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Ezzedine Saidane

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L’expert en économie, Ezzedine Saidane a annoncé, dans une interview accordée à Africanmanger, qu’une délégation du FMI viendra aujourd’hui, jeudi 17 mai 2018 en Tunisie.

Il a par ailleurs indiqué que cette institution financière n’est pas une banque mais plutôt un préteur de dernier recours. “On y a recours lorsqu’on ne peut pas emprunter sur le marché financier international. Le FMI emprunte pour aider les pays en question à sortir de leur situation, et c’est pour cela qu’il y a toujours un programme et des engagements à respecter sinon il n y aura pas de déblocage“a-t-il expliqué.

Il a ajouté que le gouvernement n’est pas encore sorti sur le marché financier international alors que l’ARP l’a autorisé à le faire : “La Tunisie aurait dû sortir sur le marché financier international pendant la deuxième moitié du mois de mars pour emprunter 1 milliard de dollars, mais avec les ratios actuels, les indicateurs économiques et financiers et la dernière notation de Moodys, cela comporte un risque important dans le sens où la Tunisie sait qu’il ne lui sera pas possible de trouver le montant demandé, ou que même si elle trouve tout le montant ou une partie, cela se ferra à des taux d’intérêts exorbitants“.

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Dans une interview accordée à Africanmanager, l’expert en économie, Ezzedine Saidane a indiqué que les réserves de change de la Tunisie se situent actuellement aux alentours de 73 jours d’importation. “Or, par rapport à la norme internationale, quand un pays descend en-dessous de 90 jours d’importation, il lui devient très difficile d’emprunter sur le marché financier international, surtout que la Tunisie est appelée à mobiliser dans le cadre du budget 2018 quelque 9,5 milliards de dinars de crédits nouveaux, et c’est ça le problème“, a précisé Saidane.

Saidane a, dans le même cadre, indiqué que si la Tunisie n’arrive pas à emprunter et que les réserves de change continuent de baisser, elle pourrait se retrouver dans une situation de rééchelonnement de sa dette extérieure, et ça serait dommage car ce serait la fin d’une histoire très glorieuse pour la Tunisie en matière de remboursement de sa dette extérieure. “La Tunisie n’a jamais fait de faux bond jusque-là et n’a jamais payé en retard sa dette extérieure. C’est un acquis énorme qui va être perdu et c’est dommage pour nous“, a-t-il dit.

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Dans une interview accordée à Africanmager, l’expert en économie Ezzedine Saidane a déclaré que “l’Accord de Carthage 2” est une perte de temps, qu’il en a pris plus qu’il ne faut pour aboutir à un document qui ne vaut rien du tout. “Cet accord est un mélange de mesures, de mesurettes et de réformes, marqué par une absence totale de démarche, de compréhension et de l’évaluation de l’état des lieux de la situation économique et financière du pays. Lister des mesures de cette façon prouve une mauvaise compréhension de l’urgence de la situation. Le pire c’est qu’on n’en a pas encore fini puisque ce document va être encore soumis à des sous-commissions“, a-t-il précisé.

Il a en outre indiqué qu’en parallèle de ce qui se passe avec le Document de Carthage 2, les indicateurs économiques, sans exception, continuent de se détériorer, considérant cela comme une forme d’inconscience volontaire ou involontaire face à la gravité de la situation : “Chaque partie à son agenda caché alors que le pays nécessite une véritable opération de sauvetage et d’arrêt de l’hémorragie“, a alerté l’expert en économie.

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Dans une interview accordée à Africanmager, l’expert en économie Ezzedine Saidane a déclaré que “l’Accord de Carthage 2” est une perte de temps, qu’il en a pris plus qu’il ne faut pour aboutir à un document qui ne vaut rien du tout. “Cet accord est un mélange de mesures, de mesurettes et de réformes, marqué par une absence totale de démarche, de compréhension et de l’évaluation de l’état des lieux de la situation économique et financière du pays. Lister des mesures de cette façon prouve une mauvaise compréhension de l’urgence de la situation. Le pire c’est qu’on n’en a pas encore fini puisque ce document va être encore soumis à des sous-commissions“, a-t-il précisé.

Il a en outre indiqué qu’en parallèle de ce qui se passe avec le Document de Carthage 2, les indicateurs économiques, sans exception, continuent de se détériorer, considérant cela comme une forme d’inconscience volontaire ou involontaire face à la gravité de la situation : “Chaque partie à son agenda caché alors que le pays nécessite une véritable opération de sauvetage et d’arrêt de l’hémorragie“, a alerté l’expert en économie.

Le sauvetage est encore possible

Cela fait des années qu’on dit que le sauvetage est encore possible mais sous certaines conditions“, a soutenu Saidane, faisant toutefois remarquer que normalement les propositions de solutions devraient provenir de celui qui a le pouvoir, qui n’est autre que le gouvernement, qui est totalement absent du Document de Carthage, selon ses dires.

Outre cette problématique, l’économiste a reproché à l’équipe de Yousseg Chahed de travailler sur les grandes réformes sans coordination avec la commission qui se charge de la question  : “Chaque partie, comme l’UGTT ou encore l’UTICA, déclare avoir son propre programme de réformes, sans aucune coordination entre elles“, a-t-il dit.

Interrogé sur les solutions, Saidane a suggéré une évaluation réelle de la situation économique et financière du pays signée par les parties prenantes du Document de Carthage 2 et la mise en place d’un programme de réformes structurelles dont le principal objectif est d’arrêter l’hémorragie et faire sortir l’économie tunisienne du trou dans laquelle elle se trouve aujourd’hui. “Ce plan d’ajustement structurel“, ajoute-t-il, nécessite entre 18 et 24 mois pour son implémentation.

