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Nouvellement affecté à Dakar, c’est tout naturellement que je décide d’entreprendre des démarches pour disposer de l’eau, de l’électricité, de l’internet et d’un compte en banque. Pour ce dernier, je choisis une grande banque de la place, pour sa réputation et son large réseau d’agences et de guichets automatiques. Ce qui va suivre n’est nullement une fiction mais bien une réalité qui me semblait avoir disparu depuis des années. En voici le récit.

Arrivé à l’agence, je suis rapidement reçu par un agent qui me tend des formulaires à remplir. Je m’installe dans un coin de l’agence et commence à remplir les cases : nom, prénoms, adresse, téléphone, numéro de passeport, salaire annuel, etc. Très vite, je me rends compte que tous les formulaires, au nombre de 8, excusez du peu, demandent peu ou prou les mêmes informations de base.

Passé l’étonnement d’une telle lourdeur administrative, je m’arrête sur un document qui me propose de souscrire à une assurance décès. Surpris, je demande à l’agent un complément d’information. Ce dernier m’explique que cette assurance, en fait obligatoire, permettra à la banque de recouvrir le solde éventuellement débiteur de mon compte si je décède. Je propose que, à la place de cette assurance, mon compte soit simplement bloqué en cas de solde insuffisant, de sorte qu’il ne soit jamais à découvert. On me rétorque que l’assurance permettra à la banque de pouvoir charger ses frais après ma mort, même en cas de solde insuffisant. Imparable. À l’étonnement succède un léger agacement.

Je réalise alors que, à part la police d’assurance décès qui réclame une prime annuelle de l’équivalent de 50 dollars, aucun des documents que m’a tendus l’agent n’indique les frais et commissions auxquels je serais éventuellement soumis. Je demande donc à ce dernier ce que me coûterait, annuellement, un compte courant classique assorti d’un chéquier et d’une carte visa. Nous atteignons très vite la somme de 500 dollars par an, une somme que je juge totalement disproportionnée pour des besoins qui se limiteraient, dans la pratique, à une dizaine de retraits et de chèques par mois. L’agacement cède alors à une forme d’incompréhension mêlée de dépit. Je décide, au final, de ne pas ouvrir de compte bancaire à Dakar et de continuer de me débrouiller avec mon compte à l’étranger.

Un cas extrême me direz-vous ? Peut-être, mais qui pourrait en dire suffisamment, je trouve, sur les taux de bancarisation encore un peu faibles en Afrique. Au-delà de l’anecdote, cette petite histoire apporte bien la démonstration qu’un modèle bancaire inventé et éprouvé depuis décennies en Occident n’arrive pas à trouver sa place dans cette partie du monde et que de nouvelles formes de bancarisation doivent être trouvées.

La bonne nouvelle est que des solutions semblent émerger du monde bancaire, grâce notamment à la concomitance de trois facteurs :

