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Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, Zied Laâdhari, a déclaré, lors d’un point de presse tenu ce mardi 15 mai 2018 au siège du gouvernement à la Kasbah, que la chute de la production locale de pétrole et de phosphate a coûté à l’État 0,5 point de croissance. Il a souligné toutefois que les efforts se poursuivent pour assurer la stabilité et relancer la production et la croissance.

Le ministre a par ailleurs indiqué que la Tunisie a enregistré 2,5% de croissance durant le premier trimestre de cette année, ce qui reflète, selon lui, une véritable reprise économique, étant donné que cette hausse est impulsée par l’investissement et l’exportation, et non la consommation et les services non marchands.

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Selon les données publiées mercredi par l’Insee et rapportées par Reuters, la production industrielle de la France est repartie en baisse en mars avec la production d’énergie, qui avait été dopée par le temps froid en février, selon les données publiées mercredi par l’Insee.

Elle a diminué de 0,4% sur le mois, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en hausse de 0,4%.

La seule production manufacturière (hors énergie) a elle augmenté de 0,1% en mars, après quatre mois consécutifs de baisse depuis son plus haut de neuf ans touché en octobre.

L’Insee a dans le même temps révisé l’évolution de ces deux indicateurs pour le mois de février à +1,1% (contre +1,2% annoncé précédemment) pour la production industrielle et -0,5% (contre -0,6%) pour la production manufacturière.

Sur l’ensemble du premier trimestre, la production a reculé dans l’ensemble de l’industrie (+1,3%) comme dans l’industrie manufacturière (-1,8%).

Mais sur un an, la production industrielle progresse de 2,3% et la production manufacturière de 2,0%.

En mars, la production d’énergie a diminué de 3,3% après son bond de 10,8% un mois plus tôt.

Elle a chuté de 8,3% dans le raffinage et diminué de 0,4% dans les matériels de transport. Mais elle a augmenté dans les “autres industries” (+0,4%), les biens d’équipement (+0,3%) et l’agroalimentaire (+0,1%).

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Le ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche fournira exceptionnellement, à l’occasion du mois de Ramadan des quantités limitées d’huile d’olive extra vierge à 8,800 dinars le litre.
Le département de l’agriculture a précisé dans un communiqué, publié vendredi, que cette décision s’inscrit dans le cadre de l’incitation à la consommation familiale de l’huile d’olive.

Les opérations de vente débuteront à partir du 7 mai 2018 et se poursuivront jusqu’au 7 juin 2018 dans certains points de vente, à savoir :

-Tunis:Point de vente du producteur au consommateur de l’Office National de l’Huile (ONH), rue Alain Savary
-Tunis:Centre régional de l’ONH, rue du 13 août Cité Ezzouhour.
-Sfax:Centre régional de l’ONH, avenue d’Algérie, Sfax.
-Sousse:Centre régional de l’ONH, sis à l’avenue Habib Bourguiba, place 2 mars
– Kairouan:Centre régional de l’ONH, sis à rue Baten
-Zarzis: Centre régional de l’ONH, sis à la route de Médenine Kilomètre 1

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D’après des statistiques dévoilées mardi par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) et rapportées par Reuters, le marché automobile européen a subi en mars sa première baisse de l’année avec un recul des immatriculations de 5,2% sur un an, à 1.836.960 véhicules.

Cette dernière souligne cependant que les chiffres du mois dernier souffrent d’une base de comparaison défavorable en raison du record établi pour un mois de mars en 2017.

“La dynamique commence à ralentir sur certains marchés”, déclare néanmoins l’ACEA, avec des baisses de 15,7% au Royaume-Uni, de 3,4% en Allemagne, premier marché du continent, et de 5,8% en Italie.

La France a en revanche affiché une croissance de ses ventes, de 2,2%, tout comme l’Espagne (+2,1%).

Sur l’ensemble du premier trimestre, le nombre de véhicules immatriculés dans les pays de l’UE et ceux de l’Association européenne de libre-échange (Islande, Norvège et Suisse) a progressé de 0,6% par rapport à la même période en 2017, à 4,28 millions.

Tous les grands constructeurs européens ont vu leurs ventes reculer en mars, à l’exception de PSA (+59,8%) dont les chiffres sont biaisés par l’acquisition le 1er août dernier des marques Opel et Vauxhall. A périmètre constant, les ventes du constructeur français ont reculé de 0,83%, selon les calculs de Reuters.

La baisse a été symbolique pour Volkswagen (-0,04%) mais plus franche pour Renault (3,2%), Fiat Chrysler Automobiles (-8%), BMW (-5,6%) et Daimler (-2,7%).

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Le gouvernement se penche actuellement sur la résolution du problème de baisse du stock des médicaments et le manque de certains d’entre eux dans plusieurs officines“, a souligné jeudi 30 mars 2018 Imed Hammami, ministre de la Santé dans une déclaration à l’agence TAP.

En marge de sa participation à Sousse au congrès international de prévention des maladies cardiovasculaires en Afrique, le ministre a estimé que ce problème est dû au non-paiement des dettes des établissements hospitaliers publics auprès de la pharmacie centrale et à la hausse des opérations de contrebande de médicaments vers l’étranger.

Hammami a indiqué que le ministère assume sa responsabilité entière dans la gestion des stocks et œuvrera à garantir les médicaments et les vaccins dans toutes les structures de santé publique.

Il a, en outre, ajouté que certains dysfonctionnements dans l’application des protocoles de stocks et l’absence de coordination entre les médecins, les pharmacies et les structures de santé privées et publiques ont aussi contribué à cette perturbation au niveau de la distribution des médicaments.

Par ailleurs, le ministre de la Santé a fait remarquer que les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès en Tunisie, soulignant à ce propos l’urgence de développer la politique préventive.

