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élections, Tunisie

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La problématique du financement des partis politiques fait encore polémique. Trois associations tunisiennes ont obtenu

La problématique du financement des partis politiques fait encore polémique. Trois associations tunisiennes ont obtenu, récemment, un don étranger de 15 millions de dinars. La nouvelle n’est pas trop surprenante. Les Tunisiennes et Tunisiens sont habitués, déjà, à en apprendre ! Il pèse sur ces associations « caritatives » des soupçons d’être au service de partis politiques. On connaît bien le phénomène, mais on manque de preuves pour étayer ces soupçons, les partis politiques et les associations refusant de publier leurs états financiers, ainsi que les rapports des commissaires aux comptes, comme le stipule pourtant la loi.

Les Tunisiens ont hâte de savoir d’où vient cet argent. Quels sont ces pays qui s’intéressent à la Tunisie ! Pour quels motifs ? À qui profitent ces fonds, et à quelles fins ? Les Tunisiens sont avides de réponse! C’est depuis le déroulement des élections précédentes que les interrogations prolifèrent, notamment après les dépassements enregistrés. Rappelons, à ce propos , les dons octroyés à certains étudiants pour qu’ils puissent couvrir les dépenses d’études assez poussées, ou encore les cours privés dispensés gratuitement aux lycéens et aux bacheliers. A cela s’ajoutent les cérémonies de mariages collectifs célébrés par les dirigeants d’Ennahdha, ou encore les moutons offerts à l’occasion de la fête du sacrifice.

De possibilités financières énormes !

Et pour donner à César ce qui lui appartient, les nouvelles associations apparues dans la foulée de la révolution, disposent, quant à elles, de possibilités financières énormes, lui permettant de procéder dans certains cas à l’octroi de prêts ou de bourses pour les jeunes chômeurs.

Joint par téléphone par Africanmanager, Sami Remadi, président de l’Association Tunisienne pour la Transparence Financière (ATTF), a appelé à renforcer le contrôle du financement des prochaines campagnes électorales afin de prévenir la dilapidation des fonds publics et lutter contre le phénomène de l’achat des voix électorales.

Risque d’une situation anarchique à l’approche des élections !

Sami Remadi a affirmé, en outre, que la Tunisie risque de faire face à un grand problème et à une situation d’anarchie à l’approche des élections, soulignant que les enjeux seront plus grands parce que la question est déterminante (5 ans).

Il a souligné que plusieurs associations caritatives travaillent pour le compte d’un parti politique pour acheter les voix des personnes défavorisées, expliquant que certaines associations de développement font preuve de générosité en matière de crédits allant jusqu’à 5 mille dinars et même à annuler leurs dettes si le parti remporte les élections. Et de préciser que le nombre des associations qui travaillent sous le couvert d’associations caritatives dépasse largement le chiffre de 100, à ce jour.

Il a reproché aux partis politiques de ne pas publier les états financiers relatifs à toute l’opération électorale, ni sur les aides, ni sur les frais de règlement, alors que toute association est obligée, aux termes de la loi, d’informer le gouvernement de l’origine et des montants réels reçus et les publier dans un journal quotidien, et ce dans un délai qui ne dépasse pas un mois.

Appel à l’indépendance du ministère public !

Il a proposé, de ce fait, de charger une structure indépendante de la mission du contrôle du financement des partis et de lui accorder les prérogatives nécessaires. Cette commission devrait jouir, selon lui, de toutes les prérogatives en matière d’investigation, et si jamais elle tombe sur des fonds suspects, elle pourra saisir directement le ministère public.

Sami Remadi a appelé, également, à renforcer le rôle du Haut comité de contrôle administratif et financier, soulignant que cette instance doit être plus efficace, neutre et constitutionnalisée. Le président de ces instances doit être également neutre, indépendant et élu.

Sanctionner l’achat des voix des pauvres !

Sami Remadi a proposé de renforcer le contrôle immédiat et a priori, et donner la possibilité, aux instances de contrôle de réagir directement et immédiatement en déposant directement des plaintes auprès du procureur de la République sans passer par le pouvoir exécutif : « On a besoin d’un contrôle sans préavis et immédiat », a-t-il dit.

Il faut, également, selon lui, sanctionner ceux qui se mettraient au service des partis politiques et profiter de l’état de pauvreté et de marginalisation de certaines régions pour bénéficier de leurs voix : « Acheter la voix des gens en raison de leur pauvreté est contradictoire avec les législations et les droits de l’Homme », a-t-il dit.

Chokri Yaïch, élu de Nidaa Tounes à l’ANC a indiqué qu’aider les associations à réaliser leurs programmes d’action est une bonne chose, mais détourner cet argent pour les desseins électoraux d’un parti n’est pas logique : « Et cela, on le voit maintenant sur le terrain où il existe plusieurs dizaines d’associations pro Ennahdha qui sillonnent le pays et fournissent des aides substantielles aux gens dans les quartiers populaires, les bourgades et les zones rurales », a-t-il dit.

La jalousie de Qatar et de l’Arabie Saoudite !

Il faut, selon lui, distinguer entre les fondations étrangères qui viennent aider en termes de formation les partis et les associations tunisiennes et entre celles qui reçoivent directement de l’argent soit disant pour exécuter leur programme culturel ou de développement et utiliser ces fonds argent, par la suite, sous forme d’aide.