Une fois ce programme de réformes structurelles finalisé, nous devons, selon Saidane, engager les réformes profondes qui nécessitent une clarification de la perception politique : “Il y a une crise de gouvernance très claire en Tunisie et on est appelé plus que jamais à reconnaître la gravité de la situation économique et financière“, a-t-il dit.

9,5 milliards de dinars de crédits nouveaux

Il a sous un autre angle indiqué que les réserves de change de la Tunisie se situent actuellement aux alentours de 73 jours d’importation. “Or, par rapport à la norme internationale, quand un pays descend en-dessous de 90 jours d’importation, il lui devient très difficile d’emprunter sur le marché financier international, surtout que la Tunisie est appelée à mobiliser dans le cadre du budget 2018 quelque 9,5 milliards de dinars de crédits nouveaux, et c’est ça le problème“, a précisé Saidane, faisant remarquer que si la Tunisie n’arrive pas à emprunter et que les réserves de change continuent de baisser, elle pourrait se retrouver dans une situation de rééchelonnement de sa dette extérieure, et ça serait dommage car ce serait la fin d’une histoire très glorieuse pour la Tunisie en matière de remboursement de sa dette extérieure. “La Tunisie n’a jamais fait de faux bond jusque-là et n’a jamais payé en retard sa dette extérieure. C’est un acquis énorme qui va être perdu et c’est dommage pour nous“, a-t-il dit.

Le FMI demain en Tunisie !

Sur un autre volet, l’expert en économie nous a rappelé qu’une délégation du FMI viendra demain, jeudi 17 mai 2018 en Tunisie et que cette institution financière n’est pas une banque mais plutôt un préteur de dernier recours. “On y a recours lorsqu’on ne peut pas emprunter sur le marché financier international. Le FMI emprunte pour aider les pays en question à sortir de leur situation, et c’est pour cela qu’il y a toujours un programme et des engagements à respecter sinon il n y aura pas de déblocage“a-t-il expliqué, faisant savoir que le gouvernement n’est pas encore sorti sur le marché financier international alors que l’ARP l’a autorisé à le faire : “La Tunisie aurait dû sortir sur le marché financier international pendant la deuxième moitié du mois de mars pour emprunter 1 milliard de dollars, mais avec les ratios actuels, les indicateurs économiques et financiers et la dernière notation de Moodys, cela comporte un risque important dans le sens où la Tunisie sait qu’il ne lui sera pas possible de trouver le montant demandé, ou que même si elle trouve tout le montant ou une partie, cela se ferra à des taux d’intérêts exorbitants“.

La décision souveraine menacée

Évoquant l’endettement, Saidane a déclaré que l’endettement impacte directement la souveraineté du pays. “Quand on est surendetté, qu’on est sous le contrôle du FMI, et si on arrivait à l’étape du rééchelonnement de la dette, une partie de la décision souveraine de la Tunisie ne serait plus dans ses mains mais plutôt dans celles de la partie qui la finance”, a-t-il affirmé.

Il a d’autre part indiqué que les positions de l’UGTT à l’égard des manifestations et des mouvements de protestation et le refus de faire des alliances a un impact très négatif sur la situation économique et financière du pays, appelant ainsi à respecter cette première étape d’évaluation réelle de la situation financière. “Si ce n’est pas fait, on va vivre de grandes contradictions où chaque partie parle d’une évaluation et d’un diagnostic propre à elle (…). Je ne pense pas que l’UGTT soit moins patriote et moins nationaliste que les autres parties. C’est une question de vrai débat pour passer aux réformes indispensables“, a ajouté Saidane.

Au sujet de la situation économique générale du pays, Saidane a dressé un tableau sombre : “La situation ne s’améliore pas encore et les indicateurs continuent de se dégrader (…). Du coup, une opération de sauvetage qui dépend d’un plan d’ajustement structurel devient d’une importance extrême pour éviter à l’économie tunisienne un étouffement financier extérieur“, dixit Saidane.

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A en croire l’économiste Ezzedine Saïdane, les finances publiques seraient plus mal en point qu’on ne le croit. Il a affirmé, ce mardi 13 mars 2018 sur Shems FM, que l’Etat a été contraint de s’endetter auprès des banques tunisiennes (publiques notamment), à un taux d’intérêt de 6%, pour honorer le paiement des salaires du mois de mars 2018. Il a ajouté que si les banques font des bénéfices en Tunisie, elles le doivent aux prêts contractés par l’Etat, mais c’est aussi ce qui les prive des ressources pour financer les investisseurs et les entrepreneurs du pays. «Les banques en Tunisie sont devenues des établissements de rentes», souligne l’expert.

Au sujet de la première grande décision du nouveau gouverneur de la BCT, Marouane Abassi – la hausse du taux directeur -, Saïdane a indiqué que cette opération était le seul outil à la disposition de l’institution pour tenter de juguler les contrecoups de l’inflation en Tunisie.
L’économiste, comme la BCT, espère que cette mesure produira les résultats qu’on en attend sur l’épargne, dont la valeur a fondu de 12% ces dernières années. «Le Tunisien n’a tout simplement plus les moyens de mettre de l’argent de coté», a-t-il indiqué.

