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Quelques jours après la sortie de Ahmed El Karm, président du directoire d’Amen Bank et de l’A.P.T.B.E.F., qui avait émis ici même, sur Africanmanager, le souhait de voir la Tunisie faire mouvement vers la Chine, les choses s’accélèrent. On a appris samedi 7 juillet 2018 qu’un mémorandum d’entente relatif à l’adhésion de la Tunisie aux mégas projets “La ceinture économique de la Route de la soie” et “La Route de la soie maritime du 21e siècle” sera paraphé la semaine prochaine, à Pékin. Un événement qui fait suite à d’autres signaux de rapprochement avec la Chine que la Tunisie a intérêt à exploiter au maximum.
Cette cérémonie aura lieu en marge de la participation de la Tunisie aux travaux du 8e Forum sur la coopération sino-arabe, mardi 10 juillet 2018, en présence du conseiller d’Etat et ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, des ministres arabes des Affaires étrangères et du secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Ahmed Abou el Gueit. La Tunisie sera représentée par le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, qui commence à bien connaitre la route de Pékin ! Du beau monde, pour une belle affaire qui pèse tout de même quelque 1000 Milliards de dollars, avec un programme gigantesque et des projets disséminés dans presque tous les continents, un enchevêtrement sans précédent de lignes de transport terrestres et maritimes. Tout cela piloté par plusieurs fonds et une banque de développement qui regroupe plus d’une soixantaine de pays.

La Chine est généreuse et a des ambitions qui dépassent de loin son statut de premier investisseur en Afrique. Ça tombe bien, la Tunisie a aussi un gros appétit et beaucoup de besoins depuis le 14 janvier 2011. La Chine bichonne ses “amis” et est peu regardante sur les affaires et problèmes internes de ses partenaires, car elle aussi en a un paquet – notamment les entorses aux droits de l’Homme – et n’aime pas trop qu’on fouille dans ses affaires. Ça tombe bien, la Tunisie aussi a ses tares et en a un peu marre que les agences de notation les lui rappellent sans cesse. Comme elle en a un peu marre de la frilosité du premier partenaire, l’Europe – ne parlons pas des Américains ! -, qui scrute mille détails et garanties avant de placer ses euros. La Chine elle ne s’embarrasse pas beaucoup de ces précautions, elle fonce, et les résultats suivent ! Cette fois c’est la Tunisie qui sera servie, enfin si elle sait mener sa barque.

De belles prises à faire

D’après un communiqué du département des Affaires étrangères, la réunion ministérielle du forum sera précédée, lundi 9 juillet 2018, par une rencontre entre hauts responsables arabes et chinois et une autre autour du dialogue politique et stratégique sino-arabe. Elle a pour but d’approfondir la concertation et la coordination sur les sujets politiques d’intérêt commun et les derniers développements dans la région et dans le monde.
Le 8e Forum sur le partenariat sino-arabe planchera sur la consolidation des liens entre les pays arabes et la Chine dans les divers domaines économiques et commerciaux ainsi que le partenariat stratégique en matière d’énergie, d’énergies renouvelables, d’infrastructure, de technologiques modernes, de santé, de tourisme et de promotion de la femme et de la jeunesse. Dans chacun de ces domaines, la Tunisie a des choses à dire, et à faire financer.
En marge de ces assises, le ministre des Affaires étrangères devrait avoir une séance de travail avec son homologue chinois qui sera axée sur les moyens de développer les relations de coopération bilatérale dans les différents domaines.
Le mémorandum d’entente relatif à l’adhésion de la Tunisie à l’initiative “La ceinture économique de la Route de la soie” et “La route de la soie maritime du 21e siècle” sera signée au cours de cette séance de travail.

La Chine a les moyens de ses ambitions

Quand on voit la force avec laquelle Pékin fait face à Washington, dans ce qui est sans doute la guerre commerciale la plus rude de l’histoire, on se dit que ce pays a les moyens de ses ambitions. Et d’ailleurs la nouvelle Route de la soie n’est rien d’autre qu’une manière de magnifier ce qui fit la puissance de l’empire chinois, entre 221 av. J.-C. et 220 ap. J.-C.. Mais là on sera bien au-delà de la simple symbolique, on parle de très gros investissements “dans les secteurs de l’infrastructure, de la transformation des produits miniers et énergétiques, dans les industries manufacturières destinées à l’exportation et aux marchés locaux ainsi qu’une multitude de programme touchant divers domaines“. Sur ce dossier le Maroc a une longueur d’avance, puisqu’il a intégré le dispositif dès novembre 2017, et il est même question de mettre en place un Conseil d’affaires de la Route de la soie. Le Maroc sait y faire, ce n’est pas pour rien qu’il est la première destination africaine des investisseurs étrangers.