Il a appelé à dresser les bilans, contrôler les dépenses, et surveiller les sources de financement des associations. Il faut aussi, selon lui, voir s’il existe des liens entre ces associations et les réseaux mafieux, terroristes ou des pays comme ceux du M oyen-Orient qui cherchent à imposer leurs choix : « Des pays comme le Qatar ou l’Arabie Saoudite sont jaloux de l’expérience tunisienne en termes de droits de la femme », a précisé le député de Nidaa Tounès à l’ANC, soulignant que ces derniers essayent par tous les moyens, soit à travers la valise diplomatique, soit à travers les associations, d’introduire de l’argent pour réaliser leurs objectifs.

Khadija Taboubi

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La problématique du financement des partis politiques fait encore polémique. Trois associations tunisiennes ont obtenu

La problématique du financement des partis politiques fait encore polémique. Trois associations tunisiennes ont obtenu, récemment, un don étranger de 15 millions de dinars. La nouvelle n’est pas trop surprenante. Les Tunisiennes et Tunisiens sont habitués, déjà, à en apprendre ! Il pèse sur ces associations « caritatives » des soupçons d’être au service de partis politiques. On connaît bien le phénomène, mais on manque de preuves pour étayer ces soupçons, les partis politiques et les associations refusant de publier leurs états financiers, ainsi que les rapports des commissaires aux comptes, comme le stipule pourtant la loi.

Les Tunisiens ont hâte de savoir d’où vient cet argent. Quels sont ces pays qui s’intéressent à la Tunisie ! Pour quels motifs ? À qui profitent ces fonds, et à quelles fins ? Les Tunisiens sont avides de réponse! C’est depuis le déroulement des élections précédentes que les interrogations prolifèrent, notamment après les dépassements enregistrés. Rappelons, à ce propos , les dons octroyés à certains étudiants pour qu’ils puissent couvrir les dépenses d’études assez poussées, ou encore les cours privés dispensés gratuitement aux lycéens et aux bacheliers. A cela s’ajoutent les cérémonies de mariages collectifs célébrés par les dirigeants d’Ennahdha, ou encore les moutons offerts à l’occasion de la fête du sacrifice.

De possibilités financières énormes !

Et pour donner à César ce qui lui appartient, les nouvelles associations apparues dans la foulée de la révolution, disposent, quant à elles, de possibilités financières énormes, lui permettant de procéder dans certains cas à l’octroi de prêts ou de bourses pour les jeunes chômeurs.

Joint par téléphone par Africanmanager, Sami Remadi, président de l’Association Tunisienne pour la Transparence Financière (ATTF), a appelé à renforcer le contrôle du financement des prochaines campagnes électorales afin de prévenir la dilapidation des fonds publics et lutter contre le phénomène de l’achat des voix électorales.

Risque d’une situation anarchique à l’approche des élections !

Sami Remadi a affirmé, en outre, que la Tunisie risque de faire face à un grand problème et à une situation d’anarchie à l’approche des élections, soulignant que les enjeux seront plus grands parce que la question est déterminante (5 ans).

Il a souligné que plusieurs associations caritatives travaillent pour le compte d’un parti politique pour acheter les voix des personnes défavorisées, expliquant que certaines associations de développement font preuve de générosité en matière de crédits allant jusqu’à 5 mille dinars et même à annuler leurs dettes si le parti remporte les élections. Et de préciser que le nombre des associations qui travaillent sous le couvert d’associations caritatives dépasse largement le chiffre de 100, à ce jour.

Il a reproché aux partis politiques de ne pas publier les états financiers relatifs à toute l’opération électorale, ni sur les aides, ni sur les frais de règlement, alors que toute association est obligée, aux termes de la loi, d’informer le gouvernement de l’origine et des montants réels reçus et les publier dans un journal quotidien, et ce dans un délai qui ne dépasse pas un mois.

Appel à l’indépendance du ministère public !

Il a proposé, de ce fait, de charger une structure indépendante de la mission du contrôle du financement des partis et de lui accorder les prérogatives nécessaires. Cette commission devrait jouir, selon lui, de toutes les prérogatives en matière d’investigation, et si jamais elle tombe sur des fonds suspects, elle pourra saisir directement le ministère public.

Sami Remadi a appelé, également, à renforcer le rôle du Haut comité de contrôle administratif et financier, soulignant que cette instance doit être plus efficace, neutre et constitutionnalisée. Le président de ces instances doit être également neutre, indépendant et élu.

Sanctionner l’achat des voix des pauvres !

Sami Remadi a proposé de renforcer le contrôle immédiat et a priori, et donner la possibilité, aux instances de contrôle de réagir directement et immédiatement en déposant directement des plaintes auprès du procureur de la République sans passer par le pouvoir exécutif : « On a besoin d’un contrôle sans préavis et immédiat », a-t-il dit.

Il faut, également, selon lui, sanctionner ceux qui se mettraient au service des partis politiques et profiter de l’état de pauvreté et de marginalisation de certaines régions pour bénéficier de leurs voix : « Acheter la voix des gens en raison de leur pauvreté est contradictoire avec les législations et les droits de l’Homme », a-t-il dit.

Chokri Yaïch, élu de Nidaa Tounes à l’ANC a indiqué qu’aider les associations à réaliser leurs programmes d’action est une bonne chose, mais détourner cet argent pour les desseins électoraux d’un parti n’est pas logique : « Et cela, on le voit maintenant sur le terrain où il existe plusieurs dizaines d’associations pro Ennahdha qui sillonnent le pays et fournissent des aides substantielles aux gens dans les quartiers populaires, les bourgades et les zones rurales », a-t-il dit.