S’agissant de la proposition d’enterrer la séance unique, émise par le gouverneur de la BCT, il est d’avis que le problème n’est pas tant le nombre d’heures passées au bureau que le rendement du fonctionnaire et de l’employé en général dans son lieu de travail…

عز الدين سعيدان : نزلنا من 84 إلى 77 يوم من التوريد بصفة فجئية

الخبير اقتصادي عز الدين سعيدان ضيف الماتينال :✔ الترفيع في سعر الفائدة المديري من طرف البنك المركزي هو السبيل الوحيد للحد من التضخم الذي من الممكن أن يوصل إلى 8%✔ المشكل الكبير هو إنهيار القدرة على الإدخار حتى من طرف الدولة✔ تعدينا من 22% إلى 10% فيما يخص قيمة الإدخار في الإقتصاد✔ هذا دليل على تضرر الموازنات وضرورة الإلتجاء للإقتراض الخارجي✔ الزيادة هذي ماهياش الأولى وماهياش بش تكون الأخيرة✔ مع هذا سعر الفائدة الحقيقي سلبي✔ لابد من إيجاد حل للتشجيع على الإدخار✔ دور أي بنك مركزيو هو الحفاظ على قيمة العملة✔ القطاع البنكي يتحول تدريجيا إلى قطاع ريعي والسبب هو الدولة التونسية التي تقترض بصفة كبيرة من البنوك✔ الشهر الفارط الدولة إقترضت على 3 أشهر بفائدة 6% 600 مليار لتسديد الجرايات✔ الآن إعادة تمويل البنك المركزي للبنوك ب13،5 مليار دينار في بضعة أشهر✔ نزلنا من 84 إلى 77 يوم من التوريد بصفة فجئية✔ خسارة إحتياطي العملة هو خطير جدّا✔ العمل بالحصة الواحدة في الصيف ورمضان تجاوزه الزمن لكن هذا النداء لا يحل الأزمة وهو ليس من دور البنك المركزي

Publié par La Matinale – Shems FM sur mardi 13 mars 2018

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La dette publique de la Tunisie atteint, à fin novembre 2017, 69,5% du PIB contre 61,4% en novembre 2016 et 61,9% pour toute l’année 2016, d’après la Brochure de la dette publique, qui vient d’être publiée par le ministère des Finances, sur son site web.
En valeur, l’encours de la dette publique est passé de 55 921,5 MD (millions de dinars) pour toute l’année 2016, à 67 256,5 MD en novembre 2017. La dette extérieure s’est établie en novembre 2017, à 46 803,7 MD (48,35% du PIB). Elle est composée de 50 % de dettes multilatérales, 14% de dettes bilatérales et 36% de dettes contractées auprès du marché financier international.

La dette intérieure s’est située, quant à elle, à 20 452,8 MD (21,13% du PIB) et elle est essentiellement, constituée de Bons de Trésors Assimilables (60%) et de dépôts à la Trésorerie générale de Tunisie (29%).
Partant, la tendance haussière a concerné le service de la dette, qui a nettement augmenté passant de 4 811,3 MD en novembre 2016 et 5 198 MD pour toute l’année 2016, à 6 670,8 MD en novembre 2017. Dans la loi de finances complémentaire pour l’année écoulée, le service de la dette a été fixé a 7 090 MD.
Suivant la même tendance, l’emprunt extérieur enregistré à fin novembre 2017 est de l’ordre de 8 422,6 MD, soit plus que le double de l’année 2016 (4 013,5 MD). L’emprunt intérieur s’est, toutefois, contracté de 3 888,6 MD, pour toute l’année 2016, à 2410,1 MD en novembre 2017.

Commentant le niveau atteint par la dette publique, Ezzedine Saïdane, économiste, estime que “le niveau de la dette publique est l’un des indicateurs essentiels de la situation économique et financière de la Tunisie. En chiffres, la dette publique est passée de 25 000 MD en 2010, à près de 70 000 MD en 2017. La dette publique passerait à 76 000 MD en 2018, selon la loi des finances pour cet exercice. En pourcentage, la dette publique tunisienne passe de 40% du PIB en 2010, à 70% en 2017. La composition de la dette publique tunisienne change aussi, dans l’intervalle. Elle se décomposait en 1/3 sous forme de dette intérieure et 2/3 de dette extérieure. En 2017, la dette intérieure a représenté désormais 30% alors que la dette extérieure a augmenté à 70%“.

La durée moyenne de la dette publique tunisienne a également, sensiblement, baissé, puisque la plupart des crédits extérieurs contractés depuis 2011 ont une durée de 5 à 7 ans. De ce fait, et suite également à la baisse importante de la valeur du Dinar, le service de la dette (la somme des échéances de l’année en principal et intérêts) a beaucoup augmenté pour représenter maintenant un véritable fardeau pour le budget de l’Etat et par conséquent pour l’économie tunisienne. La loi des finances 2018 prévoit, à cet effet, un service de la dette de 8 500 MD et un besoin de financements (crédits nouveaux) de 9 500 MD. La Tunisie est, ainsi, arrivée à une situation où elle emprunte pour rembourser les dettes anciennes et non pas pour investir“, regrette-t-il.
Tout cela influe évidemment sur le rating (la note souveraine) de la Tunisie et rend les possibilités de sauvetage de l’économie nationale de plus en plus limitées“, conclut-il.

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L’expert économique Ezzedine Saidane, a annoncé que la valeur du dinar a reculé de 21% au cours de l’année 2017 et de 60 % depuis 2011, en raison de la situation économique du pays, plus particulièrement pour les conditions financières difficiles du pays et les emprunts de l’extérieur.

Dans une déclaration ce lundi 4 novembre 2017 à Express Fm, il a appelé à l’obligation d’une réforme économique, et ce, par un diagnostic réaliste de la part de toutes les parties prenantes, en adoptant un consensus entre tous, et ce, grâce à une stratégie bien claire pour sauver la situation économique tunisienne.

Évoquant la détérioration des réserves en devises couvrant seulement 91 jours d’importations, Ezzedine Saidane a affirmé que ce chiffre est alarmant, en expliquant que cette détérioration est un danger pour la situation économique du pays laissant la place à une préoccupation auprès d’institutions financières internationales et des créanciers, étant donné que le stock en devises est habituellement alloué aux produits alimentaires, les médicaments et le carburant, en soulignant que le chiffre actuel du stock fait soulever beaucoup de questions à propos de la capacité du pays à rembourser ses crédits..