  • La concurrence des opérateurs mobiles. Avec leurs réseaux tentaculaires de revendeurs, ces opérateurs se sont considérablement développés en l’espace de quelques années, permettant dans certains pays d’équiper les populations en téléphones mobiles au-delà du taux de 100%. Aux fonctions initiales de téléphonie se sont très vite rajoutées celles des comptes dits de transaction, offrant à leurs usagers la capacité de stocker, retirer, recevoir et envoyer de l’argent et payer leurs factures de manière électronique, sûre et en temps réel. Mais si ces nouvelles fonctionnalités ont principalement pour but d’éliminer les revendeurs secondaires de carte de recharges, elles se sont également révélées être une première entame sérieuse dans le business traditionnel des banques. Il semble qu’encore peu d’opérateurs mobiles se sont lancés dans la remontée de la chaîne de valeur en proposant des services financiers plus typiquement bancaires comme l’épargne rémunérée ou le crédit. Mais beaucoup y pensent, et cela pourrait venir assez rapidement. La concurrence sera alors particulièrement rude pour les banques.
  • L’innovation réglementaire. Petit à petit, les banques centrales font leur révolution. Traditionnellement peu enclines aux changements, elles permettent cependant à des innovations fondamentales de voir le jour. Les régimes d’agents bancaires basés sur le modèle des agents d’opérateurs mobiles, ou encore les approches dites « risk-based » des règles d’identification et de connaissance des clients en sont de bons exemples. Une mise à niveau bienvenue du jeu concurrentiel quand on sait tout le bénéfice que le client final pourrait retirer d’une confrontation directe entre banques et opérateurs de téléphonie mobile, deux industries aux appétits et moyens financiers colossaux.
  • L’innovation technologique. L’usage quasi-universel des téléphones mobiles offre des opportunités bien comprises des banquiers. Cependant, dans la pratique, ces mêmes banques se heurtent à des contraintes informatiques particulièrement lourdes, qui s’expliquent par la sédimentation de plusieurs décennies de développements internes (formant le fameux « Core Banking System » ou système centralisé d’information de la banque) et qui rendent quasiment impossible la confection de produits et l’usage de nouveaux canaux de distribution en phase avec les attentes des consommateurs d’aujourd’hui. Face à ces défis, des « Core Banking System » (CBS) de deuxième génération sont en train de voir le jour et, avec eux, la promesse de voir enfin le déploiement de nouvelles banques qui placeraient les services financiers digitaux au cœur de leur mode de fonctionnement et permettraient une complète démocratisation des services bancaires de base (et probablement aussi non bancaires).

Cette conjonction est en train de se produire en Afrique, dans certains pays comme l’Angola. La renaissance de Banco Postal illustre parfaitement le fait que la banque peut se réinventer et repartir à la conquête du marché. Grâce à sa nouvelle offre (Xikilamoney), Banco Postal propose de loin la gamme de services financiers la plus complète (y compris les services financiers numériques et les services bancaires classiques). Grâce à son réseau d’environ 200 points d’accès (y compris les agences et les kiosques), Banco Postal a déjà accueilli plus de 200 000 clients en seulement 18 mois. En Angola, les trois ingrédients sont présents : une forte concurrence des opérateurs télécoms, une réglementation bancaire plus ouverte sur les questions de « branchless banking » (ou services bancaires sans agences) et l’adoption d’un CBS de nouvelle génération. D’autres pays pourraient rapidement emboîter le pas, comme le Sénégal (et les autres pays de l’UEMOA), où la réglementation bancaire pourrait bientôt changer.

Une évolution que le groupe de la Banque mondiale accompagne, notamment à travers son initiative d’accès universel à la finance (UEA), dont l’objectif est de permettre à l’ensemble de la population adulte mondiale d’avoir accès à des services financiers de base d’ici 2020, afin d’être en mesure d’envoyer/recevoir des paiements et d’épargner.

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Selon des sources proches du Palais du gouvernement, le remaniement ministériel demandé par les amis et les adversaires du gouvernement de Youssef Chahed devrait intervenir avant même le passage du budget de l’Etat et de la loi des finances (LF) 2019 devant l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple). Le choix du timing par Youssef Chahed qui s’en va à Nouakchott présider la commission mixte tuniso-mauritanienne devrait ainsi avoir un impact négatif sur les discussions, ainsi que les arbitrages qui en découleront, du projet de budget de l’Etat et son document exécutoire qui est la LF. Cela, à moins qu’il soit déjà décidé que l’actuel ministre des Finances reste en place. Nos sources affirment que le remaniement aurait lieu en milieu de semaine.

Toujours au sujet de ce remaniement, l’édition en ligne du journal «Al Arabi Al Jadid» a indiqué que le prochain gouvernement comportera des éléments d’Ennahdha qui aurait 5 ou 6 portefeuilles, du Machroua de Mohsen Marzouk qui en revendiquerait 3, du parti Al Moubadara, du Massar et quelques indépendants. Selon la même source, Chahed proposerait aux ministres de Nidaa Tounes soit de quitter le gouvernement soit de quitter Nidaa, et que le changement concernerait 15 ministères dont l’agriculture, le transport, la formation professionnelle, l’équipement, l’industrie, la jeunesse et le sport, la santé, le tourisme forcément, l’environnement et même le cabinet de Youssef Chahed. Autant dire presque tout le gouvernement et donc de nouveaux ministres qui se retrouveront à discuter de dossiers qu’ils ne maitrisent pas encore, en face de députés qui seront sans merci.