La jalousie de Qatar et de l’Arabie Saoudite !

Il faut, selon lui, distinguer entre les fondations étrangères qui viennent aider en termes de formation les partis et les associations tunisiennes et entre celles qui reçoivent directement de l’argent soit disant pour exécuter leur programme culturel ou de développement et utiliser ces fonds argent, par la suite, sous forme d’aide.

Il a appelé à dresser les bilans, contrôler les dépenses, et surveiller les sources de financement des associations. Il faut aussi, selon lui, voir s’il existe des liens entre ces associations et les réseaux mafieux, terroristes ou des pays comme ceux du M oyen-Orient qui cherchent à imposer leurs choix : « Des pays comme le Qatar ou l’Arabie Saoudite sont jaloux de l’expérience tunisienne en termes de droits de la femme », a précisé le député de Nidaa Tounès à l’ANC, soulignant que ces derniers essayent par tous les moyens, soit à travers la valise diplomatique, soit à travers les associations, d’introduire de l’argent pour réaliser leurs objectifs.

Khadija Taboubi

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Les pourparlers se poursuivent actuellement entre les différentes forces politiques afin de trouver une issue de la crise que secoue le pays depuis l’assassinat de Mohamed Brahmi

Les pourparlers se poursuivent actuellement entre les différentes forces politiques afin de trouver une issue de la crise que secoue le pays depuis l’assassinat de Mohamed Brahmi, le 25 juillet. Un seul crédo : mettre l’intérêt du pays au-dessus de tout pour réussir cette dernière phase de la transition et bien se préparer aux prochaines échéances électorales.

Des élections auront sans doute des spécificités puisqu’elles se tiendront dans un climat particulier et délicat. En s’accrochant au pouvoir, Ali Laarayedh, chef du gouvernement, affirme l’importance d’entamer le dialogue national afin de former un gouvernement « électoral » chargé de coordonner l’organisation des élections.

Partant de cette vérité, une rencontre s’est tenue, ce jeudi, autour du thème « les mécanismes et les procédures pour garantir des prochaines élections transparentes ». Il s’agit, pour les organisateurs, d’informer les composantes de la société civile sur leur projet d’appui au renforcement de la transparence des prochaines élections, l’objectif étant d’améliorer la transparence et la crédibilité des élections à travers la mise en place des mécanismes et procédures nécessaires.

La réussite du processus électoral est la responsabilité de tous

Pour mener à bien mission, la participation de toutes les composantes de la société civile et des forces politiques s’avère une nécessité. « L’ISIE toute seule est incapable de garantir des élections transparentes », a noté Omar Boubakri, ex- président du comité régional de la haute Instance indépendante des élections, mettant l’accent sur l’implication de tous les intervenants.

Pour Omar Boubakri, un rôle stratégique devrait, dans ce sens, être joué par l’ANC comme étant la seule institution légitime en Tunisie. Ladite institution est appelée à mettre en place la loi électorale, approuvée par tous les acteurs.

Le défi est de taille venant à un moment particulier où la crise ne cesse de s’aggraver. Comme solution, Omar Boubakri a appelé à une meilleure collaboration entre les différents établissements publics et l’ISI. « Le rôle de toutes les composantes de la société est important pour créer un climat favorable aux élections, qui devront être une étape historique pour la Tunisie de l’après 14 janvier », a-t-il estimé.

Qu’en est-il du contrôle ?

Aussi, il est envisagé, selon Lassaad Moussa, expert en élections, d’intensifier les actions du contrôle à exercer à toutes les étapes de l’opération électorale. Ceci permettra, selon lui, de réduire au maximum les erreurs. Dans ce contexte, la mise en place d’un cadre juridique demeure utile pour relever ce défi.

Les financements politiques, obstacle majeur

De son côté, Mounir Amri, membre de l’Association Tunisienne pour l’Intégrité et la Démocratie des Elections « ATIDE » a saisi cette occasion pour tirer la sonnette d’alarme quant à la possibilité du retour de la corruption via les financements politiques. « Avec des financements politiques corrompus, je suis sûr que les urnes vont refléter les décisions des dirigeants et non plus la position du peuple », a-t-il martelé.

La réalité sociologique répondra-telle aux critères des élections ? Certainement oui, a répondu Mounir Amri, précisant que les élections est une culture de citoyenneté qui se pratique sur le terrain.

Afin de dissiper toute crainte, la mise en place d’un certain nombre des mécanismes est nécessaire, selon Amri, pour assurer la réussite de ce « mariage historique ». Parmi ces mécanismes qui pourraient réduire l’effet des financements politiques corrompus, Mounir Amri a appelé à la révision du cadre législatif organisant les financements politiques déjà mis en place spécialement pour les élections du 23 octobre 2011. Il est temps d’accélérer les procédures pour réviser ce cadre tout en fixant les critères des financements politiques », souligné le représentant d’Atide avant d’ajouter que « outre la révision, il est important de fixer les critères du contrôle de ces financements. »

Wiem Thebti

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D’après Mosaïque fm

D’après Mosaïque fm, les partis participant au dialogue sur la constitution sont parvenus à un accord sur l’organisation des prochaines élections avant la fin de l’année en cours.

Les partis réunis à l’initiative de la présidence de la République se sont engagés à œuvrer pour l’achèvement de la phase transitoire dans une atmosphère de paix. Ils ont souligné par ailleurs la nécessité de trouver un accord sur les sujets de discordes relatifs à la constitution.