La Tunisie a un peu trop sommeillé, que ce soit dans ses rapports avec la Chine ou son propre continent, mais elle a de sacrés atouts à faire  valoir et peut très vite rattraper son retard, à condition qu’elle règle ses nombreux problèmes sociaux et politiques qui ont tendance à s’inscrire dans la durée. Toutefois il y a deux bonnes nouvelles : La Chine sait se montrer patiente avec ses partenaires et les gros capitaux dont elle dispose lui enlèvent toute notion de stress. Ce que Pékin veut surtout ce sont des relais sur qui il peut compter pour disputer aux USA le leadership économique mondial. Elle est en train d’y parvenir avec les autres pays africains, il n’y a pas de raison que ça ne marche pas avec la Tunisie, même si les Etats-Unis ne verraient pas cela d’un bon oeil. Mais tant pis, au point où il en est, ‘le pays du jasmin’ ne peut pas se payer le luxe de s’égarer dans des considérations géopolitiques fumeuses…

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La Chine n’a pas flanché. A la décision du président américain, Donald Trump, de taxer plus de 800 produits en provenance de Chine, 34 milliards de dollars de marchandises, Pékin a répliqué ce vendredi 06 juillet 2018. Des droits de douane seront appliqués sur certains produits américains, a fait savoir le ministère chinois des Affaires étrangères, rapporte Reuters. D’ailleurs les agents des douanes sont déjà en action, a indiqué le porte-parole du ministère lors d’un point de presse.

A noter que la décision de l’administration américaine est entrée en vigueur ce vendredi à 04h01 GMT.
La Chine a promis de ne pas tirer en premier, mais pour défendre les intérêts essentiels de la nation et les intérêts du peuple, elle n’a d’autre choix que de répliquer si nécessaire“, a déclaré le ministère chinois du Commerce, sans en dire plus sur les détails de cette affaire.

Reste à savoir comment l’imprévisible Trump va réagir à la réplique cinglante de la Chine. Le président américain avait affirmé qu’il pourrait in fine taxer jusqu’à 500 milliards de dollars de produits chinois, presque tout le volume commercialisé aux Etats-Unis (505 milliards de dollars en 2017).
Le républicain, théoricien du fameux “America First” (Amérique d’abord) durant sa campagne électorale, avait soulevé l’enthousiasme de ses partisans en promettant de rééquilibrer les échanges commerciaux entre les USA et la Chine, pour gommer un déficit qui coute cher à son pays, 375 milliards de dollars en 2017 selon les estimations.

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Dans une interview exclusive accordée à African Manager, le Président du Directoire d’Amen Bank et Président de l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (A.P.T.B.E.F.), Ahmed EL KARM, est revenu sur plusieurs points relatifs à l’économie. Il a souligné que la situation actuelle de la Tunisie paraît difficile : “Nous sommes dans une étape où on devrait prendre des réformes structurelles fortes pour relancer l’activité économique et assainir le climat des affaires (…) Plus grave encore, le Tunisien s’appauvrit jour après jour“, a indiqué EL KARM. Il a expliqué cette situation par deux facteurs essentiels, à savoir la chute du taux de change du dinar et l’envolée de l’inflation. “Depuis 2010, le pouvoir d’achat du Tunisien a diminué dans des proportions avoisinant les 25% suite à l’aggravation du déficit budgétaire qui a atteint 6% du PIB et du déficit courant qui s’est élevé à 10% du PIB”. Du coup, il est urgent, selon ses dires, “d’entreprendre les mesures urgentes de nature à normaliser ces deux déficits et réduire par conséquent la pression sur le taux de change du dinar et partant l’inflation“.

Au niveau du budget de l’état de 2019, Ahmed EL KARM a assuré qu’il n’est plus aujourd’hui possible d’augmenter les taxes et impôts comme ce fut le cas pour l’équilibrage du budget de l’année 2018. “Il reste à s’occuper convenablement des sources de gaspillage et des dépenses inutiles en réformant le système de compensation et faire en sorte que la subvention des prix profite réellement aux classes nécessiteuses (…). Beaucoup de pays l’ont fait grâce à une politique intelligente basée sur une technologie moderne et ils sont réussi à comprimer sensiblement les interventions des caisses de compensation“, a expliqué El KARM, faisant remarquer que cette action est d’autant plus urgente que l’on s’attend à une sensible augmentation du baril qui pourrait atteindre les 100 dollars avec les conséquences inévitables et désastreuses sur le niveau des subventions si on s’abstient d’engager des réformes, certes douloureuses, mais indispensables, selon ses déclarations.

