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C’est sans doute un tournant dans le combat contre la secte islamiste Boko Haram, que rien ne semblait pouvoir stopper jusqu’ici. Les gouverneurs de la première puissance économique et premier producteur de pétrole du continent se sont mis d’accord pour réserver un montant de 1 milliard de dollars à la lutte contre le groupe djihadiste, rapporte l’agence Reuters. Des cadres militaires n’ont cessé se plaindre du fait que les troupes dépêchées sur le front pour ferrailler contre Boko Haram soient sous-équipées. Le problème devrait donc être réglé, en principe.

Ce pactole sera prélevé dans un compte spécial où sont virés les revenus excédentaires de la commercialisation du pétrole brut. Le montant global est évalué à 2,3 milliards de dollars, d’après les autorités.

A noter que cela fait 9 ans que le Nord-est du Nigeria est ensanglanté par les incursions de Boko Haram, l’armée étant incapable de protéger les civils. A cela s’ajoutent des détournements, par des fonctionnaires, de fonds dédiés à l’aide de 8,5 millions de personnes qui tout perdu dans la région, contraintes de fuir les assaut meurtriers des djihadistes.
En octobre dernier, le président Muhammadu Buhari a même viré le plus haut responsable du pays, qui était accusé d’avoir encaissé des pots-de-vin et d’avoir falsifié les montants des contrats dans certains projets d’aide aux populations sinistrées.

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Ratifié en 2013, le traité sur la libre-circulation des personnes dans la zone Cémac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) a été rendu effectif il y a à peine un mois, après des années d’hésitations et d’atermoiements, à cause notamment de la crainte de la Guinée équatoriale et du Gabon d’être envahis par les ressortissants des pays voisins, moins gâtés par la nature. A cela s’ajoute le cauchemar de l’insécurité, laquelle pourrait essaimer maintenant que le visa a été aboli dans la communauté. “Oui à la libre circulation des personnes et oui à la sécurité également”, a déclaré Ali Bongo Ondimba, le chef de l’Etat gabonais, ce week-end lors d’une visite en Guinée équatoriale. Il appelle de ses voeux une “intégration sécurisée”. Des voeux pieux ?

Le président gabonais argue qu’il est un “fervent supporter” de l’intégration africaine, mais il martèle le fait que les initiatives prises dans ce sens ne doivent pas mettre “en danger et en péril la stabilité de [leurs] pays”, indique un communiqué de la présidence gabonaise au terme du voyage en Guinée.

Il est vrai que depuis le déclenchement des incursions meurtrières de la secte islamiste Boko Haram, notamment au Cameroun et au Tchad, la sécurité est devenue une obsession pour les présidents de la région. Ils sont même allés jusqu’à recourir aux services d’Interpol pour détecter les mouvements suspects lors du sommet d’octobre 2017. Le conflit centrafricain, avec sa pléthore de milices, est également un motif d’inquiétude…

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Il y a de l’eau dans le gaz entre le Cameroun et son puissant voisin, le Nigeria. Ce dernier a décidé de ne pas en rester à la grogne et aux accusations contre le Cameroun après l’expulsion de quelque 4 402 réfugiés nigérians en 2017, il demande maintenant des mesures de représailles, musclées, rapporte Africa News. Abike Dabiri-Erewa, la conseillère aux Affaires étrangères et de la diaspora du président nigérian, Muhammadu Buhari, a par ailleurs demandé aux organismes régionaux, notamment la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), de mettre leur nez dans cette affaire potentiellement explosive, dans une région instable régulièrement ensanglantée par les incursions meurtrières des terroristes de Boko Haram (plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés).

Cette attitude hostile des soldats camerounais aux demandeurs d’asile nigérians est vraiment inquiétante”, a déclaré Dabiri-Erewa à la télévision nationale, en réaction au rapport publié mercredi dernier par Human Rights Watch (HRW). Ce dernier a écrit dans ce document que les réfugiés étaient “forcés à monter dans des camions comme des animaux”. A ces traitements dégradants s’ajoutent des accusations contre les soldats camerounais, par HRW, de détention et torture des réfugiés nigérians, avant de les transférer de force vers le nord-est du Nigeria, piétinant ainsi “le principe de non-refoulement, qui interdit le renvoi de réfugiés et de demandeurs d’asile vers des lieux où ils peuvent être persécutés”.