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Bien qu’il soit une des principales revendications de la Révolution, le chômage en Tunisie devient de plus en plus inquiétant, surtout qu’il a persisté au-delà de 6 ou 7 ans pour se situer aux alentours de 15%. Un niveau élevé, voire très risquée par rapport à la situation de stagnation économique que nous vivons depuis un bon nombre d’années. Plusieurs experts en la matière en confirment déjà la gravité. Joint au téléphone par Africanmanager, l’économiste Ezzedine Saîdane a dressé un tableau très sombre de l’emploi en Tunisie, soulignant qu’il est difficile aujourd’hui de compter sur l’année 2018 pour faire baisser le taux de chômage. “Bien que le principal défi de la Tunisie soit économique et financier, le projet de la loi de finances 2018 qui devrait être incessamment examiné lors d’un conseil ministériel ne comporte ni de stratégie pour le sauvetage de l’économie, ni de stratégie de relance de l’investissement“, a-t-il précisé.

Il a en outre indiqué que la Tunisie n’a pas créé de la croissance pour voir son taux de taux chômage baisser et que la croissance qu’on nous a “vendue” sous la Troïka provient essentiellement des services nos marchands et des recrutements massifs dans la fonction publique. “Le seul moyen pour faire baisser le chômage est de créer un environnement propice permettant la relance de l’investissement et de la croissance“, a assuré Saîdane.

Parlant chiffres, l’expert nous a précisé qu’un (1) seul point de croissance permettra la création de 15 mille emplois en Tunisie. Pour l’année 2018, notre pays doit réaliser, selon lui, un taux de croissance aux alentours de 6% pour pouvoir créer 80 mille nouveaux postes d’emplois, sachant qu’on enregistre entre 80 et 85 mille nouveaux postulants chaque année.

Même son de cloche chez Walid Belhaj Amor, vice-président l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) ; il a évoqué la nécessité de créer de la valeur et de la richesse avant de parler d’emploi, lequel n’est qu’une conséquence, selon ses dires. Il n’y aura plus, selon lui, de nouveaux emplois s’il n’y a pas d’investissement et de création de richesses.

Il a en outre indiqué que la Tunisie n’arrive pas à résorber le chômage parce qu’il n’y a pas de politique claire en faveur de l’investissement, un des principaux moteurs de l’économie nationale qui demeure toujours en pane, soulignant toutefois que personne aujourd’hui ne peut donner un taux de chômage exact vu la prolifération du marché parallèle qui contribue, même d’une façon illégale, à l’emploi.

En effet, selon les derniers chiffres de l’Institut National des Statistiques (INS), le nombre de chômeurs est estimé pour le deuxième trimestre 2017 à 626 100 du total de la population active (4,084 millions), soit un taux de chômage de 15,3%, contre 625 600 chômeurs pour le premier trimestre 2017 et un taux de chômage de 15,3% : 12,4% chez les hommes et 22,6% chez les femmes. Toujours selon les chiffres de l’INS, le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 250 600 au deuxième trimestre 2017, ce qui correspond à un taux de chômage de 30,3%.

S’agissant des chiffres rendus publics récemment par l’Agence de promotion de l’investissement et de l’industrie (APII), il en ressort que le nombre de projets déclarés a atteint 2484 au cours des huit premiers mois de 2017 contre 2411 lors des huit premiers mois de 2016, soit une augmentation de 3%. Ces projets permettront la création de 39796 postes d’emploi, contre 34999 postes d’emploi durant les huit premiers mois de 2016, soit une augmentation de 13.7%. Un taux très en deçà des attentes, quoi que positif…

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Dans un statut posté ce vendredi sur sa page Facebook, l’expert économique, Ezzedine Saidane a dressé un tableau noir de la situation économique en Tunisie : Un taux de croissance économique réalisée au deuxième trimestre de 0,1% et un déficit de la balance commerciale dépassant les 10 milliards de Dinars (10,068) au terme des huit premiers mois de l’année, soit une aggravation de plus de 22% par rapport à la même période de 2016.

Le déficit de la balance des paiements courants a atteint 6,6% du PIB au terme des huit premiers mois de cette année (5,8% pendant la même période en 2016). À ce rythme il devrait atteindre 10% du PIB à la fin de l’année. Un record absolu pour la Tunisie. La norme maximum admise au niveau international est de 3%.

Les réserves de change de la Tunisie baissent encore gravement malgré les multiples crédits extérieurs (et intérieurs en Euros) obtenus récemment. Nous sommes à 95 jours d’importation. Nous nous approchons de nouveau de la ligne rouge de 90 jours.

La planche à billets se déchaîne de nouveau et le refinancement des banques par la Banque Centrale atteint un nouveau record : 10,543 milliards de Dinars le 5 octobre 2017.

“Je suis souvent accusé de présenter un tableau noir. Malgré tous ces indicateurs (chiffres officiels) certains nous présentent un tableau rose en prétendant indûment (chiffres relatifs aux investissements directs étrangers, au tourisme, aux phosphates, etc. exprimés en Dinars au lieu d’être exprimés en devise pour tenir compte de la baisse du Dinar) que la situation s’améliore et que la reprise de l’économie est là devant nous. Si nous refusons de voir notre réalité en face, nous ne pourrons jamais faire le vrai diagnostic et engager de manière responsable le vrai sauvetage de notre économie, et par conséquent de notre expérience de transition démocratique”, a ajouté Saîdane.

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L’expert en économie Ezzedine Saïdane est revenu sur les mauvaises nouvelles en 2018. Il a encore prédit, ce jeudi 21 septembre 2017 sur Shems FM, une année très rude sur le plan économique.

