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Béji Caïd Essebssi,

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Des informations et des rumeurs, plus ou moins vraies quoique pas toujours avérées, refont surface à propos d’un nouveau remaniement ministériel. Des informations, jusque-là «justifiées» par la nécessité pour Youssef Chahed de pourvoir à la vacance de deux portefeuilles dans son gouvernement qui comprend deux ministres par intérim.

Le 30 avril dernier, Chahed renvoyait Lamia Zribi et Neji Jalloul et chargeait Fadhel Abdelkéfi, déjà ministre du Développement économique, du portefeuille des Finances par intérim. Le même jour, le chef du gouvernement tunisien cédait aux sirènes de l’UGTT qui demandait la tête du ministre de l’Education, Néji Jalloul, et chargeait l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur du dossier de l’éducation par intérim. Ce faisant, Chahed évitait d’aller devant l’ARP, mais ne faisait que retarder l’échéance du remaniement.

Depuis l’éclatement de ce qui pourrait s’appeler «l’affaire Qatar», les rumeurs à propos de ce remaniement reviennent de plus belle. Le site d’information français «Maghreb Confidentiel» prête ainsi au chef de l’Etat tunisien «Béji Caïd Essebssi (BCE) et ses plus proches conseillers» l’intention de «réfléchir à l’opportunité d’écarter les six derniers ministres et secrétaires d’Etat membres d’Ennahdha».

Et la même source d’expliquer cela aussi par la conjoncture internationale et de préciser que «le contexte international s’y prête aussi : le Qatar, sponsor d’Ennahdha, vient d’être mis au ban des nations arabes» et que l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis «s’activent pour limiter l’influence de Doha à Tunis». La même source affirme encore que «le prince héritier d’Abu Dhabi Mohamed bin Zayed al-Nahyan a exigé de Béji Caïd Essebssi (BCE) qu’Ennahdha quitte la coalition gouvernementale» et d’ajouter même, que «le prince Al-Nahyan pourra mettre dans la balance la reprise des investissements émiratis, notamment le grandiose projet immobilier Portes de La Méditerranée, qui encombre les tiroirs de Sama Dubaï depuis 2007». Emboitant le pas à cette cabale, nationale mais non officielle, contre le Qatar, des sources médiatiques locales diverses évoquent même la possibilité d’assouplir les conditions de voyage des Tunisiens aux Emirats.

  • Ennahdha aussi mal-aimée que le Qatar

Force est de rappeler que le Qatar n’a jamais eu bonne presse en Tunisie depuis la révolution, à cause notamment de certaines activités journalistiques de sa chaîne Al Jazeera et de son soutien à Ennahdha, depuis sa participation à la Troïka. L’appui que Qatar ne ménage pas aux «frères Musulmans» dont est issu Ennahdha, n’arrangera pas son image malgré ses aides à coups de milliards, regardées comme un soutien financier à Ennahdha, le parti islamiste qui fait peur à toute la Tunisie.

Sous Moncef Marzouki et la Troïka, le Qatar promettait, en avril 2012, un prêt de 1 milliard USD et 20 mille emplois. La même année, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Al Mouallim révélait au journal britannique “The Independent”, que l’Emir du Qatar Hamad Ben Khalifa Al Tahni avait remis au leader du parti islamiste Ennahdha Rached Ghannouchi le montant de 150 MUSD pour le financement de sa campagne électorale lors des élections organisées en Tunisie.

Ennahdha avait bien sûr démenti. Elle ne le fera jamais pour l’excellence de ses relations avec le Qatar qu’elle défendait, dans un communiqué de presse en 2013. Ennahdha au pouvoir, le Qatar accorde une aide financière à la Tunisie de l’ordre de 1,250 milliard de dollars pour soutenir son développement économique. C’était à l’occasion de la Conférence Internationale « Tunisia 2020 ».

