessalement de l’eau de mer et l’énergie lors du 1er Forum Africain sur l’Investissement, l’Africa Investment Forum (AIF) qui aura lieu du 7 au 9 novembre 2018 à Johannesburg (Afrique du Sud), à l’initiative de la Banque Africaine de développement (BAD).
La délégation sera conduite par le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laadhari, avec la participation de la STEG, du Groupe Chimique Tunisien (GCT), de l’Instance Tunisienne de l’Investissement (ITI), de la Caisse des dépôts et des consignations (CDC) et de l’Instance Générale du Partenariat Public Privé (IGPPP).

On a réussi à arracher pour ce forum deux bordereaux pour la Tunisie qui seront présentés aux investisseurs et notamment des banquiers qui se sont préalablement inscrits pour voir le contenu de ces projets” a fait savoir le président de l’IGPPP, Atef Majdoub à l’agence TAP.
Le 1er projet porte sur une station de dessalement de l’eau de mer à Ghannouch (Gabès) pour le compte du GCT. D’une capacité journalière de 50.000 m3, le coût est estimé à 63.5 millions de dollars. Ce projet revêt un caractère environnemental puisqu’il préserve les ressources en eau et la nappe phréatique, vu le stress hydrique dans la région. Le GCT va s’épargner ainsi l’approvisionnement en eau pour son processus de production” a souligné Mejdoub.
Le second bordereau qui sera présenté à l’AIF concerne la Centrale Electrique de Skhira (Sfax) qui aura une capacité de production située entre 450 et 500 mégawatts. Le coût du projet est estimé à 440 millions de dollars, a ajouté Mejdoub.

Le président de l’IGPPP a indiqué que ce forum sera aussi une occasion de prémarketing à saisir vu l’opportunité que l’AIF offre afin de présenter d’autres projets qui ont été déjà mis en relief lors du forum International sur le partenariat Public- Privé le 18 septembre à Tunis.
Le Chef de la division régionale, énergie, infrastructure et secteur financier à la BAD, Achraf Tarsim, a expliqué à l’agence TAP que cette plateforme qui sera le 1er marché africain de l’investissement réunira des investisseurs internationaux pour leur présenter des opportunités de projets structurants pour le développement en Afrique devant des investisseurs bien classés à l’échelle internationale.
Ces investisseurs mobilisent, notamment, des fonds souverains et des fonds de pension ainsi que des banques d’investissement. Cette plateforme verra converger porteurs de projets, emprunteurs, préteurs et investisseurs pour accéder aux opportunités d’investissement en Afrique.

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«La Conférence économique africaine 2018, en Anglais : African Economic Conference» (AEC) présentera des solutions pratiques, émanant d’experts en intégration régionale et du secteur privé,» a déclaré un haut responsable de la Banque africaine de développement (https://AfDB.org), au cours d’une réunion préparatoire de la prochaine AEC, le jeudi 25 octobre 2018 à Abidjan.

Cette édition de l’AEC, la treizième, qui aura lieu à Kigali, au Rwanda, du 3 au 5 décembre 2018, sur le thème «Intégration régionale et continentale pour le développement de l’Afrique», sera accueillie par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

L’AEC est le principal forum de discussions sur les questions brulantes de l’actualité africaine. «Les attentes sont grandes pour l’AEC 2018», estiment les partenaires (Banque africaine de développement, PNUD et Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, UNECA).

«Les experts adopteront une approche pragmatique, et proposeront des solutions pratiques, en particulier pour la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine « en Anglais : African Continental Free Trade Area (AfCFTA). Des représentants clé du secteur privé partageront leurs expériences sur leurs activités dans le continent,» a déclaré Moono Mupotola, directrice du département de l’intégration du Groupe de la Banque africaine de développement.

En dépit des progrès réalisés, et des engagements politiques des dirigeants africains, la voie vers l’intégration continentale demeure lente. Principaux défis : volonté politique et l’absence de ressources et de capacités techniques, susceptibles de faciliter la mise en œuvre des engagements pris. Mme Mupotola a toutefois fait observer que d’importants jalons ont été posés récemment – le lancement du passeport commun africain en juillet 2016 et l’engagement de 44 pays africains à lancer l’AfCFTA.

La conférence de cette année sera axée sur les initiatives visant à accélérer les progrès en matière d’intégration d’infrastructures, la suppression des obstacles à la circulation transfrontalière des biens et des services fournis aux personnes. Les experts échangeront sur les meilleures pratiques et leurs enseignements, pour une harmonisation optimale des politiques et des institutions dans le contexte de la nouvelle zone de libre-échange continentale de l’Afrique. L’Agenda 2063 de l’Afrique et l’Agenda mondial 2030 constitueront également des cadres importants pour les délibérations de la conférence.

Et Mupotola d’ajouter: qu’une nouvelle politique de la Banque africaine de développement, permettant aux projets régionaux d’allouer 10% de leur budget total aux interventions en faveur d’infrastructures immatérielles, constituait une autre étape importante. La Banque est également en train de mettre au point une boîte à outils pour la facilitation du commerce et des transports, qui devrait aider les responsables de projets du secteur des transports à inclure des composantes «souples» dans la conception de leurs projets.