Il s’agit également, selon ses dires, de rechercher de nouvelles sources de revenu alimentant les caisses de l’Etat et parvenir à faire face aux importantes dépenses de fonctionnement et de règlement du service de la dette et c’est pour cela, selon lui, qu’il est plus qu’une urgence aujourd’hui “de démystifier la question de la privatisation qui doit être abordée comme une simple solution économique à la situation d’un secteur d’entreprises publiques qui coûte cher à l’État en subventions et subsides de tout genre… Certes, cette privatisation doit être menée de manière intelligente tenant compte des intérêts des différentes parties concernées et au premier chef des quelles la force de travail“.

Il s’agit enfin“, a ajouté EL KARM, de mettre en exécution le programme de réforme des organismes de retraite et de sécurité sociale qui s’équilibrent actuellement grâce à des prélèvements de plus en pus importants opérés sur le budget de l’État. “Du coup, la question de l’augmentation de l’âge de la retraite parait évidente et naturelle et tout retard en la matière ne fera qu’aggraver la situation du déficit budgétaire et remettre en cause le service des pensions aux retraités“.

Ahmed El KARM a sous un autre angle indiqué que comme pour le déficit budgétaire, la donne énergétique constitue aujourd’hui un facteur important occasionnant l’aggravation du déficit courant. “Il devient urgent dans ce contexte de sécuriser les différentes entreprises internationales du secteur pétrolier pour que la Tunisie retrouve une cadence plus accélérée de recherche des énergies fossiles tout en engagent une réflexion sérieuse sur l’éventuel développement du pétrole et du gaz de schiste en étudiant de manière approfondie toute répercussion sur l’environnement”, a-t-il déclaré. Il est également urgent, selon lui, d’accélérer l’ambitieux programme du gouvernement afférent à l’efficacité énergétique et les investissements de production de l’électricité à partir des énergies solaires et éoliennes.

Dans le même ordre d’idées, le Président du Directoire d’Amen Bank estime que certains secteurs à forte capacité exportatrice méritaient un traitement privilégié pour leur effet immédiat sur le redressement de la balance courante, citant à titre d’exemple le textile, l’agroalimentaire ou les composants automobiles. Le curseur pourrait être aussi mis sur des nouveaux secteurs novateurs dans le domaine des services d’intelligence où la Tunisie a des avantages comparatifs et compétitifs indéniables. C’est le cas des services de santé à l’exportation, des métiers rattachés aux nouvelles technologies de l’information et de la filière de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle.

Le responsable a en outre indiqué que la Tunisie gagnera certes à renforcer ses relations historiques avec l’Europe, mais il ne faut pas oublier qu’il y a de nouveaux continents et pays qui pourraient offrir de nouvelles opportunités pour sceller des relations durables devant contribuer au redressement  de la balance courante  et à la promotion des investissements étrangers directs : C’est le cas de l’Afrique pour laquelle il y a lieu d’affiner la stratégie de conquête et de partenariat et de nommer un “Monsieur Afrique”  de haut niveau décisionnel pour prendre et  coordonner toutes les mesures nécessaires afin de renforcer une présence tunisienne dans un continent promoteur. C’est également le cas de la Chine, qui consciente de sa puissance économique, cherche à être reconnue comme une nation de premier ordre par tous les pays de la planète. «La diplomatie chinoise a développé un programme d’investissements durables très ambitieux dans plusieurs pays. Elle a fait de la nouvelle route de la soie un des instruments confortant sa présence économique dans le reste du monde. Cette stratégie de la nouvelle route de la soie s’articule autour d’investissements importants dans les secteurs de l’infrastructure, de la transformation des produits miniers et énergétiques, dans les industries manufacturières destinées à l’exportation et aux marchés locaux ainsi qu’une multitude de programme touchant divers domaines. En Grèce, la Chine a acheté le port grec de Pirée, faisant de lui une porte d’entrée sur l’Europe. En Éthiopie, elle a construit un chemin de fer reliant Addis Abeba à Djibouti et a développé une importante base de production de textile destiné à l’exportation sur l’Europe. À Djibouti, les Chinois ont bâti un port et un aéroport. Plus proche de nous, au Maroc, pas moins de 22 projets de grande envergure sont réalisés grâce à l’appui technique et financier de la Chine” a-t-il dit.

