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Les problèmes du secteur du textile et habillement se sont intensifiés après la révolution sous l’effet de la fuite des donneurs d’ordres étrangers, en plus des problèmes relatifs aux marchés parallèles et à l’économie informelle“. C’est ce qui ressort d’une note d’analyse récente publiée par l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) et relative au secteur du textile et habillement. Ces effets ont remis en question la vulnérabilité de ce secteur, considéré parmi les plus importants en Tunisie en termes d’emplois et de solde commercial. Prenant conscience des risques potentiels, et dans l’objectif de surmonter les problèmes du secteur, les efforts du gouvernement se sont développés et multipliés mais certaines mesures et décisions n’ont pas été couronnées de succès, car les industriels du secteur n’ont pas tous su gérer les changements et n’ont pas pu s’aligner aux réformes proposées par le gouvernement, précise l’APII.

Aujourd’hui, un secteur aussi important pour la Tunisie tel que le secteur du textile et de l’habillement, considéré comme un patrimoine industriel, ne cesse de plonger.
Certes la responsabilité est partagée, c’est pour cette raison que la réforme pour soutenir le secteur des ITH doit aussi être un processus collaboratif. L’initiative de la réforme devrait être proposée par les industriels du secteur, en collaboration avec les autorités et les décideurs économiques et consolidée par les agents économiques (consommateurs).

En effet, selon les données publiées dans cette note, le tissu industriel tunisien compte aujourd’hui 1672 entreprises employant 10 personnes et plus dans le secteur du textile et de l’habillement, totalisant 161 425 emplois, soit 30% des entreprises actives et 33% du total de la main d’œuvre industrielle. Le premier point fort du secteur des industries du  textile et de l’habillement en Tunisie, c’est qu’il s’agit d’un secteur à forte employabilité dont plus de 85% de son effectif total sont des emplois permanents. D’ailleurs c’est parmi les taux les plus élevés dans l’industrie manufacturière en Tunisie.

Le deuxième point fort du secteur des ITH, c’est qu’en dix ans (1972-1982), sa place, dans les exportations manufacturières, est passée de 9% à 42%, pour dépasser les 50% au début des années 90. Cependant, au cours des trois dernières années, cette croissance au niveau des exportations s’est ralentie, conjuguée à une augmentation rapide des importations, ce qui a causé la dégradation du taux de couverture du secteur.

La majorité des entreprises actives dans le secteur, soit 56.8 % emploient entre 21 et 200 personnes. D’ailleurs, c’est la valeur la plus élevée pour cet intervalle parmi les secteurs de l’industrie manufacturière. La répartition régionale du secteur des ITH montre une concentration dans les régions du nord-est et centre-est.

Ainsi, la région de l’Est compte environ 91.7% du total des entreprises opérant dans le secteur des industries du textile et de l’habillement. La répartition des emplois par tranche d’effectif dans les deux régions (nord et centre-est) est cohérente avec celle du total du secteur, ce qui s’assimile à un pouvoir de monopole pour ces deux régions dans les industries du textile et de l’habillement.

La majorité des entreprises dans le secteur des Industries du textile et de l’habillement en Tunisie sont des entreprises tunisiennes sous-traitantes et totalement exportatrices opérant principalement dans la confection. Ces entreprises comptent plus que la moitié de la main d’œuvre totale dans ce secteur.

En revanche la moyenne annuelle des entreprises nouvellement créées durant la même  période est de 146 entreprises et 14016 emplois créés par an, d’où un solde négatif de 48 entreprises et 4608 emplois. L’analyse des statistiques collectées sur les entreprises fermées montre aussi que 53.3% de ces entreprises sont des entreprises tunisiennes (dans la plupart des cas des sous-traitants) et 88.5% sont totalement exportatrices opérant dans la confection.

Les entreprises tunisiennes sont relativement compétitives en termes de coûts de la main d’œuvre mais moins compétitives en termes d’avantages hors coûts. Ces derniers avantages (hors coûts) et en particulier le respect des délais et des normes de qualité sont devenus de nos jours des indicateurs de compétitivité qui accordent au pays un avantage comparatif par rapport à ses concurrents. Ce changement au niveau des critères de compétitivité était une conséquence normale et prévue du démantèlement de l’accord multi-fibres, un démantèlement qui a changé la nature de demande des consommateurs, qui sont devenus plus exigeants devant une offre plus abondante et plus variée“, indique la note de l’APII.

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On savait que la Loi de finances 2018 n’avait pas été digérée par l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), mais on ne s’imaginait pas que c’était à ce point. La présidente de la centrale patronale, Wided Bouchamaoui, a fait une sortie fracassante lors d’un déplacement à Gabès, ce mercredi 13 décembre 2017. Elle a affirmé : «Avec ces lois et toutes ces hausses fiscales, vous ne pouvez plus espérer de notre part ni investissement, ni rien d’autre !», rapporte Mosaïque FM.