1er investisseur arabe en Tunisie (Classement de l’Organisme Arabe de Garantie des Investissements et de Crédit à l’Exportation pour les 10 premiers de l’année 2015), le Qatar est suivi par les Emirats Arabes Unis. C’est dire la position de la Tunisie dans ce «Qatar-Gate» et son dernier choix diplomatique d’appeler à la conciliation face aux appels saoudiens de rompre les relations avec Doha.

Mais c’est tout cela qui résume aussi la position du citoyen tunisien lambda qui n’aime pas Ennahdha, un parti qui n’oublie pas ses convictions islamistes et qui cache bien ses desseins et ses ambitions, puisse-t-il attendre des décennies pour les réaliser et qui pactiserait avec le diable pour y arriver.

Ce même citoyen lambda n’a pas plus confiance en Qatar qu’en l’Arabie Saoudite wahhabite, sans pour autant aller jusqu’à rompre ses relations avec l’un de ses pays. Il ne verrait pourtant pas d’un mauvais œil que cette crise purge le GUN des ministres d’Ennahdha.

Rappelons par ailleurs que le même journal français en ligne avait déjà évoqué un possible départ de Chahed après le mois du Ramadan. Une information qui avait alors fait rire les proches conseillers du chef du gouvernement tunisien, Mehdi Ben Gharbia et Iyed Dahmani qui en parlaient chez Africanmanager. Le site français annonce ainsi que Youssef Chahed ne partira pas après Ramadan et explique ce rétropédalage de BCE (Béji Caïed Essebssi) par le fait que Youssef Chahed a «lancé une très populaire opération mains propres contre la corruption et la contrebande».

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« Le terrorisme

« Le terrorisme, dans sa phase actuelle, est un fléau difficile à vaincre. C’est un travail de longue haleine». Cette affirmation est de Béji Caïd Essebssi, président de Nidaa Tounes, qui tenait, mercredi, conférence de presse.

Ila estimé que ce fléau qui prolifère dans plusieurs pays est un phénomène nouveau pour la Tunisie moderne connue par sa stabilité et sa sécurité. « A ce jour, il n’est pas clair que notre système sécuritaire soit en mesure de faire face à ce danger», a-t-il dit avant d’en imputer la responsabilité à la troïka. « Faute d’une volonté politique claire et à cause de l’implication de certaines personnes de la Troïka, le terrorisme a pris de l’ampleur. La question de la violence était marginalisée quoiqu’elle fût pratiquée par les ligues de protection de la révolution », a-t-il souligné.

Le terrorisme n’est plus une question nationale

Comment agir ? Pour le leader de Nidaa Tounes, la lutte contre le terrorisme n’est plus une question nationale, mais plutôt une affaire régionale et internationale eu égard à son caractère de menace urgente, et pour y mettre fin, il est indispensable de mettre en place une coopération qui n’est pas, selon lui, un luxe, mais une nécessité. « Il est temps de réfléchir et lancer une coordination régionale et internationale », a estimé Béji Caïd Essebssi avant d’assurer qu’« il est impératif de suivre les autres pays qui ont de l’expérience dans la lutte contre le terrorisme, citant, à ce propos l’Algérie».

Sur le plan national, la lutte contre le terrorisme nécessite l’implication de tous les acteurs et les composantes de la société civile. « La force sécuritaire ou celle militaire ne pourraient jamais mettre fin à ce danger, les citoyens devront jouer un rôle déterminant et leur solidarité avec le pouvoir en place est une condition sine qua non pour réaliser cet objectif ».

Dans ce contexte, il a évoqué la réaction positive de la part du gouvernement de Mahdi Jomaâ. « La révision des nominations au sein du ministère de l’intérieur demeure plus que jamais la première priorité de ce gouvernement face à la multiplicité des défis rencontrés ». Béji Caïd Essebssi a mis Mahdi Jomaa devant ses responsabilités d’autant qu’il a maintenu Lotfi Ben Jeddou à la tête du ministère de l’intérieur.

