Tags Posts tagged with "Ebola,"

Ebola,

par -

Des combattants non identifiés ont tué plus de 1 000 civils sur le territoire de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, au cours d’une série de massacres qui a commencé il y a quatre ans, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Le 22 septembre 2018, des combattants ont tué 17 personnes dans la ville de Beni, portant le nombre de civils tués cette année à au moins 235 personnes. Le 24 septembre, des combattants ont attaqué la ville d’Oïcha et enlevé 16 personnes, pour la plupart des enfants, qui sont toujours portés disparus.

Le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) devrait étendre le champ de son enquête sur la RD Congo pour couvrir les attaques qui ont commencé à Beni le 2 octobre 2014, a déclaré Human Rights Watch. La mission de maintien de la paix des Nations Unies en RD Congo (la MONUSCO) devrait renforcer ses capacités d’analyse et son engagement communautaire pour faire la lumière sur les responsabilités pour les attaques et améliorer la protection des civils.

« Les meurtres brutaux d’habitants de Beni ne cesseront pas tant que les commandants des forces responsables ne seront pas traduits en justice », a souligné Ida Sawyer, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch. « Puisque les autorités congolaises n’ont pas enquêté ni ouvert de poursuites judiciaires de manière crédible pour ces atrocités, la Cour pénale internationale devrait enquêter en vue de futurs procès. »

Selon le Baromètre sécuritaire du Kivu, un projet conjoint mené par Human Rights Watch et le Groupe d’étude sur le Congo, au moins 235 personnes ont été tuées au cours de plus de 100 attaques menées à Beni entre janvier et septembre. Beaucoup ont été tués à coups de hache ou de machette, ou encore par balles. Plus de 165 civils ont été kidnappés ou enlevés pour obtenir une rançon, et des dizaines d’autres ont été blessés ou ont disparu cette année.

Ces attaques compliquent les efforts visant à endiguer la flambée de virus Ebola qui a fait au moins 70 morts depuis le mois d’août. Le risque de voir cette épidémie s’aggraver est renforcé, alors que les soignants ne peuvent accéder à certaines zones à cause de l’insécurité, et que l’Organisation Mondiale de la Santé considère que la menace est « imminente » pour l’Ouganda, pays voisin.

Human Rights Watch a mené sept visites de recherche sur le territoire de Beni au cours de ces quatre dernières années et a parlé à plus de 200 victimes et témoins des attaques, ainsi qu’à des responsables de l’armée et du gouvernement congolais, de l’ONU, et d’autres personnes.

Des représentants du gouvernement congolais et de l’armée ont affirmé à plusieurs reprises que la quasi-totalité des attaques commises à Beni étaient le fait des Forces démocratiques alliées (ADF), groupe armé islamiste ougandais présent dans la zone depuis 1996. Mais les recherches de Human Rights Watch, de même que les conclusions du Groupe d’experts de l’ONU sur le Congo, du Groupe d’étude sur le Congo basé à New York et d’organisations congolaises de défense des droits humains, suggèrent que d’autres groupes armés ainsi que certains officiers de l’armée congolaise ont été impliqués dans la planification et l’exécution de beaucoup de ces attaques. Les ADF semblent aussi s’être scindés en plusieurs factions, certains de ces combattants travaillant avec des groupes armés locaux.

En 2016, le Groupe d’experts de l’ONU a établi que le Général de brigade Muhindo Akili Mundos, commandant de l’armée congolaise qui entretient des liens étroits avec le Président Joseph Kabila, et qui était en charge des opérations contre les ADF d’août 2014 à juin 2015, avait formé un nouveau groupe armé en recrutant des combattants des ADF, d’anciens combattants de groupes armés locaux connus sous le nom de Mai Mai, et d’autres personnes. Ce groupe a été impliqué dans certains massacres commis sur le territoire de Beni depuis octobre 2014, toujours selon le Groupe d’experts.

Le général Mundos a été sanctionné par l’Union européenne en mai 2017, et par le Conseil de sécurité de l’ONU en février 2018, en raison de son implication présumée dans de graves violations des droits humains, y compris à Beni. Le Brigadier Général avait été déployé en Ituri à la mi-2015, et dans la ville de Bukavu, à l’est, en août 2018. On ignore s’il joue un rôle dans les tueries commises actuellement.