Il a dans le même contexte indiqué que la nouvelle route de la soie est une réalité qui se concrétise à travers des projets effectifs et ambitieux qui se multiplient jour après jour. Elle s’appuie sur un soutien financier déjà constitué s’élevant, dans une première étape à mille milliards de dollars. La Tunisie gagnerait à en tirer profit de cette dynamique et une visite de très haut niveau en Chine devrait être programmée très rapidement, selon El KARM.

Il a sur un autre volet indiqué que l’inflation est considérée comme mortelle pour toute économie surtout si elle est, comme c’est le cas de la Tunisie, fragilisée par des chroniques dysfonctionnements structurels, économiques, sociaux et politiques.  “La lutte contre l’inflation devrait être une priorité absolue fondamentale de l’action du gouvernement (…) Avec une inflation non contrôlée, la confiance dans l’économie ne peut que s’éroder et toute relance des investissements est appelée à être reportée. Les investisseurs ont besoin d’un environnement des affaires stable pour pouvoir entreprendre les anticipations positives leur permettant de faire des calculs économiques pouvant aboutir à une rentabilité attendue“, a-t-il indiqué.
L’inflation réduit par ailleurs le revenu réel du citoyen et rend inefficace toute augmentation de salaire dont les effets sur le pouvoir d’achat seront neutralisés par l’augmentation des prix. “La Tunisie, si elle ne combat pas efficacement l’inflation, pourrait entrer dans une spirale dangereuse pour son équilibre économique et social“, a-t-il averti.
Il a ajouté que bien que l’inflation ne soit pas exclusivement d’origine monétaire, la Banque centrale de Tunisie ne peut pas rester les bras croisés devant cette situation. Sa mission n’est-elle pas prioritairement de stabiliser les prix et il est normal qu’elle utilise pour cela les instruments monétaires à sa disposition dont notamment et principalement l’augmentation du taux d’intérêt. Parallèlement, le gouvernemental devrait s’atteler plus efficacement à la lutte contre les comportements spéculatifs, le marché parallèle, et surtout prendre les mesures nécessaires réglementaires et budgétaires pour relancer la croissance économique et par conséquent alimenter le marché par une meilleure offre des biens et services, a conclu le Président de l’A.P.T.B.E.F. .

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Le développement du géant chinois a un prix : Une urbanisation et une industrialisation massives qui ont fait des grandes villes du pays des endroits infréquentables, irrespirables. Mais Pékin serait décidé à freiner sa course folle, et même à amorcer une véritable révolution au prix de très gros sacrifices. En effet on a appris que les autorités ont l’intention de protéger un quart des terres de toute activité humaine, de tout développement, rapporte Reuters ce lundi 25 juin 2018. Cette grosse affaire devrait commencer d’ici 2020, et permettre à terme de préserver plus de 23% de l’étendue forestière du pays,

Au moins 25% de la superficie totale de la Chine intégrera le programme “ligne rouge écologique“, a indiqué le gouvernement. D’ailleurs les documents ayant trait à la surveillance, au renforcement des contrôles et au durcissement des normes industrielles sont diffusés depuis quelques mois, preuve que la volonté politique est bien là. De toute façon le gouvernement n’a pas le choix : C’est soit ça, soit continuer avec la pollution et la déforestation, avec les risques que l’on sait pour la santé publique, l’attractivité du pays, son économie…

Le pouvoir central a mis le curseur sur les provinces et leur a exigé des plans détaillés pour faire baisser le smog dans les grandes villes industrielles, puis ce sera le tour des grandes provinces connues pour l’exploitation intensive du charbon, très polluant.
Le mois dernier, le président chinois, Xi Jinping, avait donné le ton en s’engageant à entamer la bataille de la dépollution et offrir à l’environnement une “amélioration fondamentale” d’ici 2035. Il est question de favoriser l’émergence d’une “Chine magnifique” d’ici 2035 à travers la mutation de ses “structures industrielles“, de ses techniques de production et même de son mode de vie, a embrayé le gouvernement.

Après la révolution sur le marché financier, un des plus fermés au monde, voilà la révolution écologique. Après ça le président américain, Donald Trump, ne pourra plus dire que Pékin est l’ennemi numéro un du progrès, lui dont le pays a tourné le dos à l’Accord de Paris sur le climat que son prédécesseur, Barack Obama, avait pourtant signé..