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Au cours de la saison actuelle, la Tunisie a enregistré une baisse des ressources hydriques de 130 millions de mètres cubes, soit une diminution de 50% par rapport à l’année précédente, a indiqué jeudi 15 mars 2018 à Béja le secrétaire d’Etat chargé des ressources hydrauliques et de la pêche, Abdallah Rabhi.
Rabhi a souligné que l’Etat poursuivra ses efforts pour mobiliser les eaux, à travers la construction de certains barrages, dont le barrage de Mallègue supérieur et Oued Khaled ainsi que le projet des grands axes du gouvernorat de Béja, financé à hauteur de 150 millions de dinars, outre les projets de dessalement de l’eau de mer.
Le secrétaire d’Etat a, en outre, passé en revue les avantages inscrits dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement, notamment dans le secteur de l’eau et en matière d’amélioration de la gestion du rendement des périmètres irrigués.
Il a précisé que le gouvernorat de Béja compte parmi les bénéficiaires, étant donné l’obsolescence des réseaux d’irrigation aux périmètres irrigués.
Il a appelé à valoriser le nouveau code de l’eau et les produits spécifiques de la région, tels que l’olive, le blé ainsi que le développement des industries agroalimentaires.
Il a annoncé dans une déclaration à la presse à l’occasion de l’inauguration de la 5ème édition du Salon de l’agriculture, de la technologie et de pêche, ” Agri Medjerda “, qu’une étude du projet du pôle compétitif ” Jinene Medjerda “, bloqué actuellement, sera lancée.

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Par son communiqué du 14 mars 2018, l’agence Moody’s a revu à la baisse la notation souveraine de la Tunisie d’un cran de B1 à B2. Toutefois, les perspectives d’évolution de cette notation sont stables, contre négatives initialement.

Dans son analyse, Moody’s s’est appuyée sur les mauvais indicateurs réalisés par l’économie tunisienne courant 2017, insistant notamment sur la hausse continue de la dette publique, le niveau alarmant du déficit courant (dépassant 10% du PIB) se traduisant par l’érosion des réserves en devises et la situation critique de la position extérieure nette de la Tunisie.

Moody’s juge que l’amélioration des indicateurs clés se fait lentement, ce qui augmente la vulnérabilité de l’économie aux chocs aussi bien internes qu’externes. Il faut comprendre par là que selon Moody’s, il faut du temps pour redresser la situation fragile de l’économie. Ainsi, la décision de Moody’s de baisser la notation se base sur les tendances historiques et ne prend pas en considération les projections.

C’est au niveau de sa décision sur les perspectives de la notation (Outlook stable) que Moody’s a reflété les projections de 2018, tenant compte de la reprise de la croissance, de l’évolution des exportations durant les deux premiers mois de l’année, des projections prometteuses sur la performance du secteur touristique et surtout du soutien indéfectible des bailleurs de fonds internationaux.

Toujours selon Moody’s, les perspectives stables assignées indiquent que la notation sera stable à l’horizon d’une année et pourrait augurer d’un redressement, quoique lent, de la situation. Toutes les forces vives sont donc appelées à consolider cette tendance de reprise.

Les principaux moteurs de cette dégradation sont les prévisions de Moody’s, selon lesquelles l’érosion des réserves budgétaires et des réserves de change ne s’inversera pas de manière significative au cours des prochaines années:
1) La dette de l’administration centrale a atteint environ 70% du PIB en 2017 et augmentera graduellement en 2018-2019, en raison de la baisse de la capacité de remboursement de la dette;
2) Le déficit du compte courant restera important, passant de 10,4% du PIB en 2017 et la dette extérieure de l’économie a encore dépassé 80% du PIB, ce qui grêve les réserves.
La perspective stable reflète les prévisions de Moody’s selon lesquelles les indicateurs de crédit de la Tunisie resteront conformes à la note B2. “L’assainissement budgétaire est en cours et atténuera la hausse du fardeau de la dette publique, tandis que la reprise de la demande extérieure pour les services, la production manufacturière et l’agriculture aidera à réduire lentement le déficit courant, empêchant une nouvelle érosion des réserves de change”.

La perspective stable reflète l’hypothèse de Moody’s selon laquelle la Tunisie continue d’atteindre les objectifs du programme du FMI, assurant la continuité des décaissements prévus du secteur public, le gouvernement s’attendant à couvrir près de 50% des besoins de financement budgétaire.
Moody’s prévoit que la dette publique atteindra 73% en 2019, contre 70,2% en 2017 et 61,9% en 2016, surtout que 65% de la dette publique est libellée en monnaie étrangère et que les dettes des entreprises publiques ne cesse d’augmenter pour atteindre 13% du PIB.
Dans ce même contexte, elle a indiqué que la vulnérabilité extérieure de la Tunisie est élevée, avec un important déficit du compte courant, largement financé par la dette et pesant sur les réserves de change.

D’après l’agence de notation “la dynamique des comptes courants a continué de se dégrader en 2017, ce qui s’est traduit par un déficit de 10,4% du PIB contre 8,8% en 2016. Les réserves de change ont encore diminué pour s’établir à 77 jours au début de mars 2018“.
Toutefois, Moody’s a estimé qu’avec “un gel effectif de l’embauche et une retraite anticipée dans le secteur public, combiné à des augmentations salariales modérées cette année, cette trajectoire d’assainissement budgétaire entraînera une réduction de la masse salariale à 14,2% du PIB en 2018, contre 14,7% en 2017“.
En vertu d’un accord pluriannuel entre le gouvernement et les principaux syndicats, le gouvernement s’attend à ce que la part des salaires baisse à 12% du PIB d’ici 2020″, a-t-elle rappelé.