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Le député de Nidaa Tounes Mohamed Fadhel ben Omrane a annoncé, lors de son intervention lundi 30 juillet 2018 sur Shems Fm, que « des changements structurels à Nidaa Tounes auront lieu dans les prochains jours. »

Il a ajouté que ces changements seront profonds au niveau des dirigeants du parti.

Ben Omrane a en outre indiqué que la nomination de Youssef Chahed par Nidaa Tounes est une erreur fatale et un pari perdant, soulignant que Youssef Chahed n’a ni le courage ni la capacité à affronter le parlement pour renouveler la confiance.

Il a indiqué que la nomination de Chahed en tant que chef de gouvernement était une proposition de Nidaa Tounes qui misait sur la jeunesse et le rôle de la jeunesse. « C’était une erreur fatale. »a-t-il ajouté.

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Repenser les fondements de l’économie nationale, lesquels ne sont plus adaptés ni à l’époque, ni aux changements sociaux, nationaux ou internationaux, tous les experts, et même le gouvernement, sont d’accord là-dessus, mais comment ? C’est ça la question. C’est même devenu un vrai casse-tête, notamment ces dernières années, une affaire sur laquelle toutes les politiques économiques se sont cassé les dents à cause des solutions de facilité qu’elles ont usitées, selon le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Marouane Abassi. Des remèdes, des vrais, lui en-a-t-il ? Peut-être, mais ce qu’il dit dans le fond n’est pas différent de ce que disaient son prédécesseur, Chedly Ayari et ses collaborateurs. Donc pour ceux qui s’attendaient à ce que Abassi use de la langue de bois, qu’il mette sous le tapis les vrais problèmes du pays et surtout les efforts que chacun devra faire pour le relever, le nouveau patron de la BCT a montré la couleur : Il sera un vrai poil à gratter, histoire avant tout de situer les responsabilités et d’anticiper le moment où on lui mettra sur le dos les échecs de tous, une habitude, hélas, chez le chef du gouvernement, Youssef Chahed.  Néji Jalloul, Lamia Zribi, Chedly Ayari, etc., en savent quelque chose.

Les mauvais chiffres d’Alaya

La Tunisie devrait s’adapter aux nouvelles exigences de l’économie et de la société tunisienne, a souligné l’économiste Hechmi Alaya, lors d’une journée d’étude parlementaire tenue samedi 10 mars 2018, au Bardo, sur le thème “La Tunisie à l’heure des défis économiques”.

Le monde a changé, les systèmes de production et de distribution ont changé et les économies dans le monde ont changé alors qu’en Tunisie, rien n’a changé, a-t-il encore dit, expliquant qu’il faut “s’intégrer et s’adapter aux nouvelles règles de l’économie nouvelle et sortir de notre cocon“. L’inflation, la détérioration du dinar, l’augmentation des dettes extérieures et intérieures et l’aggravation du déficit commercial sont autant d’indicateurs qui décrivent la situation de l’économie nationale et montrent que le pays connait une mauvaise passe et souffre d’une crise profonde, laquelle perdure depuis une décennie et s’est approfondie après la révolution, a-t-il dit.

Le taux de croissance a atteint en 2017, 1,9%, contre 4,5% en 2007. Durant cette décennie, le revenu moyen par habitant en dollars est passé de plus de 4300 dollars à 3520 dollars à fin de 2017, a-t-il affirmé, ajoutant que le pays a perdu depuis la fin des années 2000 plus de 350 entreprises industrielles.

