Tags Posts tagged with "Découvertes"

Découvertes

par -

Gonflé à bloc par le statut de ténor continental du Sénégal, que vient de conforter le FMI en classant le pays parmi les 6 “champions de la croissance” en Afrique en 2017 et 2018, le président Macky Sall s’est épanché sur son destin, celui de ses concitoyens. Le moins qu’on puisse dire est que la confiance règne !

Le chef de l’Etat a commencé par affirmer, le dimanche 14 mai 2017, que le pays a tout ce qu’il faut pour entrer dans le cercle des grands producteurs de gaz, au regard des estimations de ses ressources. Il en est persuadé : Le Sénégal n’attendra pas 2035 pour atteindre l’émergence, comme le prévoit le PSE (le Plan Sénégal Émergent), un paquet de méga programmes – 8 grands chantiers au total – budgétisés en grande partie et portés à bout de bras par son initiateur, Macky Sall.
«Aujourd’hui, il est établi que nous avons des ressources énormes en gaz. Nous avons aussi du pétrole. Nous attendons seulement les derniers développements pour avoir des évaluations. Ce qui est évalué est suffisant pour faire du Sénégal une province gazière», a déclaré le président lors d’une rencontre avec des responsables et des promoteurs économiques de la Plateforme pour l’émergence et la citoyenneté, rapporte senego.com. Il a affirmé que le pays est en mesure d’atteindre l’émergence avant l’échéance fixée, 2035, car les projections du PSE n’avaient pas pris en compte les énormes quantités de pétrole et de gaz enfouies dans le sous-sol.

«J’ai décidé, parce que moi je vais partir en 2024, c’est mon vœu, mais avant cela, cette activité [exploitation et exploration du pétrole et du gaz] sera encadrée. Les ressources, leur destination, l’usage seront tout à fait maîtrisés», a-t-il ajouté, en direction d’une partie de la société civile qui agite le spectre de la malédiction du pétrole si le Sénégal ne mène pas impeccablement sa barque.

Le président est revenu sur le sujet polémique des énormes sommes englouties par la prospection, sans résultats. Il a confirmé que plus de 500 milliards de francs CFA avaient été injectés dans la recherche, en vain, à part les maigres résultats des puits de Gadiaga et Diamniadjo.

La recherche pétrolière est une activité sérieuse régie par le Code pétrolier de 1983. Il définit tout le cadre d’intervention. Rien n’est fait au hasard, personne ne peut s’amuser sur les conventions pétrolières. Aucun gouvernement», a asséné Sall.
«Il faut que le débat soit sérieux, sincère, qu’il tienne la route. Ensuite, quand on dit que le Sénégal a perdu des milliards, que personne ne nous a payés dans les transactions, c’est parce qu’on ignore comment fonctionne l’exploration pétrolière. On ignore ce que dit la loi. Comme dans tous les pays, l’exploration pétrolière est une activité risquée (…), elle est défiscalisée“, a indiqué le chef de l’Etat.

Le FMI apporte de l’eau au moulin de Sall

Les dernières prévisions du FMI tablent sur une croissance de 6,8% en 2017 et 7% en 2018. L’institution financière explique cette embellie par la stabilité politique au Sénégal, les excellents résultats du secteur agricole grâce aux subventions étatiques massives, notamment pour le riz, dont les Sénégalais sont très friands, qui pèse très lourd sur la balance commerciale et par conséquent dévore les devises étrangères.

Le FMI salue aussi les gros investissements, dans le cadre du PSE, faits dans les infrastructures : aéroports, autoroutes, chemins de fer, centrales électriques, routes… Le rapport met en avant l’emblématique TRE (Train express régional), d’un coût de 867 millions d’euros, qui va changer le visage de la capitale, Dakar et du futur deuxième pôle administratif du pays, Diamniadjo, qui va accueillir 15 ministères dès 2018 ainsi qu’une pléthore d’installations industrielles et commerciales.