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Moody’s a annoncé jeudi 15 mars 2018 dans un communiqué avoir dégradé hier mercredi la note souveraine de la Tunisie de B1 à B2. La perspective a été changée de négative à stable.
Moody’s a également abaissé la note de la dette libellée en devises de la Banque centrale de Tunisie (BCT), de B1 à B2 et a ramené la perspective de négative à stable.

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L’indice de la production industrielle a enregistré une baisse de 1%, durant l’année 2017, en raison d’une chute de la production dans les industries extractives, de 8,9%, alors que la hausse de la production dans les industries manufacturières a été très modeste, de dépassant pas 0,4%, d’après les statistiques publiées, mardi, par l’INS.
La régression de la production dans les industries extractives résulte de la baisse de la production du secteur de l’extraction des produits énergétiques de 11,5%. En revanche, la production a augmenté de 10,1%, dans le secteur de l’extraction de produits non énergétiques, suite à la hausse enregistrée dans la production du phosphate brut.
La production manufacturière a enregistré une hausse de 0,4%, au cours de l’année 2017, principalement due, à l’accroissement de la production dans les industries mécanique et électrique de 3,3%, agroalimentaire de 1,4% (en raison de l’augmentation observée dans la production d’huile d’olive), du caoutchouc et du plastique de 4,7% et du textile, habillement et cuir de 0,4%.
En revanche, la production a enregistré une baisse dans le secteur de fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-5,5%), suite à la baisse observée dans la production du ciment, le raffinage de pétrole (-9,4%) et l’industrie chimique (-1,7%).
L’indice de la production industrielle du quatrième trimestre 2017, a baissé de 1,3%
Sur l’ensemble de l’industrie, l’indice de la production industrielle du quatrième trimestre 2017 a enregistré une baisse de 1,3%, en termes de glissement annuel. En effet, la production manufacturière a connu un repli de 0,4%, en raison de la baisse observée dans les industries de raffinage de pétrole (-53,7%), de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-6,0%) et de l’industrie chimique (-4,3%).
En revanche, la production industrielle a augmenté dans les industries mécanique et électrique (+4,3%), agroalimentaire (+4,9%), du textile, habillement et cuir (+1,8%) et du caoutchouc et des plastiques (+6,4%).
La production du secteur des industries extractives a régressé de 7,2%, suite à la baisse de la production des secteurs de l’extraction des produits énergétiques, de 5,8% et de l’extraction de produits non énergétiques, de 16,1%, suite au repli observé dans la production du phosphate brut.

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Selon des statistiques dévoilées lundi par le Ghana statistical service et rapportées par l’agence Ecofin, le taux d’inflation dans le pays a enregistré un léger repli à 10,3% en janvier 2018, contre 11,8% en décembre 2017, soit une baisse de 1,4% d’un mois à l’autre. Ce niveau d’inflation enregistré en janvier, constitue le taux le plus bas enregistré dans le pays depuis 2013.

Ainsi, le taux d’inflation des articles importés a été de 11,8% en janvier 2018, contre 13,6% en décembre 2017. Le taux d’inflation des articles fabriqués localement a, quant à lui, été de 9,7% en janvier 2018 contre 11,1% en décembre 2017.

Parmi les articles, le groupe des aliments et des boissons non alcoolisées a enregistré un taux d’inflation de 6,8% en glissement annuel, représentant 1,2% de moins que le taux enregistré en décembre 2017.

Le groupe des articles non alimentaires a, pour sa part, enregistré un taux d’inflation de 12,0% en janvier, contre 13,6% en décembre 2017. Causé essentiellement par les taux d’inflation observés au niveau du transport (17,9%), des vêtements et chaussures (16,7%), des loisirs et culture (13,7%), des biens et services divers (12,7%) et de l’ameublement, l’équipement ménager et l’entretien courant (12,1%).

Au niveau des régions, quatre d’entre elles à savoir l’Upper West, Brong Ahafo, Ashanti et le Grand Accra ont enregistré des taux d’inflation supérieurs au taux moyen national de 10,3%. Tandis que l’Upper East a enregistré le taux d’inflation le plus bas de 7,8%.

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Selon un communiqué publié jeudi 15 février 2018 par l’association des importateurs de véhicules automobiles montés (AIVAM) et rapporté par le site Telquel.ma, depuis le début de l’année, le marché automobile marocain connait une légère baisse.

Le segment des véhicules utilitaires légers (VUL) a enregistré 806 ventes (-19,56%), tandis que celui des voitures particulières (VP) a pratiquement stagné (+0,31% pour 12.821 véhicules vendus.

Dacia demeure le n°1 des ventes des véhicules particuliers, avec 4.043 unités (+2,46%), devant Renault et ses 1.678 ventes (+12,69%), dont 837 Clio – la citadine la plus vendue au Maroc.

Volkswagen complète le podium avec 1.098 véhicules vendus, et enregistre la plus forte progression en ce début d’année avec +52,92% des ventes.

Les ventes de la marque allemande sont portées notamment par les gammes Caddy, Tiguan et la Golf.

Dans le haut de gamme, Mercedes (290 ventes) et BMW (257 ventes) ont enregistré des progressions respectives de 41,46% et 27,86% par rapport au mois de décembre. Audi perd encore du terrain avec une baisse de -2,04% de ses ventes (192 unités).

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L’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (ALGEX) a annoncé que les exportations algériennes en agrumes ont connu une baisse en 2017 en raison d’un manque d’organisation dans cette filière et de lacunes en matière des normes exigées par le marché mondial, indique APS.

Les exportations des agrumes se sont établies à 20.304 dollars en 2017 contre 42.921 dollars en 2016, précisant que les principaux clients sont les pays du Golfe.

