Tags Posts tagged with "dégradation"

dégradation

par -

La sanction a fini par tomber sur la locomotive de l’économie mondiale, la Chine, après un premier carton jaune de la part de Moody’s en mai dernier. Standard & Poor’s vient de dégrader la notation de Pékin, la faisant passer de ”AA-” à ”A+”.

La superpuissance paie cher son endettement public et privé, qui monte dangereusement depuis 2009. Il y a certes la floraison de projets d’infrastructures et de chantiers immobiliers, qui a boosté la croissance du pays, mais tout cela est financé par de la dette, et elle a trop enflé !

D’après l’agence Reuters, le Fonds monétaire international avait récemment averti les autorités chinoises, sur les risques d’une grave crise financière qui pourrait impacter toute l’économie mondiale.

A noter que la dette globale, hors secteur bancaire, pourrait excéder 290% du PIB d’ici 2022, contre 235% en 2016.

Standard & Poor’s indique que l’abaissement de la note à A+ est assortie d’une perspective stable, pariant sur le fait que la croissance chinoise devrait rester forte et ses performances budgétaires meilleures dans les trois à quatre prochaines années…

par -

La dégradation de la notation du risque souverain tunisien se poursuit. Moody’s vient de rabaisser la notation de la Tunisie et de sa dette souveraine en devises de « Ba3 » avec perspective « négative » à « B1 » avec perspective « négative ».

Ce niveau de notation représente une chute de 6 catégories depuis les changements profonds de l’environnement politique tunisien en 2011.

La nouvelle notation de Moody’s classe désormais le pays parmi les risques « très spéculatifs » selon sa définition, au même titre que des pays de rating B1 comme le Sénégal, l’Angola, l’Ethiopie, le Sri Lanka, la Jordanie, l’Arménie, l’Albanie, le Vietnam, etc.

Avoir placé la notation en novembre 2016 sous perspective « négative » était déjà annonciateur d’un fort risque de révision à la baisse, si les déséquilibres majeurs intérieurs et extérieurs ne sont pas rétablis et que les réformes structurelles, pour placer l’économie tunisienne sur un nouveau sentier de croissance durable, ne sont pas entamées.

Certes, des avancées notables ont été enregistrées sur le plan sécuritaire ainsi qu’un certain nombre d’actions, comme la Conférence des Investissements 2020 et la publication du Code des Investissements visant à améliorer le climat des affaires, mais les fragilités économiques et financières observées depuis les lendemains de janvier 2011 persistent.

Cette nouvelle notation rejoint la catégorie de notation (risque « très spéculatif ») dans laquelle Standard & Poor’s a classé en 2013 la Tunisie (à un rang encore inférieur) avec la même perspective « négative » et qui lui a valu le retrait de sa notation officielle auprès du pays.

Les retombées de cette nouvelle dégradation  

Comme les commentaires de l’agence l’expriment, elle traduit le constat que :

(i) Les grands équilibres, à savoir celui des finances publiques et celui de la position nette extérieure, n’ont pas pu être rétablis et continuent à se détériorer, ce qui grève le potentiel de redressement financier, retarde la reprise de l’investissement en général et la relance de la croissance, affecte la confiance du marché et nourrit un climat d’incertitude sociale déjà fragile.

(ii) La batterie de réformes structurelles convenues, notamment, avec le F.M.I dans le cadre de la Facilité Elargie mise en place pour soutenir financièrement la Tunisie, n’a pas été réalisée, voire n’a pas été entamée pour bon nombre de ces réformes, pourtant essentielles au titre de l’assainissement économique et financier du pays.

Sur cette base, l’agence considère que l’absence de signes d’une reprise manifeste de la croissance, de la maîtrise des équilibres et d’une fermeté gouvernementale et institutionnelle quant à la conduite des réformes agréées, hypothèquent lourdement la capacité de la Tunisie à mobiliser des ressources extérieures pour le financement de son économie et de ses réformes, sachant que les tranches futures à mobiliser au titre de la Facilité Elargie sont soumises à la réalisation des réformes structurelles arrêtées. La suspension des tirages au titre cette Facilité, du fait de la non réalisation des réformes et des objectifs quantitatifs fixés, entrainerait celles des autres bailleurs de fonds, comme notamment, la Banque Mondiale et l’Union Européenne qui participent effectivement au programme de redressement de l’économie tunisienne.

