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Le président français, Emmanuel Macron, qui a mis la Libye en bonne place sur son agenda dès son installation au palais de l’Elysée, tient enfin une date pour organiser des élections législatives et présidentielles : le 10 décembre 2018. Certes cela ne règle en rien les problèmes de fond du pays, déchiqueté depuis le soulèvement de 2011, et surtout cela ne préjuge pas de la capacité des autorités locales et de la communauté internationale à tenir les délais, mais sur le papier ce premier grand pas a son poids..

C’est la principale annonce de la réunion des principaux acteurs de la crise libyenne, convoqués par Macron ce mardi 29 mai à Paris. Le maréchal Khalifa Haftar, le Premier ministre Fayez al-Sarraj, le président du Parlement Aguila Salah, et le président du Haut Conseil d’État Khaled Al-Mishri ont paraphé l’accord, rapporte Jeune Afrique. Reste maintenant à lui donner corps.
Les signataires ont également convenu qu’avant ce scrutin, il faudra s’accorder et mettre en place une «base constitutionnelle». «L’adoption d’une Constitution constituera une étape essentielle pour la souveraineté de la nation libyenne», indiquent les signataires de l’accord, qui ont promis s’appuyer «le représentant spécial des Nations unies dans ses consultations auprès des autorités libyennes portant sur une proposition et sur le calendrier de son adoption».

Comblé, le chef de l’Etat français s’est réjoui d’une «rencontre historique (…), une étape clé pour la réconciliation».
A noter que 19 pays (dont la Tunisie, le Maroc, l’Algérie et les pays du Golfe) et quatre institutions internationales ont pris part à l’événement : l’ONU, la Ligue arabe, l’Union africaine – via le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, qui pilote le dossier libyen – et l’Union européenne. Mahamadou Issoufou, président du Niger, et Idriss Déby Itno, président du Tchad, ont également fait le déplacement.

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Le président français, Emmanuel Macron, avait fait de la Libye une de ses priorités en organisant dès le 25 juillet 2017 (à peine 9 semaines après son élection) une encontre entre les deux grands protagonistes de la crise libyenne. Il revient à la charge le mardi 29 mai 2018 en réunissant à Paris les mêmes acteurs, Fayez El-Sarraj, le président du Conseil présidentiel libyen et le maréchal Khalifa Haftar, qui a la main sur l’Est du pays, d’après Jeune Afrique. Le but de la manoeuvre : Redonner du tonus à la feuille de route pour que les élections programmées à la fin de cette année se passent au mieux.

Il est question d’aborder le sujet très délicat du désarmement des parties engagées dans la crise afin d’assainir le climat social et politique en vue de ce scrutin. Sur la table également les responsabilités des uns et des autres pour faire de ce rendez-vous électoral un succès et des sanctions pour les parties qui sabotent l’application de la feuille de route, indique le magazine africain.
On a appris que l’Union africaine, l’Union européenne et la Ligue arabe sont conviées à cette rencontre, ainsi que la Turquie, le Maroc, l’Algérie, l’Égypte, le chef de la mission de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé. Le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, qui pilote le comité de haut niveau de l’UA sur la Libye, fera aussi le déplacement. Le contenu de la conférence du 29 mai sera défini ce samedi 26 mai lors d’une pré-réunion de l’UA à laquelle Sassou-Nguesso prendra part, à Addis Abeba…

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Le Président de la République s’est entretenu avec le Président de la République arabe d’Egypte Abdel Fattah al-Sissi, au sujet de la situation au Moyen-Orient et en particulier en Syrie.

Le Président Emmanuel Macron a rappelé le cadre et les finalités de l’intervention militaire de la France, avec les États-Unis et le Royaume-Uni, après les attaques chimiques du régime syrien à Douma. Il a rappelé le caractère légitime et ciblé de cette action, en réponse à une violation manifeste de l’interdiction des armes chimiques, dont le peuple syrien est la première victime.

Les deux Présidents ont souligné la nécessité d’une solution politique en Syrie, et l’importance d’y associer les pays arabes et les membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies. C’est là le seul moyen d’assurer au peuple syrien les conditions de sa souveraineté durable.

Ils ont réaffirmé également leur volonté de poursuivre le travail conjoint en matière de lutte contre les groupes terroristes. L’Égypte participera ainsi à la conférence de mobilisation contre le financement du terrorisme qui aura lieu à Paris les 25 et 26 avril.

Les équipes des deux Présidents continueront à travailler de manière étroite sur ces différents sujets dans les prochaines semaines, ainsi que les Ministères des Affaires étrangères. Le Président de la République a demandé à son ministre Jean-Yves Le Drian de se rendre en Egypte à la fin du mois d’avril.

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Le Président de la République française, Emmanuel Macron, s’est entretenu avec le Président Abdel Fattah al Sissi le 3 avril au lendemain de la réélection du Président égyptien à la tête du pays pour un deuxième mandat, et lui a présenté les vœux de la France pour le succès de l’Egypte.

Les deux présidents ont échangé sur les enjeux régionaux et plus particulièrement sur la situation à Gaza, en Libye et en Syrie ainsi que sur la lutte contre Daech.

Il a rappelé le soutien de la France à l’Egypte dans la lutte contre le terrorisme tout en soulignant, comme il l’avait déjà fait lors de leur rencontre le 24 octobre à Paris, l’importance de préserver une société civile dynamique et active, meilleur rempart contre la radicalisation, et de promouvoir les droits de l’Homme et les libertés fondamentales.

Le Président Emmanuel Macron a rappelé, par ailleurs, le soutien de la France aux réformes économiques entreprises par le Président Sisi et la disponibilité de notre pays à continuer d’investir dans le pays. Les deux présidents ont émis le souhait que le partenariat qui unit nos deux pays soit renforcé dans tous les domaines.