Il a également redit que la plongée du dinar va se poursuivre jusqu’au printemps, jusqu’à 3,2-3,3 dinars pour un euro. Par ailleurs il a affirmé que le projet de la loi de finances 2018 n’est toujours pas ficelé alors que nous sommes au mois de septembre et qu’il y a un trou de 10,5 milliards de dinars dans le budget de l’État.
L’expert a déclaré que les échos qui nous parviennent du projet de la loi de finances 2018 démontrent que le gouvernement n’a pas changé de fusil d’épaule malgré les échecs cuisants de ces solutions avec les précédentes équipes.

Enfin il a affirmé que le gouvernement ne pourra pas tenir sa promesse de ramener la masse salariale dans le secteur public à 12,5% du PIB en 2020 alors qu’elle aspire actuellement 40%.

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Ezzedine Saïdane, expert économique a déclaré, lors de son passage ce mercredi 20 septembre 2017 sur Mosaïque Fm, que le dinar tunisien chutera davantage d’ici le printemps 2018 et que l’euro atteindra probablement plus de trois dinars suite à la détérioration de la situation économique et financière du pays.

Il a par ailleurs souligné que la politique monétaire de la banque centrale, la différence de la productivité économique et d’autres éléments sont parmi les composantes qui ont causé la dépréciation du dinar.

Saïdane a en outre indiqué que la dette publique a atteint 70 millions de dinars et que ceci est un danger pour la Tunisie, selon ses dires.

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La situation économique et financière en Tunisie est l’une des plus difficiles. Le déblocage, à temps, de la troisième tranche du crédit contracté auprès du FMI reste improbable. Cela fait courir au pays le risque d’un étouffement financier, prévient l’économiste tunisien Ezzedine Saidane, qui croit qu’il ne faut pas se leurrer d’indicateurs fallacieux de reprise et induire les citoyens et les autres responsables en erreur et que seule une stratégie de sauvetage, à l’image du plan d’ajustement structurel appliqué en 1986, pourrait sauver la donne. Interview :

Q: Quelle lecture faites-vous de la situation économique générale dans le pays et de la santé des finances publiques ?

R: Nous sommes face à une situation économique extrêmement difficile. Celle des finances publiques est beaucoup plus difficile et pour preuve, nous sommes à la fin du mois d’août et nous n’avons toujours pas fixé les grandes lignes de la loi de finances et du budget pour l’exercice 2018. A ce temps là, on aurait dû avoir un projet quasi-définitif, d’autant plus que la constitution nous impose d’avoir une loi de finances et un budget approuvés avant le 10 décembre de chaque année.
D’ailleurs, tous les indicateurs économiques et ceux des finances publiques sont très parlants et reflètent la gravité de la situation. La dégringolade du dinar tunisien face aux monnaies étrangères est aussi un miroir qui reflète la gravité de la situation économique et financière.

La dernière notation de la Tunisie qui vient d’être publiée par Moody’s constitue également un autre signal d’alerte. Et ce n’est pas la notation qui m’intéresse le plus mais c’est le rapport qui l’a accompagnée et les commentaires qui y sont faits et qui montrent une déception profonde de la part des agences de notation de l’état d’avancement des réformes sur lesquelles la Tunisie s’est engagée auprès du FMI et donc auprès des institutions financières internationales.

Q: Vous avez évoqué la dernière dégradation de la note de la Tunisie par Moody’s, quelles en seront les répercussions ?

R: Cette dégradation, envoie un message très négatif aux institutions financières, aux investisseurs étrangers et aux partenaires commerciaux de la Tunisie. Tous ceux qui traitent avec la Tunisie, sous quelque forme que ce soit, sont très attentifs à la notation qui résume la capacité d’un pays à honorer ses engagements financiers extérieurs.
En baissant la note de la Tunisie à B1 avec perspective négative, Moody’s est en train de dire à tous ces partenaires là que le pays n’est probablement plus en mesure d’honorer ses engagements financiers et de payer ses échéances au titre de la dette extérieure.

Les conséquences vont être une quasi-impossibilité pour la Tunisie d’aller sur le marché financier international et même si elle y va, cela va être à des conditions insupportables en termes de marge de risque et de coût global de ce financement. Cela implique aussi que les investisseurs étrangers vont être extrêmement prudents à considérer la Tunisie comme destination d’investissement.

Q: Et comment jugez-vous la réaction des autorités face à cette dégradation ?

R: Je ne vois malheureusement pas de réaction. Et c’est extrêmement décevant parce que je considère qu’un gouvernement responsable aurait dû former d’urgence une cellule de crise pour analyser les conséquences de cette dégradation et voir ce qu’il faut faire pour redresser la situation. Cette dégradation aurait également dû provoquer immédiatement une réunion exceptionnelle du conseil des ministres et de l’Assemblée des représentants du peuple. Mais là j’ai l’impression que personne ne s’en occupe, au point de me demander si le pays est véritablement géré sur le plan économique et financier.

Q: Ne pensez-vous pas que cette inaction est due entre autres à la vacance actuelle du poste de ministre des Finances qui vient de démissionner ?

R: Je ne pense pas que ce soit le cas, puisque la démission du ministre des Finances par intérim vient d’avoir lieu, il y a une semaine, alors que la loi de finances et le budget auraient dû être prêts bien avant cela. Par ailleurs, le ministre est toujours là pour assurer la continuité et donc il aurait dû réagir à temps à cette situation, tout comme le Chef du gouvernement d’ailleurs.
Car là il faut être clair, s’il n’y a pas un chef du gouvernement qui réagit rapidement, dans le sens qu’il faut et avec la manière qu’il faut, la situation ne peut pas se redresser.
Il ne faut pas aussi oublier que la dégradation de Moody’s est assortie d’une perspective négative, ce qui implique que si rien n’est fait la prochaine révision de la notation irait dans le sens d’une nouvelle dégradation.