Le porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary, a de son côté démenti catégoriquement : “Ce rapport ne repose sur rien”, avant d’ajouter : “Je voudrais rappeler à Human Rigths Watch deux choses : premièrement, nous avons aujourd’hui près de 500.000 réfugiés dans notre pays (…) Deuxièmement, le Cameroun n’a pas vocation à être une nation qui est disposée à accueillir les réfugiés du monde entier (…). Les allégations de torture et notamment d’agression sexuelle (imputées aux militaires camerounais) constituent un mensonge éhonté“. Bakary a indiqué : Les militaires “reçoivent avant de s’engager sur le théâtre des opérations un enseignement moral” et “savent que quiconque est pris en flagrant de délit de violation (des principes édictés) est puni”, a-t-il ajouté, avant de conclure en ces termes : “Aussi longtemps qu’on n’aura pas pris pas un soldat en flagrant délit d’agression sexuelle, tout ça relèvera des fantasmes de Human Rights Watch”…

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Un assaut mené dans la nuit de jeudi à vendredi 17 avril par les membres du groupe terroriste nigérian Boko Haram contre le village

Au moins sept personnes ont été tuées au cours d’une attaque contre un camp de déplacés dans le nord-est du Nigeria menée par des membres du groupe jihadiste Boko Haram, relate Africanews.

Ce camp abrite 80.000 personnes près de la frontière camerounaise dans l’Etat de Borno, dans le nord-est nigérian.

On rappelle que l’Amnesty International a déclaré que la recrudescence des attaques de Boko Haram a fait près de 400 victimes civiles depuis le mois d’avril, soit plus du double que durant les cinq mois précédents au Nigeria et au Cameroun.

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L’armée camerounaise aurait tué le leader de la secte islamiste nigériane Boko Haram

Selon un rapport publié par Amnesty International et rapporté par le site Africanews, la recrudescence des attaques du groupe jihadiste nigérian Boko Haram a fait près de 400 victimes civiles depuis le mois d’avril.

En juillet, le groupe a tué près de 70 personnes dans l’attaque d’un convoi de prospection pétrolière dans le nord-est du Nigeria.

De nombreux attentats-suicides ont été perpétrés en août dans la région de Konduga, à une vingtaine de km seulement de la capitale de l’Etat du Borno, Maiduguri.

Au Cameroun voisin, Amnesty recense 30 attentats-suicides depuis avril, soit plus d’un par semaine, ajoute la même source.

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Un assaut mené dans la nuit de jeudi à vendredi 17 avril par les membres du groupe terroriste nigérian Boko Haram contre le village

Cinq personnes d’une même famille ont été kidnappées mardi “par des terroristes de Boko Haram” sur une route près de Dikwa, à 50 km de la grande ville de Maiduguri alors qu’elles attendaient la réparation de leur voiture, a indiqué à l’AFP un milicien, Babakura Kolo.

Selon un autre milicien, Ibrahim Liman, elles se rendaient à Maiduguri avec une escorte militaire lorsque leur véhicule est tombé en panne. “Alors que le chauffeur essayait de réparer, des terroristes de Boko Haram ont surgi des buissons et se sont emparés d’elles”, seul le chauffeur réussissant à fuir, a-t-il ajouté.

La route de 83 km entre Maiduguri et Gubio a été rouverte à la circulation en décembre dernier, après deux ans de fermeture en raison d’attaques incessantes.

Lundi, quatre fermiers avaient été enlevés par des islamistes de Boko Haram près de Konduga, à 38 km de Maiduguri, a indiqué par ailleurs Babakura Kolo. Une personne a été tuée et deux autres blessées lors de cet incident, a-t-il précisé.

Les victimes faisaient partie d’un groupe de 20 villageois qui s‘étaient rendus sur leurs fermes “contre l’avis des militaires”, selon un autre milicien, Musa Ari.

La rébellion de Boko Haram, qui dure depuis huit ans, a provoqué la mort de quelque 20.000 personnes, le déplacement de 2,6 millions d’autres et une terrible crise humanitaire dans cette région.