L’économiste s’est référé aux données de l’Organisation internationale du travail, selon lesquelles le taux de l’emploi est estimé à moins de 40% en Tunisie, contre 58% en Afrique et 60% dans le monde.
L’économiste a également évoqué la détérioration du système de l’enseignement supérieur en Tunisie, en tant que facteur contribuant à la dégradation de l’économie nationale et à l’exacerbation de la crise actuelle, ajoutant que la Tunisie dispose de ressources humaines très importantes qui ne sont pas exploitées pour construire l’avenir du pays.

Parmi les raisons de la dégradation de l’économie, il a cité l’absence d’une vision future pour l’économie ou d’une stratégie de long terme, outre la mauvaise gestion des affaires financières et publiques.

Le remède de cheval d’Abassi

De son coté, le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi, a indiqué que la situation économique en Tunisie est “difficile” mais les deux premiers mois de 2018 ont enregistré quelques indicateurs positifs grâce à l’amélioration des indicateurs dans les industries manufacturières et le retour de l’exportation des produits tunisiens et du tourisme.

Il a mis l’accent sur la nécessité de la prise des “bonnes décisions” qui peuvent être parfois “douloureuses” et de rétablir la confiance sociale, économique et politique afin de sortir le pays de la crise actuelle.

Il a souligné l’importance du changement du modèle économique, du renforcement de la compétitivité et la productivité et de la promotion de nouveaux secteurs prometteurs tels que les TIC, dont le taux de croissance varie entre 15 à 25%, d’encourager et de repenser les secteurs qui ont déjà fait leurs preuves comme le textile et le tourisme.

Abassi a en outre insisté sur l’importance du retour à la valeur travail, laquelle est impérative pour relancer l’économie nationale et surmonter la crise actuelle.

TAP

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La circulation sera interdite dans certaines rues et artères de la capitale et les zones environnantes les mercredi et jeudi en raison des activités à venir, informe le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.
-Le stationnement et l’arrêt des véhicules sont interdits sur les Avenues Ali Balhouane et Habib Bourguiba à la Marsa à partir de ce mercredi 31 janvier à partir de 12H00 jusqu’au jeudi 1er février à 16H00.
-Le stationnement et l’arrêt des véhicules sont interdits sur les Avenues et rues suivantes le 1er février de 06H00 à 17H00: Avenue Othman Ibn Affane (El Menzah 6), Avenue Mongi Slim (Le Bardo), Avenue 9 avril, Rue du Sahel, Avenue Habib Bourguiba, Avenue de Paris, Avenue de France.
-La circulation des camions est interdite sur les routes suivantes le jeudi 1er février de 06H00 à 19H00: route nationale n°9, Route Z4, Avenue de la République, route nationale n°8 jusqu’à l’Ariana, la Route X et Avenue 9 Avril.
-La circulation des véhicules est interdite sur l’avenue Ghana dans son tronçon s’étalant entre Mohamed V et Z4, le jeudi 1er février de 06H00 à 17H00.

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Facebook a commencé à modifier la manière dont il filtre les messages et les vidéos sur son fil d‘actualité, rapporte Reuters.

Dans un message publié jeudi soir sur Facebook, Mark Zuckerberg déclare que le réseau social va modifier le filtre du flux d‘actualité pour donner la priorité aux contenus partagés par la famille et les amis, au détriment de ceux, non publicitaires, des marques et des médias.

Facebook, propriétaire de quatre des applications sur smartphones les plus populaires au monde, dont Instagram, a pendant des années privilégié les contenus auxquels les internautes étaient censés adhérer, suivant les résultats d‘algorithmes complexes, en se basant sur les commentaires, les “j‘aime” et d‘autres outils de manifestation d‘un intérêt quelconque.

Le cofondateur de Facebook a dit jeudi que le réseau allait changer son fusil d’épaule.

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Le ministère de l’équipement et de l’aménagement territorial a annoncé, dans un communiqué mardi, les nominations suivantes:
-Hasan Chebbi , président directeur général de l’agence de réhabilitation et de la rénovation urbaine.
-Kamel Mzoughi, président directeur général de l’office de topographie et du cadastre.
-Mongi Chaher, président directeur général du Bureau d’Etudes arabe Tuniso-Libyen.
-Faouzi Frigui, président directeur général de la société nationale immobilière de Tunisie (SNIT).
-Sadok Laribi, président directeur général de la société de promotion des logements sociaux (SPROLS).
-Kamel Doukh, directeur général de l’aménagement territorial.
Ces nominations entrent en vigueur à partir du premier novembre 2017.