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Selon un sondage Odoxa pour la presse régionale, France Inter et L‘Express diffusé mardi et rapporté par Reuters, la popularité d‘Emmanuel Macron chute de six points en un mois et celle d‘Edouard Philipe de sept.

Ils sont désormais perçus comme un “bon président” et un “bon Premier ministre” par 43% des Français.

Ils reculent respectivement de 11 et 14 points depuis décembre, souligne Odoxa.

Toujours unanimement soutenus dans leur camp (96% et 94% de popularité auprès des sympathisants LaRem), les deux hommes perdent des points tant à gauche (-4 et -7 points) qu’à droite (-4 et -12 points) qu’auprès des sympathisants FN (-10 et -8 points)”, ajoute l‘institut de sondages.

L’impact de la réforme sur la CSG est palpable dans l’opinion, notamment chez les retraités, Emmanuel Macron et Edouard Philippe perdent chacun neuf points auprès de cette catégorie en un mois. Mais la baisse de popularité concerne toutes les strates de la population, des CSP+ aux CSP-.”

Le sondage a été réalisé les 21 et 22 février auprès d‘un échantillon de 973 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, nous apprend Reuters.

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Le président français, Emmanuel Macron, a décidément un gros appétit pour l’Afrique. Les 31 janvier et 1er février 2018, il était en Tunisie, puis a enchainé avec le Sénégal, pour 3 jours. Et bien il a décidé de revenir sur le continent, à peine 3 mois après, en juin 2018. Il est annoncé, par Jeune Afrique, en Mauritanie, où il évoquera le combat contre le terrorisme et le financement du G5 Sahel, la force conjointe en charge de la sécurisation des frontières du Sahel, une affaire de la plus haute importance depuis que les groupes djihadistes ont pris l’habitude de les traverser allègrement pour frapper dans la région.

Mais il y a d’autres enjeux, d’après le magazine panafricain. En effet le chef de l’Etat français chercherait à calmer l’irritation de Nouakchott, du fait que Paris considère toujours la Mauritanie comme un pays risqué et la déconseille aux touristes. Les Mauritaniens verraient également d’un mauvais oeil le traitement de faveur, financièrement, réservé par la France au Sénégal, au Mali et au Niger…

Macron s’est déjà rendu dans 8 pays africains en 8 mois de gestion des affaires du pays, ça fait une sacrée moyenne ! Le 19 mai 2017, moins d’une semaine après son installation au palais de l’Elysée, il file à Gao, au Mali, pour sa toute première visite officielle hors de l’Europe. En juillet, il atterrit au Maroc pour une visite “d’amitié et de travail”. En novembre, il débute sa première tournée africaine ; cap sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Ghana, le premier déplacement d’un président français dans ce pays anglophone ouest-africain. En décembre il se rend en Algérie. Et enfin dernièrement en Tunisie et au Sénégal. A ce rythme on est sûr qu’aucun de ses homologues occidentaux ne lui disputera le record de virées en Afrique !

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Le président français, Emmanuel Macron, qu’on a vu danser au Sénégal, parader aux côtés de la star planétaire Rihanna et même s’exprimer dans la langue nationale, le Wolof, n’était pas là pour amuser la galerie ou pour se payer du bon temps. Il était surtout là pour ses petites affaires, avec beaucoup de sous à la clé. Alors qu’en Tunisie, où il était juste avant de débarquer au Sénégal, il a sorti son carnet de chèques et a dépensé, pas peu, à Dakar il a encaissé, et pas peu !

Macron a certes gratifié le Sénégal d’une visite officielle de 3 jours – du 1er au 3 février 2018 -, ce que les dirigeants du pays et leurs concitoyens ont beaucoup apprécié, mais les entreprises françaises ont également beaucoup apprécié ce voyage, et pour cause : Elles ont paraphé des contrats évalués à plus de 300 milliards de francs Cfa, rapporte MétroDakar. La France s’en sort finalement à peu de frais, à peine 47 milliards de Francs Cfa pour soutenir des projets locaux.

Dans le détail, le président français a octroyé à l’Etat sénégalais 15 millions d’euros (9,8 milliards de FCfa) pour bloquer l’avancée de la mer à Saint-Louis ; 25 millions d’euros (16 milliards de FCfa) pour retaper le patrimoine de la vieille ville et ancienne capitale du pays ; plus 12 millions d’euros (7 milliards Cfa) pour bâtir 17 collèges à Dakar, la capitale ; 41 millions d’euros (20,99) milliards Cfa pour tonifier les politiques publiques dans le domaine de l’approvisionnement en eau et l’assainissement. Voilà pour le Sénégal.

Vox Populi a chiffré les contrats engrangés par la France : Il y a d’abord l’acquisition par le Sénégal, pour 112 milliards de FCfa, de deux avions Airbus 330-900 neo. A ajouter au contrat lié à l’entretien du Train express régional (TER), plus de 100 milliards de francs Cfa. A noter que l’Agence française de développement (AFD) a injecté plus de 200 milliards de FCFa dans ce projet, que le Sénégal, devra, évidemment, rembourser, avec les intérêts. Enfin sachez que plus de 568 milliards de francs Cfa ont été investis dans le TER… des sous qui tombent directement dans les poches des boites françaises qui pilotent ce méga projet (Alstom, SNCF, RATP). Maintenant vous savez pourquoi Macron avait le sourire à Dakar…

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Pour le président turc, Recep Tayyip Erdogan, c’est tout ou rien. C’est soit l’adhésion à l’Union européenne, soit le statu quo, rapporte l’Express. Dans un entretien avec le quotidien italien la Stampa, publié dimanche 04 février 2018, Erdogan a affirmé qu’il n’est pas question pour la Turquie de se contenter du lot de consolation que lui propose la France : Un simple “partenariat“, vu la levée de boucliers que provoque l’intégration d’Ankara, dans une Europe agitée par les mouvements d’extrême droite. C’est cette position que le président turc défendra ce lundi lors de sa visite en Italie.