Il convient de rappeler que le principe de la notation de risque effectuée par les agences de notation est d’analyser, principalement pour les investisseurs institutionnels et privés sur les marchés, la capacité d’un émetteur ou d’un débiteur à pouvoir honorer les échéances financières actuelles et futures de ses engagements.

Les effets de cette dégradation de la notation souveraine ne se limitent pas à la baisse de la valeur du papier tunisien sur les marchés secondaires et par la même occasion au renchérissement de la marge du risque souverain tunisien sur les marchés. En effet, elle induit deux autres principaux effets : d’une part, celui de la révision des conditions en termes de maturité, de montant et de coût des lignes de crédits à court terme, des banques tunisiennes auprès de leurs correspondants financiers étrangers pour traiter les opérations courantes de leur clientèle d’opérateurs économiques et d’autre part, une appréciation générale de la qualité du risque pays pour les investisseurs étrangers souhaitant installer des unités productives en Tunisie.

Par ailleurs, cette nouvelle notation a un effet sur le potentiel de mobilisation de ressources de la Tunisie sur le marché international des capitaux. Elle pourrait conduire à une baisse des montants à pouvoir être mobilisés, à celle des maturités des émissions à réaliser, à un renchérissement des marges de risque et à une moindre qualité des investisseurs, ce qui générerait davantage de volatilité sur la cotation de l’émission sur le marché secondaire. Cela induirait également une concentration des paiements sur le court terme et une détérioration des paramètres du service de la dette.

Habib SFAR

Membre du CIPED

par -

Le président du parti Al Badil Ettounsi et ancien chef de gouvernement Mehdi Jomâa y est allé de son post ce lundi 21 août 2017 pour réagir à la dégradation de la note de la Tunisie, assénée ce week-end par l’agence Moody’s. Selon lui, cette mauvaise nouvelle est le signe patent de l’échec de ceux «qui pilotent actuellement le pays» dans la mise en place «de vraies réformes».

Il a ensuite taclé sévèrement la coalition gouvernementale, la qualifiant de médiocre et inapte à épargner au pays  la cadence des crises, des partis plombés par la logique «des quotas partisans” et qui sacralisent “l’allégeance au détriment de la compétence», selon lui…

Bon, cette posture sent à plein nez une campagne électorale avant l’heure, même si elle se base sur une conjoncture qui n’a jamais été aussi mauvaise depuis 6 ans. Mais en même temps qui peut raisonnablement reprocher à un homme politique ce qu’il est censé faire le mieux : Profiter des faiblesses de l’adversaire pour cogner un maximum ?

A noter que c’est la deuxième incursion dans la garde du chef du gouvernement, Youssef Chahed, dans la même journée, après celle du secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi et celle du président de Machrou Tounes, Mohsen Marzouk, hier dimanche. Sale temps pour Chahed…

par -

Une autre tuile est tombée sur la tête de la Tunisie hier vendredi 19 août 2017, après la démission-surprise du ministre du Développement et des Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi, dans la même journée. En effet l’agence de notation Moody’s a fait savoir, à travers un rapport, qu’elle baisse la note du pays, la faisant passer de Ba3 à B1. Voilà, la Tunisie, mais il fallait s’y attendre, est désormais dans le club des «Highly speculative» (très spéculatif). En d’autres termes l’Etat tunisien, plus précisément sa Banque centrale, est officiellement déclaré incapable de faire face à ses créances à long terme…

Par ailleurs on lit dans le document que le pays paye le prix fort de l’absence de réformes fiscales dignes de ce nom depuis 9 mois, du déséquilibre chronique de la balance commerciale et des retards dans l’activation des réformes promises au FMI (Fond Monétaire International). Bref, d’après Moody’s, le gouvernement pédale dans la semoule depuis des mois…