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C’est une nouvelle ère en Chine, celle d’un marché ouvert aux produits et investissements étrangers, du moins selon les déclarations des autorités rapportées ce mardi 19 juin 2018 par China Securities Journal. D’après ce dernier, le ministère du Commerce dévoilera prochainement une batterie de mesures pour assouplir sensiblement les conditions d’entrée des investissements étrangers dans de nombreux secteurs. Cette révolution annoncée du marché financier, qui va s’inscrire dans la durée, devrait concerner des secteurs tels que l’énergie, les ressources, les infrastructures, le transport, le commerce et la logistique indique le journal, repris par Reuters

Il est aussi question de revoir l’organisation des zones de libre-échange, indique le journal. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions entre la Chine et les USA, où les deux parties se rendent les coups en matière de restrictions et taxes sur les produits qui circulent entre les deux pays. Rappelons que pas plus tard que lundi 18 juin 2018, le président américain, Donald Trump, a menacé de décréter un droit de douane de 10% sur 200 milliards de dollars (170 milliards d’euros) de produits chinois.

Déjà en avril dernier, Pékin a plié face à l’avalanche de plaintes sur la fermeture de ses marchés financiers, il avait alors été annoncé que le seuil des participations étrangères serait portée de 49% à 51% dans les sociétés cotées à la Bourse.
En vue également la suppression du plafonnement des participations étrangères dans les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique sur une période de cinq ans.

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 La production industrielle de la Chine a maintenu une croissance stable le mois dernier, alors que les secteurs des hautes technologies ont enregistré un nouvel élan en matière d’activité manufacturière, selon des données officielles publiées jeudi par l’agence chinoise Xinhua.

 La production industrielle a progressé de 6,8% en mai, contre 7% en avril. Ce taux reste néanmoins supérieur à celui de 6% rapporté en mars, a indiqué le Bureau d’Etat des statistiques (BES).

 Au cours des cinq premiers mois, la production industrielle a augmenté de 6,9%, un chiffre inchangé par rapport aux quatre premiers mois.

La production industrielle, officiellement appelée valeur industrielle ajoutée, est utilisée pour mesurer l’activité des grandes entreprises ayant un chiffre d’affaires annuel d’au moins 20 millions de yuans (environ 3 millions de dollars).

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Selon un rapport sur l’économie numérique publié mardi par le ministère chinois du Commerce, les exportations de logiciels de la Chine ont atteint 37,6 milliards de dollars en 2017, en hausse de 9,7% sur un an, rapporte Xinhua.

Près de la moitié du volume, 18,9 milliards de dollars, étaient constitués par des exportations vers les Etats-Unis, l’Union européenne et le Japon, indique le document.

Les exportations chinoises de logiciels ont augmenté rapidement depuis 2012 et ont évolué progressivement vers le segment plus élevé de la chaîne de valeur, ajoute-t-il.

Le rapport note également que la Chine manque encore de capacités d’innovation en matière de logiciels de base et d’outils de développement, et met en garde les entreprises de logiciels chinoises contre l’augmentation des coûts et des risques dans ce secteur.

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Preuve de la montée en puissance de la Chine en Afrique, où elle est déjà le 1er investisseur étranger, la monnaie chinoise va faire une percée fulgurante dans la 1e puissance économique du continent, le Nigeria. En effet le Yuan va être propulsé au rand de 2e monnaie commerciale du pays, selon BBC Afrique. Le dollar reste, pour le moment, la principale monnaie commerciale du Nigeria…

En effet ce dernier commence à voir les limites de la monnaie américaine ; avec la fonte des cours du pétrole, le géant africain a été frappé par la fonte des flux de dollars, ce qui a eu pour première conséquence une dépréciation de la valeur de la monnaie nigériane, le Naira, à un niveau jamais vu. Alors le Yuan chinois s’est naturellement imposé comme la solution pour mettre à l’abri l’économie du pays des soubresauts du marché du brut. Cette affaire a commencé il y a deux ans, avec des négociations qui ont permis de s’accorder sur un pactole de 16 milliards de nairas (environ 2,5 milliards de dollars). Avec cet accord, les opérateurs nigérians pourront régler leurs achats en Chine en Yuan. Fini le stress des transactions en Dollar…