Après une accalmie relative à Beni pendant la majeure partie de 2017, les attaques ont repris en septembre de cette même année. Puis, le 7 décembre, des combattants non-identifiés ont attaqué une base militaire de l’ONU sur la route de Mbau-Kamango, tuant 15 casques bleus tanzaniens et 5 soldats congolais, et faisant 43 blessés parmi les forces de maintien de la paix. Un casque bleu tanzanien est toujours porté disparu. Le Secrétaire général des Nations Unies a qualifié cet événement de « la pire attaque contre les soldats de la paix de l’histoire récente de l’Organisation ». Deux autres attaques en septembre et octobre avaient précédemment causé la mort de quatre casques bleus et en avaient blessé 19 autres. L’ONU a accusé les ADF d’être responsables de ces attaques.

L’armée congolaise a lancé une nouvelle opération militaire contre des groupes armés à Beni en janvier – cette fois sans le soutien de la MONUSCO. Menée par le Général Marcel Mbangu, l’armée a promis qu’il s’agirait de « la dernière opération militaire pour restaurer la paix et la sécurité dans la région ». Pourtant, cette nouvelle offensive a coïncidé avec une hausse des attaques contre les civils, selon des chercheurs indépendants et le Groupe d’experts de l’ONU.

Tout comme lors des précédentes opérations militaires à Beni, de nombreux civils locaux ont constaté l’inefficacité des efforts de l’armée, et son incapacité à réagir quand les habitants signalent une attaque ou la présence suspecte d’hommes armés.

« La seule chose qu’ils font, c’est se protéger eux-mêmes », a dit un cultivateur de Beni à Human Rights Watch. « Quand ils attaquent des groupes armés, ils se contentent de les repousser, mais ils ne cherchent pas réellement à les intercepter. »

« J’ai vu quelques dizaines de personnes piller la petite boutique juste en face de chez nous, puis tuer le propriétaire », racontait un habitant du coin au sujet de l’attaque menée le 22 septembre dans la ville de Beni. « Comment ont-ils réussi à passer le camp militaire qui est tout près ? Les soldats et les policiers se sont simplement enfuis. Nous sommes abandonnés, et on nous a jeté dans la gueule du lion. »

Une cour militaire opérationnelle congolaise de Beni, qui n’est assortie d’aucun processus d’appel, a jugé environ 180 suspects pour leur rôle présumé dans ces meurtres, et notamment des présumés combattants des ADF, des civils accusés de collaborer avec les ADF et des militaires congolais. En janvier, plus de 130 personnes ont été condamnées, dont trois colonels de l’armée. Les autorités congolaises n’ont pas enquêté sur le rôle présumé du général Mundos. Des observateurs indépendants présents lors du procès ont fait part de nombreuses raisons de douter de sa crédibilité, et notamment des cas de subornation de témoins, des irrégularités de procédures pour les accusés, et le manque d’enquêtes approfondies sur les pistes relatives à l’implication potentielle de commandants plus haut gradés. Des défenseurs des droits humains et des chercheurs indépendants ont déclaré avoir été intimidés par des responsables des services de sécurité congolais, et plusieurs ont été contraints de fuir la région.

La CPI est compétente pour juger les crimes internationaux graves commis en RD Congo. Elle y a ouvert une enquête en juin 2004 et a jugé plusieurs affaires, mais la CPI n’a pas engagé de poursuites pour des crimes récents.

Depuis des années, des mouvements de jeunes et organisations de défense des droits humains congolais organisent des manifestations pacifiques pour demander que cessent les tueries à Beni, et exiger un engagement international pour améliorer la sécurité et traduire les responsables en justice. Les forces de sécurité congolaises ont frappé ou arrêté des manifestants pacifiques au cours de ces rassemblements, y compris dans la capitale, Kinshasa, où 29 personnes ont été arrêtées le 27 septembre.

« En quatre ans, le gouvernement congolais s’est montré incapable de mettre un terme aux abus et aux souffrances à Beni », a souligné Ida Sawyer. « Beni a besoin de davantage d’action internationale pour protéger les civils, traduire les coupables en justice, et aider les soignants qui s’efforcent de lutter contre Ebola. »

par -

L’UNICEF et ses partenaires ont jusqu’à présent identifié 155 enfants orphelins ou non accompagnés suite à la dernière épidémie d’Ebola dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Ce chiffre inclut des enfants qui ont perdu des suites d’Ebola l’un des parents ou les deux, ou leur tuteur, ainsi que ceux qui sont restés seuls parce que leurs parents sont en quarantaine dans un centre de traitement Ebola.

