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Le président de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mongi Rahoui a mis en garde contre la faillite de l’État.

Dans une interview accordée à Africanmanager, il a tenu à préciser que le déficit budgétaire a atteint aujourd’hui 6,1% du PIB contre un taux de 5,4% initialement prévu dans la loi complémentaire (2017). Ainsi, le taux d’endettement est de l’ordre de 69% du PIB alors que le gouvernement a prévu 63% dans le budget initial.

” Il faut tirer la sonnette d’alarme…Les finances publiques se retrouvent aujourd’hui dans les plus mauvaises situations”, a-t-il martelé. ” Avec un un taux d’endettement de 69% et un déficit budgétaire de 6,1%, nous pouvons dire que la Tunisie est arrivée à la plus mauvaise situation”, a fait remarquer Rahoui, avant d’ajouter que semblable situation mènera à une faillite certaine.

“Aujourd’hui si on continue à ce rythme de déficit et un endettement non orienté vers l’investissement, on va se retrouver dans le pire”, a-t-il dit.

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Le Secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Tabboubi, a affirmé, vendredi, que son organisation “exercera des pressions positives sur le gouvernement pour trouver les solutions permettant de sauver les entreprises publiques menacées de faillite”.
“Il n’est pas question de céder les entreprises publiques aux privés, quels que soient les problèmes financiers qu’elles rencontrent”, a-t-il lancé lors d’une visite au siège de la Société Nationale de Cellulose et de Papier Alfa à Kasserine, dont l’usine connait de sérieuses difficultés dues principalement à l’accumulation des dettes et à la désuétude des équipements.

La commission administrative de l’UGTT se réunira prochainement pour examiner la situation générale dans le pays et celle des entreprises publiques en particulier “et prendra par la suite les décisions et mesures nécessaires”, a encore souligné le patron de la centrale syndicale.
Noureddine Tabboubi a par ailleurs visité l’hôpital régional de Kasserine où le scanner acheté dans le cadre d’un marché public est, selon plusieurs plaintes, constamment en panne. Il a dans ce sens appelé le cadre médical concerné à ouvrir une enquête immédiate sur le dossier des marchés.
Il a également remis à l’hôpital local de la délégation de Méjel BelAbbès un lot de médicaments et de vaccins contre l’hépatite d’une valeur globale de 35 millions de dinars accordés à l’initiative du syndicat général de l’enseignement secondaire dans l’objectif de contribuer à la lutte contre ce virus qui a touché des élèves de la région au cours de l’année scolaire écoulée.

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, Slim Besbes, membre de la commission des finances, de la planification et du développement au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), a déclaré qu’il est exagéré de parler de faillite suite à la dépréciation du dinar tunisien.

Évoquant la formation d’un gouvernement d’union nationale, il a déclaré que les acteurs politiques font attention dans le choix de la personne qui va avoir la lourde responsabilité de diriger le gouvernement dans une période très difficile. D’après lui, ce nouveau chef du gouvernement doit avoir essentiellement un profil économique, mais avec un background politique. Interview:

Avec la forte dépréciation du dinar tunisien, plusieurs scénarios ont été prévus par un nombre important d’experts, et même certains d’entre eux ont mis en garde contre le risque de faillite. Qu’en pensez-vous?

Parler d’une situation de faillite est à mon avis une approche lointaine pour ne pas dire qu’on est en train de trop exagérer.

Un glissement de 10% sur sept ou dix mois ne signifie pas un scénario de faillite, mais cela n’empêche qu’on se trouve face à des clignotants rouges.

Une telle situation nous oblige à agir et à anticiper avant que le danger arrive.

C’est dans ce contexte que toute la classe politique, malgré la différence des positions, que ce soit au niveau de la présidence du gouvernement ou encore à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), est d’accord sur l’importance d’agir le plus tôt possible afin de sauver ce qu’on peut sauver.

Mais par quel moyen?

