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Bruxelles

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Le Maroc et l’Union européenne se sont entendus sur le contenu du futur accord de pêche durable et son protocole d’application à l’issue d’un nouveau round de négociations à Bruxelles, rapporte RFI, citant un communiqué conjoint, publié à l’issue d’un nouveau round de négociations à Bruxelles.

Il s’agissait à la fois de renouveler le volet pêche des accords de partenariat UE-Maroc parvenu ce mois-ci au terme des quatre années prévues et de tenir compte de l’arrêt de la Cour de justice européenne qui exclut des champs d’application de ce volet les eaux économiques au large du Sahara occidental, faute de mention explicite dans le texte initial.

Le nouveau texte y fait désormais référence sans préjudice, est-il précisé, des positions des parties signataires quant au statut de ce territoire. La logique du volet précédent est maintenue à savoir une redevance annuelle d’accès aux eaux économiques visées s’étendant jusqu’à 200 000 milles nautiques de la côte de plus de 16 millions d’euros, un soutien au secteur marocain de la pêche hauturière dépassant les 14 millions d’euros et une imposition des armateurs européens évaluée à 10 millions, indique la même source.

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Un panel sur la Tunisie a été organisé, mardi 26 juin 2018, au siège de la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) à Bruxelles, en Belgique, à l’occasion d’un “Policy Lunch” auquel a participé le président de l’Union tunisienne de l’industrie et de l’artisanat (UTICA), Samir Majoul.
Tenu conjointement par la BERD avec la Commission Européenne, cette rencontre a permis notamment d’avoir un échange franc sur les priorités des réformes et les opportunités d’investissement en Tunisie, a indiqué l’UTICA, dans un communiqué, publié mercredi.
La même source a indiqué que Majoul a donné un bref aperçu sur la trajectoire politique et économique de la Tunisie depuis 2011, de l’adoption de sa nouvelle Constitution à l’organisation de plusieurs élections démocratiques, libres et transparentes en passant par sa lutte continue contre le terrorisme.

Le président de l’UTICA a mis en relief la résilience de l’économie nationale malgré les difficultés et ce, grâce notamment à la dynamique du secteur privé qui a été toujours présent durant toutes ces dernières années post-révolution, présentant les atouts économiques de la Tunisie qui dispose toujours, a-t-il dit, d’une économie compétitive favorable aux IDE, grâce notamment à sa position géostratégique et son ouverture sur l’extérieur, à une législation incitative et à une main d’œuvre qualifiée.
Abordant le volet des reformes, il a souligné qu’il reste encore des réformes économiques structurelles à mettre en œuvre, notamment celles relatives à la réforme des Caisses Sociales, de l’Administration, du Système de Compensation, des Entreprises Publiques, de la Fiscalité, du Système Bancaire et de la réglementation de Change.

Le président de la Centrale patronale a ensuite présenté les propositions de l’UTICA pour surmonter la crise économique que traverse le pays. Il a, à ce propos, souhaité notamment la mise en place d’un environnement économique et social adéquat, d’une fiscalité de croissance et d’une infrastructure portuaire compétitive.
Il a aussi mis l’accent sur la nécessité de lutter sans limites contre l’économie informelle et mis en relief l’importance d’une concertation sans faille entre les pouvoirs publics et les partenaires sociaux.
Le président de l’UTICA a conclu sa présentation en affirmant que la Tunisie est certes un petit pays avec peu de ressources naturelles, mais qui a bâti toute sa réputation sur le savoir, la culture et l’émancipation de la femme.

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La quatorzième session du Conseil d’Association entre l’Union européenne et la Tunisie s’est tenue à Bruxelles le 15 mai 2018. Elle a été co-présidée par Madame Federica MOGHERINI, Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission et par Monsieur Khémaies Jhinaoui, Ministre des Affaires Etrangères de la République tunisienne. M. Johannes Hahn, Commissaire européen chargé de la Politique européenne de voisinage et des négociations d’élargissement, a aussi pris part aux travaux de cette session.

A cette occasion, nous nous félicitons de la visite en Tunisie de Monsieur Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne, prévue les 23 et 24 juillet 2018, en réponse à l’invitation qui lui a été adressée par Monsieur le Président de la République tunisienne.

Cette session nous a permis de faire le point sur nos objectifs communs et de saluer les nombreuses avancées depuis la session précédente du 11 mai 2017. Notre coopération s’est notamment intensifiée autour de questions essentielles comme l’employabilité des jeunes et les réformes, la consolidation démocratique et la promotion de la bonne gouvernance – avec le rôle toujours essentiel de la société civile, la réponse aux défis sécuritaires communs et la gestion concertée de la migration. Nous nous sommes engagés aujourd’hui à fixer des objectifs encore plus ambitieux pour le futur.

Les priorités stratégiques 2018 – 2020 sur lesquelles nous nous sommes mis d’accord reflètent notre détermination à consolider notre partenariat en visant des résultats concrets et visibles au profit des citoyens. Les priorités cibleront le développement socio-économique inclusif et durable ; la démocratie, la bonne gouvernance et les droits de l’Homme, le rapprochement entre les peuples, la mobilité et la migration; ainsi que la sécurité et la lutte contre le terrorisme.

Les deux parties ambitionnent d’approfondir davantage leur rapprochement au-delà de 2020 et ont convenu de poursuivre leur réflexion sur la vision future pour le partenariat d’ici la prochaine session du Conseil d’Association en 2019.

Les deux parties ont convenu de la mise en place d’un mécanisme d’alerte précoce de manière à rendre plus efficace leur coopération et à améliorer leurs méthodes de travail.  Au vu des résultats positifs réalisés dans de nombreux domaines, nous allons encore renforcer l’impact et la visibilité de nos efforts conjoints.

L’annonce par l’Union européenne d’une enveloppe supplémentaire sous forme de dons pour 2018 qui atteindra, encore une fois, la somme maximale possible de 300 millions d‘euros illustre l’importance accordée par l’UE au partenariat privilégié.

L’élargissement des perspectives d’avenir pour la jeunesse constituera une composante majeure de nos efforts. En plus du programme de 25 millions d’euros qui permettra la création de 1000 startups tunisiennes, notamment au profit des jeunes, l’UE financera un nouveau programme dédié à la jeunesse axé sur l’emploi, l’employabilité et les initiatives innovantes des jeunes tunisiens pour la relance socio-économique du pays.