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L’excédent commercial de la Chine a baissé de 43,1%, en mai 2018, pour atteindre 156,5 milliards de yuans. Les exportations ont progressé de 3,2% sur un an pour atteindre 1,340 milliard de yuans tandis que les importations ont augmenté de 15,6% pour atteindre 1,190 milliards de yuans, selon Xinhua. Le président américain, Donald Trump, qui reproche à la Chine sa politique commerciale trop agressive et le “dumping” qui fait des ravages aux USA et ailleurs, ne va pas bouder son plaisir…

Le commerce de marchandises de la Chine a augmenté de 8,8% sur un an pour atteindre 11,630 milliards de yuans (environ 1,820 milliards de dollars), au cours des cinq premiers mois de l’année, selon des données douanières publiées vendredi 08 juin 2018.

Les exportations ont affiché une croissance de 5,5% en glissement annuel pour s’établir à 6,140 milliards de yuans durant cette période, tandis que les importations ont augmenté de 12,6% à 5,490 milliards de yuans, entraînant un excédent commercial de 649,8 milliards de yuans, en baisse de 31%.

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La situation très inconfortable de Djibouti en ce moment est la parfaite illustration du combat sans merci que se livrent les Etats-Unis et la Chine pour avoir les faveurs de ce pays. Le 02 mai 2018, deux sénateurs américains, James Inhofe (un républicain) et Martin Heinrich (démocrate), avaient saisi John Robert Bolton, le conseiller US à la sécurité nationale, pour sonner l’alerte face à l‘‘immense influence de la Chine’‘ à Djibouti. Le 16 du même mois, Mahmoud Ali Youssouf, le ministre djiboutien des Affaires étrangères, a écrit à son homologue américain pour mettre les points sur les i et pour surtout calmer le pays de l’Oncle Sam, très irascible et imprévisible depuis qu’un certain Donald Trump s’est installé à la Maison Blanche.

Dans sa lettre adressée au secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, le chef de la diplomatie djiboutienne qualifie les assertions des deux élus américains d’‘‘affirmations sans fondement’‘, rapporte Africanews. Ali Youssouf dit de la Chine que c’est ‘‘un partenaire crucial’‘ pour son pays, qui lui est ‘’ immensément reconnaissant’‘. Mais selon lui cet état de fait ne menace en rien les liens entre les USA et Djibouti, un ‘‘allié loyal et fiable’‘.

Au sujet de la mainmise des Chinois sur le terminal à conteneurs du port de Doraleh (DCT) Ali Youssouf ressort le ‘‘démenti formel’‘ du président djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh.

Pour rappel, les sénateurs américains parlaient également du projet de Pékin de prendre le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, un endroit très stratégique. Mais ce n’est pas tout, Inhofe et Heinrich accusent aussi la Chine de vouloir prendre position autour de la base américaine du Camp Lemonnier et d’avoir des vues sur le terminal à conteneurs du port de Doraleh. Toujours d’après eux, Djibouti déroule le tapis rouge aux Chinois pour obtenir en échange l’annulation d’une patrie de ses dettes.

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Le transport de marchandises à des fins commerciales en Chine a augmenté de 7,4% pour atteindre 4,24 milliards de tonnes en avril, relate Xinuha.

Cette croissance est supérieure d’un point de pourcentage à celle rapportée au premier trimestre, précise la même source.

Les marchandises transportées sur le réseau routier du pays ont augmenté de 8,9%, et celles transportées par voie fluviale de 2,2%.

Au cours des quatre premiers mois, le transport de marchandises à des fins commerciales a progressé de 6,6% par rapport à la même période l’année dernière pour atteindre 14,46 milliards de tonnes.

De janvier à avril, le débit de marchandises aux ports a enregistré une croissance de 0,9% en glissement annuel à 4,21 milliards de tonnes.

Durant la même période, les investissements en actifs fixes dans les routes et les voies fluviales ont grimpé de 8% à 540,6 milliards de yuans (84,44 milliards de dollars).

Ces investissements représentent environ 30% de l’objectif de 1.800 milliards de yuans pour l’ensemble l’année, détaille la même source.

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Le premier avion chinois développé indépendamment par une entreprise privée, le Guanyi GA20, est sorti des lignes de production lundi, dans la province chinoise du Jiangxi (est) selon des médias chinois.
Cet avion qui dispose de quatre sièges, polyvalent et à propulseur unique est économe en carburant et dispose d’une autonomie maximale de 1.200 kilomètres et d’une vitesse maximale de 360 kilomètres par heure.
L’entreprise qui table sur une production annuelle de 200 appareils d’ici 2022 a commencé à développer l’avion, en 2014, et a installé sa base industrielle d’aviation générale dans la Zone de haute technologie de Nanchang.