Par catégories, les exportations des oranges ont totalisé un montant de 10.589 dollars en 2017, soit 52% du total des exportations algériennes en agrumes.

Toujours selon l’agence d’information algérienne APS, les exportations des mandarines se sont chiffrées à 8.351 dollars alors que celles du citron ont été de 1.279 de dollars.

E terme de quantité, 10 tonnes d’orange, 6 tonnes de mandarines et 1 tonne de citron ont été exportés, selon le directeur général d’Agence nationale de promotion de commerce extérieur (ALGEX)

Le Qatar est le premier client de l’Algérie en matière des agrumes avec une valeur de 8.943 dollars (44% des exportations), suivi des Emirats arabes Unis avec 6.133 dollars (30%) et d’Oman pour 5.104 dollars (25%).

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Il est agronome de formation, fils d’un agriculteur et qui s’était essayé, en 2011, au syndicalisme agricole où il a été membre du comité exécutif de l’UTAP. Il quitte l’organisation syndicale agricole, lorsque son ami de classe lui propose le fauteuil de secrétaire d’Etat à la Production agricole qui le mènera vers celui de ministre du Commerce.

Jeune Quadra, Omar Béhi maîtrise manifestement son dossier, suit la mercuriale, et connait bien ses chiffres et récite, avec précision, les performances du secteur dont il a la charge et reste dans les pas de son chef, Youssef Chahed, qui se montre franchement optimiste sur le développement de l’économie. Avec lui, Africanmanager a parlé des nouveaux chiffres du commerce extérieur, de l’inflation et… des voitures. Interview :

Les premiers chiffres, officiels mais non encore publiés par l’INS, indiquent une nette amélioration des échanges commerciaux de la Tunisie, avec une hausse de 39 % des exportations et de 25,5 % des importations et une amélioration de 7 points du taux de couverture. Comment expliquez-vous ces chiffres du 1er mois de 2018 et sont-ils conjoncturels ou constituent-ils un véritable trend qui s’installe ?

Les chiffres sont clairs. Ils indiquent une hausse de 39,4 % des exportations qui ont atteint 3,1 Milliards DT. Elles proviennent des 3 grands postes qui sont les IME où on est passé de 950 MDT à 1,270 Milliards DT, le textile où nos exportations sont passées de 500 à 750 MDT et des produits alimentaires, huile et dattes, où on est passé de 250 à 500 MDT. Une hausse sensible d’une moyenne de 250 MDT par produit et c’est de bon augure pour l’année 2018 qui sera, on l’espère, une bonne année pour l’exportation.

Pour les exportations, quelle est la tendance selon les chiffres dont vous disposez et les carnets de commandes dont vous avez certainement connaissance ?

Nous tablons sur une hausse de 20 % pour 2018, pour atteindre les 50 Milliards d’exportation en 2020, à travers les mêmes trois moteurs de l’exportation que sont le textile, les IME et l’agroalimentaire.

Il y avait le secteur des mines, qui est désormais à l’arrêt avec les grèves qui reprennent de plus belle en 2018. On se demande jusqu’où et combien les exportations vont pouvoir tenir sans l’apport de l’industrie phosphatière ?

Le secteur du phosphate est effectivement à l’arrêt. Nous sommes en pourparlers pour essayer de trouver un accord. Le ministre et le Secrétaire d’Etat y travaillent d’arrache-pied. J’estime, à ce sujet, qu’il faut un peu de bon sens pour tout le monde. Le secteur a en effet beaucoup recruté. Depuis 2011, le Groupe Chimique qui employait 9.000 personnes en compte maintenant 26.000. En 2010, on produisait 8,5 millions de tonnes par an. En 2017, on a à peine dépassé les 3 millions de tonnes en 2017. La baisse est importante. Cela a un impact négatif, alors qu’il pourrait aider à la reprise dont on voit désormais les prémices.

En face, vous ne maitrisez pas totalement l’évolution des importations

Ce qui est bien, c’est qu’on a déjà inversé la tendance. Désormais, les importations augmentent à un rythme moindre que celui des exportations. Il s’en est suivi une amélioration du taux de couverture. On est ainsi passé de 64 % en janvier 2017 à pratiquement 72 % en janvier dernier. Je voudrais faire noter que le taux de couverture s’est amélioré de 10 points chez les entreprises du régime général ou on-shore. Je noterais aussi que la baisse des importations n’a pas touché les matières premières et les semi-produits qui sont nécessaires pour l’industrie et l’export. Les mesures que nous avions prises, il y a quelques mois, depuis octobre 2017, pour la maitrise des importations et qui étaient derrière cette baisse des importations ont touché les produits finis et des produits non-essentiels, ainsi que la déclaration du pays origine de l’importation. Tout cela a participé à la baisse des importations et même contribué à une relative stabilisation du cours du DT au cours des trois derniers mois et n’a pas dépassé la barre symbolique des 3 DT pour 1 € et c’est une bonne chose. J’insiste pour dire que nous ne sommes pas pour l’interdiction des importations et que nous pensons que la meilleure façon d’améliorer la balance commerciale, c’est de booster l’exportation. Les exportations s’améliorent donc et si cela continue, que les réserves en devises s’améliorent et que la situation générale de l’économie s’améliore, nous pourrions même revoir les mesures prises pour limiter les importations et même les abandonner.

L’autre ratio qui échappe toujours au contrôle, du gouvernement et du ministère du Commerce, c’est celui de l’inflation. La Tunisie avait terminé 2017 avec 6,4 % et il paraitrait qu’en janvier elle atteindrait un nouveau pic de 7 % !