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Un convoi de camions, sous une escorte militaire et de milices civiles en lutte contre Boko Haram, a été attaqué au niveau du village de Meleri, dans le district de Konduga, ciblé à de nombreuses reprises ces dernières semaines.

Un convoi de camions, sous une escorte militaire et de milices civiles en lutte contre Boko Haram, a été attaqué au niveau du village de Meleri, dans le district de Konduga, ciblé à de nombreuses reprises ces dernières semaines.

“Nous avons perdu quatre de nos collègues et le chauffeur de l’un des camions qu’ils escortaient”, a expliqué à l’AFP Ibrahim Liman, chef d’une faction des milices civiles.

Deux soldats de l’armée nigériane ont également été blessés dans cette attaque, qui a eu lieu à moins de trente kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno.

Les camions transportaient du sable dans la ville de Bama, pour reconstruire la ville, totalement anéantie par huit années de conflit et les invasions successives du groupe djihadistes, a ajouté Musa Ari, un autre membre des milices.

“Les soldats et les miliciens ont répondu aux tirs des insurgés, mais quatre de nos camarades sont morts et un chauffeur a été tué”, a-t-il détaillé.

On rappelle que la semaine dernière, trois femmes kamikazes avaient perpétré des attentats-suicides à l’entrée d’un camp de déplacés non loin de là, faisant 28 morts et plus de 80 blessés.

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Des kamikazes agissant probablement au nom de la secte islamiste Boko Haram ont tué 28 personnes et fait 82 blessés mardi dans le nord-est du Nigeria, rapportent les autorités locales. Une femme s’est fait sauter sur un marché du village de Konduga, près de Maiduguri, faisant 28 morts.

Non loin de là, deux autres femmes kamikazes ont actionné leur charge explosive à l’entrée d’un camp de réfugiés causant de nombreux blessés, relate Europe1.

20.000 morts en huit ans. Boko Haram est à la tête d’une insurrection armée qui vise à créer un califat autour du lac Tchad, à l’intersection du Nigeria, du Cameroun, du Niger et du Tchad.

Les attaques de Boko Haram ont en huit ans fait plus de 20.000 morts et causé près de trois millions de déplacés dans la région, selon les chiffres des agences humanitaires, ajoute la meme source.

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Le journal « La Presse » rapporte

Au moins six personnes ont été tuées mercredi dans un raid mené par le groupe jihadiste Boko Haram contre un village de l’Etat de l’Adamawa, au nord-est du Nigeria, relate l’AFP.

Un grand nombre de combattants de Boko Haram ont envahi le village de Mildu, près de la ville de Madagali (nord de l’Adamawa), cible récurrente de ces insurgés islamistes.

“Des membres armés de Boko Haram ont tué six personnes et en ont blessé trois autres dans le village, vers 02h00, mercredi, a expliqué Ahmad Sajo, ministre local de la Communication.

“Les combattants sont arrivés en grand nombre et les forces de sécurité déployées dans les environs ont répondu à l’attaque par des tirs”, tuant l’un d’eux, a ajouté M. Sajo.

Les insurgés ont mis le feu à plusieurs maisons et magasins, forçant les villageois à fuir leurs foyers.

La ville de Madagali, proche de la forêt de Sambisa, épicentre des combats depuis 2009, est une cible répétée des insurgés.

On rappelle qu’en décembre dernier, au moins 45 personnes avaient été tuées et plus de 30 blessées lors d’attentats-suicides coordonnés dans un marché très fréquenté de la ville.

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Les autorités nigérianes promettent des mesures fortes face à Boko haram, rapporte le site Africanews.

C’est en tout cas la quintessence de la rencontre qui vient d’avoir lieu entre le vice-président Yemi Osinbajo et les responsables de l’armée quelques jours après l’attaque d’une mission pétrolière dans l’État du Borno.
L’attaque d’une équipe de la Nigerian National Petroleum Company avait fait au moins 69 morts, majoritairement des soldats.

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Cinq soldats nigérians et plus de quinze combattants de Boko Haram ont été tués dans une attaque du groupe islamiste sur une base de l’armée dans le nord-est du Nigeria, rapporte « Reuters ».