Les enfants qui ont perdu un parent à cause de l’Ebola risquent d’être stigmatisés, isolés ou abandonnés, ce qui s’ajoute à l’expérience de la perte d’un proche. Ces enfants, ainsi que ceux dont les parents sont pris en charge dans un centre de traitement Ebola sont particulièrement vulnérables et l’UNICEF est préoccupé par leur bien-être.

« La perte d’un parent est une expérience bouleversante pour un enfant », a déclaré le Dr Gianfranco Rotigliano, Représentant de l’UNICEF en RDC. « Notre mission est de protéger les enfants contre les conséquences du virus Ebola. Alors que l’épidémie se poursuit, nous continuons à coordonner nos efforts avec nos partenaires afin de garantir le bien-être physique, émotionnel et psychologique des enfants. »

L’assistance de l’UNICEF aux orphelins et aux enfants non accompagnés est adaptée aux besoins spécifiques de chaque enfant. Un nouveau-né qui a perdu sa mère a des besoins différents d’un enfant en âge scolaire. L’appui de l’UNICEF aux orphelins et aux enfants non accompagnés comprend généralement des soins psychosociaux, une aide alimentaire et matérielle et un soutien à la réinsertion scolaire.

Cent douze enfants orphelins et non accompagnés sont en âge scolaire et l’UNICEF avec ses partenaires se sont mobilisés pour les ramener en classe.

« Le retour à l’école est essentiel pour les enfants orphelins ou non accompagnés », a déclaré le Dr Rotigliano. « L’école leur apporte de la stabilité, un sentiment d’appartenance à la communauté et de l’espoir en l’avenir. »

Les enfants sont fortement touchés par l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement dans l’Est de la RDC, en particulier ceux qui sont orphelins ou seuls à cause de la maladie. Depuis le début de l’épidémie d’Ebola, l’UNICEF et ses partenaires ont :

  • – Formé 219 agents psychosociaux pour identifier les besoins spécifiques des enfants orphelins et non accompagnés et leur fournir une assistance ;
  • – Fourni une aide alimentaire et psychosociale aux 155 orphelins d’Ebola identifiés et aux enfants non accompagnés dans les zones touchées par la maladie à Beni, Mangina, Makeke et Butembo ;
  • – Fourni du matériel scolaire et des uniformes aux 112 orphelins d’Ebola et aux enfants non accompagnés en âge scolaire et payé leurs frais de scolarité ;
  • – Déployé 7 nutritionnistes pour aider les enfants orphelins et non accompagnés dans les centres de traitement Ebola ;
  • – Sensibilisé 3.163 directeurs d’école et enseignants de 326 écoles pour soutenir la réinsertion des enfants touchés par la maladie et éviter leur stigmatisation.

L’UNICEF continue à identifier les enfants touchés par le virus Ebola et à leur assurer un soutien psychosocial et matériel.

par -

Ce qu’on redoutait s’est produit : L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état, ce jeudi 17 mai 2018, du premier cas d’Ebola en zone urbaine en République démocratique du Congo (RDC), rapporte l’AFP. Jusqu’ici seules les localités rurales étaient touchées, c’est donc un dangereux palier qui vient d’être franchi.

Un nouveau cas (…) a été confirmé à Wangata, l’une des trois zones sanitaires de Mbandaka, une ville de près de 1,2 million d’habitants de la province de l’Equateur dans le nord-ouest de la RDC“, précise le communiqué de l’OMS. Déjà vendredi dernier, le directeur du Programme de gestion des situations d’urgence de l’OMS, Peter Salama, avait lancé une alerte : “si nous voyons une ville de cette taille (Mbandaka, ndlr) infectée par Ebola, nous allons avoir une épidémie urbaine majeure“.

