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C’est toujours la pagaille et le flou absolu dans le camp de la droite française, à quelques semaines du premier tour de la présidentielle (avril 2017). La champion des Républicains, François Fillon, qui a terrassé tous ses adversaires à la primaire, cerné à présent par les juges pour une affaire d’emploi fictif, ne veut toujours pas jeter l’éponge. Il a redit le dimanche 05 mars 2017 sa volonté d’en découdre avec ses adversaires à la présidentielle, malgré les appels insistants pour abandonner la course, où il est donné perdant par les sondages. Le hic c’est que le mieux placé pour remplacer au pied levé Fillon, Alain Juppé, maire de Bordeaux et grandissime favori avant la primaire qui lui a été fatale, a asséné ceci ce lundi 06 février, provoquant le désarrois chez les militants : “Je confirme une bonne fois pour toutes que je ne serai pas candidat à la présidence de la République“.

L’ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, lui aussi battu lors de la primaire, est entré dans la danse pour tenter d’infléchir les positions de Fillon et Juppé. Mais il y a un os, et pas des moindres : Le missile envoyé par Juppé ce matin depuis son fief. “Au lendemain de notre primaire (…) François Fillon, à qui j’avais immédiatement apporté mon soutien, (…) avait un boulevard devant lui, je lui ai renouvelé ce soutien à plusieurs reprises (…). Son système de défense fondé sur la dénonciation d’un prétendu complot et d’une volonté d’assassinat politique l’ont conduit dans une impasse”, a déclaré le maire de Bordeaux. La réunion de conciliation part mal…

Sarkozy a envoyé ce communiqué ce matin : “Face à la gravité de la situation (…) chacun a le devoir de tout faire pour préserver l’unité” (…) “C’est dans cet esprit que je propose à François Fillon et à Alain Juppé de nous réunir pour trouver une voie de sortie digne et crédible à une situation qui ne peut plus durer et qui crée un trouble profond chez les Français“. Sarkozy a l’intention de demander à Fillon de s’effacer et de désigner “lui-même un successeur”. Pas sûr qu’il soit entendu…

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Pour ceux qui en doutaient, la France de François Fillon serait très à droite, en tout cas au moins sur le plan économique. En effet le grandissime favori à la prochaine présidentielle – en avril 2017 -, depuis qu’il a évincé Nicolas Sarkozy, dont il a été le Premier ministre et Alain Juppé à la primaire de la droite, commence à abattre ses cartes. Ce jeudi 1er décembre, en déplacement dans son bastion, la Sarthe, son premier depuis qu’il a fait le vide autour de lui dans son camp, Fillon s’est laissé aller à quelques confidences. Il a levé un coin du voile sur ses priorités, une fois au palais de l’Elysée ; il a déclaré qu’il allait « reprendre les privatisations » afin que « l’Etat reprenne des capitaux immobilisés dans des entreprises commerciales où il a gardé des participations », comme chez Renault.

Fillon a décidé d’aller en croisade contre les entreprises où la participation de l’Etat «ne sert strictement à rien» et n’a aucune prise sur la stratégie de l’entreprise. Il a lâché cela devant des élus, qui ont dû en trembler.

Il faut « qu’on reprenne ce processus, qu’on récupère cet argent et qu’on investisse dans les infrastructures », a encore asséné le champion de la droite.

Pour rappel, Fillon avait déjà annoncé la couleur le 07 novembre dernier, au Procope à Paris où il était l’hôte de l’institut Thomas More. Il avait dit à cette occasion qu’il était favorable à « la reprise des privatisations ». Il avait plaidé pour un « grand » retrait de l’Etat de l’économie ; il avait, dans ce cadre, pourfendu l’omniprésence des « fonds de pensions américains et du Qatar » dans l’économie française.

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François Fillon, après la tempête Trump aux USA, que personne n’a vu venir, est la preuve vivante que les sondages ne font pas la loi. En effet hier dimanche 27 novembre, les électeurs et sympathisants de droite ont plébiscité, lors du deuxième tour de la primaire de la droite, dans la perspective de la présidentielle d’avril 2016, le flegmatique ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, qu’il a d’ailleurs évincé de la course à la présidentielle au 1er tour de la primaire. Le modéré Alain Juppé, classé plutôt au centre de la droite, n’a guère eu plus de chance face à Fillon, lui qui était pourtant grandissime favori… toujours selon les fameux sondages.

Pendant que l’actuel maire de Bordeaux et ancien Premier ministre de Jacques Chirac prend la direction de sa ville pour y faire le deuil de son destin national, un rêve qu’il a frôlé, les mêmes sondages reviennent pour nous dire que si la présidentielle était organisée aujourd’hui, Fillon sortirait vainqueur du premier tour avec 32% d’intentions de vote. Marine Le Pen, le trublion de l’extrême droite, serait la suivante, mais assez loin derrière – elle est créditée de 22% d’intentions de vote. L’enquête a été réalisée par Odoxa pour le compte de France Télévisions le 25 novembre 2016, mais n’a été dévoilée qu’après le triomphe de Fillon.