C’est simple, cela passera par la prise d’une série de décisions adéquates au niveau du choix d’un gouvernement capable de gérer cette situation, dans une conjoncture assez délicate.

L’intérêt du gouvernement actuel s’est focalisé essentiellement sur les réformes structurelles et sur la planification à moyen et long terme. Mais pour l’étape actuelle, un programme à court terme demeure une urgence pour sortir de l’ornière et faire face aux défis de la conjoncture actuelle.

Quels seraient alors les grands axes de ce programme?

L’important est de redynamiser l’investissement et de booster l’exportation de façon à instaurer un climat de confiance pour les chefs d’entreprises et l’ensemble des citoyens.

C’est une démarche importante pour leur donner l’espoir que les choses vont avancer dans la prochaine période et que l’avenir sera meilleur.

Ce serait le fruit d’une politique gouvernementale volontariste, capable de semer l’espérance avec une stratégie de communication adéquate, des décisions audacieuses et douloureuses qui pourraient troubler l’opinion publique.

Mais pour plusieurs observateurs, la formation d’un gouvernement d’union nationale ne peut qu’aggraver la situation. Qu’en dites-vous?

Non, je ne crois pas… Cependant, je prévois qu’on pourrait faire un petit pas vers l’arrière puisque le contexte actuel est favorable à un certain ralentissement. C’est logique, surtout dans cette période de l’année caractérisée par l’avènement de la saison estivale qui coïncide avec le mois sain.

Toutefois, c’est très intelligent de choisir cette période pour poser les véritables questions, jugées très sérieuses et chercher les solutions susceptibles d’aider à sortir de l’impasse et de relancer notre économie.

A mon avis, le danger survient lorsqu’on ne fait rien alors que le risque est sérieux. Le risque ne réside pas dans les indicateurs, qui sont en rouge mais le fait que nous n’ayions pas les moyens d’agir.

Cela nous amène à parler des prévisions faites par le gouvernement et relatives au taux de croissance. Est-il possible d’atteindre ces objectifs dans pareille situation?

Tout cela doit être retraité par la nouvelle équipe gouvernementale, qui sera certainement appelée à proposer un programme de sauvetage à court terme. C’est un travail classique, tout en essayant de réviser les prévisions, surtout qu’on se trouve dans une conjoncture dynamique.

C’est faisable ?

Certainement oui puisqu’on est encore à la moitié de l’année et on est capable de constater les réalisations enregistrées au cours du premier semestre et d’actualiser par la suite les prévisions pour le reste de l’année.

On doit donner les nouveaux indicateurs, tout en prenant en considération la nouvelle conjoncture.

Parlons un peu de la formation d’un gouvernement d’union nationale. Plusieurs noms circulent actuellement dans les médias, dont notamment le gouverneur de la Banque Centrale, Chedly Ayari. A-t-il le profil idéal pour diriger ce nouveau staff?

A ma connaissance, il n’y avait aucune proposition. D’ailleurs, le service de presse de la présidence du gouvernement vient de démentir ces informations, et tous les autres noms dévoilés.

Donc, il n’existe aucune proposition officielle émanant de Nidaa Tounes, parti vainqueur des élections et habilité à proposer les noms ou de la présidence de la République, qui était derrière cette initiative.

Une chose est sûre : nous faisons très attention dans le choix de la personne qui va avoir la lourde responsabilité de diriger le gouvernement dans cette période très difficile.

Ce gouvernement aura une double tâche : faire face à la conjoncture actuelle et préparer un nouveau programme de restructuration.

Quels sont les critères pour un bon chef du gouvernement?

Il doit avoir essentiellement un profil économique, mais avec un background politique. Il doit être soutenu par la majorité, mais surtout on doit lui donner beaucoup de pouvoirs pour qu’il soit capable de prendre les décisions adéquates au moment opportun.

Un nom en tête??

Je ne crois pas que la Tunisie soit dans une pénurie de personnes capables d’accomplir cette mission… Si on cherche, on va trouver.