A noter que les autorités de la RDC ont déclaré le 8 mai 2018 une épidémie d’Ebola dans le Nord-Ouest, aux environs du Congo-Brazzaville et que jusque-là 44 cas (3 cas confirmés, 20 probables et 21 suspects) ont été recensés par l’OMS, mais aucun dans une zone urbaine. “L’arrivée d’Ebola dans une zone urbaine est très préoccupante et l’OMS et ses partenaires travaillent ensemble pour intensifier rapidement la recherche de tous les contacts du cas confirmé dans la région de Mbandaka“, a dit le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique.

La RDC s’est déjà préparée au pire en réceptionnant mercredi 5.400 doses d’un vaccin expérimental contre Ebola, livrées par la Suisse.

Pour rappel, c’est entre 2013 et 2016 que l’épidémie d’Ebola a causé le plus de dégâts humains en Afrique de l’Ouest, plus de 11.300 morts sur quelque 29.000 cas enregistrés (plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone).

par -

Face à la nouvelle flambée de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) juge « élevé » le risque de propagation et se prépare au « pire des scénarios ».

A ce jour, 32 cas d’Ebola (deux cas confirmés, 18 probables et 12 suspects) ont été comptabilisé par l’OMS entre le 4 avril et le 9 mai sur le territoire de Bikoro, dans la province de l’Equateur (au nord-est de Kinshasa). Parmi eux, 18 décès sont déjà survenus.

« Nous sommes très préoccupés et nous nous préparons à tous les scénarios y compris le pire » a déclaré Peter Salama, Directeur du Programme de gestion des situations d’urgence de l’OMS lors d’un point de presse vendredi à Genève.

A ce jour, l’épidémie « semble être géographiquement limitée » dans une région éloignée, note l’OMS dans un bulletin. Toutefois, compte tenu des données disponibles, le risque global est considéré comme élevé au niveau national en raison de la nature de la maladie et du manque d’informations épidémiologiques et démographiques pour estimer l’ampleur de l’épidémie, prévient l’organisation.

Peter Salama note que sur les 32 cas recensés, 3 personnes font partie du personnel soignant. Une situation qui préoccupe fortement l’OMS, de tels cas pouvant jouer un rôle « d’amplificateur » de l’épidémie. Par ailleurs, sur les 21 cas initialement signalés le 8 mai, 17 avaient des liens épidémiologiques (contacts potentiels avec un autre cas suspect).

Reste que tous les cas ont été signalés dans le bassin versant du centre de santé d’Ikoko-Impenge. Bikoro est situé dans la province de l’Équateur, sur les rives du Lac Tumba, au nord-ouest du pays, près de la République du Congo. Tous les cas ont été signalés par l’établissement de santé d’iIkoko Iponge, situé à environ 30 kilomètres de Bikoro et à 280 km de Mbandaka, capitale de la province de l’Equateur.
La riposte s’organise

Face à cette nouvelle flambée d’Ebola, l’ONU, les autorités congolaises et leurs partenaires se mobilisent pour tenter de freiner la propagation de l’épidémie. Pour les Nations Unies, le danger immédiat est le risque de propagation d’Ebola vers Mbandaka, la capitale provinciale où vivent près d’un million d’habitants.

« Si nous voyons une ville de cette taille infectée par le virus Ebola, nous allons avoir une épidémie urbaine majeure, ce qui sera un véritable défi », a déclaré Pete Salama. « Une fois que le virus Ebola pénètre dans les zones urbaines, en particulier dans les bidonvilles pauvres, il devient plus difficile de se débarrasser de la maladie », a fait remarquer le responsable de l’OMS.

Sur le terrain, la riposte à Ebola s’organise. L’OMS a envoyé des épidémiologistes sur place pour évaluer l’ampleur de l’épidémie. L’objectif est de prélever de nouveaux échantillons, rechercher les personnes qui furent en contact avec les personnes malades, mobiliser les communautés au moyen de messages de prévention, et mettre en place des méthodes pour améliorer la collecte et l’échange de données.

Le ministère de la santé de RDC a envoyé une équipe de 12 experts déjà arrivée à Mbandaka. L’ONG Médecins sans Frontière a également déployé du personnel à Bikoro chargé de prendre en charge les cas suspects et de sensibiliser les populations.

De son côté, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) se concentre sur la communication communautaire pour protéger les populations contre la maladie et sur l’apport d’eau salubre, d’hygiène et d’assainissement pour éviter la propagation de la maladie. L’UNICEF a également envoyé 45 kg de chlore, cinq pulvérisateurs, 50 kg de savon et 28.000 comprimés de tablettes de purification d’eau vers la zone.