Plusieurs explosions ont en outre été entendues dimanche à Maiduguri, le chef-lieu de l’Etat de Borno, où Boko Haram a lancé son insurrection armée il y a sept ans, a ajouté la même source.

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Un assaut mené dans la nuit de jeudi à vendredi 17 avril par les membres du groupe terroriste nigérian Boko Haram contre le village

Quatorze soldats nigériens et cent vingt trois “terroristes” ont été tués lors d’une vaste “opération de ratissage” menée depuis “début juillet” par les militaires du Niger et du Tchad, dans la région de Diffa au sud-est du Niger, rapporte ce samedi 1er octobre 2016, le site « Le Figaro ».

D’après la même source, le bilan global provisoire à la date du 28 septembre 2016 est le suivant : côté amis: 14 morts 29 blessés. Côté ennemis 123 terroristes tués”, a déclaré à la télévision d’Etat le porte-parole du ministère nigérien de la Défense, le colonel Moustapha Ledru.

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Une position de l’armée tchadienne a été attaquée dans la nuit de samedi à dimanche 25 septembre faisant quatre morts et six blessés. L’attaque attribuée au groupe jihadiste nigérian Boko Haram a eu lieu près de Kaïga à la frontière avec le Niger, rapporte RFI.

Selon des source sécuritaires, c’est en essayant de couper une piste d’approvisionnement des islamistes que les militaires tchadiens les ont obligés à sortir de leur cachette dans cette région hostile, aux confins de la rive nord du lac Tchad, près du Niger.

L’accrochage, qui n’a pas duré longtemps, a fait quatre morts et six blessés côté tchadien. « L’ennemi a abandonné sept corps sur le terrain », a indiqué à RFI l’une de ces sources.

Depuis plusieurs semaines, la force multinationale, chargée de la lutte contre Boko Haram, multiplie les opérations sur les rives du lac Tchad où les islamistes se sont réfugiés, après avoir perdu les localités qu’ils détenaient.

Ils se cachent dans les roseaux et les îles abandonnées et utilisent des sentiers pour venir discrètement s’approvisionner dans les villages, a relevé la même source.

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L’armée camerounaise aurait tué le leader de la secte islamiste nigériane Boko Haram

L’armée nigérienne a annoncé qu’une patrouille mixte de soldats nigériens et tchadiens a abattu au moins 30 combattants du groupe islamiste Boko Haram et a capturé deux autres.

Selon des informations rapportées, ce jeudi 15 septembre 2016, par la chaîne BBC Afrique, cinq militaires ont été tués et six autres ont été blessés lors des affrontements. Une importante quantité d’armes et de munitions a été saisie lors de cette opération.

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Au moins dix personnes ont été tuées dans un attentat-suicide dans la nuit de mercredi à jeudi dans l’Extrême-Nord du Cameroun, dans une localité frontalière du Nigeria, a indiqué une source sécuritaire à l’agence AFP.

“Un kamikaze de Boko Haram s’est fait exploser dans la nuit à Djakana”, à la frontière du Nigeria, tuant dix personnes, a indiqué la même source s’exprimant sous couvert d’anonymat. L’information a été confirmée par une source proche des autorités de la région, a ajouté la même source.

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Les soldats de l’armée camerounaise viennent de conduire une nouvelle offensive victorieuse contre le groupe terroriste nigériane Boko Haram.

Dans la nuit du 10 au 11 mai dernier, l’armée camerounaise s’est déployée à 7 km au-delà de sa frontière avec le Nigeria, et a détruit trois camps de Boko Haram dans la localité nigériane de Madawaya.

Selon les autorités camerounaises, l’opération a permis d’arrêter plusieurs membres du groupe, dont un certain Bukar Kawu, présenté comme étant l’un des commandants de Boko Haram. Elles ont également libéré plusieurs dizaines d’otages camerounais et nigérians.

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Un assaut mené dans la nuit de jeudi à vendredi 17 avril par les membres du groupe terroriste nigérian Boko Haram contre le village

Le Nigeria accueille samedi un sommet international sur la sécurité, en présence du président français François Hollande, pour tenter de mettre fin à l’insurrection islamiste et les exactions de Boko Haram, dont les liens tissés avec le groupe jihadiste de l’Etat islamique “alarment” les Nations unies.