Le dialogue devra reprendre mercredi prochain, a. indiqué Maya Jribi, secrétaire générale du parti Aljomhouri.

Sept formations politiques ont répondu présents à cette invitation au dialogue, en l’occurrence Al jomhouri, Ennahdha, Nidaa Tounes, l’Alliance démocratique, Ettakatol, Almoubadara et le CPR.

Le Parti Al Massar, le front populaire et le mouvement WAFA ont boycotté ce dialogue. Maya Jribi et Mouldi Riahi se sont vu attribués la tâche de coordination avec ces partis, rapporte la même source.

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D’après Mosaïque fm

D’après Mosaïque fm, les partis participant au dialogue sur la constitution sont parvenus à un accord sur l’organisation des prochaines élections avant la fin de l’année en cours.

Les partis réunis à l’initiative de la présidence de la République se sont engagés à œuvrer pour l’achèvement de la phase transitoire dans une atmosphère de paix. Ils ont souligné par ailleurs la nécessité de trouver un accord sur les sujets de discordes relatifs à la constitution.

Le dialogue devra reprendre mercredi prochain, a. indiqué Maya Jribi, secrétaire générale du parti Aljomhouri.

Sept formations politiques ont répondu présents à cette invitation au dialogue, en l’occurrence Al jomhouri, Ennahdha, Nidaa Tounes, l’Alliance démocratique, Ettakatol, Almoubadara et le CPR.

Le Parti Al Massar, le front populaire et le mouvement WAFA ont boycotté ce dialogue. Maya Jribi et Mouldi Riahi se sont vu attribués la tâche de coordination avec ces partis, rapporte la même source.

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Au moment où la situation de la Tunisie ne cesse de se détériorer avec le démantèlement d’une cellule d'Al-Qaïda dénommée « les milices de Okba Ibn Nafaa en Tunisie »

Au moment où la situation de la Tunisie ne cesse de se détériorer avec le démantèlement d’une cellule d’Al-Qaïda dénommée « les milices de Okba Ibn Nafaa en Tunisie », de la vague de protestations à Gafsa et du sabotage du meeting de Nidaa Tounes, les choix politiques des Tunisiens sont-ils influencés? Qu’est-il de la prestation du Gouvernement et de celle de l’opposition ? Les Tunisiens sont-ils vraiment satisfaits de ce que leur présentent les médias? Comment les Tunisiens appréhendent-ils la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays ?

Béji Caïd Essebsi garderait-il la première place si les élections présidentielles avaient lieu aujourd’hui ?

Autant des réponses auxquelles, Habib Guerfali, Dg de 3C Etudes devait trouver les bonnes réponses, dans sa 12ème vague de baromètre politique, réalisée, du 13 au 19 décembre courant, auprès d’un échantillon représentatif de la population tunisienne âgée de 18 ans et plus, de 1692 personnes.

40% des tunisiens satisfaits de la prestation du gouvernement

Parlant de la prestation du Gouvernement, Hichem Guerfali Directeur Général de l’Institut, précise qu’après « les évènements de Siliana et l’attaque du siège de l’UGTT, le degré de satisfaction des Tunisiens de la prestation du gouvernement se rétracte légèrement d’un point, au mois de décembre, en atteignant 40%, après avoir culminé à 66%, au début de notre baromètre ». Le taux d’insatisfaction ne décolle pas des 54%, bien que l’intensité de la totale insatisfaction se soit renforcée de 2 points, entre novembre et décembre, passant de 37% à 39%.

Quant à l’opposition, le niveau de satisfaction des Tunisiens se reprend légèrement pour se situer à 28%, après avoir perdu 2 points, au mois de novembre. 59% des Tunisiens se déclarent insatisfaits de la prestation de l’opposition.

Par gouvernorat, on constate que 57% des personnes sont satisfaits à Kebili, 56% à Médenine et 50% à Kasserine, contre 71% d’insatisfaits à Siliana, 65% à Gafsa et Kef. « Le même taux d’insatisfaction a été enregistré à Nabeul. Les habitants sont mécontents non pour des questions sociales mais pour des questions proprement partisanes », précise Guerfali avant d’ajouter « Mahdia, Gabès et Jendouba sont les moins satisfaits avec respectivement 49%, 44% et 42% ».

Qu’est-il de la prestation du gouverneur ?

Sur cette question, Hichem Guerfali a indiqué que beaucoup des gens sont incapables d’évaluer le rendement des gouverneurs.

Il a constaté que le gouverneur de Monastir arrive en tête de liste avec un taux de satisfaction équivalent à 59%, affirmant que « c’est un taux respectable en comparaison avec le mécontentement des habitants quant au rendement du gouvernement qui s’élève à 58% ».

Cependant, les habitants de Siliana s’illustrent encore une fois par le rejet de leur gouverneur avec 62% d’insatisfaction, suivis par leurs concitoyens de Sidi Bouzid (37%) et de l’ Ariana (21%).

Un nouveau record pour les médias

Pour les médias, ils continuent d’afficher un record positif avec 64% de satisfaction, contre 31% d’insatisfaction de leur prestation, en hausse de 2 points par rapport au mois de novembre. « Il faut avouer que la détérioration de la situation générale du pays concerne tout le monde ; gouvernement, partis politiques et médias », a remarqué le Dg de 3C Etudes.