L’UE doit s’en tenir aux “promesses faites” à la Turquie, a indiqué Erdogan , qui va rencontrer le pape François, le président et le chef du gouvernement italien ainsi que de grands patrons.
L’UE bloque l’accès à la négociation et laisse entendre que l’absence de progrès dans les négociations dépend de nous. C’est injuste. Tout comme l’est le fait que certains pays de l’UE avancent, pour nous, des options autres que l’adhésion“, a ajouté le président turc dans le journal italien.

A rappeler que début janvier, le président français, Emmanuel Macron, avait soumis au chef de l’État turc, en voyage à Paris, un “partenariat” avec l’UE “à défaut d’une adhésion“.
Nous désirons une pleine adhésion à l’Europe. D’autres options ne nous satisfont pas“, a rétorqué Erdogan. Et pour bien bétonner son affaire, il agite la carotte – ou le chantage, c’est selon – de son rôle central dans la gestion des flux des migrants : “nous sommes importants pour arrêter les migrants qui de l’Orient se dirigent vers l’Europe, et aussi pour garantir la stabilité et la sécurité de l’Europe“. “Nous dédions de grands efforts à combattre des organisations terroristes comme le PKK, le YPG et l’EI“.

Ce n’est pas la première fois que le président turc fait un tel argumentaire. La tactique avait fait son petit effet dans le temps en poussant notamment les Européens à aider davantage, financièrement, Ankara pour supporter le fardeau des migrants. Mais Erdogan a grillé ses cartes en réprimant systématiquement et férocement ses opposants depuis le coup d’état raté du 15 juillet 2016. Et il a aggravé son cas en ignorant superbement les indignations et dénonciations des Européens face aux violations répétées des droits des opposants et des journalistes…

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Se focaliser sur la partie vide du verre, la partie pleine. C’est toute la question après l’honneur qu’a fait à la Tunisie le président français, Emmanuel Macron, de lui réserver sa toute première visite d’Etat dans le monde arabe. Mais, forcément, après l’euphorie de ce séjour coloré, rythmé au point de donner le tournis, vie le temps du bilan. Le premier à sortir du bois est l’économiste et ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda. Il a cassé un brin l’ambiance en assénant que les retombées du voyage du chef de l’Etat français ne sont pas à la hauteur de la difficile conjoncture et des besoins de l’économie tunisienne. L’expert a certes osé y aller de sa fausse note, dans un concert d’exaltation, mais il est loin d’être à le seul à tirer cette conclusion, les autres râlent derrière les murs, sans doute pour ne froisser celui qui avait l’air si ravi de fouler pour la deuxième fois le sol tunisien. Et puis ce n’est jamais bon de fâcher son premier partenaire économique et premier investisseur, quoi qu’on ait à lui reprocher.

Quand le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a dit à la clôture du Forum économique Tunisie-France que son pays attend beaucoup de son meilleur “ami”, il faut comprendre par là qu’il attend de Paris plus que ce qu’il fait en ce moment. Et avant lui le ministre du Développement, Zied Ladhari, a dit à la tribune, et pas sur le ton de la plaisanterie, que la France ne comprend pas suffisamment les difficultés par lesquelles passe la Tunisie et la complexité de la transition en cours. Le message est on ne peut plus clair. Le souci c’est que Paris en fait déjà beaucoup, l’Agence Française de Développement (AFD) s’est engagée à hauteur de 1,2 milliard d’euros d’investissements en Tunisie entre 2016 et 2020. Elle n’est pas en mesure de donner plus, pour moult raisons…

Macron aussi a ses problèmes

La France est de retour“. Cette géniale invention de Macron est devenue le slogan de tous ses collaborateurs, et même un totem. Mais ce qui lui donne de la force c’est que c’est aussi une réalité, palpable en Europe, en Chine, en Afrique, où la diplomatie économique de l’ancienne puissance coloniale avait fini par s’émousser, par manquer de percussion et devenir complètement aphone au point de se faire damer le pion par l’Italie, sans parler des autres acteurs sur le continent africain (les Emirats arabes unis, la Chine, la Turquie, le Maroc…). Le 1er février 2018, au palais des Congrès de Tunis, lors du Forum Tunisie-France, nous avons pu toucher du doigt cette France de “retour“. Il y avait de l’électricité dans l’air, une surexcitation, des hôtesses partout, à l’affut des moindres demandes des participants. Mais l’agitation avait commencé la veille du Forum, avec des relances, au téléphone (à la presse, aux invités), pour s’assurer que Chahed et Macron feraient salle comble. Cette énergie, ce dynamisme, la France les avaient perdus. Et c’est justement ce que le candidat Macron avait promis aux électeurs de restaurer. C’est ce qui lui avait permis de coiffer au poteau sa rivale du deuxième tour, Marine Le Pen, épargnant à l’Hexagone, mais pas qu’elle (à la Tunisie aussi, au Maroc, à l’Algérie, à l’Europe… bref au monde entier) la dangereuse aventure avec une présidente d’extrême droite, dont on connait les envolées xénophobes, le penchant pour le protectionnisme économique, etc. Mais Macron n’avait pas promis que cela.

