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Fonds Monétaire International

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Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par M. Michel Lazare, a séjourné à Dakar du 26 avril au 11 mai 2018 pour mener des entretiens dans le cadre de la sixième revue de l’accord avec le FMI au titre de l’Instrument de Soutien à la Politique Economique (ISPE) qui a été approuvé en juin 2015.

À l’issue de cette visite, M. Lazare a publié la déclaration ci-après :

« La croissance économique reste vigoureuse, tandis que l’inflation demeure faible. La croissance est estimée à 7,2 % en 2017, et l’inflation n’a atteint que 1,3 %. Du fait de la modification de l’année de référence, le PIB a été révisé à la hausse d’environ 30 %. Le déficit du compte courant de la balance des paiements a toutefois augmenté, en raison de la hausse des prix mondiaux des produits de base, y compris des prix de l’énergie, et de la hausse de la demande pour les importations.

« La mise en œuvre du programme ISPE a rencontré des difficultés en 2017 dans le contexte d’une hausse soutenue des prix mondiaux du pétrole alors que les prix intérieurs de l’énergie sont restés stables. Si l’objectif fixé pour le déficit budgétaire à fin 2017 a été atteint, une mobilisation insuffisante des recettes a conduit à la réduction des dépenses publiques et aux retards dans les paiements à la compagnie publique d’électricité et au secteur privé. L’objectif relatif au financement net global de l’administration centrale n’a quant à lui pas été respecté. Trois des cinq repères structurels ont été atteints. Pour ce qui est des deux autres repères structurels, les autorités ont accompli des avancées significatives : i) elles ont réduit sensiblement le financement de la Poste par le Trésor au premier trimestre de 2018 et ii) la banque intégrée de projets est opérationnelle, et tous les nouveaux projets figurant dans la loi de finances 2018, sauf un, étaient issus de la banque intégrée de projets. Ces réformes contribuent à améliorer l’administration des recettes, à accroître l’efficience des dépenses d’investissement et à réduire les demandes de ressources du Trésor.

« Alors que les prix intérieurs de l’énergie au détail sont restés stables, la hausse soutenue des prix mondiaux du pétrole a un impact négatif sur le budget en 2018. Les tensions budgétaires se sont encore accentuées du fait de recettes inférieures aux anticipations et des augmentations de la masse salariale, des charges d’intérêts et des dépenses de sécurité. Alors que les autorités ont proposé un ensemble de mesures en 2018 pour augmenter les recettes et réduire la pression sur les dépenses, la cible sur le déficit budgétaire prévue dans le programme sera élargie en 2018 de 2,7 % du PIB à 3,5 % du PIB pour faire face aux retards de paiements en 2017 et pour créer un espace supplémentaire pour les dépenses de sécurité. Cet ensemble comprendra des mesures pour : i) accélérer les réformes de la politique fiscale et de l’administration des recettes (0,8 % du PIB) ; ii) maîtriser les dépenses d’investissement non prioritaires qui sont financées sur ressources intérieures (1,0 % du PIB) et iii) contenir les dépenses courantes (0,1 % du PIB).

« Le Sénégal continue de gérer sa dette prudemment, notamment en mettant de côté le surfinancement de 1,8 % du PIB à l’occasion de l’émission récente d’un Eurobond de 2,2 milliards de dollars pour financer le budget 2019 et pour racheter des emprunts extérieurs à cout élevés. Des évolutions récentes ont contribué à une amélioration de certains indicateurs d’endettement : i) une baisse sensible de la trajectoire du ratio dette/PIB en raison de la modification de l’année de référence du PIB, ce qui devrait ramener la dette de l’administration centrale à moins de 50 % du PIB fin 2017, et ii) un lissage notable du service de la dette après le rachat de 40 % de la dette de l’Eurobond 2011 au moyen du produit de l’Eurobond 2018.

«La sixième revue de l’accord ISPE par le conseil d’administration du FMI est prévue pour juillet 2018.»