Le président de Nidaa Tounès a mis, d’autre part, l’accent sur le rôle stratégique du Dialogue national qui devrait se poursuivre de façon à trouver des solutions appropriées aux problèmes confrontés par la Tunisie notamment sur le plan sécuritaire et social. Il a, dans ce cadre, estimé « que ce cabinet des compétences, en mettant en place une loi des finances complémentaire, présentera un contenu d’ordre social qui répondra également aux revendications de tous les Tunisiens ».

De nouvelles coalitions, pourquoi pas ?

Évoquant, par ailleurs, les nouvelles coalitions projetées, Béji Caïd Essebssi a fait remarquer que, dans le cadre de l’Union pour la Tunisie, les efforts se poursuivent pour examiner cette question. D’ailleurs, une commission a été constituée pour mettre en place les méthodes du travail en commun.

Essebssi n’a pas manqué de signaler, en outre, que « l’UPT est en train de grandir rapidement en représentant une réponse aux attentes de la population. C’est pour cette raison qu’elle fait l’objet de plusieurs critiques », a-t-il expliqué.

Wiem Thebti

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« Le terrorisme

« Le terrorisme, dans sa phase actuelle, est un fléau difficile à vaincre. C’est un travail de longue haleine». Cette affirmation est de Béji Caïd Essebssi, président de Nidaa Tounes, qui tenait, mercredi, conférence de presse.

Ila estimé que ce fléau qui prolifère dans plusieurs pays est un phénomène nouveau pour la Tunisie moderne connue par sa stabilité et sa sécurité. « A ce jour, il n’est pas clair que notre système sécuritaire soit en mesure de faire face à ce danger», a-t-il dit avant d’en imputer la responsabilité à la troïka. « Faute d’une volonté politique claire et à cause de l’implication de certaines personnes de la Troïka, le terrorisme a pris de l’ampleur. La question de la violence était marginalisée quoiqu’elle fût pratiquée par les ligues de protection de la révolution », a-t-il souligné.

Le terrorisme n’est plus une question nationale

Comment agir ? Pour le leader de Nidaa Tounes, la lutte contre le terrorisme n’est plus une question nationale, mais plutôt une affaire régionale et internationale eu égard à son caractère de menace urgente, et pour y mettre fin, il est indispensable de mettre en place une coopération qui n’est pas, selon lui, un luxe, mais une nécessité. « Il est temps de réfléchir et lancer une coordination régionale et internationale », a estimé Béji Caïd Essebssi avant d’assurer qu’« il est impératif de suivre les autres pays qui ont de l’expérience dans la lutte contre le terrorisme, citant, à ce propos l’Algérie».

Sur le plan national, la lutte contre le terrorisme nécessite l’implication de tous les acteurs et les composantes de la société civile. « La force sécuritaire ou celle militaire ne pourraient jamais mettre fin à ce danger, les citoyens devront jouer un rôle déterminant et leur solidarité avec le pouvoir en place est une condition sine qua non pour réaliser cet objectif ».

Dans ce contexte, il a évoqué la réaction positive de la part du gouvernement de Mahdi Jomaâ. « La révision des nominations au sein du ministère de l’intérieur demeure plus que jamais la première priorité de ce gouvernement face à la multiplicité des défis rencontrés ». Béji Caïd Essebssi a mis Mahdi Jomaa devant ses responsabilités d’autant qu’il a maintenu Lotfi Ben Jeddou à la tête du ministère de l’intérieur.

Le président de Nidaa Tounès a mis, d’autre part, l’accent sur le rôle stratégique du Dialogue national qui devrait se poursuivre de façon à trouver des solutions appropriées aux problèmes confrontés par la Tunisie notamment sur le plan sécuritaire et social. Il a, dans ce cadre, estimé « que ce cabinet des compétences, en mettant en place une loi des finances complémentaire, présentera un contenu d’ordre social qui répondra également aux revendications de tous les Tunisiens ».

De nouvelles coalitions, pourquoi pas ?

Évoquant, par ailleurs, les nouvelles coalitions projetées, Béji Caïd Essebssi a fait remarquer que, dans le cadre de l’Union pour la Tunisie, les efforts se poursuivent pour examiner cette question. D’ailleurs, une commission a été constituée pour mettre en place les méthodes du travail en commun.