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Des changements ont eu lieu à la tête de certaines institutions sécuritaires hier samedi 18 février 2017. En effet, le directeur de la direction de lutte contre le terrorisme à la caserne de l’Aouina a été changé en plus de la nomination de Noureddine Ayari à la direction de l’unité spéciale de la Garde nationale, rapporte Mosaïque Fm.
Des changements ont eux lieu aussi dans trois districts de sécurité. Lassaad Dridi a été nommé directeur du district de sûreté nationale à Nabeul à la place de Moncef Ben Ali, indique la même source.
Par ailleurs, Bahri Hosni a été nommé chef du district de sûreté à Kairouan à la place de Chokri Moussa. Mohsen Ben Jeddou a été nommé au district de Médenine à la place d’Abdelkader Moussa.

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Des changements pour créer du mouvement, vers le meilleur, espère-t-on, c’est souvent la panacée dans les gouvernements du monde entier. Sauf qu’en Tunisie, les choses sont plus compliquées que ça, avec une Révolution, il faut avoir le courage de le reconnaitre, en panne, des clignotants au rouge vif dans l’économie, une paix sociale plus fragile que jamais, des bailleurs de fonds de plus en plus tièdes et frileux quand il s’agit de voler au secours de la Tunisie, des institutions financières internationales gagnées par le doute, après l’euphorie qui a suivi le départ précipité du dictateur… La liste est encore longue. Pour secouer le cocotier et créer enfin cette dynamique sur laquelle 6 chefs de gouvernement se sont cassés les dents depuis 6 ans, Youssef Chahed aurait décidé, enfin, à en croire le très crédible site Jeuneafrique.com, de procéder à des changements au sein de son équipe. Et pas des moindres !

A souligner que le bruit court depuis décembre 2016, mais est monté en intensité ces dernières semaines. Le portail d’informations, qui dit tenir ça du cercle du chef du gouvernement tunisien, a affirmé que Chahed a décidé de sauter le pas. On annonce le départ de Lamia Zribi, actuelle ministre des Finances. Il se dit que l’idée d’un méga ministère de l’Économie et des Finances, agitée à un moment, a germé dans la tête du patron de l’exécutif tunisien.

Autre changement retentissant : L’éjection de l’indéboulonnable Néji Jalloul, le très remuant ministre de l’Éducation, dont les syndicats réclament la tête depuis qu’il a eu l’outrecuidance, d’après les enseignants, de faire cavalier seul dans les réformes, notamment avec son affaire de Centre des oeuvres scolaires. Si ce mouvement est confirmé, ce serait la preuve formelle qu’un ministre, pour faire de vieux jours sur son fauteuil, ne doit surtout pas brusquer, heurter les troupes avec une cadence infernale dans les réformes. Car après tout ce qu’on reproche à Jalloul c’est d’aller trop vite, au point de donner le tournis à des profs émoussés par des années d’immobilisme, de léthargie. Que l’actuel ministre soit plébiscité par les parents d’élèves, qu’il soit toujours dans le haut du panier dans tous les sondages sur les personnalités politiques du pays, tout cela ne compte guère aux yeux des enseignants, au contraire cette popularité de Jalloul a des allures de crime de lèse-majesté. On redoutait le coup de la part de Chahed, il est arrivé plus tôt que prévu, la meilleure façon d’étouffer dans l’oeuf les fragiles changements que Jalloul avait impulsés, pour s’acheter une paix avec les syndicats synonyme de poison pour un secteur décidément impossible à réformer, pour le plus grand malheur de la Tunisie, dans les bas fonds dans les récents classements internationaux sur le niveau des élèves.
Jalloul aurait cependant un lot de consolation : Un poste de directeur de cabinet à la présidence de la République…