Pour l’inflation de janvier 2018, le chiffre officiel de l’INS indique une inflation 6,4 % et c’est logique avec l’augmentation de 1 % de la TVA qui a un impact de 0,8. L’inflation n’est pas supérieure à 7 % et c’est déjà une bonne chose, grâce au travail des équipes de contrôle au rythme d’une campagne par semaine depuis janvier.

Désormais, nous sévissons par la loi qui nous permet de fermer les boutiques des contrevenants et les empêcher de s’approvisionner en denrées subventionnées. Nous avons pris 40 décisions de fermeture et 40 décisions d’interdiction d’approvisionnement pour des grossistes notamment au cours du seul mois de janvier.

L’inflation est d’abord un effet de manque de production et de baisse de productivité. Cela, sans oublier l’inflation importée par la dépréciation du DT. Stabiliser le Dinar, comme on le fait maintenant, augmenter les exportations comme on y réussit et d’essayer la productivité du travail.

Les prix n’ont pour autant pas baissé, puisque l’inflation continue sa hausse !

Je ne suis pas d’accord. Les prix des fruits et légumes ont baissé. Celui de la tomate, par exemple, a baissé de 55 % par rapport à l’année dernière, celui du piment a baissé entre 35 et 50 %, celui des petits pois de 35 %, celui des œufs et de la viande de poulet est stabilisé, celui des viandes rouges a légèrement augmenté et on essaie de réguler avec l’importation.

D’où vient donc la hausse de l’inflation ?

Je n’ai pas dit qu’il n’y a pas d’autres augmentations, comme celui des produits industriels sous l’effet de la loi de finance et l’augmentation des prix de l’énergie. Il y a aussi l’inflation importée. Nous ne sommes pas bras croisés. Nous sommes actifs et réactifs, par le contrôle et l’importation régulatrice. Nous manquons cependant d’effectif, puisque nous ne disposons que de 400 contrôleurs sur le terrain pour tout le pays.

Le chef du gouvernement avait rencontré, il y a quelques semaines, les premiers responsables des grandes surfaces. Est-ce que vous avez pu remarquer une baisse des prix de leur part ?

L’effort, en matière de baisse des prix, est à fournir sur toute la chaîne de distribution, de l’agriculteur aux commerçants. Pour les grandes surfaces, il faut qu’elles maîtrisent à fond leurs marges, sinon on risque d’avoir des tensions inflationnistes et elles font des efforts. Nous leur avons demandé, par exemple, pour les fruits et légumes d’appliquer une marge maximale de 15 % à partir de la mercuriale de Bir El Kassaa (Marché de gros de Tunis), et ils le font. Nous leur fournissons aussi de la viande importée pour une vente à 17 DT pour la viande désossée et 11,7 DT le Kilo pour la viande non-désossée. Elles s’y tiennent et nous restons en discussions avec elles.

Nous apprenons que la stratégie du gouvernement, en matière de prix, est d’aller vers la vérité des prix avec un meilleur ciblage des aides aux plus démunis. Confirmez-vous cette démarche ?

Il s’agit en fait de faire un meilleur ciblage de la compensation et de revaloriser en même temps les prix. Il ne s’agit pas d’aller directement vers la vérité des prix. Les prix augmenteraient alors, beaucoup et dans un court laps de temps et ce n’est pas notre objectif.

Il y a actuellement un travail d’identification des cibles prioritaires de la compensation, par le ministère des Affaires sociales. Nous savons par ailleurs qu’il y a 250 mille familles nécessiteuses, 750 milles personnes bénéficiant déjà du ticket réducteur de la CNAM, ce qui fait déjà un peu plus de 2 millions de personnes, mais nous ciblons une population plus large, avec un ciblage plus équitable, pour la distribution directe de la compensation en prévision de la revalorisation des prix.

De combien pourrait être le montant de cette compensation directe ?

C’est en moyenne 100 DT par habitant à l’échelle de la Tunisie. Tout le pays n’étant pas que des nécessiteux, la compensation directe par personne sera nettement supérieure à ce montant et nous voudrions débuter cette opération en 2018 pour les produits de 1ère nécessité, comme le pain, l’huile, le sucre, le lait, le thé, le café et les pâtes alimentaires. Une fois terminé le ciblage, les prix de ces denrées pourront être revalorisés.

Certaines études tunisiennes vous déconseillent pourtant ce système et alertent sur une possible explosion sociale si vous mettez en exécution…

Nous planchons, pour l’instant, sur tous les scénarios en coopération avec les organisations nationales, pour choisir la meilleure solution pour réformer un système de compensation qui a démontré ses limites.

Beaucoup aussi en veulent au ministère du Commerce, pour la multiplication des Franchises, jugées comme étant un gaspillage de devises par les Fees qu’elles génèrent et comme danger pour le petit commerce.

Il y en a en fait une trentaine et j’ajouterai que beaucoup sont libres, comme pour l’habillement, ne sont pas sujettes à autorisation. Dans une logique de libre-échange, il y a des règles de jeux qu’on se doit de respecter aussi. Celles des produits agroalimentaires sont sous autorisation. Mais importer une marque est aussi une marque de notoriété pour les étrangers et les touristes et cela existe un peu partout dans le monde. Il est vrai aussi que la franchise n’est pas toujours un signe de réussite. Certaines ont même fermé, même dans l’alimentation.

Si on est dans une logique de libre-échange, pourquoi alors le ministère du Commerce astreindrait-il les concessionnaires automobiles à un quota annuel d’importation avec toute une administration qui y est consacrée ?