Q: Face à cette dégradation générale de la situation économique et des finances publiques, pensez -vous que le gouvernement actuel dispose encore de marges de manœuvre pour redresser la barre ?

R: Il disposait de marges de manœuvre suffisantes à mon avis. La légitimité qui avait accompagné la naissance de ce gouvernement d’union nationale aurait dû provoquer une prise en charge énergique de la situation économique et financière, quitte à mettre en œuvre des solutions douloureuses qui impliquent des sacrifices, car c’est la seule façon possible pour sauver notre économie.
Mais malheureusement cette chance, comme bien d’autres d’ailleurs, a été ratée et je pense qu’un gouvernement amoindri comme il l’est aujourd’hui ne peut pas faire grand-chose. Il va falloir attendre quelques jours pour la formation d’un nouveau gouvernement. Mais là aussi les nouveaux responsables auront besoin de temps pour devenir opérationnels.

Reste que la situation de la Tunisie ne peut plus attendre parce qu’il ne faut quand même pas oublier que nous nous approchons d’une échéance très importante, à savoir celle du déblocage de la troisième tranche du crédit contracté auprès du FMI prévue pour octobre prochain. Et comme toutes les institutions financières sans exception, y compris celles du secteur privé s’alignent toujours derrière la position du FMI, une décision négative de la part de celui-ci, pourrait provoquer l’étouffement financier extérieur de la Tunisie.

Q: Au regard de tout ce que vous venez d’avancer, comment évaluez-vous les chances qu’a la Tunisie de pouvoir obtenir ce déblocage ?

R: Il faut dire que la position actuelle du FMI ne va pas dans le sens souhaité par la Tunisie puisque l’équipe du FMI qui s’est déplacée en Tunisie en juillet dernier a publié un rapport qui n’est pas très positif.
Une autre remarque importante c’est que cette équipe n’a même pas pris la peine d’utiliser un langage diplomatique. Son langage était direct, voire trop direct vis-à-vis de l’administration tunisienne, contrairement aux habitudes du FMI qui utilise souvent un langage diplomatique en s’adressant aux Etats souverains.

Une analyse objective de la donne, ne me permet pas de penser que ce déblocage va avoir lieu à temps. N’oublions pas que la deuxième tranche prévue initialement pour décembre 2016 n’a été débloquée qu’en juin 2017 et a été retardée à plusieurs reprises pour les mêmes motifs.
Il est aussi important de signaler que nous avons obtenu le déblocage de la deuxième tranche, en juin dernier pour des raisons politiques à travers le recours à ce qu’on appelle le “waiver”. Il s’agit d’une décision politique qui a favorisé ce déblocage, malgré le fait que l’Etat tunisien n’avait pas rempli ses engagements. Mais cet instrument politique ne peut-être utilisé qu’une seule fois dans la vie d’un crédit.

Q: Que faire face à cette situation ?

R: Malgré toutes ces difficultés, je pense que la situation reste gérable si la volonté est présente. Il faut d’abord clarifier la situation sur le plan politique, car c’est, entre autres, cette cacophonie qui rend la mission du gouvernement extrêmement compliquée.
Deuxièmement, il faut prendre la peine de faire un vrai diagnostic de la situation. Un diagnostic économique et financier qui doit être signé par l’ensemble des signataires du document de Carthage, afin que ce diagnostic unifié permette d’élaborer une stratégie de sauvetage de l’économie tunisienne.

L’implémentation de cette stratégie de sauvetage ne demanderait pas plus que 18 à 24 mois pour sortir l’économie de cette situation. Nous pouvons passer ensuite aux réformes profondes après avoir rétabli une économie qui répondrait convenablement aux différentes réformes. En effet une économie en situation d’hémorragie, comme c’est le cas aujourd’hui, ne répond à aucune thérapie, y compris les injections massives de capitaux.

Q: Est-ce que nos partenaires étrangers vont attendre tout ce temps là ?

R: Je pense que oui, parce que dès qu’ils voient que la Tunisie s’oriente véritablement dans le sens du sauvetage de son économie, de réformes sérieuses et sincères, leur attitude va certainement changer pour devenir favorable à la Tunisie.

Q: Quels devraient être les principaux axes de cette stratégie de sauvetage ?

R: Cette stratégie devrait être l’équivalent du plan d’ajustement structurel appliqué par la Tunisie en 1986. Certains n’aiment pas les plans d’ajustement structurel. Ce n’est pas grave, vous pouvez l’appeler comme vous voulez. Il ne s’agit pas d’une ou de quelques mesures à entreprendre, mais d’un ensemble cohérent de mesures. Un diagnostic bien fait devrait nous permettre d’élaborer un tel plan et nous indiquer où se situent précisément les urgences.

Je rappelle à ce titre que, contrairement à ce que disent certains, le PAS appliqué par la Tunisie en 1986 était un succès et la meilleure preuve pour cela est que la Tunisie avait remboursé un crédit du FMI, trois ans avant son échéance ; c’est dire le redressement rapide de l’économie qui avait eu lieu à l’époque. Je pense que notre situation actuelle est beaucoup plus difficile, beaucoup plus grave, beaucoup plus complexe mais elle reste quand même gérable.

Q: Placez-vous la bataille menée contre la corruption parmi les composantes de cette stratégie de sauvetage ?

R: S’il s’agit d’une véritable guerre contre la corruption, elle sera une vraie composante très importante de la stratégie de sauvetage de l’économie. Si c’est ponctuel ou politiquement orienté, cela peut se retourner contre nous et au lieu d’être un facteur de redressement, cela pourrait aggraver la situation.