L’OMS entend travailler en étroite concertation avec les autorités de RDC et les partenaires de santé pour soutenir la réponse a Ebola au niveau national. L’agence onusienne attend le feu vert des autorités congolaises pour distribuer un vaccin expérimental contre le virus. « Tous les préparatifs sont en cours et dès que nous aurons le feu vert, nous y irons », a déclaré Peter Salama.
L’ONU octroie 3 millions de dollars de ses fonds d’urgence

Face à cette nouvelle flambée du virus Ebola, le chef de l’humanitaire de l’ONU, Mark Lowcock, a annoncé l’octroi immédiat de 2 millions de dollars du Fonds central d’intervention d’urgence (CERF).

Un montant qui doit permettre d’aider les acteurs humanitaires en RDC à combattre une nouvelle épidémie d’Ebola.

« Nous savons qu’une réponse rapide et coordonnée sera essentielle pour contenir cette épidémie. Cette allocation du CERF aidera nos partenaires humanitaires à fournir des services vitaux aux personnes dans les communautés affectées et à arrêter la propagation du virus », a déclaré le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires.

De son côté, l’OMS a débloqué 1 million de dollars de son Fonds de réserve pour les situations d’urgence. Cette somme financera les activités de riposte pour les trois prochains mois afin d’arrêter la propagation d’Ebola vers les autres provinces de la RDC et les pays voisins.

Pour les Nations Unies, l’urgence est désormais de fournir des actions sanitaires essentielles telles que la surveillance, le traitement, la mobilisation et la sensibilisation de la communauté, l’enterrements des victimes dans des conditions sûres et dignes, et la mise à disposition de services d’appui logistique.
Neuf pays voisins de la RDC en « état d’alerte »

Même si elle précise que le risque de propagation internationale est pour le moment perçu comme « relativement faible », l’OMS a également placé les neuf pays voisins de la RDC en état d’alerte.

Le risque est jugé « élevé » pour la République centrafricaine et la République du Congo en raison de leur proximité avec le fleuve Congo, note l’OMS. Outre ces deux pays, la RDC partage également des frontières avec le Soudan du Sud, l’Angola, la Zambie, la Tanzanie, le Burundi, le Rwanda et l’Ouganda.

Cette dernière flambée d’Ebola est la neuvième en RDC depuis que le virus a été découvert dans le pays en 1976. La maladie à virus Ebola (MVE) est endémique en RDC. La dernière flambée y est survenue en 2017 dans la zone de santé de Likati, située dans la province du Bas-Uélé au nord du pays. Elle avait été rapidement endiguée grâce aux efforts conjoints du gouvernement de la RDC, de l’OMS et de plusieurs partenaires.

Le virus Ebola cause une maladie aigüe grave qui est souvent mortelle en l’absence de traitement. Le taux de létalité moyen pour la MVE est de 50% environ. Le virus est transmis à l’homme par des animaux sauvages et se propage dans la population humaine par transmission interhumaine.

par -

D’après les résultats publiés aujourd’hui dans The Lancet, un vaccin anti-Ebola expérimental s’est révélé hautement protecteur contre ce virus mortel, dans le cadre d’un essai majeur réalisé en Guinée. Ce vaccin est le premier à prévenir l’infection par l’un des agents pathogènes les plus létaux connus à ce jour et ces résultats ajoutent du poids aux résultats publiés plus précocement l’année dernière.

Ce vaccin, appelé rVSV-ZEBOV, a été étudié dans le cadre d’un essai portant sur 11 841 personnes en Guinée, pendant l’année 2015. Parmi les 5 837 sujets ayant reçu le vaccin, aucun cas d’Ebola n’a été enregistré 10 jours ou plus après la vaccination. En comparaison, on a relevé 23 cas 10 jours ou plus après la vaccination chez les personnes n’ayant pas reçu ce vaccin.

Cet essai était dirigé par l’Organisation mondiale de la Santé, conjointement avec le ministère guinéen de la santé, Médecins sans frontières et l’Institut norvégien de santé publique, en collaboration avec d’autres partenaires internationaux.