Les importations de voitures représentent un montant annuel de quelque 1.400 MDT dans le circuit officiel. Ce n’est pas peu et c’est en devises. C’est aussi une consommation qui impacte l’épargne, sur l’inflation et sur l’économie tunisienne en général. A travers ce système de limitation de l’importation, en fonction de l’historique et des ventes de chaque opérateur, nous essayons juste de maitriser ces dépenses en devises. Et d’ailleurs, cette distribution se fait par les concessionnaires eux-mêmes à travers leur Chambre syndicale. Il y avait, avant 2010, un système de compensation. Il nous faut un système d’équilibre pour nos importations. D’ailleurs, l’augmentation du nombre des concessionnaires n’est pas une bonne chose sans valeur ajoutée pour le pays. Et je suis dans une logique d’encouragement à ceux qui font de la valeur ajoutée. Il faut faire un lien et pourquoi-pas penser à rétablir le système de la compensation. Nous y pensons, bien qu’il ait des procédures à voir avec l’OMC, mais je pense que c’est la bonne solution.

Vous dites que vous voulez diminuer l’importation des véhicules. Vous fermez pourtant toujours les yeux devant le marché parallèle dans ce domaine et qui ne représente pas peu !

Il y a en fait entre 15 et 16 mille qui entrent par la voie des systèmes, du RS et du FCR. Il y a une orientation, chez le gouvernement, de revoir tout cela et de mieux contrôler le FCR.

Khaled Boumiza

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Le volume des investissements agricoles dans le gouvernorat de Kasserine a connu une baisse de 10 MD l’année dernière par rapport à 2016.
Selon le directeur régional de l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APII) à Kasserine, Jamel Chatti, ce recul est dû notamment à la complexité aux textes réglementaires liés au nouveau code d’investissement.
Par ailleurs, il a indiqué que la commission régionale d’octroi des avantages dans le secteur agricole a approuvé près de 670 projets en 2017 pour un montant d’investissement total de 41 MD contre 51 MD en 2016 et a accordé des subventions d’une valeur totale de 6 MD. Ces opérations d’investissement ont permis de fournir 660 emplois.
Il a ajouté que 85% de ces investissements sont réalisés dans des activités agricoles traditionnelles (arboriculture, transformation agricole,..) et des services liés à l’agriculture (collecte du lait, forage des puits, machinisme agricole,..)
La même source a également mis l’accent sur les difficultés que confronte le domaine d’investissement agricole à Kasserine dont en particulier le faible taux de raccordement des exploitations agricole au réseau d’électricité, le manque d’autofinancement auprès des jeunes entrepreneurs et les problèmes de régularisation foncière.

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L’indice de la production industrielle a enregistré une baisse de 1,1% durant les onze premiers mois de l’année 2017, en raison, d’une part, de la diminution de la production dans le secteur des industries extractives (-9.2%), et d’autre part de la hausse de la production dans le secteur des industries manufacturières (+0,3%).
Au cours des onze premiers mois de l’année 2017, l’augmentation de la production manufacturière est due, principalement, à la hausse de la production dans le secteur de l’industrie mécanique et électrique de 2,9%, le secteur de l’industrie de caoutchouc et de plastique de 4,6% et le secteur de l’industrie textile, habillement et cuir (+0,6%).
En revanche, la production a enregistré une baisse dans le secteur de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-5,5%), suite à la chute observée dans la production du ciment, le secteur du raffinage de pétrole (-5,3%) et le secteur de l’industrie chimique (-0,9%).
La production des industries extractives a enregistré une régression de 9,2% durant les onze premiers mois de l’année 2017 suite à la baisse de la production du secteur de l’extraction des produits énergétiques de 12,2%.

Par ailleurs, la production a augmenté dans le secteur de l’extraction de produits non énergétiques (+13,9%) suite à la hausse observée dans la production du phosphate brut.
En revanche, la production industrielle a enregistré une augmentation dans le secteur de l’industrie mécanique et électrique (+2,4%) et le secteur de l’industrie textile, habillement et cuir (+3,5%).
La production manufacturière du mois de novembre 2017 a enregistré une baisse de 2,0%.
Sur l’ensemble de l’industrie, l’indice de la production industrielle du mois de novembre 2017 a enregistré une baisse de 2,7%, en termes de glissement annuel.
La production manufacturière a enregistré une baisse de 2,0% en terme de glissement annuel au cours du mois de novembre 2017 due principalement à la baisse enregistrée dans le secteur de l’industrie de raffinage de pétrole (-56,5%), du secteur de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-10,5%), du secteur de l’industrie chimique (-12,5%) et du secteur de l’industrie agroalimentaire(-1,5%).
Sur un an, la production des industries extractives a enregistré une baisse de 7,8% au cours du mois de novembre de l’année 2017.
La production a enregistré une diminution dans le secteur des industries extractives de 7,8% suite à la baisse de la production de secteur de l’extraction des produits énergétiques de 6,1%.
La production a connu également une baisse de 18,4% dans le secteur de l’extraction de produits non énergétiques suite à la baisse observée dans la production du phosphate brut.

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Selon les données provisoires de la BCT, les avoirs nets en devises ne cessent de dégringoler. Au 31 janvier 2018, ils étaient à 87 jours d’importation (contre 107 à la même période de l’année écoulée). Les réserves en devises, viennent de débuter le mois de février avec un retrait d’un jour, en importation, par rapport à la fin janvier. Avec 11.905 MDT au 1er février 2017, le stock des réserves en devises de la Tunisie ne représentait plus que 86 jours d’importation. Où sont les devises stockées à la Banque Centrale de Tunisie ? Comment sont-elles dépensées ? Sont-ce les dettes dont le remboursement siphonne le plus le stock, ou les importations de produits courants, parfois même de première nécessité ?

Selon nos informations, c’est le déséquilibre entre les exportations et les importations qui a porté un coup de massue à des réserves en devises déjà malmenées par les déficits jumeaux, celui de la balance commerciale et celui de la balance de paiement. En décembre 2017, la Tunisie exportait pour 3,455 Milliards DT et importait pour 4,685 Milliards DT.