L’équipe des services du FMI a rencontré Son Excellence le Président de la République, Macky Sall, les ministres chargés de l’économie, des finances et de la planification, Amadou Ba, de la fonction publique, Mariama Sarr, du pétrole et des énergies, Mansour Elimane Kane, le directeur national de la BCEAO, Ahmadou Lo et d’autres hauts fonctionnaires ainsi que des représentants des partenaires au développement. L’équipe tient à remercier les autorités de leur hospitalité, ainsi que de leur étroite relation de travail et de l’esprit d’ouverture dont elles ont fait preuve pendant l’ensemble des entretiens.

Pour rappel, une délégation du FMI était à Dakar en mars 2018 et avait, à l’issue de sa visite, salué le travail des autorités, dans les mêmes termes. Preuve que les fondamentaux de l’économie du pays demeurent solides, en attendant la manne des hydrocarbures…

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Une équipe des services du Fonds Monétaire International (FMI), dirigée par Mme Dalia Hakura, a séjourné au Burkina Faso du 2 au 4 mai 2018 pour examiner l’évolution économique récente et commencer à suivre la mise en œuvre du programme des autorités appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) approuvé par le conseil d’administration du FMI le 14 mars 2018.

À l’issue du séjour des services du FMI, Mme Hakura a publié la déclaration ci-après :

« Les objectifs principaux du nouvel accord FEC à l’appui du programme économique du Burkina Faso pour 2018-2020 consistent à maintenir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette à long terme, tout en prévoyant aussi un espace budgétaire pour les investissements prioritaires, les dépenses sociales et les dépenses de sécurité. Cela est essentiel pour réaliser une croissance durable et atteindre les objectifs de développement du pays énoncés dans le Plan national de développement économique et social (PNDES). Le programme inclut notamment des mesures visant à accroître les recettes intérieures et à maîtriser les dépenses courantes, notamment la masse salariale, afin de dégager des ressources qui permettront de satisfaire les besoins considérables de développement du pays. Le programme a aussi pour objectif d’améliorer la sélection et l’exécution des projets d’investissement publics pour une meilleure efficacité dans l’utilisation des ressources limitées.

« Les résultats économiques du Burkina Faso ont été satisfaisants au cours de la période récente : la croissance économique a dépassé 6 % par an en moyenne sur la période 2016-17 et un taux de croissance similaire est prévu pour 2018. Ces résultats témoignent d’une résilience considérable face aux chocs extérieurs, notamment trois attaques terroristes d’envergure à Ouagadougou au cours des deux dernières années et une détérioration de la situation sécuritaire dans les régions frontalières du nord du pays, ainsi que de faibles précipitations en 2017 menaçant la sécurité alimentaire dans le pays.

« Le déficit budgétaire global s’est creusé notablement en 2017 pour atteindre 7,7 % du PIB, un niveau sans précédent pour le Burkina Faso, où le déficit budgétaire est généralement situé entre 2 et 4 % du PIB ces dernières années. Le programme appuyé par la FEC vise notamment à ramener le déficit à 3 % du PIB d’ici 2019, conformément à l’engagement pris par les autorités de respecter le critère de convergence l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Un déficit budgétaire soutenable au niveau communautaire contribuera à renforcer les réserves de changes de la zone UEMOA. Malgré l’objectif de réduction du déficit budgétaire, le programme protège les dépenses sociales, prend en considération la hausse des dépenses de sécurité prévue au budget, et prévoit un niveau relativement élevé de dépenses d’équipement financées sur ressources intérieures.

« L’équipe des services du FMI note avec satisfaction que les autorités restent déterminées à mettre en œuvre le programme. Il est trop tôt pour tirer des conclusions fermes quant aux résultats du programme. La mobilisation des revenus, bien que globalement en ligne avec les objectifs du programme au premier trimestre 2018, peut être compromise par des événement inattendus. À cet égard, l’équipe des services du FMI encourage les autorités à poursuivre les efforts en cours pour renforcer la mobilisation des recettes conformément à l’accord FEC. Les dépenses courantes, progressant plus vite que prévu dans le programme, risquent d’évincer la réalisation des investissements indispensables dans les secteurs sociaux et les infrastructures. L’équipe des services du FMI souligne qu’il importe d’atteindre les objectifs du programme, en particulier celui d’un déficit budgétaire de 5 % du PIB pour 2018 afin de consolider la résilience aux chocs et de participer à l’effort déployé à l’échelle régionale pour pérenniser la stabilité extérieure et reconstituer les réserves de change communes, et de prendre des mesures correctives au plus tôt si nécessaire.

