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Suite à l’appel de la Fédération générale du textile, de l’habillement, du cuir et de la chaussure, une grève générale a été programmé les 19 et 20 juillet 2017 dans le secteur.

Cette grève a été décidée suite au non respect par l’UTICA de l’accord conclu le 10 mars dernier et portant sur l’augmentation des salaires des employés du secteur privé.

Il convient de rappeler à ce propos que le secteur du textile et habillement vit depuis le déclenchement des événements de la révolution, une situation précaire et malgré son rôle important dans la contribution du développement économique, ce secteur a été fragilisé par cette conjoncture. D’ailleurs, au cours des 10 premiers mois de l’année 2013, les investissements déclarés dans l’industrie estimés à 2 802,7 millions de dinars (MD), ont baissé de 5,8% par rapport à la même période de 2012.

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L’investissement industriel fait partie des secteurs que le gouvernement surveille comme du lait sur le feu – avec le tourisme et le phosphate – et pour cause : Les ennuis économiques de la Tunisie sont venus par là, ou plus précisément de leur mauvaise santé ces dernières années. Donc de meilleurs indicateurs sont assurément annonciateurs d’une reprise économique de plus grande envergure, chose que la Tunisie appelle de ses voeux et pour laquelle les autorités travaillent, notamment depuis le méga rendez-vous “Tunisia 2020”. D’après le bulletin de conjoncture de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) du mois d’avril 2017, ça va mieux, nettement mieux sur le front de l’investissement industriel…

“L’investissement déclaré dans le secteur industriel a enregistré, durant les quatre premiers mois 2017, une progression de 36,9% par rapport à la même période de l’année 2016 pour se situer à 1622,8 millions de dinars (MD) contre 1185,5 MD l’année écoulée”, dit le document de l’APII.
Les investissements déclarés par secteur montrent que le secteur des industries agroalimentaires a affiché un taux d’accroissement positif de 22,1% pour atteindre 529,7 MD, essentiellement suite à la déclaration durant les quatre premiers mois 2017 de l’extension d’une fromagerie pour un montant de 29,5 MD, à la déclaration de la création d’une unité de fabrication de pâtes alimentaires pour 26 MD et de l’extension d’une brasserie pour un montant de 19 MD.
Ce secteur a, également, enregistré la déclaration de l’extension d’une unité de fabrication de boissons gazeuses pour un montant de 19 MD et la déclaration de renouvellement du matériel d’une unité de fabrication de boissons gazeuses pour un montant de 12,8 MD.

Du vert un peu partout!

De même, le secteur des industries mécaniques et électriques a connu une progression de 29,3% dont le montant des investissements déclarés pendant les quatre premiers mois 2017 est de 396,6 MD, après la déclaration de l’extension d’une unité totalement exportatrice de fabrication des compteurs pour un montant de 38,7 MD avec un capital 100% étranger.
Ce secteur a également enregistré la déclaration de l’extension d’une unité de fabrication de filtres pour véhicules pour un montant de 25,3 MD et la déclaration de l’extension d’une unité de fabrication de câbles pour un montant de 23,6 MD.

Il en est de même pour le secteur des industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre dont les investissements ont augmenté, durant les quatre premiers mois 2017, de 37,6% avec 207,5 MD, principalement suite à la déclaration de l’extension d’une briqueterie pour un montant de 75 MD et à la déclaration de l’extension d’une unité de fabrication de béton prêt à l’emploi pour un montant de 9 MD.

Le secteur des industries chimiques a affiché une augmentation de 59,1% avec des investissements déclarés de 169,3 MD, suite aux déclarations de la création d’une unité totalement exportatrice de fabrication de phosphate mono et bi-calcique pour un montant de 25,5 MD, d’une unité de fabrication de médicaments pour un montant de 12 MD et d’une autre de fabrication de résines et colles pour un montant de 11MD, outre la déclaration de l’extension d’une unité de fabrication des produits pharmaceutiques pour un montant de 9,4 MD.