L’UE se félicite de la réussite  des élections municipales tenues en Tunisie le 6 mai 2018 et s’engage à soutenir la Tunisie dans le parachèvement de la mise en place de la démocratie dans sa dimension locale et du processus de décentralisation en tant que vecteur important de développement régional. Au-delà des programmes en cours, nous œuvrerons au renforcement des capacités des municipalités nouvellement créées et au développement régional. Une enveloppe additionnelle sera allouée à ce volet de coopération.

Nous nous félicitons des programmes d’appui annoncés au profit des régions défavorisées, au développement du tourisme avec de plus fortes retombées économiques locales. Aux secteurs prioritaires comme l’agriculture et le tourisme s’ajoutera un soutien à la modernisation de l’économie, avec un accent particulier sur l’innovation, l’économie numérique, les énergies renouvelables, la recherche et la spécialisation intelligente qui fera l’objet d’un accord spécifique à conclure prochainement.

La feuille de route qui a récemment été adoptée par le Conseil des Ministres tunisiens, et présentée à l’UE lors de la visite du Chef du Gouvernement Youssef Chahed à Bruxelles, reprend les mesures les plus urgentes (législatives, stratégiques et opérationnelles) nécessaires à la relance socio-économique du pays et servira comme outil opérationnel pour assurer leur mise en œuvre rapide, y compris les mesures d’appui financées par l’UE.

Monsieur Johannes Hahn, Commissaire européen pour le voisinage et les négociations d’élargissement, conduira une mission en Tunisie avec les institutions financières courant 2018 pour discuter des réformes en cours et de l’appui nécessaire pour accompagner ces réformes.

L’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) contribuera de manière structurelle à l’ancrage de la Tunisie à l’espace européen et à la modernisation de l’économie tunisienne, et nous nous félicitons de notre décision commune de fixer un agenda de négociations ambitieux sur l’ensemble des chapitres en vue de conclure les négociations dans les meilleurs délais.

Eu égard aux opportunités et défis posés par la migration, nous avons réitéré notre engagement à avancer dans les négociations sur la facilitation des visas et l’accord sur la réadmission afin de les conclure dans les meilleurs délais. Les synergies possibles entre ALECA et la facilitation des visas ont été discutées.

Nous avons convenu de continuer notre coopération dans le domaine de la sécurité et de lutte contre le terrorisme, tout en promouvant le plein respect de l’Etat de droit, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Nous avons à cet effet noté avec satisfaction la reprise de l’activité économique dans le domaine touristique grâce aux efforts constants de la partie tunisienne à améliorer la situation sécuritaire. Nous comptons sur les mesures annoncées pour avancer dans la mise en œuvre du programme-phare sur la réforme du secteur de la sécurité.

Nous poursuivrons nos efforts conjoints afin de soutenir les réformes tunisiennes pour répondre aux normes internationales et européennes en matière de gouvernance fiscale et de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Notre objectif commun est que la Tunisie remplisse rapidement ses engagements au titre du plan d’action agréé avec le Groupe d’action financière (GAFI), et sorte de la liste du GAFI, ainsi que de la liste de l’Union européenne, aussi vite que possible.

Le lancement d’un programme de coopération et d’échange diplomatique entre le Service européen pour l’Action Extérieure et le Ministère tunisien des Affaires Étrangères permettra un partage d’expertises et une meilleure connaissance des méthodes de travail respectives. A cet égard, nous nous sommes félicités de la signature de l’accord administratif relatif aux stages de diplomates.

La coopération dans le domaine de la valorisation notamment économique du patrimoine culturel tunisien et la diplomatie culturelle est une autre action inédite illustrant la place de la culture dans le partenariat Tunisie – UE, en vue de la mise en place à terme d’une stratégie nationale de diplomatie culturelle en Tunisie.

Par ailleurs, nous avons souligné l’importance que nous accordons à la dimension parlementaire de notre partenariat privilégié.

Nous avons continué nos échanges sur les questions régionales d’intérêt commun, notamment la situation en Libye, en Syrie, au Moyen-Orient ainsi qu’au Sahel.

Le Ministre tunisien des Affaires Etrangères a réitéré les remerciements de la Tunisie pour l’appui qu’apporte l’UE à la transition démocratique ainsi que pour son soutien à la réussite des réformes économiques. La Haute Représentante a renouvelé  l’engagement de l’UE à poursuivre et à renforcer son appui à la Tunisie.

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La Belgique va convertir 2,9 millions d’euros d’arriérés de la dette tunisienne en projets de développement, soit l’équivalent de 11% du montant total de sa dette envers la Belgique, a annoncé, jeudi, à Bruxelles, le Premier ministre belge, Charles Michel.

Sur un total de 23 millions d’euros de l’ensemble de la dette de la Tunisie envers la Belgique, 2,9 millions d’euros seront convertis en investissements pour redresser l’économie de la Tunisie, a-t-il précisé à l’issue de sa rencontre avec le chef du gouvernement Youssef Chahed.

D’après Tarek Ben Salem, conseiller auprès du chef du gouvernement chargé des Affaires diplomatiques, cette mesure sera soumise, en mai prochain, au conseil des ministres belge pour approbation.

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A l’ouverture de la Conférence de soutien à l’avenir de la Syrie et de la région qui se tient à Bruxelles, les Nations Unies ont lancé un appel de fonds urgent de 9,1 milliards de dollars pour l’année 2018.

Ce montant doit permettre à l’ONU et à ses partenaires de venir en aide à 13,1 millions de personnes à l’intérieur des frontières de la Syrie, ainsi qu’aux 5,6 millions de réfugiés syriens et à leurs communautés d’accueil.

Le financement de la réponse humanitaire à la crise syrienne est critique, l’ONU n’ayant reçu à ce jour que 23% des fonds nécessaires pour ses opérations.

« Alors que le nombre de personnes ayant un besoin urgent d’assistance continue de croître, l’ONU a épuisé ses ressources pour répondre », a déclaré le chef de l’humanitaire des Nations Unies, Mark Lowcock, au premier jour de cette conférence co-organisée par l’ONU et l’Union européenne.