Pour ce qui est de la situation sécuritaire du pays, on observe que la satisfaction des Tunisiens s’est confirmée, au mois de décembre, en augmentant de 2 points pour atteindre 44%, après avoir gagné 5 points, en novembre. Les insatisfaits atteignent 53% en perdant 3%.

Pour quel parti voteriez-vous, si les élections législatives avaient lieu en 2013 ?

Ennahdha gagnerait 33,9% des suffrages, avec une hausse de 2,5 point par rapport au mois de novembre. Nidaa Tounes perdrait, quant à lui, 1,2 point et enregistrerait 28,4%.

Le Front populaire garderait la troisième place avec 6,9% des suffrages, en hausse de 2,5 points. Al Joumhouri gagnerait 0,6 point en obtenant 6%. Al Aridha arriverait en cinquième position avec 5,1%, en hausse de 0,4 point. Le CPR garderait le même score de 4,7% alors qu’Ettakatol reculerait de 0,6 point pour s’établir à 3,2%. Viendraient ensuite UPL avec 2,1%, Hizb Atahrir avec 1,6%, Al Wafa avec 1,4%, Al Moubedera avec 1,6%, Al Majd (0,9%), Achaab (0,7%), et enfin Al Massar avec seulement 0,5%.

Béji Caïd Essebsi garde le leadership

Béji Caïd Essebsi, viendrait en tête avec 10,5% des suffrages, quasiment au même niveau que le mois dernier, si les élections présidentielles se déroulaient aujourd’hui. Moncef Marzouki, en deuxième position, récolterait 7% des voix. Mustapha Ben Jaâfar occuperait la troisième place avec 3,1%% des voix. Hamadi Jebali reprendrait sa quatrième place avec 2,8%, en hausse de demi-point. Hamma Hammami regagnerait aussi sa cinquième place en gardant le même score de 2,3%. Viennent ensuite Samir Dilou (1,7%), Mohamed Abbou et Abdelfatteh Mourou ( 1,6%). Puis, on trouve Kamel Morjène (1,4%), Taieb Baccouche qui recule de manière sensible à 1,3%, Ali Laarayedh (1,2%), Rached Ghannouchi (1,1%) et Ahmed Nejib Chebbi (0,9%).

Wiem Thebti

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Au moment où la situation de la Tunisie ne cesse de se détériorer avec le démantèlement d’une cellule d'Al-Qaïda dénommée « les milices de Okba Ibn Nafaa en Tunisie »

Au moment où la situation de la Tunisie ne cesse de se détériorer avec le démantèlement d’une cellule d’Al-Qaïda dénommée « les milices de Okba Ibn Nafaa en Tunisie », de la vague de protestations à Gafsa et du sabotage du meeting de Nidaa Tounes, les choix politiques des Tunisiens sont-ils influencés? Qu’est-il de la prestation du Gouvernement et de celle de l’opposition ? Les Tunisiens sont-ils vraiment satisfaits de ce que leur présentent les médias? Comment les Tunisiens appréhendent-ils la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays ?

Béji Caïd Essebsi garderait-il la première place si les élections présidentielles avaient lieu aujourd’hui ?

Autant des réponses auxquelles, Habib Guerfali, Dg de 3C Etudes devait trouver les bonnes réponses, dans sa 12ème vague de baromètre politique, réalisée, du 13 au 19 décembre courant, auprès d’un échantillon représentatif de la population tunisienne âgée de 18 ans et plus, de 1692 personnes.

40% des tunisiens satisfaits de la prestation du gouvernement

Parlant de la prestation du Gouvernement, Hichem Guerfali Directeur Général de l’Institut, précise qu’après « les évènements de Siliana et l’attaque du siège de l’UGTT, le degré de satisfaction des Tunisiens de la prestation du gouvernement se rétracte légèrement d’un point, au mois de décembre, en atteignant 40%, après avoir culminé à 66%, au début de notre baromètre ». Le taux d’insatisfaction ne décolle pas des 54%, bien que l’intensité de la totale insatisfaction se soit renforcée de 2 points, entre novembre et décembre, passant de 37% à 39%.

Quant à l’opposition, le niveau de satisfaction des Tunisiens se reprend légèrement pour se situer à 28%, après avoir perdu 2 points, au mois de novembre. 59% des Tunisiens se déclarent insatisfaits de la prestation de l’opposition.

Par gouvernorat, on constate que 57% des personnes sont satisfaits à Kebili, 56% à Médenine et 50% à Kasserine, contre 71% d’insatisfaits à Siliana, 65% à Gafsa et Kef. « Le même taux d’insatisfaction a été enregistré à Nabeul. Les habitants sont mécontents non pour des questions sociales mais pour des questions proprement partisanes », précise Guerfali avant d’ajouter « Mahdia, Gabès et Jendouba sont les moins satisfaits avec respectivement 49%, 44% et 42% ».

Qu’est-il de la prestation du gouverneur ?

Sur cette question, Hichem Guerfali a indiqué que beaucoup des gens sont incapables d’évaluer le rendement des gouverneurs.

Il a constaté que le gouverneur de Monastir arrive en tête de liste avec un taux de satisfaction équivalent à 59%, affirmant que « c’est un taux respectable en comparaison avec le mécontentement des habitants quant au rendement du gouvernement qui s’élève à 58% ».

Cependant, les habitants de Siliana s’illustrent encore une fois par le rejet de leur gouverneur avec 62% d’insatisfaction, suivis par leurs concitoyens de Sidi Bouzid (37%) et de l’ Ariana (21%).