Idem pour le secteur des industries diverses dont les investissements ont augmenté de 67.8% durant les quatre premiers mois 2017 avec 249.7 MD contre 148.8 MD durant les quatre premiers mois 2016, essentiellement suite à la déclaration de l’extension d’une unité de fabrication d’articles d’emballage pour un montant de 12.2 MD, à celle de l’extension d’une unité de fabrication de carton couche pour un montant de 10.1 MD en plus de l’extension d’une unité d’injection de pièces en plastiques pour un montant de 9.5 MD.

Les investissements déclarés dans le secteur des industries du textile et de l’habillement ont aussi connu une augmentation de 85,6% avec 64,4 MD contre 34,7 MD durant les quatre premiers mois 2016, essentiellement suite à la déclaration de l’extension d’une unité de confection pour un montant de 15,6 MD.
Ce secteur a également enregistré la déclaration de renouvellement du matériel d’une unité totalement exportatrice de fabrication de fil de lin pour un montant de 11,2 MD.

Il en est de même pour le secteur des industries du cuir et de la chaussure dont les investissements déclarés ont augmenté, durant les quatre premiers mois 2017, de 30,2%, passant de 4,3 MD à 5,6 MD.

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“L’examen des résultats provisoires de l’exécution du budget de l’Etat, à fin novembre 2016,  fait apparaître une détérioration du déficit budgétaire (4.058  MDT contre 1.865 MDT au cours de la même période de l’année 2015), suscitée par l’accélération des dépenses hors principal de la dette à un rythme plus élevé que celui des recettes propres”, c’est ce qu’a été révélé dans une note de conjoncture qui vient d’être publiée par la Banque centrale de Tunisie (BCT). En effet, les dépenses de fonctionnement se sont accrues de 9,7%  durant cette période (contre -0,1% une année auparavant), portant la marque de l’accélération  des dépenses de rémunération (+16,8% contre +12,7%).

Quant aux dépenses de subvention, elles se sont établies à un niveau nettement inférieur à celui de 2015. Par ailleurs, on notera une nette reprise des dépenses en   capital qui est due, principalement, à l’accélération de l’exécution des projets d’investissement qui a atteint presque 82% du montant programmé dans la LF2016.

S’agissant des ressources propres de l’Etat, elles se sont accrues durant les onze premiers mois de 2016  (+5,3%  contre  +1,1%)  tout  en  demeurant en deçà du taux de progression prévu dans la loi des  finances  2016  (LF2016),  soit  12,4%  pour l’ensemble de l’année. Leur évolution est due à une hausse considérable et exceptionnelle des recettes non fiscales (cession de la licence 4G et dinarisation de la dernière tranche des recettes de privatisation de 35%  du  capital  de  Tunisie Télécom). En revanche, les recettes fiscales n’ont progressé que très modérément (0,5% comparé au taux de 11,4% prévu  dans  le  cadre de la LF2016). Traduisant une conjoncture économique morose, les recettes au titre d’impôts directs se sont inscrites, au cours des onze premiers  mois  de 2016, en baisse de 3,7% par rapport à la même période de l’année précédente, reflétant une évolution contrastée de leurs composantes. En  effet,  la  hausse de 19,6% des impôts sur le revenu a été plus que neutralisée par l’effet de la baisse des impôts sur les  sociétés  (-43,1%), laquelle baisse  a  touché aussi bien les compagnies pétrolières que les sociétés non-pétrolières. Cependant, les recettes d’impôts indirects ont enregistré une hausse de 3,6  %, grâce à la progression des droits de consommation (+23,4%) qui a compensé la baisse des droits de douane (- 24,8%) et la faible performance de la TVA (+0,7%).

Toujours selon le même rapport, le financement du déficit durant les  onze premiers mois de 2016  a été,  principalement, assuré grâce à un recours  intensif au financement intérieur pour combler le gap dû à la non mobilisation de certaines ressources extérieures prévues dans le cadre de la LF 2016.