Le niveau inquiétant des réserves en devises et la dépréciation inexorable de dinar, qui creusent davantage la dette publique, ont également été épinglés par le rapport…

Ce dernier indique, enfin, que les seules portes de sortie sont : un appui franc à l’économie, une vraie paix sociale, une thérapie de choc pour la balance commerciale et une fiscalité plus efficiente. Moody’s souligne aussi qu’une accélération des reformes pourrait être bénéfique à la note du pays…

par -

Envolée des prix, inflation, chômage, pertes d’emploi, endettement, appauvrissement, rien n’épargne la classe moyenne tunisienne ces dernières années !

Des statistiques de l’Institut national des statistiques (INS), relèvent que la classe moyenne a essuyé un recul de 80% en 2011 à 67% en 2015, et ce, en raison, essentiellement de la hausse des prix et du taux de chômage, Ainsi, le pouvoir d’achat a enregistré, durant la même période, une baisse de plus de 40%.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, l’expert en économie Mohamed Aifa a affirmé que le pouvoir d’achat des Tunisiens poursuit sa chute vu l’augmentation spectaculaire des prix de plusieurs services à l’instar de l’électricité, du loyer, des télécommunications, des médicaments, du tabac….

Il a, sur un autre volet, ajouté que 85% des produits commercialisés sur les marchés ont également enregistré une hausse vertigineuse.

Et de préciser que les prix de produits subventionnés n’ont pas connu une importante augmentation et ce depuis l’année 2011.

L’expert a appelé le citoyen à rationaliser sa consommation afin de préserver son pouvoir d’achat.

Pour sa part, l’économiste Wajdi Ben Rejeb a fait savoir que « alors que le pouvoir d’achat en Tunisie est en berne, de plus en plus de Tunisiens choisissent de cumuler deux emplois, souvent en cachette.

Cela revient, selon, ses dires, à un coût de la vie plus élevé , incluant la hausse des prix de la majorité des produits de consommation qui étouffe le pouvoir d’achat des Tunisiens ».

De même, il a affirmé que les augmentations salariales récentes n’ont pas résolu les problèmes des consommateurs.

L’économiste a, dans ce contexte, appelé le gouvernement à multiplier ses efforts, dont notamment le renforcement des opérations de contrôle au niveau de circuits de distributions et de services, ce qui permettrait de faire face aux irrégularités, dépassements et abus commis par plusieurs commerçants.

Enfin, l’expert a assuré qu’il est nécessaire de réviser le plan de développement, la création de la richesse et d’emplois afin de sortir de la crise économique actuelle.

par -

La Tunisie pourrait payer très cher la dégradation de ses finances publiques. En effet l’agence de notation Moody’s, l’un des gendarmes de la place, a averti que la note attribuée à la dette souveraine tunisienne pourrait être revue à la baisse à moyen terme du fait de la pente inquiétante des finances publiques.

Le communiqué, publié hier mardi 22 novembre au soir, confirme le “Ba3” de la Tunisie, une note qu’on donne aux émetteurs aptes à honorer leurs engagements avec des aspects spéculatifs ; sauf que cette fois, contrairement à la précédente perspective – “stable”-, la note tunisienne est assortie d’une perspective “négative”. Un coup très rude pour le pays, qui s’apprête à convoquer les investisseurs et bailleurs du monde entier dans le cadre de la Conférence internationale – ces 29 et 30 novembre.

L’agence explique sa décision par “les retards continus vers la consolidation budgétaire qui mène à l’aggravation du déficit budgétaire et à une trajectoire du niveau de la dette par rapport au PIB qui s’éloigne de plus en plus de la moyenne des pays placés dans la même catégorie”, lit-on dans Boursorama ce mercredi 23 novembre.

A côté de ça, “les vulnérabilités externes augmentent, alimentées par le déséquilibre persistant de la balance commerciale et par une augmentation de la dette extérieure brute”, indique Moody’s.