Le sondage est allé plus loin en imaginant un premier tour où 10 candidats croiseraient le fer, 10 hommes et femmes aux postures politiques très différentes. A part Fillon et Mme Le Pen, on a donc l’ancien ministre de l’Economie, Emmanuel Macron (13% d’intentions de vote) , qui vient de quitter le navire pour jouer sa carte perso, au grand dam du président François Hollande ; puis on a le chef de file du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon (12%), un habituel de ce rendez-vous, même s’il n’est jamais allé au-delà. Puis on a, en cinquième position, le malheureux Hollande qui ne recueillerait que 8% des suffrages ; ensuite le centriste François Bayrou (6%), brillant candidat, percutant, mais condamné à jouer les seconds rôles depuis un moment.

Pour être complet sur la question, au second tour, Odoxa prédit un plébiscite de François Fillon, 71% d’intentions de vote, contre 29% pour la candidate du Front national. On aurait, à peu de choses près, un “remake” du psychodrame de l’élection de 2002 où, après l’élimination surprise du candidat de gauche Lionel Jospin, qui avait pourtant été, de l’avis des observateurs, un bon Premier ministre, le président sortant, Jacques Chirac, bataillait au second tour contre le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen, papa de Marine. S’était formé à l’époque un “front républicain” contre Le Pen, sur la base de valeurs anti-racistes, de tolérance, d’ouverture, de multiculturalisme, etc., et Chirac avait fini par écraser son adversaire avec un score de 82,21% des voix. Mais la France a bien changé depuis, avec une montée du nationalisme et de la xénophobie, comme du reste un peu partout en Europe, et même aux Etats-unis. Et Fillon, qui a été directeur de campagne de Sarkozy en 2007 et a appliqué sans rechigner pendant des années sa politique, dure et agressive, n’a rien à voir avec Chirac…

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Rien n’y a fait. Malgré une campagne musclée, dure, avec des angles sur l’immigration, l’islam, le terrorisme et la sécurité que ne renient pas l’extrême droite, l’ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, a été évincé de la course à la présidentielle. Lors du vote d’hier dimanche 20 novembre, dans le cadre de la primaire à droite, les électeurs et sympathisants lui ont préféré son ancien Premier ministre, François Fillon et l’actuel maire de Bordeaux, Alain Juppé, également ancien Premier ministre, tous deux réputés plus modérés. Hier à 23h30, au terme du dépouillement de quasiment tous les bureaux de vote, Fillon a obtenu 44,1% des voix, devant Juppé, 28,4% ; Sarkozy n’a pas pu faire mieux que 20,7%. Il est donc éliminé. La droite française n’aura pas “son” Donald Trump…

Pourtant Fillon vient de très loin ; très peu de gens ont parié sur lui il y a peu, les observateurs et militants n’ayant d’yeux que pour Juppé, étiqueté au centre de la droite et qui prêche une “identité heureuse” de tous les Français, sans distinction, là où Sarkozy défendait énergiquement le principe de la séparation du bon grain de l’ivraie, entendez par là les “mauvais” Français de seconde ou troisième génération moins bien intégrés que leurs parents immigrés. Les électeurs de droite, manifestement, n’ont pas voulu manger de ce pain là. Mais ce qui a surtout pénalisé l’ex-président, ce sont les nombreuses affaires judiciaires qui l’entourent et son manque de crédibilité car son bilan en tant que président est plus que discutable, même si Fillon, en tant qu’artisan de cette politique, doit aussi en assumer la responsabilité. Il semble que les votants d’hier dimanche ne lui en tiennent pas rigueur…

Toutefois tout cela ne préjuge pas de l’issue de la présidentielle en avril 2017, car Fillon, on le sait, même s’il n’est pas exactement sur les mêmes positions que Sarkozy, est sur une ligne plus dure – droite décomplexée, économie de marché, autorité de l’Etat, etc. – que Juppé. D’ailleurs Sarkozy l’a confirmé hier soir : “Les choix politiques de François Fillon sont plus proches (…). Je voterai François Fillon”. Et puis il y a la candidate de l’extrême droite, Marine Lepen, qui est à des niveaux de popularité sans précédent pour le type d’idées qu’elle défend . Les dés ne sont pas jetés…

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Jean-Pierre Elkabbach, journaliste à la radio Europe 1, comme un poisson dans l’eau dans son fameux studio, n’était pas à la fête après sa prestation jugée “piètre” par Le Point hier jeudi 17 novembre 2016 dans la soirée. Celui qui avait malmené le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, le 11 novembre 2016, avec le style qu’on lui connait, fait d’attaques intempestives et de piques dont il a le secret, a été “flingué” à son tour par les par les téléspectateurs. Elkabbach, qui a été coopté par France 2, pour un soir, pour officier en tant qu’arbitre, aux côtés de David Pujadas, dans le dernier débat de la primaire à droite, a été très mal inspiré.