Essebssi n’a pas manqué de signaler, en outre, que « l’UPT est en train de grandir rapidement en représentant une réponse aux attentes de la population. C’est pour cette raison qu’elle fait l’objet de plusieurs critiques », a-t-il expliqué.

Wiem Thebti

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Le leader de Nidaa Tounes

Le leader de Nidaa Tounes, Béji Caïd Essebssi n’a pas exclu un scénario à l’égyptienne si les choses ne bougent pas en Tunisie. Dans une Interview accordée au journal français « Le Monde », il a précisé que si la situation reste bloquée, le risque d’un scénario à l’égyptienne ne sera pas écarté : « On y arrivera tôt ou tard, si rien ne change », a-t-il martelé soulignant que le sit-in à la place du Bardo va continuer comme étant une mesure de pression et pas comme une solution. Et de préciser que la Tunisie n’est pas l’Egypte, puisque Morsi avait été bien élu, avec plus de 52 % des voix, expliquant que Morsi a été « dégommé » car, il a fait autre chose que ce pour quoi il avait gagné et il n’a pas évolué.

« Hamadi Jebali a reconnu l’échec de son gouvernement »

Au sujet des concessions du parti Ennahdha qui se dit prêt à en faire, sauf pour le poste de premier ministre, BCE a indiqué que cela viendra : « Cette question a déjà été sabordée par Ennahda, lors de l’assassinat de Chokri Belaïd, même si Hamadi Jebali a reconnu l’échec de son gouvernement. Ils viendront », a-t-il dit. A noter, dans ce cadre, qu’il a été indiqué, selon des sources dignes de foi, que le parti islamiste va faire des concessions de manière à trouver une entente avec l’opposition qui appelle, depuis l’assassinat de Mohamed Brahmi, à dissoudre l’ANC et le gouvernement d’Ali Laârayedh.

Egalement, le mouvement islamiste aurait accepté définitivement d’abandonner le projet de loi relatif à l’immunisation de la révolution. A cela s’ajoute la dissolution des ligues de protection de la révolution (LPR) ainsi que l’élimination de l’âge maximal pour se présenter aux prochaines élections.

« Nous n’irons pas pleurer sur leur tombe »

Au sujet de la Troïka, Béji Caid Essebsi a affirmé que les Tunisiens n’iront pas pleurer sur leur tombe. « Deux ans se sont écoulés pour rien, ou presque, sauf à dire qu’il faut agir autrement », a-t-il indiqué précisant que les islamistes ont contre eux leur gestion et la situation économique catastrophique dans laquelle nous nous trouvons. « Ils ont essayé d’introduire des références religieuses dans la Constitution, ce qui a fait perdre du temps et créé un climat délétère. Les phosphates sont presqu’en faillite parce qu’on n’arrive pas résoudre un problème syndical et le tourisme, l’autre mamelle de la Tunisie, est en chute libre. Tout ça, c’est à cause de déclarations catastrophiques et parce que nous ne sommes pas capables de maîtriser l’ordre public », a-t-il déclaré.

« Il faut un choc psychologique, que ce gouvernement s’en aille »

Béji Caïd Essebssi a appelé à la dissolution du gouvernement et son remplacement par une équipe de personnalités compétentes dont les membres s’engageraient à ne pas se présenter aux futures élections. « Nous ne sommes pas nous voulons un gouvernement de compétences. Ce n’est pas une question de personne, mais Ennahdha ne doit plus présider le gouvernement. C’est pour nous une condition sine qua non. Il faut un choc psychologique, que ce gouvernement s’en aille».

Concernant la situation actuelle du pays, BCE a indiqué que cette période d’après le 25 juillet 2013, date de l’assassinat de Mohamed Brahmi a connu une crise sécuritaire sans précédent, mais aussi sociale, économique et même morale, soulignant que le gouvernement ne donne pas l’impression d’avoir pris conscience de la gravité de la situation, de la nécessité de mener une autre politique que celle qu’il conduit, avec d’autres hommes.

Kh.T

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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