«Il est nécessaire d’intensifier les activités dans le domaine des infrastructures immatérielles pour faciliter l’intégration dans des domaines tels que l’harmonisation des politiques et des réglementations, la suppression des obstacles non tarifaires, l’amélioration de la logistique entre les pays et d’autres facteurs affectant la compétitivité de l’Afrique,» a conclu la directrice du département de l’intégration régionale de la Banque.

L’AEC est conjointement organisée, chaque année, par le Groupe de la Banque africaine de développement, le PNUD et l’UNECA. La Banque africaine de développement accueillera la quatorzième édition de l’AEC en 2019.

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Lancée sous l’égide de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), la première édition de l’Africa Investment Forum (AIF) (www.AfricaInvestmentForum.com), vital pour financer le développement des infrastructures en Afrique, se déroulera du 7 au 9 novembre 2018, au Sandton Convention Centre de Johannesburg, en Afrique du Sud.

Si les opportunités d’investissements sont riches, il est toutefois urgent de combler le fossé entre le capital disponible en Afrique et les projets bancables. Financer les besoins en développement du continent exigerait de 600 à 700 milliards de dollars par an, d’après les estimations. Et d’après l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique (https://bit.ly/2FHxQU5) de la Banque africaine de développement, 130 à 170 milliards de dollars environ sont nécessaires, chaque année, pour les infrastructures.

La Banque collabore avec d’autres partenaires au développement multilatéraux et parties prenantes, pour faire en sorte que l’Africa Investment Forum devienne un tremplin essentiel pour les investissements en Afrique et ainsi satisfaire les énormes besoins en infrastructures et en développement du continent.

Ce premier marché novateur de l’investissement réunira des promoteurs de projets, des fonds de pension, des fonds souverains, des investisseurs privés, des décideurs, des sociétés de capitaux et des chefs de gouvernement, afin de mobiliser des capitaux à même de transformer les secteurs économique, agricole et industriel de l’Afrique.

Le forum sera 100 % transactionnel. L’accent est mis la conclusion et la signature d’accords, la sélection et l’amélioration de projets. Il s’agit également d’une plateforme pour attirer les co-investisseurs et faciliter les transactions, afin de libérer des opportunités d’investissements de plusieurs milliards de dollars en Afrique.

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La Banque africaine de développement (www.AfDB.org) continue d’œuvrer en faveur de l’amélioration du transport aérien en République démocratique du Congo (RDC) (http://bit.ly/2RbVTzO). Le jeudi 18 octobre 2018, une assistance financière de 121,4 millions de dollars, répartie en deux dons  – l’un octroyé via le Fonds africain de développement (FAD) (http://bit.ly/2Ppyy0g) et l’autre via la Facilité d’appui à la transition (FAT) (http://bit.ly/2ywI343) –, a obtenu le feu vert du Conseil d’administration. Le tout est destiné à financer la phase II du Projet prioritaire de sécurité aérienne (PPSA), qui vise à développer un réseau intégré de transports, capable de relier tous les pôles économiques du pays.

Déployé sur quatre ans, ce projet prévoit notamment la réhabilitation des infrastructures aéroportuaires de Kindu (est de la RDC), de Kisangani (nord) et de Mbuji-Mayi (sud), l’acquisition d’équipements de navigation aérienne, le renforcement des capacités des personnels techniques de l’Autorité de l’aviation civile et de la Régie des voies aériennes, ainsi que l’adhésion de la RDC au Marché unique du transport aérien en Afrique (MUTAA).

« Ce projet devrait contribuer à améliorer durablement le transport aérien en RDC, en le rendant sûr et fiable, et ainsi renforcer son rôle dans le désenclavement intérieur et extérieur du pays », a expliqué Ousmane Doré, directeur général de la Banque pour l’Afrique centrale, qui souligne combien le secteur du transport aérien s’avère essentiel, sinon vital, pour les zones reculées de l’arrière-pays congolais.

Lancée en 2010, la phase I du Projet prioritaire de sécurité aérienne, que la Banque africaine de développement avait financée à hauteur de 145,5 millions de dollars, avait permis l’achat d’équipements de navigation aérienne, la mise à niveau des infrastructures aéroportuaires des trois principaux aéroports de la RDC – Kinshasa-Ndjili (ouest du pays), Lubumbashi (sud) et Kisangani (pour la phase I) –, outre un volet de renforcement des capacités.

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Un projet d’utilisation de drones pour la gestion de projets agricoles à Sidi Bouzid sera lancé, mi-novembre 2018, dans le cadre d’un partenariat tripartite entre la Tunisie, la Corée du Sud et la Banque Africaine de Développement (BAD), apprend l’agence TAP auprès du Commissariat régional au développement agricole.

Ce projet, financé par le Fonds coréen de coopération économique à travers un don de 1 million de dinars, vise à répondre aux besoins agricoles de la Tunisie et à bénéficier de l’expertise technologique sud-coréenne.

Il comprend trois composantes, à savoir l’équipement, (fournir les drones et les systèmes d’information), le service (développement et déploiement de solutions, sessions de formation, échanges commerciaux) et transfert de technologie (stages en pilotage et maintenance de drones au profit de 10 ingénieurs tunisiens).

Un centre de formation sera créé à Sidi Bouzid au profit des ingénieurs sélectionnés.
La technopole coréenne de Busan, spécialisée dans les drones, ainsi que la collecte et le traitement des données, veillera au lancement du projet à Sidi Bouzid, une région connue pour sa diversité agricole.

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