Au cours des premiers mois de 2018, la crise humanitaire en Syrie s’est encore aggravée. Plus de 700.000 personnes ont été déplacées par la violence et les besoins aigus depuis le début de l’année. « Près de 70% de la population vit actuellement dans une extrême pauvreté », a averti M. Lowcock qui est également Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU.

Le conflit en Syrie qui dure depuis plus de sept ans a créé un nombre important de réfugiés syriens et une grande pression sur les pays qui les accueillent.

« Un quart des réfugiés dans le monde sont des Syriens et un quart de tous les Syriens sont des réfugiés », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, qui participait également à la conférence de ‘Bruxelles 2’.

« De toutes les urgences humanitaires auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui, aucune ne correspond à la Syrie en termes d’échelle ou dans l’immensité des besoins », a dit le chef du HCR. « Que ce soit pour les réfugiés, pour les pays d’accueil ou pour les communautés d’accueil, ces besoins sont plus urgents que jamais ».

Le peuple syrien doit être au cœur de la solution politique (ONU et UE)

Le premier jour de la conférence de Bruxelles fut également consacré au dialogue avec la société civile syrienne qu’a rencontrée l’Envoyé de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, et la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

L’Envoyé spécial de l’ONU s’est félicité de voir aujourd’hui différents représentants de la société civile assis autour de la même table à Bruxelles.

« Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux n’étaient pas d’accord, mais ils étaient capables de s’asseoir autour de la table », s’est félicité M. de Mistura lors d’une conférence de presse conjointe avec Mme Mogherini. « Ils ne se sont pas battus. Ils ne sont pas disputés. Ils ont fait des propositions concrètes. Et ils n’étaient pas désespérés. Ils n’ont pas perdu l’espoir », a-t-il ajouté.

« C’est ce que nous souhaitons voir au niveau politique et qui ne s’est pas encore produit », a dit le médiateur onusien qui a appelé toutes les parties prenantes du conflit à écouter le peuple syrien.

Pour sa part, Federica Mogherini a souligné que « la Syrie n’est pas un échiquier, ni un jeu géopolitique ». Pour la chef de la diplomatie européenne, la Syrie appartient au peuple syrien et ces derniers doivent décider eux-mêmes de l’avenir de leur pays, soulignant que c’est dans les moments les plus difficiles qu’ils doivent pouvoir être entendus.

M. de Mistura a souligné l’importance d’inclure la société civile dans les discussions portant sur la réforme constitutionnelle et les élections qui doivent être supervisées par l’ONU.

« La société civile a besoin d’être partie prenante des deux et nous ferons en sorte que cela se produise, si le gouvernement et l’opposition se mettent d’accord pour le faire et nous insisterons pour qu’ils le fassent », a dit le médiateur onusien.

L’escalade militaire n’apporte aucune solution politique

A la veille du segment ministériel de la conférence de Bruxelles prévu mardi, Staffan de Mistura a prévenu que les gains territoriaux et l’escalade militaire de ces dernières semaines en Syrie ne contribuaient pas à la recherche d’une solution politique à la crise. « Cela n’a apporté aucun changement sur le plan politique, bien au contraire », a dit l’Envoyé spécial.

« La vérité est que chacun a ses propres solutions politiques et c’est ce sur quoi nous avons besoin de travailler », a dit le médiateur onusien, rappelant que le moment est venu pour que la « grande diplomatie » revienne au premier plan.

Staffan de Mistura s’est également dit préoccupé par la situation humanitaire à Idlib. « Idlib est le grand nouveau défi », a-t-il dit, rappelant que 2,5 millions de personnes y vivent.
Pour M. de Mistura, la conférence de Bruxelles doit être l’occasion de déployer tous les efforts pour éviter « qu’Idlib ne devienne pas le nouvel Alep, la nouvelle Ghouta orientale ». Les fortes attentes d’une solution politique ne doivent pas mettre au second plan l’aide humanitaire qui est aujourd’hui sous-financée a prévenu le médiateur onusien.

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Le vote contre la prolongation du mandat d’exercice de l’Instance ” Vérité et Dignité ” (IVD) ne signifie point la fin du processus de la justice transitionnelle, a souligné mardi à Bruxelles le chef du gouvernement, Youssef Chahed.
” Le Parlement avait mis fin au mandat de l’IVD mais non pas au processus de la justice transitionnelle “, a-t-il tenu à préciser lors d’un débat au parlement européen en réaction à une vague de critiques émises par des eurodéputés sur le vote controversé contre la prolongation du mandat d’exercice de l’IVD.
” Ce processus est sur la bonne voie. Il sera mené à terme pour rendre justice aux ayants droits “, a-t-il ajouté.
” Plusieurs autres défis pointent à l’horizon, en l’occurrence la sécurité, l’emploi et la relance de l’économie “, a-t-il souligné.

Pour Youssef Chahed, ” la Tunisie a su mener à bien sa transition politique. Elle a réussi à mettre en place des institutions à la fois performantes, solides et pérennes “.
” La parité homme-femme, le mariage de Tunisiennes aux non-musulmans et la consécration de l’indépendance de la justice sont autant d’atouts qui ne peuvent que traduire le degré de développement de la Tunisie post-révolution “, a-t-il dit.
Par ailleurs, Chahed a évoqué la décision européenne d’inclure la Tunisie sur la liste noire des pays tiers à haut risque de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme, estimant que cette décision était ” injuste “, dans la mesure où l’UE n’a pas pris en considération les derniers rapports élaborés par le Groupe d’action financière (GAFI).
” La Tunisie va prendre toutes les mesures nécessaires pour sortir de cette situation et promet de mobiliser tous les moyens disponibles pour venir à bout des défaillances à l’origine du vote du Parlement européen “, a-t-il ajouté.