Les flux des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur, aux prix courants, ont atteint durant l’année 2017 les valeurs de 3.4426,6 MDT en exportations et 5.0018,7 MDT en importations contre respectivement 29145,6 MD et 41746,8 MD l’année 2016.

D’après les chiffres en notre possession, pour le seul mois de janvier 2018, les payements se sont élevés à 659 MDT. Aussi, les principales dépenses du service de la dette publique et des produits de première nécessité ont représenté 11 jours d’importation en termes brut, uniquement au cours du seul mois de janvier.

Et contrairement aux voix qui pointent du doigt le service de la dette comme étant le premier siphonneur de devises, ces dernières s’établissent à 219 millions de dollars, contre celles relatives aux importations du groupe énergie (STIR et STEG) qui accaparent le gros morceau avec 310 millions de dollars. Aussi, s’ajoutent à la liste les 58 MUSD et 72 MUSD consacrés, respectivement, à l’importation de blé et de médicaments. Des médicaments dont la seule importation représente généralement une journée entière d’importation.

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Omar El Behi, ministre du Commerce, a déclaré ce mercredi 31 janvier 2018, sur Mosaïque FM, que tous ses services s’activent actuellement pour la maîtrise des prix. Il a affirmé que les prix des tomates et du poivron ont reculé de 40 à 60% en comparaison avec 2018, et que la hausse du prix des pommes de terre a poussé l’Etat à se tourner vers l’importation, toute cette année, pour soulager le porte-monnaie des consommateurs.

Le ministre a déclaré que c’est la même logique qui est à l’origine de l’importation, en 2018, de 2000 tonnes de viande rouge ; le kilo sera vendu à 17 dinars.

Par ailleurs il a fait savoir que toutes les brigades de contrôle sont sur le terrain et qu’elles ont mis la main, chez des grossistes peu scrupuleux, sur 100 tonnes de sucre non déclarées, en une seule journée.
Il a conclu que les commerces qui sortent des clous seront tout bonnement fermés.

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Le taux de change n’est en fin de compte que le pur produit des forces et faiblesses de l’économie nationale, d’où l’importance d’en consolider les atouts et d’en circonscrire les faiblesses“, a déclaré, mercredi 31 janvier 2018, le représentant de la Banque centrale de Tunisie, Ahmed Tarchi.
Participant à un séminaire organisé à Tunis, par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) et la fondation allemande, Konrad-Adenauer Stiftung, sur le thème “la crise du dinar tunisien : état des lieux et perspectives“, il a souligné que “si la décision du flottement de la monnaie a été prise par nombre de pays en crise, comme étant le seul rempart contre l’épuisement de leurs réserves de change, la Tunisie n’est pas du tout dans cette situation. Nous n’avons pas une pénurie en devises. Le stock des avoirs en devises reste à un niveau rassurant, au vu de notre capacité de mobilisation des financements extérieurs via le canal multilatéral ou sur le marché international des capitaux. La maitrise des déficits jumeaux, la relance de la croissance et la poursuite des réformes structurelles sont les gage de cet élan“.

Toujours selon lui, “pour réunir les conditions du rétablissement d’une croissance économique pérenne, et stabiliser par conséquent le dinar d’une manière structurelle, il serait primordial que le pays adopte une vision et une démarche volontaristes focalisées sur la stabilisation macroéconomique et notamment sur la maitrise des déficits jumeaux“.
A cet égard, “des actions prioritaires devraient être mises en œuvre, dont le redressement de la productivité de l’économie à travers la contribution de tous ses facteurs ( travail, capital et technologies), la définition de manière claire de politiques sectorielles qui doivent assurer la diversification de la base des exportations en renforçant les industries manufacturières et toute activité innovante et abaisser les importations“, a-t-il précisé.

Il s’agit également, toujours selon lui, de “redéfinir les modes de gouvernance des entreprises publiques sur la base d’un nouveau business-modèle basé sur la performance, de maitriser la consommation grandissante et à première vue incompréhensible de l’énergie qui demeure sans commune mesure avec la lenteur du rythme de croissance du PIB, de réviser la politique commerciale y compris celle relative aux franchises, de réactiver avec tous les pays partenaires, les mécanismes de l’indice de coopération industrielle qui consacre le principe de l’importation contre l’exportation, et de réprimer la contrebande et le marché parallèle, à travers l’application de la loi et de sanctions sévères et effectives“.
Tarchi a encore fait savoir que “la politique de change adoptée par la BCT cherche à maintenir la valeur du dinar dans une trajectoire d’équilibre réel qui tout en favorisant une croissance saine, reflète les fondamentaux économiques du pays et ses équilibres intérieurs et extérieurs. Ceci implique que le dinar s’affaiblit lorsque les déséquilibres extérieurs s’accentuent et se raffermit et s’apprécie à mesure que l’on redresse ces déséquilibres“.

De son côté, l’ancien directeur général de la BCT Mohamed Salah Souilem a affirmé, dans une déclaration à l’agence TAP, que “le taux de change est l’indicateur le plus important dans une économie, parce que toute variation de ce taux affecte toutes les importations (biens de consommation, biens d’équipements) et se transmet à l’économie“.
Et de poursuivre “toutefois, la période de transition, qui n’est pas encore à sa fin, a induit des dérapages économiques énormes : affaissement de la croissance, montée des déficits courant et budgétaire, hausse de l’endettement public, augmentation de l’endettement extérieur…, et partant, du taux de change étroitement lié aux fondamentaux de l’économie. Sur les 7 dernières années, le dinar a perdu plus de 40% de sa valeur par rapport au dollar et plus de 35% par rapport à l’euro. Cette baisse a touché pratiquement, toutes les cotations des devises étrangères par rapport au dinar“.