Chahed ne s’arrêterait pas à si bon chemin, il fignolerait l’arrivée de Slim Azzabi, actuel ministre-conseiller, directeur du cabinet présidentiel, au département des Affaires étrangères, à la place de Khemaies Jhinaoui, qu’on dit en bisbilles avec l’occupant de la Kasbah. Majdouline Cherni, ministre des Sports et Samira Merai, à la tête de la Santé, sont également données partantes, pour quelle destination ? Mystère pour le moment…

Le Premier ministre français au chevet du malade

Lors de la Conférence internationale sur l’investissement, les 29 et 30 novembre 2016, la France avait fait son petit effet en annonçant 1,2 milliard d’euros de financement sur cinq ans. Depuis l’effervescence de Tunisia 2020, il ne s’est pas passé grand chose concrètement. Pas par la faute des bailleurs, mais surtout de la Tunisie. Les parties qui ont fait les plus grosses annonces lors de cette rencontre internationale ont réitéré leurs engagements politiques pour tirer la Tunisie de ce mauvais pas, sauf qu’il ne s’agit pas de donner des chèques en blanc, mais de financer des projets bien ficelés, viables. Or le bât blesse à ce niveau, la plupart des programmes n’ayant pas à ce jour été formellement montés, à ajouter aux lourdeurs administratives qui plombent les investissements et dont d’ailleurs les responsables se plaignent énergiquement. Même la loi d’urgence économique, censée mettre un coup de fouet à ce dispositif procédural lourdaud et mortifère pour les projets, sommeille à l’Assemblée des représentants du peuple depuis septembre 2016.
Tous ces dysfonctionnements devraient être sur la table lors de la visite en Tunisie du Premier ministre français, Bernard Cazeneuve, fixée pour fin mars, selon Jeuneafrique.com.
Il serait aussi question, lors de ce voyage, de l’accélération de la conversion des dettes tunisiennes en investissements.

Toutefois, quels que soient les dispositifs internationaux en place en faveur de la Tunisie, s’il n’y a pas de dynamique interne, ça donne exactement les mêmes effets que quand on arrose le désert : Rien. Ne dit-on pas ‘aide-toi, le ciel t’aidera’ ? On n’a pas le sentiment, au regard de ce que disent les responsables tunisiens eux-mêmes, que le pays est dans cette configuration…

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Nous apprenons, de sources sûres, que des changements toucheront prochainement les directions des entreprises financières publiques. Selon nos sources, cependant, il ne s’agira pas des entreprises qui ont été déjà touchées par le changement de gouvernance et dont les directions et les conseils d’administrations ont fait l’objet, du temps de l’ancien ministre des Finances Slim Chaker, d’un appel à candidature et choix par un comité d’experts. Il ne s’agira donc ni de la BNA (Banque Nationale Agricole), ni de la BH (Banque de l’Habitat), ni de la STB (Société Tunisienne de Banque). Ces trois majors des institutions financières publiques ne verront donc pas leurs DG changer.

Selon nos sources toujours, les changements toucheront les directions d’autres institutions financières publiques. La liste de ces dernières n’étant pas très longue, nos sources n’ont pas voulu en dire plus.

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Dans un entretien téléphonique accordé, ce jeudi 21 septembre 2015, à Africanmanager, la porte-parole de l’Union Patriotique Libre (UPL), Samira Chaouachi a catégoriquement démenti l’information relayée par plusieurs médias selon laquelle Slim Riahi aurait décidé de démissionner du parti.
Chaouachi a par ailleurs indiqué qu’une séance restreinte a eu lieu mercredi 21 septembre 2016 avec le président fondateur du parti, Slim Riahi où il a été convenu d’apaiser la tension à son encontre.
« L’idée est de restructurer le parti tout en impliquant des nouveaux représentants des régions dans la commission centrale », a encore avancé Samira Chaouachi soulignant que ces derniers auront certainement un rôle déterminant dans la période à venir.

Chaouachi a d’autre part signalé que le bureau politique du parti se réunira cet après-midi afin de traiter cette question.