L’agence voit d’un très mauvais oeil le fait que le gouvernement ait revu à la hausse, dans le projet de la loi de finances 2017, les prévisions de déficit budgétaire pour cette année et l’an prochain à respectivement 5,7% et 5,4% du PIB. “Il est aussi prévu que la dette du gouvernement atteigne 63,2% du PIB fin 2016 contre 54,9% en 2015”, s’alarme Moody’s.

L’agence ajoute que face à une croissance plus molle que prévu – 1,5% contre 2,5% prévus initialement -, un afflux de recettes moins dense de 2% et les retombées de la dépréciation de la monnaie comptant pour à peu près 4,5 points de PIB, la Tunisie ne pouvait pas échapper à la sanction.

Moody’s rappelle également que la dette du pays pourrait aller au-delà de 65% de son PIB en 2017-2018.

Néanmoins elle termine sur une note plus positive en indiquant que la Tunisie peut être créditée d’une certaine “solidité de ses institutions si on les compare à d’autres pays placés dans la même catégorie” et du “soutien actuel d’institutions internationales”, ce qui a plaidé pour le maintien de sa note à court terme.

par -

L’agence internationale de notation de crédit Capital Intelligence Ratings, a annoncé mercredi           avoir dégradé la note de solidité financière de la Banque Nationale Agricole (BNA) de ‘B’ à ‘B-‘. Elle a expliqué sa dégradation de la note par le niveau accru des prêts non performants (NPLs), l’année dernière, et la baisse de la couverture et de la rentabilité y associée.

La note reste limitée par une très faible qualité des actifs du portefeuille prêts, la faible couverture des pertes sur prêts, et de faibles niveaux de liquidité et de capital, ce dernier étant exacerbé par l’insuffisance des provisions.

CI Ratings a également abaissé la note à long terme en devises étrangères de la BNA de ‘B’ à ‘B-‘ pour les mêmes raisons que celles de la note de solidité financière. Cependant, la note à court terme en devises étrangères est maintenue à ‘B’. Les notes en devises étrangères sont limitées par la faiblesse du profil financier de la Banque, mais elles sont soutenues par l’actionnariat majoritaire du gouvernement. Les perspectives pour toutes les notes sont révisées de « négatives » à « stables ». CI prévoit qu’une image plus claire émergera bientôt concernant la restructuration et la marche à suivre par la Banque. La note de soutien est maintenue à ‘3’. L’agence estime qu’il existe une forte probabilité que la BNA serait soutenue en cas de besoin, car elle appartient à l’État et détient une part importante du marché.

Les NPLs ont augmenté en 2015

La BNA est la deuxième plus grande banque en Tunisie et assure d’importants services bancaires sur le marché intérieur avec environ quatorze pour cent des actifs du marché. Le profil financier de la Banque est très faible, ce qui reflète une très mauvaise qualité d’actifs du portefeuille prêts et l’insuffisante couverture des pertes sur prêts y associée, en plus de la très faible liquidité et de capital. Les créances douteuses ont augmenté de nouveau en 2015, et à un rythme plus rapide, ce qui reflète une croissance plus faible de l’économie, en particulier dans le secteur du tourisme, suite aux attentats terroristes. Le niveau global élevé des créances improductives reflète l’économie naissante et le loyer de l’argent géré par le gouvernement par le passé. Il reste des défis importants que l’économie tunisienne doit relever, et cela va continuer à exercer une pression sur la qualité des actifs du portefeuille prêts de la Banque. La faible qualité des actifs a entraîné une faible rentabilité en raison du coût de portage des créances improductives et la charge élevée continue du provisionnement, qui absorbe une grande partie du résultat d’exploitation. Ce dernier reste faible, ayant continué de se détériorer en 2015.

 La liquidité de la BNA est serrée due au fait que les prêts constituent un pourcentage élevé de l’actif total, et la base de l’actif liquide est faible. En outre, le marché des dépôts de la clientèle en Tunisie a été faible au cours des dernières années, avec les banques comptant sur la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour des liquidités supplémentaires. Le capital a besoin d’être augmenté, mais cela est quelque peu tributaire de l’orientation stratégique de la BNA à l’ avenir. Il est question que la BNA pourrait ne pas avoir besoin de capitaux supplémentaires en raison des garanties explicites de l’Etat pour les prêts aux entreprises lui appartenant et les ventes d’actifs prévues. Toutefois, CI considère sa position de capital comme étant faible.