D’autre part, Chahed a émis le souhait de voir la Tunisie aboutir à un nouveau statut dans ses relations avec l’Union Européenne.
” La Tunisie aspire à un nouveau statut pour son partenariat avec l’Union Européenne “, a-t-il insisté.
” La Tunisie a pris des mesures courageuses et engagé de grandes réformes jugées nécessaires pour booster l’économie “, a-t-il indiqué pour justifier l’ambition de la Tunisie d’accéder à ce nouveau statut.
Pour 2018, la Tunisie table sur un taux de croissance de 3% en dépit d’un taux de chômage qui avoisine les 15%, a-t-il dit.
Chahed a aussi fait état d’une nette amélioration de la situation sécuritaire en Tunisie en dépit d’une conjoncture économique extrêmement difficile.
” Bien que la situation sécuritaire se soit considérablement améliorée, le risque zéro n’existe pas “, a-t-il souligné.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a entamé mardi 24 avril 2018 une visite de travail (23-27 avril) dans les pays du Benelux (Belgique-Pays Bas-Luxembourg).

A son arrivée à Bruxelles, il a été reçu par la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini.

Selon Tarek Ben Salem, conseiller auprès du chef du gouvernement chargé des Affaires diplomatiques, la rencontre a porté sur les grandes réformes entreprises par la Tunisie, les élections municipales en cours, le classement, par l’UE, de la Tunisie sur la liste des pays susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme, la lutte antiterroriste et l’émigration irrégulière.

Les deux parties ont, également, discuté de l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi ( ALECA) en prévision du prochain round de négociations entre la Tunisie et l’UE et de discuter du plan d’urgence permettant l’importation en franchise de droits de 35 mille tonnes supplémentaires d’huile d’olive vierge tunisienne dans l’UE, sur les deux prochaines années.

Le chef du gouvernement est accompagné du ministre de la Relation avec les Instances constitutionnelles, la Société civile et des Droits de l’homme Mehdi Ben Gharbia, du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Sabri Bachtobji ainsi des conseillers chargés de l’investissement et des affaires diplomatiques.

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Le 23 février 2018, une Conférence internationale de Haut niveau sur le Sahel s’est tenue à Bruxelles sous l’égide du Président de la République du Niger, Président en exercice du G5 Sahel, Issoufou Mahamadou, du Président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, du Secrétaire Général des Nations Unies, António Guterres et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, au terme de laquelle les conclusions suivantes ont été tirées :

2. Le G5 Sahel, l’Union européenne, les Nations Unies et l’Union Africaine se félicitent de l’engagement international renouvelé en faveur des États membres du G5 Sahel qui restent confrontés à plusieurs défis en particulier des actes terroristes récurrents. Cette conférence, qui s’inscrit dans la continuité des événements de haut niveau qui se sont tenus ces dernières semaines et notamment le Sommet du G5 Sahel le 6 février 2018 à Niamey, a permis de focaliser le soutien de la communauté internationale autour des trois axes suivants :

Sur le plan politique et diplomatique

3. Les Co-Présidents ont appelé à un appui renouvelé aux efforts politiques déployés par les pays du G5 Sahel afin de réunir les conditions d’une stabilité durable de la région. Cela passe notamment par la capacité des Etats du G5 à lutter contre le terrorisme et les trafics de drogue, d’armes et d’êtres humains, de promouvoir le développement durable, de fixer un cadre efficient de gouvernance et de répondre aux besoins et aspirations des populations sur l’ensemble de leur territoire, en particulier dans les zones les plus fragiles.

Les Co-Présidents réitèrent leur ferme condamnation des actes terroristes perpétrés, saluent la mémoire de leurs victimes, civiles et militaires et expriment leur solidarité à l’endroit des familles et des pays touchés.

Ils ont salué les progrès dans la mise en œuvre des dispositions de l’Accord pour la Paix et la réconciliation au Mali.et encouragent une mise en œuvre pleine et entière des dispositions de cet accord. A cet égard, ils ont recommandé d’accentuer la lutte contre le terrorisme et d’accélérer les efforts notamment dans la mise en œuvre du volet désarmement, démobilisation et réintégration. Un plein soutien a été renouvelé à l’observateur indépendant de l’Accord et au régime de sanctions souligné dans la Résolution 2374 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Par ailleurs, ils ont exprimé leur préoccupation face à la persistance de la crise libyenne et émis le vœu d’une résolution urgente et durable de ce conflit. Ils saluent enfin les efforts déployés par les Etats du Bassin du Lac-Tchad dans la lutte contre Boko Haram.

Sur le plan de la sécurité

4. La Force conjointe du G5 Sahel a fait l’objet d’engagements particulièrement notables. Les premières opérations menées au cours de ces derniers mois résultent de la détermination des pays du G5 Sahel à traiter directement les défis de la région. En réponse aux besoins et aux priorités opérationnelles nécessaires à la pleine opérationnalisation de la Force conjointe, et exprimés par son Commandant, des annonces cumulées de l’ordre de 414 M€ ont été faites dont 176 M€ de la part de l’Union européenne et de ses Etats membres, y compris 100M€ de la Facilité africaine de Paix. Ils ont appelé à assurer un financement pérenne à la Force conjointe.

5. Les Co-Présidents ont pris note de l’appel des Chefs d’Etat du G5 Sahel au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour examiner leur demande d’accorder à la Force conjointe du G5 Sahel un mandat sous chapitre VII de la Charte des Nations Unies.

6. Les Co-Présidents se sont félicités de la décision des Chefs d’Etat du G5 Sahel de rendre opérationnelles immédiatement les structures visant à soutenir la Force conjointe, tels que le Fonds fiduciaire pour la Force conjointe du G5 Sahel, le Comité de soutien et le Comité de contrôle. La complémentarité de ces instruments avec ceux existant a été soulignée. L’Union européenne a formellement mis à la disposition des autorités du G5 Sahel un mécanisme dédié de coordination (“Coordination Hub”) qui accompagnera la montée en puissance du Comité de soutien.

7. Les Co-Présidents ont souligné l’importance du lien de confiance entre les populations locales et la Force conjointe, et réitéré la nécessité de respecter les standards en matière de Droits de l’homme, tel que discuté lors de la Conférence du 22 février à Bruxelles. A ce titre, la mise en place d’un cadre de conformité en matière de droits de l’homme et du Droit International Humanitaire, avec une attention particulière pour la protection des droits des femmes, des jeunes et des enfants, pour les opérations de la Force conjointe a été actée.

8. Sur la base de la recommandation de la Résolution 2391 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, un arrangement technique entre la Commission européenne, les Nations Unies et le G5 Sahel a été signé en vue de fournir, par l’intermédiaire de la MINUSMA, un appui opérationnel et logistique spécial à la Force conjointe. Le dispositif assurant le respect des Droits de l’homme et le Droit International humanitaire par la Force Conjointe sera mis en place dans le cadre de cette convention.