Le jeune président français a été élu dans un contexte très particulier. Il avait quitté le gouvernement de Manuel Valls, sous les quolibets et les railleries, surtout de ce dernier (ironie du sort : Valls lui a couru derrière pour avoir l’investiture de son mouvement aux législatives), parce qu’il était allé au bout de ce qu’il pouvait faire pour bousculer la France, en déverrouillant notamment un marché du travail corseté par un droit du travail trop protecteur pour les salariés au point d’effrayer les investisseurs. Macron avait entrepris ce travail en proposant une réforme en profondeur du Code du travail, mais il n’avait pas tous les leviers (surtout un Parlement acquis à sa cause) pour avancer. Maintenant il les a. Mais la France n’avait pas que ça comme problèmes : L’Etat a pris de mauvaises habitudes en s’endettant plus que de raison (2232 milliards d’euros en septembre 2017, 99,2% du PIB !) ; en dépensant plus qu’il ne faut pour son train de vie, ses fonctionnaires (on se croirait en Tunisie !); en entretenant une administration trop lourde et qui fait dormir les dossiers, mêmes les plus importants (les démarches pour investir, un peu comme la Tunisie quoi) ; en tapant trop dans les poches des entrepreneurs, des riches (un impôt qualifié de confiscatoire qui fait fuir les grosses fortunes, donc les investisseurs) ; en s’accommodant d’un taux de chômage trop élevé par rapport aux bons élèves de l’Europe, 9,4% en décembre 2017 (autour de 3,5% en Allemagne, près de 4% en Angleterre…), etc. Chahed, qui a vécu et travaillé en France, ne pouvait pas ignorer ses problèmes et ses limites. De là à penser qu’il a mystifié les Tunisiens en jouant à celui qui veut en soutirer plus à Macron, il n’y a qu’un pas…

Pas droit à l’erreur, tous les deux

Macron s’est engagé à corriger toutes les anomalies citées plus haut. Puisqu’il a rendez-vous avec ses électeurs dans un plus de 4 ans – ça va passer très vite ! – et qu’il n’a pas envie de subir le même sort que François Hollande (son impopularité du fait de son incapacité à réformer la France lui a interdit de briguer un deuxième mandat), alors il est tenu de faire ce qu’il avait dit, et de dire ce qu’il fait. Et ses électeurs ne lui pardonneraient pas de prêcher en France l’orthodoxie dans la gestion des deniers publics et de faire le contraire à l’extérieur, même si c’est pour tirer d’affaire un pays “frère” (il a lui-même utilisé ce terme au Parlement tunisien). Durant sa campagne, Macron s’était engagé à mettre un terme à l’ère sombre de la France-Afrique, où des montants colossaux circulaient, et atterrissaient souvent dans les poches de dirigeants qui faisaient tout sauf dépenser pour le bien des populations et de l’économie. Dans le cas de la Tunisie, la France est dans une position attentiste ; elle attend que Chahed, pour le temps qui lui reste avant les élections de 2019, remette le pays au travail, qu’il aille au bout des réformes qu’il a promises pour relancer la machine économique. Mais la France attend aussi que la situation politique se décante en Tunisie, pour avoir une stabilité, un cap dans la durée. Et seules les prochaines élections nous le diront. Si Macron veut temporiser pour doubler d’ici 5 ans les investissements en Tunisie, lesquels devront être rentables, rappelons-le, c’est pour aussi pour avoir le temps de voir venir. Il a beau adorer le berceau du printemps arabe et son président, Beji Caid Essebsi, 7 chefs de gouvernement en 7 ans, ça ne peut pas faire du bien à un pays, surtout à son économie…

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Le président français, Emmanuel Macron, actuellement au Sénégal pour une visite officielle de trois jours (depuis le jeudi 1er février 2017), a fait le déplacement pour ses petites affaires (un contrat pour Airbus, le suivi du méga chantier du TER, piloté par la France et d’autres conventions) mais aussi pour une manifestation d’envergure mondiale : La 3ème Conférence de reconstitution des fonds du Partenariat mondial pour l’éducation (PME). Il y avait du beau monde autour de Macron et du président sénégalais, Macky Sall : Pas moins de 9 chefs d’Etat. Ont répondu à l’appel les présidents du Tchad, du Niger, de la République centrafricaine, du Mali, du Ghana, du Burkina Faso et du Togo. Le président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, soixante six ministres de l’Education, la Secrétaire générale de la Francophonie ainsi que l’administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) étaient également présents. Mais tous les regards, même ceux du chef de l’Etat français, étaient braqués sur la star planétaire Rihanna, ambassadrice du PME et dont la présence a littéralement dopé les contributions des Etats au fonds mondial : 2,3 milliards de dollars ont été ramassés.

Le Sénégal, qui a été choisi pour abriter la manifestation en vertu de ses avancées dans le domaine de l’éducation, s’est payé un joli coup de pub avec cette opération et Macky Sall enregistre là un gros succès diplomatique. Tout à sa joie suite au succès de la manifestation, le président français s’est laissé allé à un petit commentaire, sur Twitter, dans la langue locale, le wolof : «Njang moy ëllëk ak jammu africa» (l’éducation c’est l’avenir et la paix pour l’Afrique). Ces mots lui ont certainement été soufflés par Sibeth Ndiaye, chargée de la communication de Macron, fille de Fara Ndiaye, ancien cadre du Parti démocratique sénégalais et de Mireille Ndiaye, ancienne Présidente du Conseil constitutionnel. Cette déclaration et le retour aux sources de la «Sénégalaise» du palais de l’Elysée, les citoyens sénégalais les ont appréciés à leur juste valeur…

Dans le détail, le Sénégal a promis de verser 2 millions de dollars, les Emirats Arabes Unis 100 millions (le plus gros donateur du monde arabe), la Grande Bretagne 317 millions, la Norvège 262 millions de dollars, la commission européenne 400 millions de dollars, à ajouter aux promesses de l’Espagne, de l’Italie, du Canada, etc., durant la Conférence. Avec cette cagnotte, le PME fait beaucoup mieux que le 1,3 milliard de dollars qu’il a collecté en 3 ans. Mais ça va encore monter car d’autres pays ont fait savoir après la rencontre qu’ils allaient décaisser…

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L’économiste et ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda a donné son sentiment sur les retombées de la visite d’Etat du président français, Emmanuel Macron, à Tunis, les 31 janvier et 1er février 2018. Il a affirmé, sur Cap Fm vendredi 2 février 2018, que l’élan compassionnel de la France envers la Tunisie ne s’est pas traduit en actes économiques concrets. Ben Hammouda est d’avis que le volume de la dette convertie en investissements n’est pas à la hauteur des difficultés actuelles de l’économie tunisienne.