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Une chose inconcevable s’est produite au Brésil, en pleine tempête sociale et politique : A quelques semaines des Jeux olympiques (ils commencent le 05 aout 2016), les caisses de l’Etat de Rio de Janeiro, où doivent se dérouler les compétitions, sont quasiment vides, au point que les autorités ne sont pas en mesure d’assurer la continuité des services publics durant la méga manifestation. Le gouverneur de l’Etat vient d’ailleurs de décréter l’état d’urgence financière pour obtenir de l’Etat fédéral des fonds. On frôle la catastrophe là…

Lee texte du décret, publié hier vendredi 17 juin dans le journal officiel de l’Etat de Rio, dit que des décisions d’urgence doivent être prises pour empêcher “une faillite totale de la gestion de la sécurité publique, de la santé, de l’éducation, des transports et de l’environnement”.

Les caisses publiques du pays sont dans une très mauvaise posture à cause de la fonte des recettes qui viennent essentiellement du pétrole. Or on sait ce qu’il en est actuellement des cours mondiaux du brut.

Le chef de l’Etat par intérim, Michel Temer, qui a fait une descente cette semaine à Rio, s’est engagé à subvenir aux besoins de Rio pour que les services publics puissent continuer de fonctionner. Un minimum quand on sait que la ville va recevoir près de 500 mille visiteurs étrangers durant les Jeux.

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Il est abondamment question ces jours-ci en Tunisie d’une faillite de l’Etat, les uns la donnant pour imminente, les autres pour déjà consommée. Des informations, toujours invérifiables, et cycliquement relayées ou anticipées par d’autres qui ne le sont pas moins, selon lesquelles l’Etat n’a pas assez d’argent pour payer les salaires de ses fonctionnaires « ce mois-ci ». Passée cette échéance, on se rend à l’évidence qu’il n’en a été rien et que les pouvoirs publics paient toujours et à temps leurs salariés.

Banqueroute et cessation de paiement vont parfois de pair comme c’est actuellement le cas. L‘Etat serait, selon ce qu’on append à longueur de journée, dans l’incapacité de rembourser ses dettes au titre de 2017, et serait déclaré en faillite. Plus facile à dire qu’à subir. Et ceux qui s’en égosillent ignorent certainement qu’un Etat n’est pas programmé de « faire faillite ». C’est  concevable  et même très courant pour un agent économique, un ménage ou une entreprise,  qui ne peuvent  plus faire face à leurs engagements, conduisant à une procédure judiciaire. Il s’agit alors de céder les actifs – les ressources à disposition – pour rembourser les passifsdont le paiement est dû, du moins dans la mesure du possible. Le but est de réallouer le capital d’un agent économique à un autre et de rembourser les créanciers.

Dès lors qu’il s’agit toutefois d’un Etat, cette procédure est impensable et inimaginable. Peut-on  organiser la liquidation d’un pays et la reprise de son activité par un repreneur? La réponse est triplement non. D’abord, parce que les Etats sont souverains et  sont les représentants de leur peuple, donc incessibles. Et l’instance ayant vocation à régler les litiges entre débiteurs et créanciers n’existe pas entre les Etats. Ensuite,  les actifs d’un pays revêtent des formes parfois très complexes surtout lorsqu’il s’agit d’actifs qui ne sont pas fongibles, autrement dit qui ne peuvent pas être vendus, comme c’est le cas par exemple d’un réseau routier. Enfin, un Etat n’en est un qu’au regard de sa capacité à lever l’impôt, et cette vocation ne peut pas être cédée.

S’entêter à parler de faillite s’agissant de l’Etat relève dès lors d’une parfaite méconnaissance des finances publiques. En revanche, il peut être sans contredit question de défaut ou de cessation de paiement. Et quand bien même ce serait le cas, l’Etat s’offre la latitude de négocier avec les créanciers, pour qu’ils acceptent de réduire la dette. C’est ce qui s’appelle restructuration de la dette.