par -

Après le premier circuit d’El-Maamoura, l’année dernière, la délégation régionale de la culture de Nabeul a renouvelé l’expérience cette année en faisant le cap sur une autre région du Cap Bon. Il s’agit du périple culturel et écologique Nabeul: Soliman-El Haouaria, Korbous, Takelsa-Kélibia. Un parcours qui peut être classé comme un véritable guide pour les prochaines sorties culturelles à la découverte de la Grande mosquée de Soliman qui fêtera cette année le 400ème anniversaire de sa création. Organisé cette fois en partenariat avec l’association ArtAttitude, l’association de sauvegarde de la médina de Soliman, la maison de la culture de Takelsa, le circuit a connu une présence au grand complet: jeunes chargés des bibliothèques itinérantes dans la région, des représentants des associations des amis du livre et de la bibliothèque, de poètes, des passionnés et de journalistes de tous bords, où la rencontre et le partage, ont été au rendez-vous d’une escapade en pleine nature. En chefs de file, un duo de chevronnés et de communicateurs bien avisés à la délégation de la culture:
Monia Messaadi (directrice en charge de l’action culturelle et des arts) et Mourad Ridène (chargé de la communication et de la presse). Sur le terrain, ils ont expliqué que ce circuit se veut une manière de rapprocher les Tunisiens et les étrangers aussi d’un patrimoine peu ou mal connu, de les faire découvrir les richesses des régions isolées (comme Takelsa…) et de créer de la sorte une nouvelle carte de tourisme-culture-écologie. Partant de ce concept, le circuit a fait rencontrer les journalistes et une quinzaine d’artistes de 30 pays différents participant à la troisième session des Journées méditerranéennes des arts visuels organisées par l’association ArtAttitude, qui se sont lancés ensemble à la découverte de cette région pittoresque du cap Bon.
Soliman: une cité témoin et dépositaire de joyaux du patrimoine et de traditions culinaires des Andalous
Du cadre idyllique des “Jasmins” à Nabeul, l’aventure commence en direction de Soliman, pour une visite dans le quartier andalou, témoin du passage en 1609 du troisième mouvement d’émigration des morisques expulsés par Philippe III d’Espagne. C’est dans ce quartier qu’est jalousement conservé par la famille Dar Hamrouni, le moulin à vent, “El Molino”, technique agricole andalouse pour extraire l’eau et pour mouler les céréales, explique, Mustapha Ben Mansour président de l’association de sauvegarde de la médina (ASM) de Soliman. Ce monument unique, précise-t-il est le troisième en son genre aux cotés du Moulin à eau historique dans la réserve naturelle au nord de Madrid (Espagne) et à son semblable de Mornag, à 10 km de Soliman, dépositaire de traditions culinaire d’antan.
Dans ce quartier gardant toujours l’architecture antique, les invités ont eu droit à une dégustation d’un produit alimentaire typiquement andalou “El Gors” (une sorte de pain). Dans son exposé de présentation, Leila Ghalleb, membre de l’ASM de Soliman a tenu à rappeler que cette nourriture (servie uniquement dans les fêtes de joie) servait d’un lieu de conservation des bijoux par les andalous pendant leur “terhal” (voyage de longue durée). Conservé aujourd’hui dans les congélateurs, “el Gors” est entré dans le circuit commercial de Soliman devenue une destination prisée pour tous ceux qui en ont gouté.
Dans ce sens, Monia Messaadi, a tenu à rappeler que c’est depuis 2009, lors d’une dégustation dans le cadre de la célébration du mois du patrimoine, que ce produit alimentaire a investi le marché local pour devenir désormais une source de revenu pour les femmes au foyer.

Et pour les gourmands, Leila Ghalleb n’a pas hésité de donner la recette vite fait: semoule, farine, huile d’olive et un fromage spécial fait-maison. Ce produit fait actuellement le voyage en dehors des frontières, ramené par toux ceux qui sont originaires de Soliman et qui résident à l’étranger surtout au mois de Ramadan:”el Gors” accompagne généralement le café turc.A quelques mètres d’El Molino, se trouve la grande
mosquée, d’une grande ressemblance avec la mosquée de Cordoue, selon la présentation faite par le président de l’ASM.
Un joyau andalou qui rappelle l’architecture morisque en Tunisie qui repose sur deux éléments importants:
la force et la grandeur de l’édifice et la décoration attirante et la finesse du gout, selon les propos de Ahmed Ghalleb, membre de l’association et président de l’association des amis du livre et de la bibliothèque de Soliman qui vivra le 14 mai au rythme de la célébration des 400 années de la création de la grande mosquée.
Korbous, Takelsa et Kélibia : pleins de rendez-vous
La randonnée se poursuit juste après à destination de Korbous. C’est là que les artistes participant aux Journées méditerranéennes des arts visuels ont fait laconnaissance de lieux qu’ils rhabilleront de fresques
lors de la journée du 8 mai dans une belle action de RéArpropriation des lieux.
Le circuit s’enchaine par la suite avec une grande évasion en pleine nature au milieu des ruches où les vadrouilleurs ont partagé une belle représentation du travail de l’apiculteur qui, à cause du vent, n’arrivait pas à contrôler le comportement des abeilles n’ayant pas du tout lâché certains en leur laissant les traces de leurs curiosité, de petites piqures pour le souvenir de cette ballade.
Un circuit qui se poursuit en jetant un coup d’oeil sur “Bir Mroua” tous près du “Port des Princes” avant d’aller à la rencontre des enfants et des jeunes de la maison de la culture de Takelsa où ils ont partagé en toute spontanéité des moments de danse et de chant sous le regard admiratif de la directrice de l’espace Latifa Ben Abid.
Raouf Gara dédie sa prochaine exposition à la mémoire de Sghaier Ouled Ahmed et Zine Essafi
Le port de Kélibia fut la dernière escale. C’est là où est installé l’atelier de peinture de l’artiste Raouf Gara qui a tenu à montrer à ses visiteurs, la toute nouvelle et récente oeuvre 2013 2016. En phase de dernières retouches d’environ une vingtaine de sculptures, il a relevé que sa prochaine exposition qui réunit environ une centaine d’oeuvres dont la plupart est composée d’huile sur toile, est dédiée à travers un tableau grand format, à la mémoire des deux compagnons  de route que seule la mort à séparé, le poète Sghaier Ouled Ahmed et le chanteur tunisien Zine Essafi..le 27 mai à la maison des arts du Belvédère…en attendant de se consacrer sérieusement sur un hommage spécial à son père: un artisan qui s’est converti à l’art moderne à
l’age de 99 ans. De 99 ans à 103 ans, il fait plus de 800 oeuvres… une véritable découverte pour les spécialistes et les critiques notamment français qui n’attendent que Raouf Gara pour exposer cette collection
exceptionnelle et singulière. Encore faut il, signale le plasticien, que les formalités administratives soient d’ici là révisées et allégées…

TAP

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

SPORT

Reseaux Sociaux