Par ailleurs, l’évolution  des  paiements  extérieurs en 2016 s’est fortement ressentie de la poursuite de la morosité de la conjoncture économique, de la persistance  d’un climat social tendu et des incertitudes  entourant  le rétablissement de la stabilité sécuritaire.  Ainsi, les pressions sur le solde des opérations courantes se sont poursuivies en  2016 avec un déficit  légèrement supérieur à celui de l’année  précédente, soit 8,9% du PIB contre 8,8% en 2015. Cette contre performance porte la marque du creusement, en niveau, du solde commercial qui, en dépit de la reprise de la demande en provenance de la Zone Euro, demeure fortement fragilisé par la persistance du déficit énergétique (qui  semble désormais revêtir un caractère « structurel  »)  et par la  hausse  des  importations de biens de consommation face à des exportations très vulnérables.

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La plateforme “Tunisia Trading” est actuellement dans une phase importante, celle de l’internalisation et de l’ouverture, notamment en direction des pays africains.
L’annonce a été faite par le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT), Mounir Mouakher, lors de la journée d’information intitulée « l’Export : un levier incontournable pour le développement des entreprises tunisiennes », organisée hier jeudi 15 décembre.
Mounir Mouakhar, a précisé, à cette occasion, qu’il s’agit d’une démarche importante permettant aux entreprises adhérentes de bénéficier de nombreux avantages à même de leur faciliter l’accès à plusieurs marchés prometteurs. « Aussi, il est opportun de miser dans le futur sur un partenariat public/privé afin de conférer à la plateforme “Tunisia Trading” plus d’opportunités d’assurer sa pérennité et afin de lui permettre de renforcer ses capacités et ce, à travers la création d’une société », a-t-il ajouté.
«Tunisia Trading», considéré comme un réseau d’affaires en ligne (B2B) visant la mise en place d’un environnement favorable à la croissance des entreprises exportatrices tunisiennes, compte actuellement 3800 entreprises, 30 partenaires nationaux et internationaux.
Le chef du projet, Maher Ben Cedrine, s’est montré optimiste, faisant savoir qu’avec ce chiffre, ils ont réussi à atteindre 70 des objectifs fixés pour l’année en cours.
Dans le même contexte, il a tenu à préciser que cette plateforme multisectorielle a été conçue en six modules dont notamment le networking, la place de marché, les opportunités, les appels d’offre internationaux, les outils de communication et enfin l’espace financier offrant des comparateurs des produits financers (leasing, assurances et banques) et permettant de bénéficier d’informations sur les cours des devises, d’accéder à des simulateurs de crédits et d’avoir des raccourcis vers des services bancaires.
 
L’e-commerce, une opportunité à saisir
 
Cette initiative est bien appréciée par le gouvernement lequel, par la voix du ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, a assuré qu’il s’agit d’un projet concret qui peut avoir des résultats tangibles permettant aux entreprises de s’internationaliser.
« C’est une vraie opportunité qui va aider nos entreprises d’aller aux marchés traditionnels avec plus de présence et force, mais aussi de conquérir des nouveaux marchés lointains à savoir l’Afrique », a indiqué Laadhari lors de son discours d’intervention.
Pour lui, il s’agit d’une réelle opportunité à saisir, surtout dans un marché international en pleine expansion avec des transactions totalisant 5000 trillions de dollars.
Ce défi semble réalisable, surtout avec la confiance accordée au site Tunisie, a affirmé le ministre, s’appuyant sur la réussite de la Conférence internationale sur l’investissement, qui s’est déroulée les 29 et 30 novembre à Tunis.
« On continue à avoir des annonces et des projets concrets prouvant qu’on a enclenché une belle dynamique pour la relance économique de la Tunisie», a encore avancé le ministre, annonçant que le Millennium Challenge Corporation (MCC) a accordé à la Tunisie une aide de 400 millions de dollars (922,8 millions de dinars selon le cours de ce matin) sur 4 ans.  « Il est important que tous les partenaires, notamment le secteur privé et les structures d’appui, se mobilisent pour cette réussite économique», a-t-il assuré.
Pour plusieurs observateurs, le développement du commerce électronique revêt une importance particulière dans une conjoncture marquée par l’aggravation du déficit commercial durant les 11 premiers mois de 2016, atteignant les 11.628 millions de dinars (MD), contre 11.230,6 MD au cours de la même période de 2015, pour un taux de couverture de 69,4%. Chose qui a beaucoup impacté le classement de la Tunisie. En effet, elle est classée au 73ème rang mondial sur les économies couvertes par l’indice de l’e-commerce de la Commission des Nations -Unies pour le commerce et le développement (CNUCED)
 