L’Etat, s’il s’avise à ne  pas rembourser sa dette, courra alors le risque de perdre du crédit et de se faire une mauvaise réputation. Plus personne ne daignera dans ces conditions  lui prêter de l’argent. Il n’en demeure pas moins que l’Etat  a toujours les moyens politiques pour échapper au schéma apocalyptique du défaut de paiement, le plus souvent en augmentant ses recettes ou en agissant sur ses dépenses. Mais la technique la plus usitée est l’augmentation des impôts.

Autant dire que l’Etat tunisien  n’a pas vocation à se trouver en défaut de paiement s’agissant surtout des salaires de ses fonctionnaires, auxquels, du reste,  une enveloppe est irréversiblement allouée au début de chaque exercice budgétaire.

Toutefois, on  ne pas  dire autant du  remboursement des dettes extérieures qui, selon les prévisions du Fonds monétaire international, atteindraient en 2017 les 30,7 milliards de dollars contre 29,3 milliards de dollars cette année, soit respectivement 71,4% et 69%.

Des taux  excessifs eu égard essentiellement à d’autres indicateurs économiques dont l’épargne nationale brute (14,1% du PIB), l’investissement brut (21,8% du PIB) et les recettes totales hors dons (23,9MD) estimés au titre de l’exercice 2016. Et il va falloir doubler les recettes fiscales pour tomber à des niveaux d’endettement acceptables, selon un expert de la chose fiscale. D’où, préconise-t-il,  l’urgence d’une véritable réforme du système fiscal, particulièrement les régimes forfaitaires (avocats, médecins,…) et la lutte contre l’économie informelle.

Le problème le plus lancinant auquel la Tunisie fait régulièrement face au titre de l’endettement tient au  service de la dette qui représente la première dépense du budget de l’État. En y consacrant 5,13 milliards de dinars tunisiens (plus de 2,3 milliards d’euros) en 2016, l’État tunisien lui alloue ainsi plus d’argent que pour les huit budgets suivants cumulés : santé, affaires sociales, emploi et formation professionnelle, développement et coopération internationale, transports, culture, affaires étrangères, tourisme.

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L’expert en économie Fayçal Derbal a affirmé lors de son intervention ce mercredi 15 juin 2016 sur les ondes de Shems Fm que le pays se dirige tout droit vers la faillite.

Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de prendre un ensemble de mesures pour éviter d’arriver jusqu’au seuil de la faillite, tout en précisant que ces mesures doivent surtout être prises au niveau législatif.

Fayçal Derbal a toutefois critiqué la marginalisation de l’économie dans la Constitution, précisant que le terme économie n’y a été évoqué que 3 fois, tandis que ce même terme est répété 27 fois dans la Constitution égyptienne.

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Le ministre des Finances, Slim Chaker, a annoncé, dans une déclaration ce jeudi 5 mai 2016 à Africanmanager, que les membres de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) se sont mis d’accord pour créer un fonds pour l’indemnisation des clients en cas de faillite de la banque.

Le ministre a, dans le même cadre, indiqué qu’il a été également convenu d’indemniser à hauteur de 100% les clients ayant des dépôts bancaires ne dépassant pas les 60 mille dinars.

Par ailleurs, si le montant des dépôts bancaires dépasse les 60 mille dinars, le montant d’indemnisation devrait être fixé à 60 mille dinars dans une première étape. Le reste fera l’objet d’une liquidation entre la banque et le client.

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Dans son édition du lundi 25 novembre 2013

Dans son édition du lundi 25 novembre 2013, le quotidien Al Chourouk de langue arabe a rapporté que le président de la Fédération nationale des petits métiers a déclaré que 400 mille commerçants et artisans sont menacés de faillite . Selon le responsable le pouvoir d’achat du citoyen s’est détérioré et il n’est plus en mesure d’acheter les fournitures dont il a besoin .

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