La précision du porte-parole de l’UPL vient à un moment où des sources proches de Slim Riahi, président fondateur du parti UPL, ont déclaré qu’il aurait décidé de démissionner du parti. Et contrairement à ce qui avait été avancé par certains sites d’information, Slim Riahi n’aurait aucune intention de rejoindre une autre formation politique.

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Le moins qu’on puisse dire est que les dirigeants de Nidaa Tounes et d’Ennahdha n’ont pas du tout la même conception de ce que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a encore le droit, constitutionnellement parlant, de retoucher dans son équipe avant le vote de confiance programmé le vendredi 26 août 2016. Habib Khedher, député du bloc Ennahdha à l’ARP et rapporteur général de la Constitution, a déclaré sur Mosaïque FM ce lundi 22 août que le texte de la Constitution ne donne pas la possibilité à Chahed de procéder à des changements dans son gouvernement avant le vote de confiance.
Quelques minutes après, sur la même radio, le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, issu des rangs de Nidaa Tounes, soutient exactement le contraire. D’après lui, la Constitution donne toute latitude à Chahed pour apporter les correctifs qu’il estime nécessaire.

Reste à savoir qui des deux a raison et si les propos de l’un ou de l’autre ne sont pas motivés par une tentative de téléguidage de Chahed, dans un sens ou dans un autre. Le mystère est entier, pour le moment…

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A en croire les antennes de Jeune Afrique, le président de la République, Béji Caid Essebsi, qui s’est mué en vrai agitateur d’idées, n’a pas l’intention de se calmer après l’installation du gouvernement d’union nationale. Essebsi sera déjà en train de fomenter de nouveaux changements. Et pas des moindres !

Le locataire du palais de Carthage commencerait son grand chambardement par un coup de balai dans son cabinet, plusieurs de ses proches conseillers devraient être éjectés.
Il se dit également que le chef de l’Etat s’est mis en tête de faire sauter le corset que lui a fixé la Constitution, il aurait des envies d’élargissement de ses prérogatives. Dans quelles proportions ? Mystère pour le moment.

Mais il se dit surtout qu’il veut revoir la composition du Conseil national de sécurité, en l’élargissant. Plusieurs sources ont confié au magazine qu’un projet de loi dans ce sens est sur le feu. Le chef des renseignements généraux et le directeur des services techniques seraient cooptés, pour rejoindre dans cet organe le président du Parlement, le chef du gouvernement, les ministres de la Justice, de la Défense nationale, de l’Intérieur et des Affaires étrangères, ainsi que le secrétaire d’État chargé des Affaires sécuritaires et une cohorte de responsables sécuritaires et militaires.

Enfin il se murmure que le directeur général de la Sûreté nationale, Abderrahmane Belhaj Ali, n’est plus dans les petits papiers de BCE et sera éjecté de ce dispositif.

Bien entendu tous ces changements sont tributaires de leur conformité à la Constitution et devront être avalisés par le Parlement. Mais quand on voit avec quelle facilité le président de la République a embarqué tout le pouvoir législatif et les partis politiques dans son aventure de gouvernement d’union nationale, alors que la Constitution ne lui en donnait pas forcément le droit, on ne se fait pas de souci pour le destin des importants changements que fignole Essebsi. Pas doute, il est devenu LE patron en Tunisie, malgré le vernis du régime parlementaire.

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Des changements ont eu lieu au sein des blocs parlementaires en raison des démissions de part et d’autre. C’est ainsi que lors de la séance plénière d’aujourd’hui, mardi 12 juillet 2016, la présidente de cette séance, Faouzia Ben Fodha, a annoncé la nouvelle composition des blocs.

Ainsi Nidaa tounes compte 63 députés avec l’adhésion de Mohamed Naceur Jbira, qui vient de démissionner du bloc Al Horra. Avec ce départ, ce dernier se retrouve avec 25 élus.

La vague de démissions a aussi touché le bloc social démocrate étant donné que trois députés sont partis. Il s’agit de Lotfi Ali, Ahmed Saidi et Naceur Chawki. Avec ces démissions, ce bloc affiche 7 députés.

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