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Macron l’Africain“. Le surnom, qui commence à courir, et pas que dans les couloirs des palais des Républiques, n’est pas usurpé. En effet le président français multiplie les gestes en direction du continent depuis son installation au palais de l’Elysée. Hier lundi 28 août 2017, lors du sommet Europe-Afrique sur la crise migratoire, à Paris, il a été décidé de mettre en place des missions de protection en Afrique pour les demandeurs d’asile. Ce mardi, il est question d’annoncer, lors de la conférence des ambassadeurs, la mise en place d’un Conseil présidentiel pour l’Afrique où siègeront des personnalités de la société civile, rapporte RFI. Macron l’avait promis durant la campagne électorale, ce sera chose faite dans peu de temps…

A noter que le dispositif de protection des migrants se joint aux centres de tri, qui seront installés avec le concours du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) dans des pays de transit, tels que le Niger et le Tchad. D’ailleurs les présidents tchadien et nigérien, Idriss Déby Itno et Mahamadou Issoufou, ont fait le déplacement pour peaufiner les détails de cette affaire. En retour, Issoufou demande un soutien financier massif de la part de l’Union européenne, du même type que ce que la Turquie a reçu pour fixer les réfugiés syriens sur son sol…

Quant au Conseil présidentiel pour l’Afrique, il ambitionne de refondre complètement le partenariat entre la France et le continent. Donc exit définitivement la tristement célèbre nébuleuse France-Afrique et place à une coopération équilibrée, transparente et basée sur les intérêts mutuels. Là aussi c’était une promesse de campagne. Par ailleurs cette instance urge car la France, ancienne puissance coloniale, faut-il le rappeler, qui avait un boulevard devant elle en Afrique, s’est fait damer le pion sur le continent par son voisin italien, sans parler de la Chine et… des Emirats arabes unis !

Pour animer son “think tank”, Macron va coopter une dizaine de personnalités, qui s’activent dans des domaines aussi divers que la culture, le sport, le business… Le footballeur franco-béninois Jean-Marc Adjovi Boco, la chercheuse kényane Yvonne Mburu, l’avocat français Yves-Justice Djimi ou encore Jules-Armand Aniambossou, qui a fait l’ENA avec le chef de l’Etat, ont été approchés. Leur travail sera d’une toute autre nature et va bousculer les habitudes, un peu d’ailleurs comme tout ce que fait Macron depuis qu’il est aux manettes. Ces conseillers d’un nouveau genre vont devoir sortir des sentiers battus pour trouver des idées d’investissement dans des domaines d’avenir et aider l’exécutif français à tisser de solides relations avec les sociétés civiles africaines. Il se dit que les membres du conseil auront un contact direct avec le président, «sans interface», indique l’Elysée. Et avant chaque déplacement en Afrique, ils seront convoqués pour lui confectionner une feuille de route, histoire d’éviter les nombreux écueils du continent et d’en revenir les valises pleines de contrats juteux et de contacts prometteurs.

Par ailleurs on a appris que Macron fignole un discours de politique africaine. Une allocution qu’il fera sur le continent mi-novembre 2017, “très probablement” dans la capitale burkinabé, Ouagadougou. Un acte qui le différenciera définitivement de tous ses prédécesseurs. Quand on vous disait que son  surnom “Macron l’Africain” n’est pas usurpé…

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Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, s’attaque au gros dossier de la crise migratoire, après avoir arraché aux belligérants libyens un accord pour pacifier le pays. Ce lundi 28 août 2017, dans l’après midi, des dirigeants africains et européens sont attendus dans la capitale, pour un mini sommet qui devrait déboucher sur des décisions fortes, notamment en termes de soutien logistique et financier aux pays de transit en Afrique.

Les présidents tchadien et nigérien, Idriss Déby Itno et Mahamadou Issoufou ainsi que le chef du gouvernement d’entente nationale libyen, Fayez al-Sarraj, sont de la partie, indique Jeune Afrique.
Pour l’Europe, Macron a invité la chancelière allemande Angela Merkel, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, le président du conseil italien Paolo Gentiloni et le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

L’enjeu de cette rencontre est capital : «réaffirmer le soutien de l’Europe au Tchad, au Niger et à la Libye pour le contrôle et la gestion maîtrisée des flux migratoires». Pour le président français, l’affaire n’est pas nouvelle. En effet il s’est saisi de ce dossier dès cet été, et a même avancé en juillet dernier la mise en place de «hotspots» – des unités d’enregistrement des migrants – en Libye. Manifestement il avait omis le péril sécuritaire dans ce pays, ce qui lui avait été beaucoup reproché. Macron a alors revu sa copie et a proposé que ce dispositif soit installé au Tchad et au Niger…

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L’heure n’est plus aux formules feutrées, politiquement correctes, l’Europe a décidé de faire savoir au monde, aux migrants économiques en premier, qu’elle croule sous les flux massifs de réfugiés et qu’elle est au bord de l’implosion. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré lors d’un déplacement en Grèce ce jeudi 03 mars : “Ne venez pas en Europe. Ne croyez pas les passeurs. Ne risquez pas vos vies et votre argent. Tout cela ne servira à rien (…). Ni la Grèce, ni aucun autre pays européen ne pourront continuer à être des pays de transit”. En guise d’avertissement, pour dissuader les plus récalcitrants, il a ajouté : “Les réglementations de Schengen seront à nouveau appliquées”…

Tusk était au chevet de la Grèce ce jeudi, un pays en grande difficulté du fait de la forte pression des flux migratoires ; actuellement plus de 10.000 migrants sont coincés à la frontière de la Grèce avec la Macédoine. La Grèce, qui a toujours refusé de boucler ses frontières, comme le font certains pays d’Europe de l’Est, file droit vers une crise humanitaire aigüe, d’où la sortie du président du Conseil européen pour tenter de calmer les ardeurs des migrants économiques. Pas sûr qu’il soit entendu…

Même si Tusk a agité la menace d’une réactivation des dispositifs de la zone Schengen, ce qui suppose des contrôles plus stricts aux frontières européennes extérieures, il critique néanmoins l’attitude de certains pays membres de l’Union européenne qui ont fixé des quotas pour pénétrer sur leurs territoires. “Des décisions unilatérales sans une coordination préalable, même si elles sont compréhensibles dans un contexte national, portent atteinte à l’esprit européen de solidarité”, a-t-il déclaré.

La Grèce a dénoncé à plusieurs reprises ces politiques restrictives unilatérales et accuse l’Autriche d’avoir ouvert la brèche, dans laquelle se sont engouffrés d’autres pays par la suite, laissant les Grecs seuls absorber ces flux massifs.

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