Elkabbach a voulu faire ce qu’il sait faire le mieux : Cogner. Le problème c’est qu’il n’était pas à “la maison” – à la radio -, mais à la télé, à une heure de grande écoute et que les candidats à la présidentielle n’avaient aucune intention de laisser le journaliste vedette… leur voler la vedette. Alors ils ne se sont pas laissés faire, il y a eu de la résistance, poussant Elkabbach dans ses derniers retranchements. Et là c’était le faux pas, le dérapage, que bien sûr n’ont pas raté les 5 millions de téléspectateurs.

Le journaliste n’a pas apprécié le fait que Bruno Le Maire dégaine son argument de campagne phare :  Le “renouveau”, le changement de génération, ou plus simplement la nécessité de céder la place aux jeunes. A 79 ans tassés, Elkabbach a dû prendre cela pour une provocation, et ça il n’aime pas. La provocation c’est plutôt son affaire à lui quand il coince ses invités dans son studio. Alors il l’a fait vertement savoir à Le Maire. D’abord par une question cinglante à propos du renouveau : “Pourquoi ça ne fonctionne pas alors avec vous ?” (un des candidats à droite, le favori d’ailleurs, Alain Juppé, affiche 71 ans). Et là le politicien, qui ne s’est pas démonté, lui a rétorqué : “Je suis candidat à la primaire, ça mérite tout simplement le respect de votre part.” Elkabbach, qui a tenu à avoir le dernier mot, a lancé une flèche : “On en reparlera lundi.”

Cette réplique du journaliste, aux allures de menace, un genre dont raffolent ses auditeurs à la radio, n’a pas du tout été du goût des téléspectateurs, qui ont de suite sauté sur leurs claviers pour le faire savoir. C’est sur Twitter que les réactions ont été les plus violentes. Rien n’a été épargné à Elkabbach. Sa prestation durant la soirée a été descendue en flammes. Même son grand âge a été raillé. Bref, c’était la curée. Ou l’arroseur arrosé….

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Adel  Fekih

L’Afrique s’est invitée aux joutes dans le camp de la droite française, dans le cadre de l’élection primaire de la droite et du centre en vue de la prochaine présidentielle. Ce vendredi 07 octobre, c’est au tour du maire de Bordeaux et ancien Premier ministre, Alain Juppé et de l’ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, de livrer leurs visions de la France en Afrique. C’était sur Radio France Internationale (RFI).

C’est un Juppé particulièrement en forme (71 ans tout de même!), auréolé de son statut de favori à droite, selon les sondages, qui a déclaré ceci : “La volonté d’un partenariat à égalité. Il faut que nous sortions d’une vision maintenant dépassée de nos relations avec l’Afrique, fondée essentiellement sur l’aide au développement. Maintenant, c’est le partenariat d’égal à égal qui est important. Je suis convaincu que le destin de la France et le destin de l’Afrique sont liés, le destin de l’Europe et le destin de l’Afrique sont également liés. L’Afrique a des handicaps, mais elle a aussi des potentiels considérables, c’est à cela aujourd’hui qu’il faut s’attacher dans le cadre de ce partenariat économique et notamment par la présence des entreprises françaises en Afrique”.

Les Africains apprécieront, enfin si ça ne reste pas au stade des déclarations une fois au palais de l’Elysée…

Juppé ne s’est pas privé de lancer des flèches en direction de l’actuel président, François Hollande, dont l’activisme sur le continent africain est débordant depuis qu’il a envoyé les troupes françaises le 11 janvier 2013 sauver, in extremis, la capitale malienne d’une invasion certaine par les djihadistes…

“Vis-à-vis de l’Afrique, je crois que notre nouvelle relation doit reposer sur trois axes. D’abord, la dimension politique : les choix politiques des Africains se font en Afrique et pas à Paris. Ce sera ma ligne directrice, on a progressé dans ce sens, ce n’est plus la situation qu’on a connue dans les décennies passées, mais il faut vraiment afficher très clairement notre intention dans ce domaine. Le deuxième point, c’est la dimension économique. Je l’ai déjà dit : plutôt l’investissement et le commerce que l’aide. Et cela passe par une présence accrue de nos PME sur le territoire africain. Et enfin, je ne veux pas oublier la dimension culturelle et la dimension linguistique. Nous sommes amis des pays anglophones, bien entendu. Mais nous avons une relation particulière avec les pays francophones, parce qu’une langue, ce n’est pas simplement des mots, c’est aussi une façon de penser et une façon d’être que l’on partage. Cette langue, elle est en partage, elle nous appartient à nous tous, il faut donc en assurer la promotion”.

Là aussi les Africains apprécieront si le point de vue lumineux de Juppé est suivi de faits, une fois élu. Rendez-vous en avril et mai 2017….

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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