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Le PDG de Zitouna Tamkeen, Nabil Ghalleb s’est montré optimiste quant à la période à venir, et ce malgré la conjoncture morose qui secoue le pays.
« La qualité de nos fondateurs nationaux et internationaux, l’originalité de notre approche de la capacitation économique qui a fait ses preuves aux quatre coins du monde et notre confiance dans la capacité de résilience de notre pays à la crise économique font que nous demeurons optimistes quant à la réalisation des objectifs de Zitouna Tamkeen », a précisé le responsable dans une interview accordée à Africanmanager.
Les objectifs sur 5 ans : mobiliser des lignes de financement de l’ordre de 100 millions de dinars, déployer un réseau de 25 agences dont 5 mobiles en plus de 5 directions régionales sur une période de 5 ans afin de servir 65 000 bénéficiaires.
Pour atteindre cet objectif, des conventions ont été signées avec des ministères, des structures publiques, des établissements de l’enseignement supérieur, des ONG nationales et internationales sans oublier le secteur privé.

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La sortie de la crise qui secoue actuellement la Tunisie est toujours probable, si on reste attaché au dialogue en tant que processus consensuel, a déclaré la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, à l’occasion de la conférence tripartite pour l’adoption du plan d’action pour la mise en œuvre du contrat social, qui se tient actuellement à Gammarth.

Pour ce faire, Bouchamaoui a souligné la nécessité de traduire cette volonté par l’adoption d’un programme de travail fixant les priorités principales selon les urgences, à commencer par la stratégie nationale de l’emploi, la réforme du régime de retraire. Pour la présidente de la centrale patronale, la réussite dans l’exécution de ces objectifs passera certainement par le respect de l’approche participative, qui se distingue déjà par le contrat social, signé le 14 janvier 2014.

Sur un autre plan, la responsable a mis l’accent sur cet événement qui vient dans une conjoncture difficile marquée également par un déséquilibre financier des caisses sociales, l’évolution du chômage sans oublier les défis auxquels fait face le secteur privé.

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En vue de permettre le bon déroulement des transactions durant le congé à l’occasion des fêtes de la République et de l’Aïd El Fier

Lors de sa réunion mensuelle tenue le 28 avril 2016, le Conseil d’Administration a pris connaissance des évolutions de la conjoncture économique internationale et a passé en revue les principaux indicateurs économiques, monétaires et financiers, ainsi que les évolutions de la

conjoncture économique au plan national. Egalement, le Conseil a discuté de sujets portant sur l’évolution de l’activité du secteur bancaire, l’évolution des transactions sur le marché monétaire et sur le marché des changes et le suivi du fonctionnement de ces marchés par la banque centrale.

Concernant l’activité de la Banque Centrale, le Conseil a pris connaissance de l’avancement des travaux dans le domaine des changes et du

commerce extérieur, entrepris dans le cadre de la mise en place des modalités pratiques visant la facilitation et la simplification des procédures de change au profit des opérateurs économiques et de l’appui au secteur extérieur.

Après délibération, le Conseil a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a reçu lundi au palais de Carthage une délégation du parti Afek Tounès conduite par le président de son Conseil national, Mohamed Louzir.

La rencontre a porté sur la situation générale dans le pays et les propositions du parti concernant la conjoncture actuelle pour trouver les solutions à même d’améliorer la situation économique et sociale.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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