Cependant il a déclaré qu’il ne faut pas sous-estimer le fait que la Tunisie ait un excédent commercial avec la France et qu’un gros paquet d’entreprises françaises sont installées en Tunisie et prennent de fait part à la création d’emplois et de richesses.

Par ailleurs l’expert plaide pour d’autres leviers que ces grands-messes périodiques (Tunisia 2020, Forum économique Tunisie-France…) pour capter des investissements ; «cette façon de faire est dépassée», d’après lui. Ce qu’il faudrait surtout faire c’est entamer un gros travail diplomatique et économique pour faire affluer les capitaux : «Il faut surtout une présence plus forte dans les grandes rencontres internationales d’investissement tel que le Forum de Davos», a précisé Ben Hammouda…

Pour conclure, il a déploré le fait que la Tunisie soit moins dynamique que la concurrence – il a fait allusion au Maroc – pour appâter les investisseurs.

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Air Sénégal, la compagnie nationale du Sénégal a signé une commande ferme portant sur l’acquisition de deux A330neo, la nouvelle version remotorisée du gros porteur best-seller A330. Cette commande fait suite au protocole d’accord signé en novembre dernier lors du Dubai Airshow.

Cet accord a été signé à Dakar par Philippe Bohn, CEO Air Sénégal et Fouad Attar, Directeur Avions Commerciaux Airbus Afrique et Moyen Orient en présence du Président de la République Française Emmanuel Macron en visite d’Etat au Sénégal et de Macky Sall, Président de la République du Sénégal.

« Ces A330neo contribueront à développer notre réseau moyen et long courrier. Il est important pour nous de débuter notre activité commerciale avec des modèles à la fois fiables et économiques, tout en offrant à nos passagers un confort inégalé. Cette commande témoigne de notre ambition pour cette nouvelle compagnie » a déclaré Philippe Bohn, CEO Air Sénégal.

« Nous sommes heureux de compter Air Sénégal parmi nos nouveaux clients. Ces A330neo permettront à Air Sénégal de bénéficier de coûts d’exploitation imbattables et d’offrir à ses passagers un niveau de confort et une expérience exceptionnelle à bord sur ce segment de marché », a pour sa part souligné Fouad Attar, Directeur Avions Commerciaux Airbus Afrique et Moyen-Orient.

L’A330neo, la toute dernière génération de la famille des gros porteurs d’Airbus, lancé en juillet 2014, bénéficie de la rentabilité, la polyvalence et la régularité technique reconnues de la famille A330, tout en affichant une réduction de la consommation de carburant de l’ordre de 25 pour cent par siège. Les A330neo sont équipés de moteurs Trent 7000 de Rolls-Royce de toute dernière génération et d’une nouvelle voilure de plus grande envergure, dotée de dispositifs d’extrémités de voilure (Sharklets). La cabine offre aussi de nouveaux équipements “Airspace”.

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Le président français, Emanuel Macron, est venu, il a vu et à notre sens il a convaincu. D’abord par son humilité, surtout en face de l’expérience d’un alter-ego qui a plus de 50 ans d’âge que lui. L’attitude, plutôt chaleureuse, avec le Selfie décontracté à Carthage par exemple, parfois complice même des deux hommes, comme lorsqu’ils se tenaient la main, en aura finalement démenti plus d’un sur la personnalité des deux chefs d’Etat et la nature des relations entre la Tunisie et la France. Mais ensuite, par l’attitude moins «donneuse de leçons» d’un président qui a maintes fois donné la nette impression de mieux connaitre le pays qu’il visite et surtout mieux le comprendre qu’une large partie d’une certaine presse française, la conjoncture, nationale et internationale de son premier partenaire économique et sa frontière du Sud. Cela, en évitant les conjectures et allant plusieurs fois jusqu’à faire remarquer au chef de l’Etat tunisien qu’il parlait sous son contrôle, comme lors de la conférence de presse conjointe au palais de Carthage.

Contrairement à ses rencontres avec d’autres chefs d’Etats, africains et même occidentaux, Emanuel Macron est allé jusqu’à défendre la Tunisie en matière de respect des droits de l’homme. C’est ainsi, lors de la 1ère conférence de presse conjointe, que le chef de l’Etat français qui répondait à la question d’un journaliste français qui demandait «si la Tunisie pouvait toujours être considérée comme «un exemple à suivre», en termes de démocratie, après des brutalités policières lors de récents troubles sociaux et dont a fait état l’ONG Human Rights Watch (HRW), répondait que «avec beaucoup d’humilité, cette même association a dénoncé parfois ce qui se passait en France ! Je n’ai pas l’impression que nous soyons le pays ennemi des droits de l’homme, quoiqu’en disent certains de vos confrères qui perdent le sens de la hiérarchie et des propensions». Et d’ajouter que «parfois nous avons tendance, à confondre les gravités et à considérer qu’une dénonciation vaut toutes les autres (…). Il fut un temps (en se retournant vers BCE) où la démocratie n’était pas au rendez-vous ici-même. Mais enfin, si nous voulons aider les démocrates dans les situations difficiles, il serait bon que nous confrontions nos principes au réel en permanence, car c’est ça gouverner avec la démocratie avec les temps du terrorisme et de la difficulté». Des paroles qui ne feront pas le bonheur de beaucoup de «droit-de-l’hommistes» et d’autres qui comptaient sur les ONG étrangères pour porter un coup à la jeune démocratie et ses chances économiques, selon des observateurs locaux.

Macron va même plus loin, dans ce qu’on pourrait appeler une sorte de mea-culpa par rapport à ce qui est arrivé en Libye, voisin de la Tunisie et cause de beaucoup de ses déboires, politiques et économique, en disant : «Sommes-nous totalement sans liens avec ce qui s’est passé en Libye et les conséquences subies par la Tunisie ? Je n’en suis pas persuadé !»