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La société chinoise Sinotruck spécialisée dans l’industrialisation des tracteurs veut investir en Tunisie à travers l’exécution d’un projet d’une valeur de plus de 30 millions de dinars devant générer 1000 emplois, a fait savoir le directeur général de la société pour le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe.

Le ministre de l’Industrie, des Petites et Moyennes entreprises, Slim Fériani, s’est entretenu avec le directeur général de la Sinotruck chargé du Moyen Orient, de l’Afrique et l’Europe qui a souligné l’importance de ce projet, qui permettra de produire 1000 tracteurs par an.

Fériani a examiné avec le responsable chinois et la délégation l’accompagnant les perspectives d’investissement dans le domaine de l’industrialisation des tracteurs et les avantages qui pourraient être accordés à cette société en vue de l’encourager et d’améliorer son taux d’inclusion, d’autant qu’elle occupe la troisième place à l’échelle internationale en matière d’industrialisation de tracteurs.

Le ministre a souligné le souci du gouvernement d’impulser l’investissement, d’améliorer le rythme des exportations et de soutenir les secteurs prometteurs.

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Fraîchement nommé, le nouvel ambassadeur de la Chine en Tunisie, Wang Webin, a annoncé, lors de la tenue, ce mardi 15 mai 2018 à Tunis, du Forum économique tuniso-chinois qu’un projet permettant aux produits agricoles tunisiens de s’exporter sur le marché chinois devrait voir le jour prochainement.

Dans sa réponse à l’un des exportateurs déplorant l’interdiction de l’entrée en Chine des produits agricoles en provenance de la Tunisie, l’Ambassadeur a tenu à préciser qu’on ne peut pas parler d’interdiction, mais plutôt d’absence de cadre légal entre les deux pays. Et d’ajouter qu’un projet portant sur la liste des produits à exporter en Chine devrait être défini et signé prochainement.

Wang Webin a promis de discuter de cette question avec le ministère du Commerce tunisien, citant le cas du Maroc qui a paraphé cet accord depuis l’année 2017.

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La vice-présidente du Conseil d’affaires tuniso-chinois, Dhouha Chtourou, a annoncé, lors du Forum économique tuniso-chinois qui a eu lieu ce mardi 15 mai 2018 au siège de l’UTICA à Tunis, que le Conseil accordera à ses adhérents parmi les industriels tunisiens voulant investir et faire des affaires en Chine des facilitations pour l’obtention du visa. “J’incite chaque entreprise tunisienne voulant investir en Chine à être membre du conseil… Un certificat facilitant l’obtention du visa lui sera accordé“, a-t-elle précisé.

Dhouha Chtourou a par la même occasion appelé les hommes d’affaires, les industriels et les exportateurs à adhérer en masse à ce conseil chargé principalement d’accompagner les entreprises tunisiennes pour en savoir plus sur le marché chinois, promouvoir le développement coordonné entre les entreprises économiques tunisiennes et chinoises, renforcer et développer les relations de coopération amicales entre les deux peuples et promouvoir un partenariat gagnant-gagnant, selon ses dires.

Organisé par le Conseil d’affaires tuniso-chinois en collaboration avec l’Ambassade de la Chine, le Forum économique tuniso-chinois a été une occasion pour concrétiser les projets de coopération économique et commerciale entre la Tunisie et la Chine et promouvoir les opportunités à l’import.

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Le Nigeria a conclu un accord d’échange de devises avec la Chine. Selon les informations de l’institution relayées par Reuters, l’Etat nigérian devrait recevoir 15 milliards de yuans (2,36 milliards $) en contrepartie d’un montant de 720 milliards de nairas, versé à l’Empire du Milieu. Selon les clauses de l’accord, cet échange de devises devrait durer 3 ans entre les deux pays.

La BPC a également indiqué que cet accord vise à faciliter les investissements entre les deux pays. Il devrait également permettre de promouvoir la stabilité financière dans les deux économies, qui représentent des poids lourds sur leurs continents.

Cet accord devrait par ailleurs, permettre à l’Etat nigérian de booster ses rapports commerciaux avec le géant chinois, grâce à une facilitation des règlements commerciaux bilatéraux entre les deux pays.