Sur le plan du développement

9. Le Sahel reste confronté à des défis majeurs en termes de développement qui participent de la vulnérabilité de l’ensemble de la région. Les Co-Présidents ont ainsi rappelé que l’action sécuritaire de la force conjointe n’aura d’impact que si elle s’accompagne d’actions de développement et d’un retour des services de l’Etat, en particulier dans les zones fragiles.

Tout en reconnaissant les soutiens significatifs déjà mobilisés par la communauté internationale (dont 8 milliards d’euros pour l’UE et ses Etats membres sur la période 2014-2020) en faveur du développement des pays du G5 Sahel, les Co-Présidents ont appelé à l’accélération de la mise en œuvre des stratégies nationales et actions de développement.

Les Co-Présidents ont aussi pris acte de l’appel des Chefs d’Etat du G5 Sahel adressé aux Institutions financières internationales à considérer les conséquences des crises sécuritaires sur leurs finances publiques.

10. Les Co-Présidents se sont félicités du travail réalisé autour du Programme d’investissement Prioritaire (PIP) du G5 Sahel qui permettra de promouvoir des projets d’investissement pour le Sahel qui s’articulent autour des quatre axes suivants : Défense et Sécurité ; Gouvernance ; Infrastructures, Résilience et développement humain. Les Co-Présidents se sont engagés à soutenir le Secrétariat Permanent du G5 Sahel pour organiser la Table Ronde du financement du Programme d’Investissement Prioritaire en Juin 2018.

11. Les Co-Présidents se sont également félicités du travail accompli par les membres de l’Alliance Sahel qui accompagnent les priorités stratégiques des pays du G5 Sahel, et qui constituent déjà une première réponse au PIP, en mobilisant 6 milliards d’euros de paiements à venir (sur la période 2018- 2022) visant des cibles ambitieuses comme, par exemple, l’employabilité des jeunes (création de 1 million d’emplois) et la connexion énergétique (1,4 million de foyers supplémentaires connectés à une source d’énergie). L’Alliance Sahel concernera en particulier les zones fragiles et instables dans lesquelles l’aide au développement doit accompagner les efforts de sécurisation. Elle vise à améliorer les modalités de mise en œuvre de l’aide afin de les rendre plus rapides et plus flexibles. Enfin, l’Alliance Sahel est une initiative ouverte qui pourra accueillir rapidement d’autres membres

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Nous venons d’apprendre d’une source bien informée que la Tunisie a été officiellement retirée de la liste noire des paradis fiscaux de l’Union européenne (UE). L’annonce a été faite aujourd’hui, mardi 22 janvier 2018, lors de la réunion du conseil des ministres des Finances de l’UE) à Bruxelles.

Un communiqué officiel annonçant le retrait de la Tunisie de la liste des paradis fiscaux de l’UE devrait être publié incessamment sur le site web de l’UE.

Il est à rappeler à ce propos que les 28 ministres des Finances de l’UE, réunis le 5 décembre dernier à Bruxelles, avaient adopté une «liste noire» de 17 paradis fiscaux opérant hors de leurs frontières. Dans cette première liste «noire» figurent 17 pays dont le Bahreïn, Barbade, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Grenade, Guam, Îles Marshall, Macao, Mongolie et la Tunisie.

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On ne sait pas si cela relève de la Méthode Coué, mais le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, semble croire “que tous les pays européens, ou la plupart d’entre eux, vont transférer leurs ambassades à Jérusalem, reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et s’engager fermement” aux côtés d’Israël “pour la sécurité, la prospérité et la paix“. Il a tenu ces propos ce lundi 11 décembre 2017, peu avant sa réunion à Bruxelles avec les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept, , rapporte l’agence Reuters.

Pour lui, le fait que Trump brise le statu quo de ses prédécesseurs sur le statut de Jérusalem est une excellente chose pour la paix au Proche-Orient.”Cela rend la paix possible parce que reconnaître la réalité est la substance de la paix, le fondement de la paix“, a affirmé Netanyahu, droit dans ses bottes, lors d’un point presse. “Il y a aujourd’hui un effort de l’administration américaine pour promouvoir une nouvelle proposition de paix“, a-t-il ajouté. Une initiative pour la paix que lui et le président américain sont les seuls à voir pour le moment…

Le Premier ministre israélien a invité les Palestiniens à reconnaître Israël comme l’Etat juif et à avaliser le fait que Jérusalem est la capitale de cet Etat. “Il est temps que les Palestiniens reconnaissent l’Etat juif et qu’ils reconnaissent qu’il a une capitale. Elle s’appelle Jérusalem“, a-t-il asséné. “Je pense que même si nous n’avons pas d’accord pour le moment, cela peut intervenir dans l’avenir“, a-t-il indiqué.

A noter que c’est cela fait 22 ans qu’un responsable israélien n’avait pas mis les pieds au siège l’Union européenne, c’est dire les sentiments que l’UE inspire à l’Etat hébreu, des Européens qui ont la réputation d’être plutôt du côté des Palestiniens. La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a d’ailleurs rappelé que l’UE est toujours sur sa ligne traditionnelle, celle du “consensus international” pour déterminer le sort de Jérusalem et qu’il n’est pas question pour le moment de le reconnaitre comme la capitale d’Israël.
L’UE, a-t-elle ajouté, s’en tient à la solution des deux Etats, l’un palestinien et l’autre israélien. Dans ce sens, les initiatives pour la paix vont se poursuivre et une rencontre avec Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, est programmée à janvier 2018.

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Le divorce avec l’Union européenne va coûter cher au Royaume-Uni : entre 40 et 45 milliards d’euros, a fait savoir ce vendredi un porte-parole de Downing Street, selon L’Express. Les deux parties auraient trouvé ce vendredi 08 décembre 2017 un accord de principe sur les trois dossiers brûlants : la facture du Royaume-Uni pour rembourser à l’UE les montants qu’elle a décaissés, le sort réservé aux citoyens européens et la frontière entre les deux Irlande. Maintenant que ces questions semblent réglées, Londres et Bruxelles vont attaquer le nécessaire remodelage de leurs relations commerciales.