Dans une déclaration unanime adoptée vendredi, les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU se sont en effet “alarmés” des “liens entre Boko Haram et l’Etat islamique”, et ont souligné que les “activités de Boko Haram continuent de compromettre la paix et la stabilité en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale”.

Ce sommet, qui se tient samedi à Abuja, est le signe d’une coopération militaire régionale et d’un soutien international croissants pour tenter de mettre fin à l’insurrection de Boko Haram.

Il y a un an, Boko Haram a prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI). Des combattants nigérians ont même été vus jusqu’en Libye, mais aussi dans la région du Sahel, contrôlée par des groupes proches d’Al-Qaïda. “Nous sommes extrêmement attentifs à tous ces liens… (…) car nous voulons en venir à bout”, a ainsi déclaré M. Blinken vendredi à Abuja.

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité de l’ONU souligne que certaines des exactions de Boko Haram “pourraient constituer des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre”. Le Conseil se dit en outre “gravement préoccupé par l’ampleur alarmante de la crise humanitaire (…) dans la région du bassin du lac Tchad”.

Deux ans après un premier sommet tenu à Paris, l’enjeu des discussions de samedi portera cette fois sur “le succès des opérations militaires” en cours, et “la résolution rapide de cette crise humanitaire”. Ce conflit a fait plus de 20.000 morts depuis 2009 et contraint plus de 2,6 millions d’habitants à fuir leur foyer.

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L’armée nigériane a annoncé jeudi avoir libéré 829 otages retenus par le groupe terroriste Boko Haram, après avoir délogé les insurgés de plusieurs villages du nord-est instable du pays.

« Nos courageuses troupes ont nettoyé la zone de Kala Balge des derniers terroristes de Boko Haram qui y hibernaient » jeudi, a déclaré dans un communiqué le porte-parole de l’armée Sani Usman. Selon lui, les soldats ont « tué 22 terroristes et nettoyé des poches de terroristes à Wumbi, Tunish, Tilem et Malawaji. Les autres localités sont Makaudari, Daima, Buduli, Sadigumo, Jiwe, Sidigeri et les villages de Kala ».

« Les troupes ont également secouru 309 personnes retenues en otages par les terroristes », a-t-il ajouté.  D’après le porte-parole, les militaires ont attaqué les terroristes de Boko Haram dans le village de Kusuma et libéré 520 autres otages. Trois éléments de ce groupe terroriste ont été tués et un autre a été fait prisonnier.

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On parle beaucoup du coût humain du terrorisme, et à juste titre d’ailleurs, mais très peu des dégâts économiques que provoque ce fléau du 21ème siècle. La Banque mondiale vient de se prêter à cet exercice pour le compte du Nigeria, où prospère le groupe Boko Haram, sans que rien ne semble pouvoir le stopper. Le moins qu’on puisse dire est que le chiffre avancé par la BM pour évaluer le coût des destructions de la secte islamiste est effarant : 5,9 milliards de dollars, selon Jeuneafrique.com.

Le rapport n’a pas encore été rendu public, mais il pointe du doigt un autre aspect de la nocivité de Boko Haram, en plus de ses actions meurtrières depuis 2009. Par exemple rien que dans l’Etat de Borno, les terroristes ont causé la mort de plus de 20.000 personnes.

Ce document est le fruit d’une « évaluation de la reconstruction et de la pacification post-insurrection », un dispositif d’action qui associe la Banque mondiale, l’Union européenne, les Nations unies et six États du nord-est du Nigeria.

Dans le seul État de Borno, qui est la cible de choix de Boko Haram, les assauts ont démoli “près de 30% des habitations, 5 335 salles de classe et bâtiments dans 552 établissements scolaires, 1 205 bâtiments administratifs, 76 postes de police, 35 stations d’électricité, 14 prisons, 201 centres de santé et 1 630 points d’eau”.

Les autorités nigérianes signalent également que les pâturages, les bassins fluviaux et les lacs ont été aspergés de poison et ce, dans 16 districts ; 470 000 têtes de bétails auraient été tuées ou dérobées.