Les origines de la Banque remontent à 1959, date de la fondation de l’une des deux banques spécialisées dans le financement agricole dont la fusion en 1990 a donné naissance à la BNA. La République de Tunisie et institutions par-publiques possèdent 66% de la Banque, le gouvernement en conserve le contrôle total de la gestion. À la fin de 2015, les actifs totaux de la BNA se sont élevés à 8.8 milliards de dinars tunisiens, soit 4.3 milliards de dollars US.

par -
A sign for Moody's rating agency stands in front of the company headquarters in New York, September 18, 2012. AFP PHOTO/Emmanuel Dunand

Mauvaise nouvelle pour le Gabon et la République du Congo, qui viennent de voir leurs notes souveraines chuter d’un cran. La sanction est venue de l’agence de notation américaine Moody’s. Le Gabon s’est retrouvé avec un “B1” et la République du Congo un “B2”. C’est la deuxième punition pour le Congo-Brazzaville en deux mois, un fait rarissime. Le pays paie ainsi le prix de la dégradation des comptes publics et une trop grande sollicitation des caisses de l’Etat.

Moody’s avait annoncé la couleur dès mars dernier, en mettant sur le grill les notes de long terme du Gabon et du Congo-Brazzaville, deux pays d’Afrique centrale qui produisent du pétrole. Le Gabon a perdu la note « Ba3 » de sa dette souveraine, et passe ainsi de l’échelon des obligations dénommées « non-investment grade speculative » à celui, qualifié de plus périlleux, des obligations hautement spéculatives (« highly speculative »). Dans son document, Moody’s, et ce n’est pas une surprise, pointe du doigt la « détérioration des finances publiques », du fait de la fonte des prix du pétrole, d’où le Gabon tire un tiers de ses revenus publics consolidés et deux tiers de ses exportations.

De grosses dépenses alors qu’il n’y a pas de recettes

Selon Moody’s, les revenus du Gabon en part du PIB ont reculé de 4,5 points entre 2013 et 2015. Le rapport dit que le gouvernement fait ce qu’il peut pour limiter l’impact de la rupture des équilibres financiers, notamment en freinant les dépenses publiques – par exemple la réduction ds subventions -, mais rien n’y fait. Les prévisions situent même le déficit fiscal à 6% du PIB en 2016, contre 5% en 2015 et 1% en 2014. Alors que de l’autre côté les besoins en liquidité du pays – par des mécanismes de prêt – ont monté jusqu’à 10% du PIB en 2015. Cette barre, trop haute, ne devrait pas être abaissée jusqu’en 2017. Et qui dit hausse des emprunts dit augmentation de la pression des intérêts sur les caisses publiques. Moody’s évalue la part des intérêts de la dette à 11% en 2015, plus que le double en 2014 (5%), une très mauvaise affaire pour la confiance des investisseurs et des bailleurs…

Quant au Congo-Brazzaville, Moody’s lui reproche dans son rapport une sérieuse dégradation des comptes publics, lesquels pourraient encore « se détériorer substantiellement en 2015-2016 dans un contexte de choc des prix pétroliers et en raison des capacités limitées [de réaliser] un ajustement fiscal à la mesure du choc ». Début mars 2016, le pays avait déjà perdu son « Ba3 » pour se retrouver avec un « B1 ». Avec son « B2 », il ne lui reste que deux échelons avant la catégorie « C », qui a la particularité d’être le club des pays dont les obligations présentent des « risques substantiels ».