Un nouveau record pour les médias

Pour les médias, ils continuent d’afficher un record positif avec 64% de satisfaction, contre 31% d’insatisfaction de leur prestation, en hausse de 2 points par rapport au mois de novembre. « Il faut avouer que la détérioration de la situation générale du pays concerne tout le monde ; gouvernement, partis politiques et médias », a remarqué le Dg de 3C Etudes.

Pour ce qui est de la situation sécuritaire du pays, on observe que la satisfaction des Tunisiens s’est confirmée, au mois de décembre, en augmentant de 2 points pour atteindre 44%, après avoir gagné 5 points, en novembre. Les insatisfaits atteignent 53% en perdant 3%.

Pour quel parti voteriez-vous, si les élections législatives avaient lieu en 2013 ?

Ennahdha gagnerait 33,9% des suffrages, avec une hausse de 2,5 point par rapport au mois de novembre. Nidaa Tounes perdrait, quant à lui, 1,2 point et enregistrerait 28,4%.

Le Front populaire garderait la troisième place avec 6,9% des suffrages, en hausse de 2,5 points. Al Joumhouri gagnerait 0,6 point en obtenant 6%. Al Aridha arriverait en cinquième position avec 5,1%, en hausse de 0,4 point. Le CPR garderait le même score de 4,7% alors qu’Ettakatol reculerait de 0,6 point pour s’établir à 3,2%. Viendraient ensuite UPL avec 2,1%, Hizb Atahrir avec 1,6%, Al Wafa avec 1,4%, Al Moubedera avec 1,6%, Al Majd (0,9%), Achaab (0,7%), et enfin Al Massar avec seulement 0,5%.

Béji Caïd Essebsi garde le leadership

Béji Caïd Essebsi, viendrait en tête avec 10,5% des suffrages, quasiment au même niveau que le mois dernier, si les élections présidentielles se déroulaient aujourd’hui. Moncef Marzouki, en deuxième position, récolterait 7% des voix. Mustapha Ben Jaâfar occuperait la troisième place avec 3,1%% des voix. Hamadi Jebali reprendrait sa quatrième place avec 2,8%, en hausse de demi-point. Hamma Hammami regagnerait aussi sa cinquième place en gardant le même score de 2,3%. Viennent ensuite Samir Dilou (1,7%), Mohamed Abbou et Abdelfatteh Mourou ( 1,6%). Puis, on trouve Kamel Morjène (1,4%), Taieb Baccouche qui recule de manière sensible à 1,3%, Ali Laarayedh (1,2%), Rached Ghannouchi (1,1%) et Ahmed Nejib Chebbi (0,9%).

Wiem Thebti

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Alors que le président de l’ISIE, Kamel Jendoubi, répète à qui veut bien l’entendre que son instance reste la seule source viable et crédible pour tout résultat des élections, il y a presqu’un consensus sur le fait que le parti islamiste Ennahdha vient de réaliser un raz-de-marée sur les voix des électeurs de la Constituante. Membre de ce Parti, Samir Dilou jubile même et assure à l’AFP que «l’on n’est pas très loin des 40%, ça peut être un peu plus, un peu moins, mais on est sûr de l’emporter dans 24 (des 27) circonscriptions » du pays, citant “les propres sources” de son parti. Le processus démocratique choisi par les Tunisiens impose donc d’accepter cette nouvelle réalité, car il n’est de l’intérêt de personne de perpétrer les pratiques de l’exclusion, même si elle a été aussi un choix  national de la Révolution. Le vote ressemble ainsi, de plus en plus, à un vote de sanction à l’encontre des 22 années de Ben Ali, contre la mauvaise gestion de la profusion des partis politiques par ces derniers, tout comme la mauvaise gestion d’une élection non basée sur les programmes où l’électeur moyen, abasourdi par la profusion, s’est retourné vers les visages déjà connus.
En espérant qu’elles ne seront pas les dernières que nous vivrons, les élections du 23 octobre 2011, auront certes constitué un exemple de réussite en matière d’organisation. Et même si cela rappelle une autre organisation de jeux sportifs où la Tunisie n’avait brillé que par la bonne organisation, il reste bon de se gargariser des différentes attestations internationales dans ce sens. Il n’en demeure pas moins vrai qu’un raz-de-marée, de quelque parti que ce soit, n’est pas ce qui pourrait arriver de mieux à la Tunisie de l’après dictature de Ben Ali.

Revue de presse des infractions et dépassements.

Ces élections semblent pourtant déjà entachées d’irrégularités, d’infractions et de dépassements de la part de plus d’une partie que la presse locale tunisienne rapporte. Le président de l’instance régionale indépendante pour les élections (IRIE), dans la circonscription de Nabeul 1, Abdelhamid Lamine, a ainsi déclaré à l’agence TAP que « les observateurs de l’IRIE ont relevé, dimanche, des dépassements commis par un parti candidat aux élections, et ce, dans certains bureaux de vote à Nabeul, Dar Chaâbane El Fehri et Hammam Ghezaz ».

 «Des observateurs de ce parti vont dans les cours des écoles pour discuter avec les électeurs et les inciter à voter pour leur liste », a-t-il précisé. Accompagnant le président de l’IRIE dans la circonscription de Nabeul 1, le correspondant de l’agence TAP a remarqué, par ailleurs, la présence de membres du conseil pour la protection de la révolution dans le bureau de Sidi Amor en train de discuter avec les électeurs sous prétexte de les  «renseigner». Le président de l’IRIE les a, immédiatement, évacués du bureau de vote, avec le soutien de l’armée.