Sinon, le reste de la visite du chef de l’Etat français avait des allures de Marathon et menée au pas de charge, entre Carthage, La kasbah, le Bardo et le Forum économique notamment. Cela ne l’a pas empêché de prendre un bain de foule. Un clin d’œil comme un message aux touristes français, leur disant que le pays est sûr et qu’ils peuvent y revenir. Beaucoup, parmi les jeunes présents, lui criaient «le visa Monsieur le Président». Il y répondra, face à la journaliste Meriem Belkadhi, en disant que «si vous voulez bouger, que vous avez un projet académique, entrepreneurial ou en tant qu’étudiant, je veux qu’on généralise, ce qu’on est en train de faire avec les pays du Maghreb et quelques pays africains, le visa de circulation, qu’on allège les formalités qui facilitent l’aller-retour, tout en nous assurant régulièrement que vous faites bien ce pourquoi vous êtes venus». Visa oui donc, mais cadré. Il est vrai que la question de la libre-circulation reste toujours au cœur même des discussions sur l’ALECA dont la France est membre.

Il a caressé les Tunisiens dans le sens du poil, mais il les a surtout confortés sur l’appui de celle qui a été, quelque peu, derrière une partie des déboires de leur révolution, avec son «si vous échouez, nous échouerons» et l’appui au travail du chef de l’Etat et surtout au chef du gouvernement, Youssef Chahed. Il a aussi beaucoup parlé de francophonie. Et si cela avait ravi ceux qui voient dans la langue française et les langues étrangères un outil de développement des affaires et un outil de formation et d’ouverture sur l’extérieur, cela a certainement déplu à ceux qui traitent les francophiles tunisiens de «restes de la francophonie» ou selon eux «حثالة الفرنكوفونية».

Pour le volet économique, le package français d’aide à la Tunisie a été de 280 M€ et une promesse de doubler les investissements français en 5 ans. Il en a certainement déçu quelques-uns. Nous savons pourtant qu’officiellement la Tunisie n’avait pas bâti des châteaux en Espagne sur les résultats de cette visite d’Etat, même si, officiellement, on estime ses résultats très positifs. Ce n’est en effet pas à La Kasbah que déplairait le discours d’un Emanuel Macron qui dirait presque «aidez-vous et on vous aidera» et qui appliquerait presque, par les types d’aides, telles que l’Alliance Française, les 3 accords universitaires ou encore l’Ecole 42 et la Station F, l’adage japonais disant «Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours». Macron dira, sur Al Hiwar Ettounsi, que «aucune convention ne fait une relation économique. Ce sont les femmes et les hommes qui les font. Nous, on donne le cap». Cela ira droit au cœur de ceux qui, et ils ne sont pas peu, pensent que trop de dettes sans travail n’amènera pas de croissance et que toute dette sans croissance n’est qu’endettement.

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“On ne créé jamais de bons emplois lorsqu’on ne respecte pas les règles et on ne développe aucune bonne stratégie micro ou macro économique, en se basant sur des mécanismes de fraude ou d’évasion fiscales”. a indiqué le président français, Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse tenue, jeudi, après-midi, au pavillon présidentiel d’El Aouina, au terme de la visite d’État effectuée en Tunisie, du 31 janvier au 01 février 2018.

Le chef d’État français, qui répondait à une question sur les mesures de redressement fiscal prises par la France, à l’encontre des entreprises françaises établies en Tunisie, ce qui pourrait décourager de nouveaux investissements, a affirmé clairement que “quand il y a des redressements fiscaux qui doivent être faits en Tunisie ou en France, c’est qu’il y a des règles qui n’ont pas été respectées”.

” La Tunisie peut construire son attractivité, mais cela ne peut pas se faire par le biais du contournement des règles fiscales”, a t-il ajouté.

Dans ce contexte, il s’est dit “attaché à soutenir la stratégie des présidents de la république et du gouvernement en Tunisie qui consiste à mettre en place un cadre macroéconomique clair, à assainir les relations financières et budgétaires avec les autres puissances, à lutter contre la corruption, à avoir de l’attractivité fiscale mais dans le cadre du respect des règles”.

A une question sur la position française à l’égard de la méditerranée et si elle compte occuper la position de leader en termes de politique méditerranéenne, il a souligné ” que les pays méditerranéens ont aujourd’hui énormément de questions communes en matière de terrorisme, d’immigration, de développement économique. Je disais juste ce matin que la France a besoin d’une politique méditerranéenne et que je proposerais à quelques pays européens et maghrébins de se réunir pour en discuter ensemble “.

” Ce n’est pas à la France d’articuler seule, une politique méditerranéenne mais elle peut prendre l’initiative d’organiser ce dialogue car il n’y a plus de dialogue de part et d’autres de nos rives et il faut le restaurer. Cela permettra peut-être de développer une vraie politique méditerranéenne ou de déclencher à nouveau une politique du Maghreb “. , a-t-il souligné.

Réagissant à une question sur la stratégie de la France pour développer et soutenir la francophonie, le président français a évoqué les opportunités qu’a la Tunisie de devenir une plateforme d’apprentissage de la Francophonie, ce qui lui permettra d’accéder à plusieurs marchés francophones, notamment africains.

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La Tunisie sera, dans deux ans, une nouvelle plateforme pour l’apprentissage du français, a affirmé, jeudi, à Tunis, le président français Emmanuel Macron qui vient d’achever sa visite d’État de deux jours en Tunisie à l’invitation du président Béji Caïd Essebsi.

“Je souhaite que la francophonie vive davantage en Tunisie. Le français permettra encore aux Tunisiens et aux Tunisiennes de réussir davantage et d’accéder à un maximum de pays de l’Europe et du Moyen- Orient “, a-t-il ajouté lors d’un point de presse à l’aéroport de Tunis-Carthage, peu avant son départ.