Si les Britanniques en restaient à cette facture, ce serait plutôt une bonne affaire au regard des premières estimations du Financial Times qui faisaient état d’une ardoise de près de 100 milliards d’euros.

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Noureddine Taboubi, nouveau patron de l’UGTT, a répondu, indirectement, à tous ceux qui doutaient du repositionnement de la centrale syndicale. On ne sait pas encore si ce qu’il a dit jeudi 23 mars 2017, sur Mosaïque FM, est plutôt de nature à rassurer ou inquiéter, mais c’est dit. Et donc il faut l’analyser en tant que tel, pour commencer. Taboubi a fait savoir qu’il sera à la tête d’une délégation de l’UGTT qui prendra la direction de Bruxelles le 15 avril 2017 pour dire ceci à l’Union Européenne : « Nous n’avons plus besoin de prêts. Par contre, nous avons besoin d’un appui concret en termes de matériel et de formations. Cette aide nous permettra d’améliorer notre situation économique »…

Le secrétaire général de l’UGTT a également déclaré qu’il mettra sur la table la question de l’entrée en vigueur de l’accord de partenariat entre la Tunisie et l’UE. Il va tenter de secouer les Européens pour qu’ils accélèrent le pas, a-t-il ajouté…

Par ailleurs il a affirmé qu’il va évoquer dans la capitale européenne le sujet du développement de l’agriculture, les moyens de solutionner l’immigration clandestine et le combat contre le terrorisme. « L’Europe ne peut pas être seule dans cette lutte ».

Voilà, la nouvelle UGTT est arrivée. Cet activisme en dehors des frontières tunisiennes, sur des sujets de ce type, au risque même de marcher sur les plates bandes du gouvernement et du président de la République, est une démarche nouvelle, il faut le reconnaître. Des dossiers de dimension nationale pour le coup, et même d’intérêt national, ça a quand même plus d’allure et de hauteur que cette agitation puérile pour obtenir la tête de Néji Jalloul, ministre de l’Education, plébiscité par les citoyens, selon presque tous les sondages, mais qui donnent des boutons à ses troupes. Là au moins l’UGTT joue dans la cour des grands. Toutefois j’aimerais voir la tête des parlementaires européens quand ils verront la délégation syndicale se pointer à Bruxelles pour évoquer les affaires de la Tunisie, et pas des moindres. Une centrale syndicale, fût-elle du calibre de l’UGTT, qui vient traiter les dossiers qui relèvent de l’exécutif, ça décoiffe pour des Européens qui ont d’autres moeurs politiques. Même en France, qui a une vraie tradition syndicale, une telle chose est tout simplement impensable. Mais entre temps quelqu’un leur aura expliqué, s’ils ne le savent pas déjà, que l’UGTT est prophète dans son pays et que rien ne peut se faire ou se défaire sans elle, et là la pilule passera comme par enchantement chez des Européens pragmatiques et qui se diront qu’après tout les Tunisiens en ont décidé ainsi, et qu’il faut faire avec…

Quant à savoir ce que les patrons de l’exécutif tunisien, Youssef Chahed et Béji Caïd Essebsi, pensent de cette démarche de l’UGTT, très cavalière pour le moins, s’ils ont donné leur agrément, c’est une autre question. Mais ce qu’on peut dire d’ores et déjà, c’est que cette posture sur la dette contraste avec la position officielle du palais de la Kasbah. Pas plus tard qu’hier, Ridha Saïdi, conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé du suivi des projets et des programmes publics, a confié à Africanmanager que la Tunisie mise sur le déblocage de la 2ème tranche du prêt du FMI et des crédits de la Banque mondiale et de l’Union européenne pour se refaire une beauté. Il y a donc comme qui dirait une divergence de perceptions sur l’endettement entre l’UGTT et le gouvernement…

Un dangereux mélange des genres

Le moins qu’on puisse dire est que la Tunisie collectionne les singularités depuis sa fameuse Révolution. Voilà un pays qui est gouverné par une coalition de partis aux intérêts, idéologies, orientations politiques et programmes parfois diamétralement opposés, mais tout le monde s’échine à ne pas faire craqueler le vernis de la cohésion au sommet de l’Etat sans laquelle tout l’édifice va s’effondrer. Pour le moment ça tient, mais difficilement. Voilà un pays dont la trajectoire est difficilement lisible pour cause d’interférences de plusieurs forces motrices – Pacte de Carthage, Assemblée des Représentants du peuple (ARP) et bientôt le Conseil national du Dialogue social. Voilà un pays où le chef du gouvernement, de son propre chef, décide de se mettre la corde au cou en convoquant une kyrielle de partis et organisations – les signataires du Document de Carthage – pour juger 6 mois d’actions et lui fixer le cap pour la suite, au lieu de prendre ses responsabilités en tranchant dans le vif, et répondre de ses actes in fine devant la représentation nationale (ARP), comme dans toute démocratie qui se respecte. Voilà un pays où les organisations, syndicale et patronale – UGTT et UTICA -, parlent parfois plus fort que ceux qui ont été élus pour le faire, et mieux, ou pire : s’assoient à la table des tenants de l’exécutif… pour décider. Etc. Etc.

A toutes ces spécificités s’ajoutent les dissonances d’une classe politique immature et irresponsable, qui a découvert cet art dans le tard, fait ses armes en même temps que des citoyens qu’elle est censée guider. Une classe politique qui porte de sérieux coups à la démocratie qu’elle est censée promouvoir, défendre. Vu d’ici on le sait : cette affaire prendra du temps. On ne fabrique pas des hommes d’Etat en un claquement d’un doigt, encore moins des dirigeants politiques éclairés. Mais est-ce que les “amis” et soutiens de la Tunisie vont s’assoir tranquillement en attendant que la longue crise d’adolescence passe ? Rien n’est moins sûr. D’autant plus qu’il y a bien d’autres sujets qui terrifient l’humanité (réchauffement climatique, terrorisme, crise économique mondiale, Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar Al Assad, Kim Jong-un, etc.).