Q: Et pour conclure ?

R: La situation est extrêmement difficile, le premier pas vers le sauvetage serait de reconnaitre que notre situation est vraiment difficile. Il ne faut pas continuer à se leurrer d’indicateurs de redressement et de reprise. Dire par exemple que les recettes du tourisme ont augmenté de 19% pendant les huit premiers mois de cette année est une manière d’induire les citoyens, et les autres responsables, en erreur. On oublie de vous dire en effet qu’entre temps le Dinar a perdu plus de 25% de sa valeur. Donc les recettes du tourisme (exprimées en devises, la seule mesure valable) ont, en fait baissé, d’environ 6% malgré l’augmentation du nombre de touristes.
Reconnaissions la gravité de la situation, faisons le bon diagnostic et avançons avant qu’il ne soit vraiment trop tard.

TAP

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L’infatigable expert en économie Ezzedine Saïdane est monté au front, une fois de plus, pour alerter l’opinion publique sur les périls économiques qui guettent la Tunisie. Il a déclaré, sur Shems FM ce mercredi 23 août 2017, que le pays file du mauvais coton depuis des années et que les signes annonciateurs de la dépréciation du dinar sont perceptibles depuis un certain temps…

Saidane a affirmé que l’amoncellement des difficultés économiques a fini par accoucher d’une grave crise économique laquelle pourrait déboucher sur une grosse crise sociale dont on pourra difficilement s’extirper. Il a ajouté que la plongée de la valeur du dinar n’est que le symptôme du naufrage de l’économie nationale à cause de la montée des prix des produits importés et de l’inflation. Ces phénomènes ont conduit à la fonte du pouvoir d’achat et à l’enflement de la dette.

L’expert recommande au gouvernement de dire la vérité aux citoyens, toute la vérité sur la situation catastrophique de l’économie du pays. Cela ne l’a pas empêché de tirer sur le discours de vérité tenu à l’ARP par le ministre du Développement démissionnaire, Fadhel Abdelkefi…

Enfin il a appelé de ses voeux un diagnostic exhaustif des problèmes du pays, auquel prendront part les signataires du pacte de Carthage. Ce travail pourrait ensuite servir de support à une stratégie économique, avec des décisions fortes pour le développement appuyées par la communauté internationale et le FMI.

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L’expert en économie, Ezzedine Saidane a affirmé, lors de son passage, ce mardi 28 février 2017 sur Shems Fm que le taux de croissance réel est inférieur ou égal à zero, démentant ainsi le chiffre de 1% annoncé par l’Institut national des statistiques (INS).

Il a par ailleurs précisé que le secteur des services non marchands est l’unique secteur ayant enregistré une croissance, alors que l’évaluation de la production des administrations se fait à travers l’étude de la masse salariale qui a gonflé en Tunisie ces dernières années.

L’expert en économie n’a pas manqué d’indiquer que le taux de croissance est décevant et prouve que l’économie nationale est inapte à créer ni emplois ni quelconque richesse.

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Malgré une stabilisation face aux principales devises qui a duré près de 4 jours, le dinar tunisien a reculé e nouveau, enregistrant ainsi une nouvelle baisse par rapport aux devises étrangères. L’euro est passé de 2.4650 dt à 2.4700 dt, alors que le dollar américain s’est échangé à 2.3380 dt contre 2.3350 dt le lundi, 11 janvier 2017. Les raisons de la baisse du dinar par rapport aux monnaies étrangères sont multiples et cette dégringolade pourra  facilement accentuer l’inflation,  réduire les réserves en devises du pays et alourdir la charge budgétaire destinée  au remboursement de la dette publique. La crise économique, la rareté des ressources financières du pays, l’endettement extérieur, la baisse de la productivité, la hausse de la masse salariale dans la fonction publique, l’accentuation du déficit budgétaire et la chute des entrées du secteur touristique et des mines ainsi que la détérioration du climat des affaires sont les principales causes derrière la dépréciation du dinar.

“La chute du dinar se poursuit inexorablement. Et c’est normal. Cette chute s’explique par deux phénomènes au moins: la situation, déjà difficile, de l’économie et des finances publiques tunisiennes s’aggrave. Tous les indicateurs se détériorent. Le Dinar n’est qu’un miroir qui reflète la situation économique et financière du pays.” c’est ce qu’a écrit Ezzedine Saidane dans un statut posté ce mercredi 11 janvier 2017 sur sa page Facebook officielle.

Cela s’explique également par le fait que la Banque Centrale n’a plus, ou presque, les moyens d’intervenir pour réguler, en essayant de lisser, le taux de change du Dinar. Chaque intervention coûte en effet cher à la BCT, et donc à la Tunisie, en termes de réserves de change et de pertes de change. Les réserves de change qui baissent sans cesse sont souvent alimentées par des emprunts extérieurs.

En fuise de  solutions, Saidane a appelé à redresser l’économie et les finances publiques pour redresser le Dinar. “Il n’ y pas d’autres solutions.
Si l’on n’arrive pas à redresser rapidement notre économie, la BCT pourrait se trouver dans l’obligation de laisser flotter le Dinar et ce serait dommage. Il suffit de voir ce qui s’était passé en Égypte il y a juste quelques semaines pour comprendre l’ampleur des dégâts que cela peut causer”, a alerté Ezzedine Saidane.

Pour rappel, l’Egypte a décidé, durant le mois de novembre de l’année 2016, de laisser flotter sa devise pour répondre à la crise monétaire aiguë qui affecte son économie et menace de relancer l’instabilité politique, plus de cinq ans après la révolution de 2011. Cette décision devrait provoquer de fait une forte baisse, de près de 50%, de la valeur de la livre égyptienne face au dollar.