L’observatoire du processus électoral « Chahed » fait le constat, dans un communiqué publié, dimanche à midi, d’infractions et de dépassements dans certains centres et bureaux de vote.  Selon les observateurs locaux de « Chahed », « de grands problèmes se sont posés pour les analphabètes qui n’ont pas pu accomplir convenablement leur devoir électoral », outre « l’encombrement enregistré dans plusieurs bureaux de vote », ce qui a contraint de nombreux électeurs à rebrousser chemin. L’observatoire relève, également, « le refus d’accueillir des électeurs pour ne pas avoir présenté leur récépissé d’inscription sur les listes électorales ».  « Chahed » attire l’attention, en outre, sur le fait que certaines listes électorales ne comportent pas les noms d’électeurs qui sont, néanmoins, munis de leur récépissé d’inscription.

D’autre part, des parties ont appelé les électeurs à voter en faveur de certaines listes à proximité de bureaux de vote, ajoute le communiqué de « Chahed », relevant également qu’à Deguèche, des sommes d’argent (jusqu’à 30 Dinars) ont été offertes à des électeurs pour donner leur voix à certaines listes.
La ligue tunisienne pour la citoyenneté a relevé, de son côté, des dépassements dans 6 circonscriptions électorales, indique-t-elle, dimanche, dans un communiqué. Les partisans de quelques partis ont continué de faire la propagande électorale au cours du scrutin. Certains membres de bureaux de vote n’ont pas respecté l’ordre des files d’attente et la saisie obligatoire des téléphones portables au moment du vote, précise le communiqué. Les dépassements en question ont été enregistrés dans les circonscriptions de l’Ariana, la Manouba, Tunis 1, Tunis 2, Ben Arous et Bizerte.

Des têtes de liste et des observateurs ont relevé plusieurs cas de dépassements dans les différents bureaux de vote du pays. A Médenine, ils ont signalé la poursuite de la propagande politique devant les bureaux de vote dans une dernière tentative d’influencer le choix des électeurs.

Plusieurs électeurs ont été inscrits de façon automatique dans des centres éloignés de leur lieu de résidence, constatent aussi plusieurs observateurs. Dans la circonscription de La Manouba, l’Instance régionale pour les élections a reçu des réclamations sur la poursuite, par certains partis politiques, de la campagne et de l’affichage électoral le jour du scrutin. Plusieurs têtes de liste se sont rassemblées devant le siège de l’Instance, appelant à l’urgence de prendre des mesures fermes contre les partis contrevenants.  Une enquête a été ouverte par l’IRIE qui a également informé l’instance supérieure indépendante pour les élections de ces délits électoraux, a assuré le rapporteur de l’IRIE au correspondant de la TAP.

Après la fermeture des bureaux de vote, l’Observatoire National de la Coalition de la Société Civile, piloté par la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme qui a déployé 3800 observateurs couvrant tout le territoire tunisien, a fait état de la poursuite de nombreuses irrégularités, dont notamment des tentatives d’influencer les électeurs et les électrices et d’acheter leurs voix.  L’observatoire en fournira ultérieurement les détails.

Citant l’observatoire électoral  « Chahed », l’hebdomadaire «Al bayane» rapporte plus d’une infraction.  Dans son 3ème communiqué, publié dimanche, il signale qu’au collège Bouhajla (Kairouan), le bureau de vote a fermé provisoirement ses portes devant l’état de désordre qui a régné, en l’absence des forces de sécurité. Plusieurs électeurs ont été privés du droit de vote en raison de la date de livraison de leur carte d’identité qui dépasse le 14 août 2011. Certains observateurs parlent, aussi, de sommes d’argent distribuées aux électeurs par des membres des listes en lice à la Manouba et Jebel Jloud.

Qui validera ces élections sans parler des infractions ? Qui donnera un blanc seing au raz-de-marée ?

Des dépassements similaires ont été relevés dans des bureaux de vote à Sousse, Sfax et Hammamet.  Autres infractions enregistrées : les tentatives de certains candidats d’influencer le choix des électeurs et d’intervenir lors du vote, en l’absence du chef de bureau (Jendouba). Un état de grande confusion a été observé dans le bureau de vote d’El Marr (Tunis), à cause de la forte affluence des électeurs (entre 2500 et 3000). Plusieurs d’entre eux ne figuraient pas sur les listes. Ils ont quitté les lieux sans accomplir leur droit  de vote.

Le site «Al Jarida.com » évoque «des infractions dans le bureau de vote de Bonn en Allemagne». Des membres de ce bureau de vote, selon le journal électronique, auraient invité les électeurs à voter pour la liste numéro 5 d’Ennahdha en infraction flagrante de la loi.  Selon Raouf Khamassi, président de l’association des Tunisiens à l’étranger, ce bureau enregistrerait d’autres infractions à la réglementation en vigueur.

Selon le journal Assabah Al Ossbouii, des dépassements ont été relevés dans des bureaux de vote à Sousse, Sfax et Hammamet, kébili, Kerkennah, Bizerte, Sidi Bouzid .Il s’agit de   tentatives de certains candidats d’influencer le choix des électeurs et d’intervenir lors du vote. Selon la même source, quelques islamistes se sont mobilisés pour inciter  plusieurs  personnes âgées dans la région de Kerkennah,  à voter pour le parti El Ennahdha.