Pour le président français, ” la Francophonie n’est pas un projet d’hier mais plutôt un projet de demain dans la mesure où sur le plan linguistique, culturel et économique, cette langue est une véritable opportunité”.

Macron a souligné que son pays avait déjà pris des engagements pour redynamiser la Francophonie, annonçant l’ouverture, cette année, de six alliances françaises en Tunisie.

Il s’agit, a-t-il dit, d’un engagement non “négligeable” qui a nécessité la mobilisation de moyens techniques et financiers conséquents.

“Depuis 1948, il n’y avait plus d’Alliance française” en Tunisie, a rappelé le président. La décision de rouvrir cette institution a été prise par “des Tunisiens”, qui ont monté et financé les projets, avec l’appui de l’ambassade de France et de l’Institut français de Tunisie.

Et d’ajouter : ” La France va réinvestir dans le français en fixant comme objectif, de doubler, en deux ans, le nombre d’apprenants de cette langue, soit d’ici le sommet de la francophonie que la Tunisie doit accueillir en 2020.”

Pour le président français, ce projet correspond à une forte demande de la population pour la culture française mais aussi de parents de jeunes qui veulent qu’ils deviennent vraiment bilingues.

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Le président français Emmanuel Macron, a reconnu, jeudi, à Tunis, que l’intervention militaire en Libye était une “erreur profonde”, commise par les grandes puissances mondiales.

“Ce n’était pas la bonne solution dans la mesure où cette action militaire n’était pas inscrite dans une feuille de route politique et diplomatique claire “, a expliqué le chef de l’Etat lors d’un point de presse à l’aéroport de Tunis-Carthage, peu avant son départ.

En réponse à une question sur la politique étrangère de la France notamment envers la Libye, Macron a souligné que cette intervention militaire a permis de renverser le régime Kadhafi mais n’a rien proposé comme solutions.

Pour le président français Emmanuel Macron qui vient d’achever sa visite d’Etat de deux jours en Tunisie à l’invitation du président Béji Caïd Essebsi, ” l’intervention en Libye était ” une mauvaise méthode ” qui a plongé le pays dans une véritable crise et fragilisé la situation sécuritaire dans les pays voisins notamment en Tunisie “.

” La France avait à maintes reprises désapprouvé ce choix “, a souligné le président, ajoutant que la volonté actuelle de son pays est de construire des éléments de la stabilité futurs dans ce pays “, a-t-il poursuivi.

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«Les entrepreneurs français qui ont accompagné le président Emmanuel Macron ont pu identifier avec leurs homologues tunisiens les secteurs porteurs ainsi que les étapes à franchir en vue d’une accentuation de ce partenariat bilatéral stratégique», a souligné jeudi, au Palais des congrès de Tunis, le Chef du Gouvernement, Youssef Chahed.

Dans son discours prononcé à la clôture du forum économique Tunisie-France, il a souligné que les travaux de ce conclave, apportent la preuve du dynamisme des économies de ces deux pays et des grandes potentialités qu’elles s’offrent mutuellement. Sur le plan macroéconomique, il s’est félicité de la décision française courageuse de reconvertir la dette tunisienne ainsi que la volonté réaffirmée de la France d’appuyer la Tunisie auprès des instances internationales. Le Chef du Gouvernement a affirmé que la visite du président de la République française marque une alliance renouvelée entre deux nations qui se connaissaient qui se respectent et qui ont partagé non seulement une longue histoire mais aussi un présent et un avenir.
“La Tunisie et la France partagent aujourd’hui, les mêmes valeurs, celles de la démocratie, la liberté et la dignité” a-t-il affirmé.

Au plan économique, Chahed a évoqué “les prémices d’une relance de l’économie qui sont d’ores et déjà perceptibles” tout en affirmant que “la Tunisie doit impérativement, satisfaire le plus grand défi auquel elle est confrontée: réussir sa transition économique. Ainsi, la mise en œuvre du plan de développement 2016-2020 permettra à la Tunisie de rétablir les grands équilibres macro-économiques, portant la croissance annuelle à 5%, à l’horizon 2020”.
Il a fait savoir que la Tunisie a choisi la voie des réformes pour assurer une relance de l’économie tunisienne sur des bases saines, précisant que le pays a déjà entamé les réformes des finances publiques et des caisses de sécurité sociale et s’apprête à lancer les discussions avec les partenaires sociaux sur la restructuration des entreprises publiques et du système de subvention. La Tunisie entamera, également, la réforme du code des changes pour favoriser l’investissement.
Chahed a réitéré que la Tunisie compte sur la France, son premier client et fournisseur qui assure 22% de la valeur totale des échanges commerciaux du pays . La France est également le premier pourvoyeur d’investissements étrangers en Tunisie avec 1403 entreprises, soit 41% du nombre total d’entreprises étrangères.

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La secrétaire d’Etat française auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Delphine Gény-Stephann, a réaffirmé, jeudi, l’engagement de son pays à accompagner la Tunisie pour accomplir ses réformes, à même de réaliser les objectifs assignés en matière de croissance, d’emploi et de renforcement du positionnement de la Tunisie à l’échelle internationale, et ce, lors d’une rencontre avec le ministre des Finances, Mohamed Ridha Chalghoum.
Le ministre tunisien a réitéré, de son côté, l’importance des relations économiques établies entre la Tunisie et la France et a fait état de la volonté du gouvernement de hisser ces partenariats au niveau des opportunités offertes.
Par la même occasion, Chalghoum a passé en revue les principales réformes mises en place, au cours des dernières années, notamment celles relatives à l’amélioration du climat des affaires, à l’impulsion des investissements à la mise en place des mécanismes judicieux.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite d’Etat effectuée par le chef d’Etat français Emmanuel Macron, mercredi et jeudi, à Tunis.