Dans sa dernière note portant sur la conjoncture économique (novembre),  la Banque centrale de Tunisie (BCT) a par ailleurs relevé la persistance des pressions sur les réserves en devises qui pèsent  sur  le  taux  de  change du  dinar  vis-à-vis  des  principales  devises.
Sur  le marché  interbancaire,  et  depuis fin  décembre 2015,  le  dinar s’est déprécié de 9,4%  vis-à-vis du  dollar américain et  de 10,5% vis-à-vis  de l’euro. Les  tensions  sur  la  liquidité  bancaire,  observées au  cours  de  la période  (juillet  2016-septembre 2016) se   sont   quelque   peu   desserrées en octobre  2016, à  la  faveur  de l’atténuation  de l’effet  restrictif  des  Billets  et  Monnaie  en Circulation  (BMC). Cette situation s’est traduite par une   baisse des   opérations   de   politique monétaire  de la Banque  centrale à 7.184 MDT, en  moyenne, contre  7.404 MDT en  septembre dernier.

La BCT a noté que la  réduction  de  la  part  de l’intervention de la Banque centrale sous forme d’appels d’offres a  engendré un recours accru des  banques à la  facilité  permanente  de  prêt  à 24H (avec  un  taux  de  4,5%), ce  qui a exercé des pressions à la hausse sur le taux du marché monétaire (TMM).  Ce  dernier s’est  établi,  en octobre  2016, à 4,33% contre  4,26%  un  mois auparavant.

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L’économiste Ezzedine Saidane, après avoir fait le bilan de 2016, sombre, comme vous pouvez l’imaginer, prédit une année 2017 aussi rude.
Dans un entretien avec l’Economiste Maghrébin, paru hier vendredi 30 décembre, Saidane a affirmé que le remboursement de la dette publique va continuer à grever les finances du pays.
Il a souligné que les autorités en reportant à 2018 une partie des ennuis de 2017 n’ont fait que différer le problème, qu’il faudra tôt ou tard affronter. L’économiste fait allusion à la hausse des salaires dans la fonction publique, qui était programmée en 2017 et qui a été finalement ajournée jusqu’à 2018. «Un problème reporté dans le temps n’est pas un problème résolu», lâche-t-il.

Mais pour Saidane il est possible d’entrevoir le bout du tunnel si le gouvernement consent à prendre les décisions courageuses pour corriger des années de mauvaise gestion de l’économie tunisienne et des finances publiques – depuis 2011. «Il nous reste encore, peut-être, une petite fenêtre de quelques mois pour engager une véritable opération de sauvetage et assurer le retour de l’économie à ses trois fonctions essentielles, telles que la croissance, la création d’emplois et la création de richesse additionnelle”, a-t-il déclaré. Mais cela dépend de trois chantiers : Un débat général pour s’accorder sur le vrai diagnostic, l’élaboration d’un plan de sauvetage de l’économie nationale – un plan d’ajustement structurel rigoureux et global – et l’exécution de cette stratégie sur 18 à 24 mois, en lançant les grandes réformes.

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L’expert en économie et finance Ezzedine Saidane a fait savoir dans une déclaration ce mercredi 7 septembre 2016 à Africanmanager que la décision du chef du gouvernement d’union nationale, Youssef Chahed, de réduire les salaires des membres de son gouvernement est purement symbolique.

Il a toutefois indiqué que cette décision relative à la réduction des salaires des ministres et des secrétaires d’État pourrait préparer l’opinion publique à une politique d’austérité, comme annoncé dans son discours prononcé lors de la passation de pouvoir avec l’ancien chef du gouvernement, Habib Essid, tout en espérant que ce ne sera pas le cas.

Ezzedine Saidane a déploré par ailleurs une politique d’austérité basée sur une rationalisation publique s’inscrivant dans le cadre d’une stratégie de sauvetage de l’économie tunisienne.

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Dans un statut posté sur sa page officielle Facebook, l’expert économique a affirmé que la Tunisie souffre d’une sérieuse crise de finances publiques : « La Tunisie vit une situation d’endettement extérieur inquiétante, le système bancaire connaît une insuffisance de liquidités sans précédent. Tout ceci prouve que le capital, en tant que facteur de production, est rare actuellement en Tunisie. Et pourtant, le taux d’intérêt réel (taux d’intérêt nominal – taux d’inflation) est négatif », a-t-il expliqué.

Nous sommes en train de pousser au gaspillage du capital (facteur de production rare). « Nous sommes en train de pousser à l’effondrement de l’épargne nationale. Notre politique monétaire doit impérativement être revue, d’urgence », a-t-il ajouté.

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« Organiser un débat national autour de la question de l’emploi est une manière de passer à côté du problème et de rendre la solution plus compliquée », c’est ce qu’a écrit l’économiste, Ezzedine Saidane dans un statut posté sur sa page Facebook officielle, soulignant que l’économie tunisienne est en situation de récession pour la première fois de son histoire. « Une économie en récession est une économie qui ne crée pas d’emplois, au contraire, elle en perd. C’est pour cela que le taux de chômage augmente », a-t-il dit.

Il a fait savoir en outre qu’une économie en récession est aussi une économie qui ne crée pas de richesses additionnelles, au contraire, elle en perd. D’où la grande question concernant la capacité de la Tunisie à continuer, comme elle l’a fait depuis l’Indépendance, à rembourser normalement sa dette extérieure.

« La vraie question ne consiste-t-elle pas à faire un vrai diagnostic de la situation de l’économie, pour ensuite élaborer un plan de sauvetage. L’étape suivante serait naturellement de débattre des futures grandes orientations de l’économie afin de placer la Tunisie sur une nouvelle orbite de croissance et de développement, pour ne pas parler d’un nouveau modèle de développement », a-t-il ajouté.

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