A la question de savoir si on a atteint le taux de change d’équilibre et résorbé cette surévaluation du dinar, Souilem pense que “le dinar tunisien est une monnaie qui n’est pas du tout chère, les perspectives ne peuvent être que meilleures surtout en perspective de la reprise de la croissance et de certains secteurs pourvoyeurs de devises (phosphates, énergie, tourisme, agriculture) qui ont vu leur recettes en devises chuter“.
Je reste persuadé que le dinar ne peut que s’améliorer dans un avenir proche pourvu que la psychologie du marché qui est un autre déterminant important du taux de change, sorte d’un pessimisme exagéré, à un optimisme réaliste. Les perspectives du dinar tunisien sont beaucoup plus vers la stabilisation, si ce n’est une légère appréciation“, a-t-il insisté.
Cela implique, selon lui, “la responsabilité de l’ensemble des acteurs. Les banques, elles, doivent constituer une sorte de bouclier par rapport au dinar, la BCT doit continuer à être présente sur le marché pour l’irriguer en devises en cas de besoin. L’Etat doit, de son côté, faire en sorte qu’il y ait une meilleure maitrise de l’endettement public et extérieur et une plus grande rigueur en matière de gestion des finances publiques. L’ensemble de ces éléments pourrait contribuer à réduire le déficit courant et le déficit budgétaire et à améliorer le stock de réserves de la Banque centrale qui constitue la force de frappe de la banque centrale sur le marché“.

Pour sa part, le membre fondateur et membre du comité stratégique du Cercle des Financiers Tunisiens, Nabil Chahdoura, interrogé par la TAP, a estimé “qu’un glissement du dinar ne peut être qu’inquiétant étant donné son impact sur l’inflation importée. Son impact positif sur la compétitivité, reste toujours à prouver parce que le dinar glisse depuis des années et nous ne voyons encore pas d’impact sur le niveau des réserves et sur les exportations“.
Chahdoura estime que “l’action ne devrait pas toucher au dinar, n’étant que le miroir de la situation économique. Il faut s’attaquer aux paramètres et agrégats économiques ayant causé cette dépréciation du dinar. Tous les efforts doivent être concentrés sur la réduction des déficits jumeaux. Pour cela, il faut travailler sur les canaux de l’amélioration de l’épargne nationale et de l’attractivité pour les fonds étrangers mais également sur l’amélioration de la gestion et de la gouvernance de l’administration publique en termes de dépenses de fonctionnement“.

Interrogé sur le rôle de la BCT, à cet égard, il a précisé que “la Banque Centrale joue le rôle de l’équilibriste entre une volonté de calmer la tendance inflationniste due au glissement du dinar et une volonté de garder un certain niveau de compétitivité du dinar pour assurer un niveau de réserves intéressant . Mais je pense que l’institut d’émission est trop allé dans le sens de la flexibilité sur le dinar. A ce titre je dirais qu’ Il faut avoir un glissement dosé, contrôlé, pour qu’on puisse donner le temps aux agrégats économiques de s’améliorer avec des batteries de lois, de stratégies et de politiques adéquates”.

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Le déficit commercial de l’Algérie a reculé à 11,19 milliards de dollars à la fin 2017 contre un déficit de 17,06 milliards de dollars en 2016, soit une baisse de 5,87 milliards de dollars  correspondant à un recul de 34,4%, relate APS.

Les exportations ont nettement augmenté à 34,76 milliards de dollars (mds usd) en 2017 contre 30,02 mds usd en 2016, en hausse de 4,74 mds usd (+15,8%), selon les données du Centre national de l’Informatique et des Statistiques des Douanes (Cnis).

Concernant les importations, elles ont baissé à 45,95 mds usd contre 47,08 mds usd, en diminution de 1,13 mds usd (-2,4%),  précise la même source.

Quant au taux de couverture des importations par les exportations, il est passé à 76% en 2017 contre 64% en 2016.

Les hydrocarbures ont continué de représenter l’essentiel des ventes algériennes à l’étranger en 2017 (94,54% du volume global des exportations) en s’établissant à 32,86 mds usd contre 28,22 mds usd, soit une hausse de 4,64 mds usd correspondant à une augmentation de 16,45% par rapport à l’année 2016, dans le sillage d’un redressement des cours mondiaux de pétrole.

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La Bourse de Tunis a clôturé, jeudi, sur une baisse de 0.27% réalisée par le Tunindex à 6 142.03 points, soit un volume d’échanges de 8.774 MTND, a indiqué l’intermédiaire en bourse Mena Capital Partners (MCP).
Le titre POULINA GROUP HOLDING a animé le marché par un volume transactionnel de 5.548 MTND à 9.97 TND, soit un ralentissement de 0.10%
A la hausse, le titre ELECTROSTAR s’est monnayé à 2.84 TND soit une élévation de 5.97%, suivi par BNA qui a réalisé une hausse de 2.08% à 12.25 TND. Le titre TUNISAIR quant à lui s’est monnayé à 0.51 TND soit une hausse de 2%.
Dans le vert, TUNINVEST et SOPAT ont réalisé une hausse respective de 1.43% et 1.29% à 8.47 TND et 0.78 TND.
A la baisse, a ajouté, l’intermédiaire en bourse, le titre MEUBLE INTERIEURS a baissé de 3.63% à 2.65 TND, suivi par CELLCOM qui s’est monnayé à 2.27 TND, soit un déclin de 2.99%. Le titre NEW BODY LINE, quant à lui, a réalisé une chute de 2.86% à 4.74 TND.
Dans le rouge, les titres AMS et GIF FILTER ont réalisé une chute respectivement de 2.79% et 2.56% à 1.39 TND et 1.52 TND.

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