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«Certains pensent que la page du printemps arabe est tournée. Je dirai que cette page n’est pas tournée parce que vous êtes en train de la vivre, de la faire vivre. Ce que vous montrez chaque jour, c’est que la Tunisie est bien de retour». Ainsi parlait le chef de l’Etat français devant le parlement tunisien réuni en séance plénière extraordinaire. Emanuel Macron a salué la dynamisme de la société civile, et conforte les Tunisiens dans leur fierté en affirmant «vous avez conduit une révolution culturelle et vous l’avez réussi». Dans la foulée, il n’oublie pas de saluer les décisions du président Béji Caïd Essebssi qui a enclenché un mouvement irréversible vers l’égalité des droits hommes femmes. «La Tunisie a réussi à installer un Etat civil et démontré, par cette révolution culturelle et politique, que Islam et démocratie sont compatibles contrairement à ceux qui sont persuadés que l’Islam est là pour régenter l’Etat. Vous avez par ce travail profond, construit un modèle unique et un exemple inédit. Certains y voient une anomalie (…) d’autres, voudraient voir une singularité (…) permettez-moi d’y voir un espoir».

Après les caresses, viennent les conseils. «Le défi qui est le vôtre aujourd’hui est de transformer le printemps culturel et politique en un printemps économique et social, poursuivre ce travail et le faire vivre, changer la vie des Tunisiennes et des Tunisiens» a-t-il demandé aux Tunisiens. Et comme s’il s’adressait à l’opposition tunisienne, il ajoute «votre responsabilité est immense pour ne pas fragiliser ces acquis (…) vos réformes économiques et sociales sont indispensables», sans oublier de promettre que «la France fera tout ce qu’elle peut pour aider la Tunisie (…) comme on aide un frère ou une sœur . La France ne peut avoir d’autres volonté que celle de voir la Tunisie réussir».

Abordant les relations de coopération, Macron a notamment insisté sur la lutte conjointe contre le terrorisme à travers l’amélioration des échanges des informations au sujet des terroristes de retour. Sur le volet éducatif, Macron a assuré que la France appuiera le choix fait par la Tunisie dès l’indépendance de miser sur l’éducation. Il a parlé d’un partenariat renforcé dans le domaine de l’enseignement supérieur qui sera concrétisé par l’université franco-tunisienne pour l’Afrique et la Méditerranée, laquelle ouvrira ses portes en 2019 pour faire de la Tunisie un lieu de référence où les élites des différents pays africains et méditerranées auront à converger. «La francophonie n’est pas un projet français, c’est une culture en partage entre les pays de la Méditerranée » a-t-dit devant les députés d’une Tunisie qui s’apprête à organiser le prochain sommet de la francophonie sur son sol et n’oublie pas, là aussi, d’affirmer que la France appuiera l’idée d’accueillir la francophonie en 2020. La première alliance française sera d’ailleurs inaugurée à l’occasion de la visite du président Macron. Six autres alliances seront ouvertes durant la même année pour redonner plus de dynamique à la langue française. Et Macron de souligner que «la France mobilisera les investissements nécessaires pour renforcer l’apprentissage de la langue française».

Sur un autre plan, le président français a soulevé la question des passeurs des voyageurs clandestins qui ont transformé la Méditerranée en ce qu’il a appelé un «cimetière des espoirs». Démanteler les réseaux de ces trafiquants du bonheur est pour le président français un défi que nous devons relever ensemble.

Sur un tout autre registre, Emmanuel Macron a affirmé que la France fera tout pour qu’il y ait dans les prochaines années une issue heureuse au conflit israélo-palestinien. “Mais, elle le fera en considérant que cette issue ne peut venir que d’un dialogue entre les Israéliens et les Palestiniens, qu’elle est possible que s’il y a une reconnaissance de deux Etats libres avec, chacun, pour capitale Jérusalem et avec des frontières reconnues“. “Ceux qui pensent qu’on peut régler, parfois depuis l’autre côté de l’Atlantique, le conflit israélo-palestinien se trompent”. Une allusion directe au président américain, Donald Trump, qui a fait voler en éclats des décennies de diplomatie équilibrée en reconnaissant unilatéralement Jérusalem comme la capitale d’Israël…

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Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a souligné jeudi à Hammamet l’appui inaliénable de la centrale syndicale au processus de restructuration et de réforme des établissements publics dans le but d’assurer leur équilibre financier et leur pouvoir d’employabilité. Les établissements publics forment un acquis et ne seront en aucun cas et sous aucun prétexte cédés, a-t-il encore affirmé. A Hammamet, Taboubi a rappelé que la position de l’union est claire. Elle consiste en un examen de la situation de chaque établissement public, cas par cas, afin de présenter les solutions adéquates et garantir ainsi sa pérennité et préserver les postes d’emploi.
L’Union possède un nombre d’études relatives aux établissements publics, a fait remarquer Taboubi, réitérant l’appel au gouvernement d’instaurer le dialogue et d’examiner les solutions possibles ainsi que des plans d’action pour surmonter les entraves tout en déterminant la responsabilité et le rôle de chaque partie. Le secrétaire général de l’UGTT a formulé le souhait de parvenir cette année à mettre en place une stratégie de promotion du secteur public soulignant que l’Union n’est pas disposée à établir un dialogue visant une cession des établissements du secteur public.

Evoquant la visite du président français Emmanuel Macron en Tunisie, Taboubi a fait remarquer que l’aide accordée à la Tunisie doit être réelle et non pas de simples promesses, appelant la France à annuler les dettes de la Tunisie. C’est un pas audacieux, a-t-il estimé, qui peut pardonner, selon Taboubi, les évènements survenus après la période coloniale caractérisée par l’exploitation des richesses tunisiennes. Un tel pays, a-t-il encore dit, est susceptible d’aider la Tunisie à édifier son économie et à poursuivre son nouveau processus.

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