«Si ces résultats convaincants arrivent trop tard pour ceux qui ont déjà perdu la vie dans l’épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest, ils montrent que face à la prochaine flambée de cette maladie, nous ne serons pas sans défense», indique le Dr Marie-Paule Kieny, Sous-Directeur général de l’OMS pour les systèmes de santé et l’innovation et principale responsable de l’étude.

Le vaccin, fabriqué par Merck, Sharpe & Dohme, a été désigné cette année comme une «percée thérapeutique» par la Food and Drug Administration des États-Unis d’Amérique et a reçu le statut PRIME de la part de l’Agence européenne des médicaments, ce qui autorisera son examen réglementaire plus rapide une fois le dossier soumis.

par -
Une injection d'un vaccin expérimental

Une injection d’un vaccin expérimental, renforcée par une piqûre de rappel, permet une protection “rapide et durable” contre Ebola chez des singes, selon une étude publiée dimanche 7 septembre qui vient conforter l’annonce de tests sur les humains.

Une injection du vaccin, basé sur un virus du rhume des chimpanzés et administrée à des macaques, leur a procuré “une protection complète à court terme et partielle à long terme” contre Ebola, notent les auteurs de cette étude dans la revue “Nature Medicine”.

De plus, les animaux qui ont eu la piqûre de rappel dans le cadre d’un nouveau schéma vaccinal en cours d’étude ont développé une immunité “durable”.

par -
Selon des informations rapportées par des citoyens libyens

Selon des informations rapportées par des citoyens libyens, des cas de contamination par le virus de l’Ebola ont été récemment découverts dans des régions libyennes à proximité du territoire tunisien.

On s’interroge alors sur la crédibilité de ces informations et on se demande si la décision concernant l’annulation des vols venant de Mitiga, Misrata et Syrte (Libye) est en rapport avec la découverte du virus mortel ou bien pour des raisons purement sécuritaires.

Pour vérifier la crédibilité de ces informations, nous avons contacté le ministère de la santé qui a démenti catégoriquement ces informations. Nous avons également , en vain, tenté de contacter deux responsables du département , car ils étaient en réunion , il s’agit de Noureddine Achour, directeur de l’Observatoire national des maladies nouvelles et émergentes et de sa collaboratrice Souha Bougattaf. A noter que les autorités libyennes ont également nié les informations relatives à la découverte du virus de l’Ebola sur son territoire.

Création d’une commission technique pour la prévention et la lutte contre le virus Ebola

Le virus Ebola se propage de manière inquiétante en Afrique. Le ministère de la Santé en Tunisie a annoncé, mardi 5 aout 2014, la création d’une commission technique pour la prévention et la lutte contre le virus Ebola et la mise en place d’un plan national pour lutter contre ce virus qui se propage rapidement et commence à atteindre d’autres régions du monde.

La fièvre Ebola est une maladie tropicale extrêmement infectieuse causée par le virus portant le même nom. Les symptômes principaux de la maladie sont la fièvre et les hémorragies, c’est la raison pour laquelle elle fait partie des maladies hémorragiques. Dans la plupart des cas, la maladie aboutit au décès du patient.

Le virus Ebola se transmet d’homme à homme. A ce jour, on ignore toujours le véritable vecteur qui porte le virus. Les singes et d’autres animaux hôtes sont mis en cause dans la propagation du virus. Les humains sont également suspectés de transmettre la maladie. A ce jour, il n’existe aucun vaccin contre la fièvre Ebola. Cette maladie est à déclaration obligatoire

Guérison de deux Américains grâce au sérum ZMapp

Selon des informations relayées par les médias internationaux dans la matinée du, vendredi 22 aout 2014, le médecin américain Kent Brantly et son assistante Nancy Writebol, qui avaient tous deux contracté le virus Ebola au Liberia début août, sont complètement guéris grâce à un traitement expérimental.

Les deux travailleurs en mission humanitaire au Liberia ont quitté l’hôpital d’Atlanta (USA) après avoir été soumis au ZMapp, un sérum expérimental, jamais utilisé auparavant sur des humains mais testé sur des singes. Par ailleurs, l’épistémologiste de l’Université d’Oxford, Olivier Brady, a déclaré que les stocks de ZMapp sont faibles. “Ils sont d’ores et déjà épuisés”(…) Un essai clinique de phase 1 de ce sérum doit débuter chez des humains début septembre. Un vaccin pourrait être prêt en 2015.