La Tunisie, quoi qu’en disent ses dirigeants, commence à inquiéter ses partenaires. Le fait que le FMI ait gelé la 2ème tranche du prêt de 2,88 milliards de dollars, qu’il était censé verser en décembre 2016, en est l’illustration. Ridha Saïdi a beau monter au front pour démentir Ezzedine Saidane, qui avait déclaré que le FMI aurait décidé d’annuler sa visite en Tunisie pour cause de retard dans l’application des réformes promises, il n’en demeure pas moins qu’il y a un hic. Le FMI était censé débarquer fin mars, on est le 24 du moins et il n’y a toujours aucune date précise. Une machine comme celle-là ne fait pas dans le pilotage à vue, si les choses avaient été au beau fixe en Tunisie, on aurait une date pour ce voyage. A tout le moins il y a quelque chose qui cale au pays du jasmin. Et si ça cale avec le FMI, il y a de fortes de chances que ça le fasse avec la Banque mondiale et l’UE. Il faudra autre chose que des incantations pour ramener à de meilleurs sentiments les bailleurs de fonds de la Tunisie. L’exécutif le sait, mais encore faut-il qu’il ait les moyens, le souffle et surtout la volonté de faire…

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La Commission européenne a mis sur la table de nouvelles mesures pour freiner l’arrivée de migrants via la mer méditerranée, dont 200 millions d’euros pour la Libye.

Les nouvelles mesures de lutte contre l’immigration seront débattues par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE à Malte le 3 février, rapporte le site “Euractiv”.

Les 200 millions d’euros supplémentaires seront destinés à poursuivre l’entrainement européen des garde-côtes libyens, à leur fournir des moyens de surveillance et à financer les retours volontaires de migrants dans leur pays d’origine.

Selon la même source, le collège des commissaires a ainsi adopté une communication qui prévoit d’étendre les activités de formation des garde-côtes libyens pour renforcer la lutte contre le trafic d’êtres humains en Méditerranée.

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” Depuis la récente visite du président de la République Béji Caïd Essebsi à Bruxelles, les relations euro-tunisiennes sont devenues stratégiques et prioritaires pour l’Union européenne “, a affirmé, jeudi, l’ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie, Patrice Bergamini.
” Ces relations ont franchi un nouveau palier “, a-t-il assuré lors d’une conférence de presse, au siège de la délégation de l’Union Européenne à Tunis, pour dresser le bilan de la visite effectuée du 30 novembre au 1er décembre 2016 par Caïd Essebsi à Bruxelles.
” Ces relations stratégiques ont englobé tous les domaines de la coopération économique, scientifique, culturelle, logistique, judiciaire, sécuritaire et administrative “, a-t-il précisé.
Selon Bergamini, cette relation va se traduire par un appui massif de l’UE à la Tunisie durant la période allant de l’année 2017 jusqu’à 2020, à la faveur des ” annonces ” et des ” accords ” signés par les membres de l’Union européenne, lors de la conférence internationale sur l’investissement ” Tunisia 2020 “, tenue les 29 et 30 novembre dernier à Tunis.
A ce propos, l’ambassadeur européen a cité l’exemple de la Banque européenne d’investissement (BEI) qui est prête à investir 2,5 milliards d’euros en Tunisie sur 4 ans.
D’après Patrice Bergamini, la visite de Béji Caïd Essebsi a été marquée par le lancement du partenariat UE-Tunisie sur la jeunesse.
” L’UE a multiplié par 3 les bourses allouées aux jeunes tunisiens pour atteindre les 1500 bourses Erasmus ” a-t-il indiqué.
Selon lui, l’UE envisage également l’intégration de la Tunisie dans le nouveau programme ” Europe créative ” : Des centaines de millions d’euros seront consacrés, dans le cadre de ce programme, au renforcement de la diversité culturelle et artistique européenne et de la compétitivité des secteurs concernés.
” La jeunesse sera au cœur de mes priorités pendant mon mandat ici en Tunisie “, a-t-il promis.
Les questions migratoires et sécuritaires étaient aussi au menu de la visite de Béji Caïd Essebsi.
D’après Bergamini, les discussions sont toujours ouvertes entre les européens et la Tunisie pour faciliter l’obtention des visas des pays membres de l’UE.
Tout en mettant l’accent sur l’importance de l’accord de libre échange Complet et Approfondi (ALECA), l’ambassadeur européen a tenu à préciser que ” l’EU adopte une approche asymétrique du futur accord qui permettra à la Tunisie d’en retirer les bénéfices le plus rapidement possible “.
L’UE veillera également à renforcer la coopération avec la Tunisie dans le domaine sécuritaire à travers un appui financier mais également à travers la formation des forces de la sécurité, a-t-il ajouté.
” La coopération dans le secteur sécuritaire entre la Tunisie et l’UE remonte à un an et demi et s’est manifestée à travers les projets que l’UE a financés en Tunisie surtout après la Révolution du 14 janvier 2011. “a-t-il rappelé.
D’après lui, le bilan de la coopération sécuritaire entre l’Union européenne et la Tunisie sera dressé au cours de la deuxième session du dialogue politique de haut niveau sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme qui se tiendra à Bruxelles le 19 janvier 2017.
Par ailleurs, Bergamini a fait état de l’engagement de l’Union européenne à rénover, à partir de l’année prochaine, 25% des écoles de toute la Tunisie.
Et l’ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie de conclure : ” Si tout se passe bien, l’UE appuiera la Tunisie avec un montant de 4,14 milliards de dinars. Ce montant sera versé directement dans le budget tunisien, “.
Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, avait effectué une visite officielle de 2 jours (30 novembre – 1er décembre 2016) aux institutions de l’Union Européenne à Bruxelles.

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Le président tunisien, Béji Caid Essebsi, en déplacement à Bruxelles dans le cadre du Sommet Tunisie-Union européenne, a fait de la sécurité un des axes majeurs de son discours devant les parlementaires européens. Connaissant le poids de ce dossier pour des Européens très sourcilleux, BCE a fait étalage des batailles sécuritaires gagnées par les autorités tunisiennes, notamment face au phénomène du terrorisme qui a couté cher à l’économie du pays. Il a invité les Européens à revenir en masse en Tunisie, arguant que “la situation sécuritaire est très comparable à celle de l’Europe”. Ses propos ont fait mouche et il a été chaudement applaudi, debout, par les députés européens. Une vraie “standing ovation”!