Pire encore : Moody’s table sur un épuisement total des réserves fiscales du Congo-Brazzaville à la fin 2017. Faute de liquidités, le gouvernement a tapé dans ses réserves pour faire face à ses dépenses. Si la tendance n’est pas inversée assez rapidement, l’agence de notation prédit un assèchement des réserves fiscales du Congo-Brazzaville d’ici la fin 2017. L’agence américaine est confortée dans sa prédiction par la fonte des recettes publiques, qui ont chuté de 48% en 2015, par l’envolée des besoins de financements du gouvernement, qui sont montés à 23 % du PIB, malgré des mesures fortes de réduction des dépenses en capital (-52 %).

Le Congo-Brazzaville n’a pas pu compresser ses besoins de financements, ce qui a eu pour effet de creuser le déficit public, qui s’est établi à 16 % du PIB en 2016. La dette du pays a connu le mouvement inverse. Elle était d’à peine 21 % du PIB en 2013, et devrait atteindre 54 % en 2016.

Enfin, pour boucler ce sombre tableau, Moody’s accompagne les notes des deux nations de perspectives négatives. Mais l’agence précise que s’il y a une embellie au niveau des indicateurs fiscaux et des sources de financement externes, elle pourrait réviser ses conclusions sur les perspectives des deux pays.

par -

On se doutait que l’image de l’islam s’était dégradée en Europe, par la faute d’une poignée d’illuminés et de fous sanguinaires qui se réclament de cette religion, mais ce que révèle le sondage de l’Ifop publié ce vendredi 29 avril par Le Figaro est carrément stupéfiant. En effet on y apprend que la cote de l’islam a sérieusement dégringolé en France et en Allemagne ces dernières années.

“En 2010, 55 % des Français estimaient que ‘l’influence et la visibilité de l’islam’ étaient ‘trop importantes’ dans notre pays. Ils sont aujourd’hui 63 %, soit une hausse de huit points”, lit-on dans le quotidien français. Plus surprenant encore, c’est dans le peuple de gauche, réputé plus en phase avec les notions de tolérance et d’ouverture d’esprit, que ce désamour est le plus perceptible. “En 2010, 39 % des électeurs du Parti socialiste pensaient que la place de l’islam était ‘trop importante’. Ils sont 52 % désormais, selon l’Ifop”, ajoute Le Figaro.

Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a déclaré dans le journal français que “ce sondage conforte le sentiment que l’image de l’islam représente un défi majeur pour les citoyens français de confession musulmane”.  Il ajoute : “Nos concitoyens doivent considérer les Français de confession musulmane comme des citoyens à part entière et non comme des citoyens entièrement à part ! Il fut un temps où les musulmans réclamaient peut-être un droit à ‘la différence’. Désormais, les musulmans de France ne réclament qu’un droit à ‘l’indifférence’ !”.

Le mal est fait

Mais cette déclaration a de plus en plus des allures de voeu pieux. Il n’y a rien de plus difficile à combattre que l’irrationalité, or les récents attentats sanglants de Paris ont fait des dégâts terribles dans les esprits, y installant la confusion facile entre musulmans et extrémistes.

En Allemagne aussi, laquelle pourtant a fait l’effort colossal d’absorber plus d’un million de réfugiés, l’islamophobie fait son chemin, notamment depuis cette fameuse nuit du 31 décembre où il y a eu des centaines d’agressions sexuelles attribuées, à tort, aux migrants syriens. On a beau dire par la suite que c’était majoritairement des Algériens et des Marocains qui avaient commis ces horreurs, le mal était déjà fait. Et puis dans la tête des Allemands ça ne change pas grand chose, ce sont tous des musulmans, après tout…

Le meilleur des RS

Dans un récent statut sur sa page officielle, l’économiste Ezzeddine Saidane dit «Non, ce n’est pas vrai, il n’y a pas de reprise économique»....

INTERVIEW

Appelé «bulldozer de la finance» par notre confrère Business News, à 48 ans et des dizaines d’entreprises introduites sur la cote de la bourse...

AFRIQUE

Reseaux Sociaux

SPORT

Programme de la 5e journée de l'Europa League de football qui sera disputée le jeudi 23 novembre (en heures GMT): Groupe F (18h00) Lokomotiv Moscou (RUS) -...