Selon la Ligue tunisienne de citoyenneté, citée par Assabah Al Ossbouii, il y aurait eu des cas d’utilisation de téléphone portable, malgré l’interdiction d’en faire usage. A Kébili, des tentatives d’achat de vote par  distribution de colis alimentaire. A Béja, des tentatives d’achat de vote par  distribution d’argent liquide. À Nabeul, une propagande autour des centres de vote par certains partis politiques et transport en commun disponible  pour ceux qui vont voter en faveur  d’Ennahdha. Sur Facebook, devenue source irrévocable d’information, une femme voilée dissimule clairement sous ses habits un bulletin de vote dans un bureau de vote lors du décompte, et ce n’est pas l’unique témoignage qu’on retrouve sur les réseaux sociaux.

Des infractions existent donc. Cela ne fait plus aucun doute. A moins de faire comme Ben Ali et minimiser en disant qu’elles ne sont que le fait d’éléments isolés, comme pourraient le faire l’ISIE de Kamel Jendoubi ou les observateurs européens, il s’agit donc de les traiter et de prendre les sanctions que prévoit la loi. Il s’agit aussi de faire publiquement état du rapport de la Cour des Comptes à propos de l’argent de la politique, avant d’annoncer les résultats de ces élections. Les valider telles qu’elles sont et avant de traiter les infractions et de les sanctionner, équivaudrait  à valider le flou, le même système que celui de Ben Ali !

Khaled Boumiza.

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23 Octobre : C’est le jour J pour environ sept millions de Tunisiens, qui viennent de vivre le premier scrutin démocratique de son histoire, avec 111 partis politiques de différentes sensibilités, et éliront librement une assemblée constituante comprenant  217 sièges

Neuf mois après la révolution partie de l’immolation, le 17 décembre, de Mohamed Bouazizi, jeune vendeur ambulant de Sidi Bouzid  hommes et femmes de plusieurs générations se sont massivement mobilisés, ce dimanche, dès les premières heures, dans les milliers de bureaux de vote ouverts partout en Tunisie. Objectif : donner un nouveau fondement de l’Etat tunisien qui aura des impacts sur toutes les générations à venir.

8H00, devant l’entrée du bureau de vote d’une école primaire à Lafayette, des dizaines de personnes font déjà la queue. “Je suis si heureux d’être là, c’est un jour que j’ai jamais imaginé ; mais voila, je le vis aujourd’hui” nous a déclaré Ahmed Amine, l’un des milliers de Tunisiens qui sont descendus dans les rues, le 14 janvier, pour manifester contre le chômage et la pauvreté. Pour lui, c’est une “victoire historique”. Enthousiaste et optimiste, Mohamed, pour sa part, est très heureux de vivre ces moments historiques. «J’attendais ce moment historique depuis des mois pour accomplir mon devoir électoral. Je profite de  cette occasion pour inviter tous les jeunes à voter librement pour reconstruire notre pays».

Abdallah, retraité partage les mêmes propos« C’est un rêve devenu réalité », a-t-il dit  saisissant  cette opportunité pour rappeler comment sous Ben Ali « les résultats, truqués, étaient toujours connus d’avance».

Enthousiastes et optimistes malgré les empêchements.

9H15 à Sidi Hassine, le vote n’a pas commencé encore en raison de l’absence des membres des bureaux, mais un grand nombre des jeunes, et de moins jeunes  se pressent. Résultat, les gens présents ne savent pas à qui s’adresser. “C’est vraiment difficile, car tout cela est nouveau. Toutefois, il faut patienter pour que les élections réussissent », a reconnu Ismail, fonctionnaire. Et d’ajouter : « Après 23 ans de corruption, on est libre de faire notre propre choix. Alors, cela mérite vraiment d’attendre et encore attendre “

Plus loin à Ennaser et au Bardo, les mêmes réactions à ce vote historique. Linda, jeune fille qui a fait la queue pendant une heure n’a pas manqué d’exprimer sa fierté « C’était magnifique», commente-t-elle.

Pour sa part, le responsable du bureau de vote à Ennaser II, a affirmé que  « l’affluence a dépassé les estimations, et tout va bien. Un bon signe pour ce premier test démocratique »

Samia, l’une des observatrices nationales, déjà présente pour s’assurer qu’il n’y a pas de fraudes, a relevé le bon déroulement de l’opération de vote. « Globalement, cela s’est bien passé malgré la grande affluence des gens. On est très heureux. Pas d’abus à signaler»

“C’est plus qu’un bon signe”,  Iyadh Ben Achour  affirmant la ferme volonté des Tunisiens de rompre avec les années précédentes. « C’est une victoire de voir les tunisiens voter”, a-t-il ajouté.

De même, le président de la commission électorale (ISIE), Kamel Jendoubi, a déclaré que l’affluence des Tunisiens pour élire une assemblée constituante a dépassé toutes les attentes. Il vient d’ajouter au cours d’une conférence de presse que le taux de participation pourrait dépasser les 60%”

Wiem Thebti

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Une première cargaison d’urnes pour les élections de la Constituante sera réceptionnée, dans deux jours, par l’Instance supérieure indépendante des élections(ISIE), rapporte le quotidien Assabah qui précise que ces urnes seront ultérieurement distribuées entre les circonscriptions électorales suivant le nombre des bureaux de vote.

Selon une source informée au sein de l’ISIE, ces urnes, de couleur blanche et rouge, sont transparentes, et sont fabriquées en plastique renforcé.

Les urnes sont conformes aux normes internationales et de l’ONU et garantissent la transparence du processus électoral.

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