Pas peu fier d’avoir provoqué cette liesse au Parlement européen, le président tunisien a lancé : “merci… je pense que le message est compris”.

Ses propos prennent d’autant plus de relief que dans le «Global Terrorism Index 2016», un rapport annuel élaboré par The Institute for Economics & Peace, la Tunisie a chuté de 12 places, passant de la 35ème position en 2015 à la 47ème cette année. Manifestement les efforts et succès de la Tunisie en la matière ne sont pas arrivés jusqu’aux oreilles des rédacteurs du rapport. BCE l’a dit haut et fort. Personne ne pourra plus dire qu’il n’a pas entendu…

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A Youssef Chahed, chef du gouvernement, le travail de suivi de l’avalanche de promesses faites lors de la Conférence sur l’investissement et à Béji Caid Essebsi, président de la République, le 1er Sommet Tunisie-Union européenne. Ce mercredi 30 novembre, dans la soirée, BCE s’envole pour Bruxelles pour ce rendez-vous d’importance, programmé demain jeudi 1er décembre. Après le succès de Tunisia 2020, du moins sur le papier, nul doute qu’une oreille attentive sera prêtée aux doléances du berceau du “printemps arabe”.

A signaler que cette rencontre est le premier du genre organisé par l’UE avec un pays partenaire de la Méditerranée. Le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, le président du Parlement européen, l’Allemand Martin Schulz et la Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, l’Italienne Federica Mogherini, qui était récemment à Tunis, seront de la partie. Lors cette visite, tout ce qu’il y a de plus officielle, le chef de l’Etat tunisien s’entretiendra avec le roi des Belges. Il sera notamment question de la coopération bilatérale et des nouveaux horizons de partenariat.

A noter que Essebsi sera l’hôte du Parlement européen où il fera une allocution, en plénière, devant les députés des 28 Etats de l’UE. L’affaire vaut son pesant d’or! Par la suite, toujours au siège du Parlement européen, il aura une entrevue avec le président de l’Assemblée, puis ils feront une déclaration conjointe devant la presse. Par ailleurs le président de la République se rend à Bruxelles avec le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui et des membres de son cabinet.

Enfin sachez que BCE fera un détour par Paris, demain jeudi, pour les besoins de la sortie de son ouvrage co-écrit avec la journaliste française Arlette Chabot, avant de mettre le cap sur Tunis dans la même journée…

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L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada sera signé aujourd’hui, 30 octobre 2016, à Bruxelles, rapporte Mosaïque Fm.

Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a donc fait le voyage jusqu’à Bruxelles pour venir signer cet accord. Une signature qui ne constitue pas le dernier acte.

L’accord doit être approuvé par le Parlement européen. Si c’est le cas, des barrières douanières pourraient être levées dès le début de l’année prochaine, indique la même source.

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Après l’inculpation de suspects-clés au cours du week-end, l’enquête sur les attentats de Bruxelles et Paris se poursuit “activement”, avec le placement en détention de deux hommes liés au commando du métro bruxellois et trois nouvelles arrestations mardi.

Une perquisition, menée dans la matinée dans une artère d’Uccle, commune cossue du sud de la capitale belge, dans le cadre de l’enquête ouverte en Belgique à la suite des attentats du 13 novembre à Paris (130 morts), a débouché sur “l’interpellation de trois personnes”, a annoncé le parquet fédéral belge.

Le parquet n’a donné aucune information sur l’identité des personnes interpellées, ni sur d’éventuels autres “résultats” de la perquisition, se bornant à indiquer qu’un juge d’instruction décidera mercredi “de leur maintien éventuel en détention”.

Une photo amateur prise lors de ces interpellations, et diffusée par l’agence Belga, montre un homme les mains sur la nuque et tenu en joue par deux policiers placés derrière lui.

En fin d’après-midi, des policiers aux visages cagoulés se trouvaient toujours devant le 175 de la rue de Stalle, où s’est déroulée la perquisition, ont constaté des journalistes de l’AFP, une maison de deux étages à la façade gris bleu, probablement divisée en appartements.

L’enquête sur les attentats de Paris s’est très rapidement orientée vers la Belgique, où 14 personnes ont déjà été inculpées dans le dossier et d’où étaient originaires la plupart des membres des commandos.

La connexion entre les deux tueries ne fait plus de doute depuis l’arrestation en fin de semaine dernière à Bruxelles de Mohamed Abrini, recherché depuis les attaques de Paris et qui a avoué être le troisième homme des attentats à l’aéroport de Bruxelles.

L’enquête sur les attaques dans la capitale belge s’est encore élargie mardi avec l’inculpation pour “participation aux activités d’un groupe terroriste, assassinats terroristes et tentatives d’assassinats terroristes, comme auteur, coauteur ou complice” de deux hommes arrêtés samedi.

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Les auteurs des attentats qui ont fait 32 morts à Bruxelles le 22 mars envisageaient dans un premier temps de mener de nouvelles attaques à Paris après celles du 13 novembre, a déclaré le procureur fédéral de Belgique dimanche.

Les membres de cette cellule terroriste ont modifié leurs projets dans l’urgence et décidé de frapper en Belgique après l’arrestation de plusieurs suspects, a-t-il expliqué.

“De nombreux éléments de l’enquête montrent que le groupe terroriste avait initialement l’intention de frapper à nouveau en France”, a déclaré le procureur fédéral belge dans un communiqué.

“Surpris par la rapidité des progrès de l’enquête, ils ont pris la décision de frapper à Bruxelles”, a-t-il ajouté.

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La compagnie aérienne nationale Tunisair a annoncé dans un communiqué rendu public ce mardi 5 avril 2016, la reprise de ses vols vers la capitale belge, et ce suite à la réouverture de l’aéroport Zaventem de Bruxelles.

La reprise des vols se fera à partir de demain, mercredi 6 avril 2016 selon les horaires suivants :

* Tunis / Bruxelles (TU788) :

Départ de Tunis à 08H30 Arrivée à Bruxelles à 12H05

* Bruxelles / Tunis (TU789) :

Départ de Bruxelles à 13H00

Arrivée à Tunis à 14H40

Les vols à destination de la Belgique au départ de Monastir et de Djerba demeureront, pour le moment, non encore concernés par cette reprise sur l’Aéroport de Bruxelles, a t-on appris du communiqué.

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