A rappeler que le virus Ebola est mortel dans 70 % à 90 % et a fait au moins 1 350 morts, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié le 20 août 2014.

Nadia. B.T.

par -
Selon des informations rapportées par des citoyens libyens

Selon des informations rapportées par des citoyens libyens, des cas de contamination par le virus de l’Ebola ont été récemment découverts dans des régions libyennes à proximité du territoire tunisien.

On s’interroge alors sur la crédibilité de ces informations et on se demande si la décision concernant l’annulation des vols venant de Mitiga, Misrata et Syrte (Libye) est en rapport avec la découverte du virus mortel ou bien pour des raisons purement sécuritaires.

Pour vérifier la crédibilité de ces informations, nous avons contacté le ministère de la santé qui a démenti catégoriquement ces informations. Nous avons également , en vain, tenté de contacter deux responsables du département , car ils étaient en réunion , il s’agit de Noureddine Achour, directeur de l’Observatoire national des maladies nouvelles et émergentes et de sa collaboratrice Souha Bougattaf. A noter que les autorités libyennes ont également nié les informations relatives à la découverte du virus de l’Ebola sur son territoire.

Création d’une commission technique pour la prévention et la lutte contre le virus Ebola

Le virus Ebola se propage de manière inquiétante en Afrique. Le ministère de la Santé en Tunisie a annoncé, mardi 5 aout 2014, la création d’une commission technique pour la prévention et la lutte contre le virus Ebola et la mise en place d’un plan national pour lutter contre ce virus qui se propage rapidement et commence à atteindre d’autres régions du monde.

La fièvre Ebola est une maladie tropicale extrêmement infectieuse causée par le virus portant le même nom. Les symptômes principaux de la maladie sont la fièvre et les hémorragies, c’est la raison pour laquelle elle fait partie des maladies hémorragiques. Dans la plupart des cas, la maladie aboutit au décès du patient.

Le virus Ebola se transmet d’homme à homme. A ce jour, on ignore toujours le véritable vecteur qui porte le virus. Les singes et d’autres animaux hôtes sont mis en cause dans la propagation du virus. Les humains sont également suspectés de transmettre la maladie. A ce jour, il n’existe aucun vaccin contre la fièvre Ebola. Cette maladie est à déclaration obligatoire

Guérison de deux Américains grâce au sérum ZMapp

Selon des informations relayées par les médias internationaux dans la matinée du, vendredi 22 aout 2014, le médecin américain Kent Brantly et son assistante Nancy Writebol, qui avaient tous deux contracté le virus Ebola au Liberia début août, sont complètement guéris grâce à un traitement expérimental.

Les deux travailleurs en mission humanitaire au Liberia ont quitté l’hôpital d’Atlanta (USA) après avoir été soumis au ZMapp, un sérum expérimental, jamais utilisé auparavant sur des humains mais testé sur des singes. Par ailleurs, l’épistémologiste de l’Université d’Oxford, Olivier Brady, a déclaré que les stocks de ZMapp sont faibles. “Ils sont d’ores et déjà épuisés”(…) Un essai clinique de phase 1 de ce sérum doit débuter chez des humains début septembre. Un vaccin pourrait être prêt en 2015.

A rappeler que le virus Ebola est mortel dans 70 % à 90 % et a fait au moins 1 350 morts, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié le 20 août 2014.

Nadia. B.T.

FOCUS 🔍

Comme chaque année et pour la 8ème fois consécutive, Orange Tunisie a organisé son Orange Summer Challenge (OSC), le rendez-vous incontournable des jeunes technophiles,...

Le meilleur des RS

La loi antiraciste vient d'être votée par le Parlement, avec son lot de sanctions qui en refroidit plus d'un (fortes amendes et même peine...

INTERVIEW

Slim Feriani, le ministre de l'Industrie et des PME et de l'Energie par intérim, a récemment accordé à Africanmanager une interview exclusive où il...

AFRIQUE

Le compte satellite du tourisme en 2017 publié par le Haut Commissariat au Plan (HCP) et rapporté par Telquel.ma, fait « ressortir une nette amélioration...

Reseaux Sociaux

SPORT

La joueuse de tennis tunisienne Ons Jabeur (101e mondiale) a poursuivi son aventure réussie au tournoi "Kremlin cup" de Moscou, doté de 767.000 dollars,...