Bouchamaoui s’en est vertement prise à la cohorte d’impôts auxquels doivent s’acquitter les sociétés et lequels, à ses yeux, ne cessent d’enfler d’année en année, freinant les activités et investissements des opérateurs, alors que d’après elle rien n’est fait pour combattre l’économie informelle.
Elle a ajouté : «La pression fiscale de la Tunisie est devenue la plus forte de la région. Les autres nations s’activent pour ramener de nouveaux investisseurs et nous on laisse 54% de notre économie se vautrer dans le commerce parallèle et la contrebande. Et tout ça sans que les pouvoirs publics ne lèvent le petit doigt. Après, les critiques s’abattent sur les chefs d’entreprise, pour mettre en cause leur patriotisme !».

Enfin la patronne des patrons a fait savoir que le bureau exécutif national va se réunir vendredi prochain pour fixer sa position vis-à-vis du texte de Youssef Chahed.

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Une proposition d’un projet de loi sur le statut de l’auto-entrepreneur visant à lutter contre l’économie informelle, a été présentée lors d’une rencontre organisée, vendredi, à Tunis.
Ce projet de loi est initié par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique en collaboration avec l’Association de l’Initiative Globale pour la Justice et l’Association Tunisienne pour le Management et la Stabilité Sociale (TAMSS).
L’objectif de ce projet de loi est de réinsérer l’auto-entrepreneuriat dans le circuit de l’économie formelle, a indiqué Jihen Gaza, Directrice au ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi.
Elle a ajouté que ce projet de loi fixera le statut de l’auto-entrepreneur dans un premier temps et les avantages accordés à celui-ci dans un second temps, en attendant la finalisation de la version définitive de ce projet de loi qui sera fin prête le 27 décembre prochain.

“Ce projet de loi s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale relative à l’initiative privée élaborée par notre département”, selon le chef de cabinet du ministre de la Formation Professionnelle et de l’Emploi, Mounir Romdhani.
Il a précisé que son département œuvre à travers ce projet d’attirer l’auto-entrepreneur vers le secteur formel en lui garantissant la protection sociale.

Le conseiller auprès du chef du gouvernement, Fayçal Derbela, a estimé que ce mécanisme ne manquera pas de promouvoir l’investissement et l’initiative privée et de réduire le chômage notamment en encadrant les travailleurs exerçant d’une manière anarchique conformément aux dispositions de l’accord de Carthage signé le 13 juillet 2016 et la feuille de route prévue par le programme économique du gouvernement au titre de 2018/2020.

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Du 17 au 20 octobre 2017, la ville de Praia (Cap-Vert), accueille le quatrième Forum mondial sur le Développement Economique Local (DEL).

Près de 1500 participants de 120 pays sont attendus à cette rencontre organisée par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement), CGLU (Cités et Gouvernement Locaux Unis), l’OIT (l’Organisation International du Travail), le FAMSI (Fonds andalou des municipalités pour la solidarité internationale) et ORU-FOGAR. CGLU Afrique (APO.af/bY6a4J), l’organisation faitière des collectivités territoriales du continent va participer à cette manifestation avec une forte délégation présidée par le secrétaire général, M. Jean Pierre Elong Mbassi.

Le forum constitue un lieu d’échange sur le développement économique local. Le thème de la 4ème édition du forum porte sur « les contributions du développement économique local à la mise en œuvre du programme de développement de 2030 ». Il vise en particulier à proposer des orientations et des principes d’action pour concrétiser la mise en œuvre de l’ODD 8 : Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous (APO.af/AJ9Wrc) et l’ODD 17: Partenariats pour la réalisation des objectifs (APO.af/ZqE2cu).

Un accent particulier sera mis sur « la réduction des inégalités par le développement économique local », précise la fiche de présentation du comité d’organisation.

Le Forum verra notamment la participation du Président de la République du Cap-Vert, du Premier ministre du Cap-Vert, ainsi que des ministres de Côte d’Ivoire, Angola, Mauritanie, Bolivie, ainsi que de nombreux élus locaux et régionaux d’Afrique et d’autres régions du monde.

Au cours du Forum, CGLU Afrique organise deux sessions le 18 octobre 2017.

La première intitulée « Changement climatique et DEL : Comment atténuer les effets du changement climatique tout en favorisant le développement économique local ? », se focalisera sur les opportunités économiques qu’offre la lutte contre les changements climatiques pour les populations y compris les plus pauvres,  en prenant appui sur les bonnes pratiques de certaines villes africaines, notamment celle de Porto-Novo avec le projet Songhai  mis en œuvre au Benin (APO.af/dkxxkJ), et sur l’expérience des 11 villes pilotes Parties à la Convention des Maires pour l’Afrique Sub-Saharienne (APO.af/ga4RM6).

La deuxième session intitulée « économie informelle entre régularisation et accès pendant des phases de transition », mettra en lumière les questions à se poser quant à la prise en compte du secteur informel dans les stratégies de développement économique local et les réponses qui y sont apportées par les collectivités locales d’Afrique et d’ailleurs.

Consultez les positions clés des gouvernements locaux et régionaux sur le développement économique local ici: (APO.af/7rPXoJ).

Pour en savoir plus sur le forum cliquer ici: (APO.af/2C9jJV).

Pour plus d’information sur le DEL en Afrique accéder ici: (APO.af/PSCJeB).

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