Un document qui complique la donne économique

Une source proche du cercle du pouvoir local a confié que ce rapport explosif a été mis sous le tapis le temps de recevoir la réponse à une demande de financement extérieur. Ce document complique sensiblement le travail des autorités pour amadouer les bailleurs de fonds étrangers et les convaincre de desserrer les cordons de la bourse, a ajouté la source, alors que le Nigeria a désespérément besoin de cet oxygène compte tenu de son économie atone.

Le Nigeria, au même titre que tous les membres de l’Opep, paie très cher la fonte drastique des cours du pétrole sur les marchés mondiaux dont il tirait le plus gros de ses recettes. Au début de cette année, le pays avait émis deux emprunts – 2,5 milliards de dollars auprès de la Banque mondiale et 1 milliard à la Banque africaine de développement – pour l’aider à résorber l’énorme trou dans le budget causé par la plongée des cours du pétrole. La BM n’a pas pour le moment annoncé sa décision, mais ce qui est certain c’est que l’incurie des autorités nigérianes et leur incapacité à neutraliser un groupe terroriste de quelques centaines de personnes pour rétablir un climat sécuritaire propice à la relance économique pèsera lourd dans la balance…

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L’armée camerounaise aurait tué le leader de la secte islamiste nigériane Boko Haram
L’Union africaine (UA), qui a tendance à faire dormir les dossiers, même les premières urgences continentales, s’est enfin décidée de se mobiliser pour contrer les assauts meurtriers du groupe terroriste nigérian Boko Haram. Lors de la réunion des représentants des pays africains hier lundi 1er février au siège de l’UA à Adis Abeba (Ethiopie), Smail Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA, a déclaré : « Nous disposons plus ou moins de 250 millions de dollars » pour subventionner la Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF) qui combat Boko Haram dans le bassin du lac Tchad. 
La MNJTF est composée de troupes du Nigeria, du Niger, du Tchad, du Cameroun et du Bénin.

« 110 millions de dollars de la part du Nigeria, 50 millions d’euros de la part de l’Union européenne, 8 millions de dollars déjà reçus du Royaume-Uni, 4 millions de francs suisses (3,6 millions d’euros) de la délégation suisse et 1,5 million de dollars de la Communauté des États sahélo-sahariens », a précisé M. Chergui. Tout ce beau monde a mis la main à la poche pour aider l’Afrique à venir à bout de ce groupe sanguinaire.

Il est urgent d’agir

La dernière attaque attribuée à Boko Haram a fait au moins 85 morts, d’après le dernier bilan. Le carnage a eu lieu samedi 30 janvier 2016 en fin de journée à Dalori, à proximité de Maiduguri, la capitale de l’État de Borno. Les assaillants ont fait feu sur les habitants, avant d’incendier le village. La zone abrite des camps qui accueillent des groupes de personnes qui fuient les éléments de Boko Haram. Les terroristes le savent et viennent les débusquer et les massacrer, en toute impunité. Pour le moment l’entrée en action de la force multinationale en est au stade de simple affichage et n’a en rien effrayé la secte islamiste affiliée à Daesh. On verra si cette annonce de financement changera le cours des choses, surtout pour les populations très vulnérables et qui ne savent plus où se planquer pour échapper à la folie meurtrière de Boko Haram.

Et que fait le Nigeria pendant ce temps ?   

Boko Haram a occupé une place très importante dans le discours de nouvel an du nouveau président nigérian, Muhammadu Buhari, et pour cause, plus de 1700 personnes ont été exécutées par Boko Haram depuis son accession au pouvoir en mai 2015, d’après l’AFP. Buhari a adressé ses félicitations aux forces armées pour avoir bloqué « considérablement l’insurrection », mais il a déclaré dans la foulée que « beaucoup de travail reste à faire dans le domaine de la sécurité ».

Il se rend demain mercredi 03 février au Parlement européen, à Strasbourg (en France), pour faire une allocution sur, entre autres, « le terrorisme, les violences extrémistes, la corruption, (et) la situation sécuritaire en Afrique et au Nigeria ».

Après cap sur Londres pour y prendre part, ce jeudi 04 février, à une réunion internationale de donateurs pour la Syrie, où il « continuera à œuvrer pour une meilleure compréhension globale (…) et plus de soutien au Nigeria et aux autres pays en première ligne dans la lutte contre le terrorisme », indique un communiqué de la présidence.

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