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Le siège de l’UTICA abritera le mardi 15 mai 2018 le Forum Economique Tuniso-Chinois. Ce Forum est organisé par le Conseil d’affaires Tuniso-Chinois relevant de l’UTICA.

Ce Conseil vient, rappelons-le, d’être créé pour rapprocher les milieux économiques des deux pays dans les secteurs publics et privés et  pour renforcer la coopération et l’échange d’expertise entre les industriels et les investisseurs  tunisiens et Chinois et ce dans les deux sens.

Le programme de cette manifestation comporte des rencontres de Networking bien ciblées, une présentation  des « projets de coopération économique et commerciale entre la Tunisie et la Chine » assurée par le nouvel ambassadeur chinois en Tunisie Wang Wenbin, une présentation des  Investissements et des financements de la Chine en Afrique assurée par la Conseillère économique de l’Ambassade de Chine dans notre pays, Zhang Fengling, ainsi qu’une Promotion du salon « China Import Expo »  qui aura lieu à Shanghai du 5 au 10 novembre 2018.

Ce Salon va offrir aussi aux entreprises Tunisiennes une possibilité unique de faire leurs premiers pas pour entrer dans le gigantesque marché chinois ; surtout que son organisation entre dans le cadre des efforts récents du gouvernement chinois en vue d’entrer dans une  nouvelle ère de désenclavement de grande envergure et constitue une étape importante dans l’ouverture continue du marché chinois au monde.

Il est à rappeler qu’une délégation du conseil d’affaires Tuniso-Chinois était récemment à Pékin où elle a participé à de nombreuses manifestations  dont le « Belt and Road Trade and Investment Forum ».

La délégation Tunisienne a dans ce cadre des rencontres avec les membres chinois du Conseil d’affaires, ainsi qu’avec de nombreux hommes désireux d’investir dans notre pays où d’importer les produits Tunisiens comme l’huile d’olive.

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Mabrouk Kourchid, ministre des domaines de l’Etat et des Affaires foncières, a rencontré lundi 30 avril 2018, au siège de son département, une délégation d’hommes d’affaires chinois qui envisage d’investir en Tunisie, notamment dans le mégaprojet du pôle économique de Zarzis.

Selon un communiqué publié par le ministère des Domaines de l’Etat, “les pourparlers sont à un stade avancé pour la réalisation de ce projet. Un mémorandum d’entente concernant les études préliminaires du projet pourrait être signé dans les jours à venir, vu l’intérêt manifesté par un investisseur stratégique chinois, China Civil Engineering Construction Corporation (société étatique)“.

Le chef de la délégation chinoise a déclaré suite à la rencontre avec Kourchid que “leur société qui a réalisé avec succès plusieurs Mégaprojets dans divers pays compte investir en Tunisie et mettre en place une stratégie de coopération étroite avec elle, dans le but de contribuer au processus de développement du pays surtout au niveau des grands projets“.

Le ministre a souligné la volonté du gouvernement d’union nationale de consolider la coopération tuniso-chinoise et le désir d’instaurer un partenariat gagnant-gagnant dans plusieurs domaines. Il a ajouté que son département est disposé à fournir l’expertise nécessaire sur le plan foncier pour la concrétisation de certains projets d’investissement que compte réaliser la partie chinoise.

Il est à noter que “la délégation d’hommes d’affaires chinois avait effectué auparavant, une visite d’inspection, sur le site du pôle économique de Zarzis qui s’étend sur une superficie de 850 hectares. A ce titre, les investisseurs chinois sont disposés jouer un rôle majeur au niveau de la réalisation de toutes les composantes du projet (le port, les chemins de fer et les bâtiments)“.

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La Chine appliquera la technologie 5G aux terminaux dès le deuxième semestre de 2019, conduisant à la commercialisation primaire de la technologie dans un proche avenir, rapporte l’agence d’information chinoise Xinhua.

La Chine a lancé des mécanismes de coopération 5G avec le Japon, la République de Corée, l’Union européenne et les États-Unis, avec des entreprises internationales qui participent à la recherche et au développement.

Les fabricants d’appareils tels que Huawei et Ericsson ont participé au développement de produits 5G pour aider à créer une chaîne industrielle complète 5G, précise la même source.

Compte tenu de la vitesse beaucoup plus rapide offerte par la 5G, jusqu’à 10 gigabits par seconde, les réseaux ultra-rapides de la prochaine génération changeront davantage les modes de vie par rapport à l’ère de la 4G.

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