« L’équipe des services du FMI reviendra à Ouagadougou en octobre pour mener les entretiens pour la première revue de l’accord FEC et les consultations de 2018 au titre de l’article IV.

« La mission a rencontré le Ministre de l’Économie, des Finances et du Développement, Mme Sori-Coulibaly, le Ministre du Budget, Mme Yaka, le Directeur National de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, M. Ki-Zerbo, d’autres hauts fonctionnaires, et des représentants du secteur privé, ainsi que des partenaires au développement. L’équipe tient à remercier les autorités pour leur hospitalité et les discussions très informatives. »

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L’assemblée annuelle 2021 du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) se déroulera à Marrakech (Maroc) en octobre 2021, suite au vote du conseil des gouverneurs des deux institutions.

L’assemblée annuelle rassemble des gouverneurs de banque centrale, des ministres des finances et du développement, des cadres du secteur privé, des représentants de la société civile, des médias ainsi que des universitaires pour débattre de questions d’intérêt général telles que les perspectives économiques mondiales, la stabilité financière dans le monde, la lutte contre la pauvreté, la croissance économique inclusive et la création d’emplois, et le changement climatique, entre autres.

La dernière assemblée annuelle organisée en Afrique remonte à 1973. Elle s’était tenue à Nairobi (Kenya). Cette annonce faite le 25 avril 2018 coïncide avec le 60e anniversaire de l’adhésion du Maroc au Groupe de la Banque mondiale et au FMI.

L’assemblée annuelle se tient généralement deux années de suite aux sièges du Groupe de la Banque mondiale et du FMI à Washington, puis dans un autre pays membre la troisième année. L’assemblée annuelle 2018 se tiendra en octobre en Indonésie, où aura lieu une cérémonie officielle de signature pour l’assemblée 2021 au Maroc. Une liste complète des lieux des réunions préalable se trouve sur le site Internet de l’assemblée annuelle.

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Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Norbert Toé, chef de mission pour le Bénin, a séjourné à Cotonou du 21 au 31 mars 2017 pour mener les entretiens sur la deuxième revue de l’accord au titre de la facilité élargie du crédit (FEC)1. Les entretiens ont porté sur l’évolution économique et financière récentes ainsi que sur les mesures nécessaires pour favoriser une croissance inclusive, préserver la viabilité des finances publiques et de la dette, accroître l’efficience des dépenses publiques, ainsi que promouvoir la stabilité et l’inclusion financières.

A la fin de la visite, M. Toé a publié la déclaration ci-après :

“La mission et les autorités béninoises sont parvenues à un accord sur les politiques susceptibles de permettre l’achèvement de la deuxième revue du programme appuyé par la FEC en faveur de la République du Bénin. Le Conseil d’administration du FMI devrait examiner cette revue en juin 2018.

“L’activité économique en 2017 a continué d’être robuste, soutenue par une production record de coton et la reprise de l’économie nigériane. La croissance économique est estimée à 5,6% en termes réels et l’inflation est devenue positive pour l’année en raison d’une hausse des prix des produits alimentaires et pétroliers au cours du dernier trimestre. Le déficit du compte courant de la balance des paiements s’est légèrement creusé en 2017, reflétant la hausse des importations des biens suite à l’augmentation des investissements. Les perspectives à moyen terme restent favorables, la croissance économique devrait s’accélérer pour atteindre un peu plus de 6% sur la période 2019–22, tirée par une hausse des investissements privés. L’inflation devrait rester inférieure au taux de convergence de l’UEMOA de 3%. La trajectoire d’assainissement budgétaire programmée vise à ramener le déficit budgétaire (y compris les dons) au-dessous du critère de convergence de l’UEMOA de 3% du PIB d’ici 2019.

“La mise en œuvre du programme appuyé par la FEC reste globalement satisfaisante. Sur la base des données disponibles, tous les indicateurs de suivi du programme (quantitatifs et structurels) fixés pour fin décembre 2017 ont été respectés. En particulier, la mobilisation des recettes intérieures et les dépenses consacrées aux programmes sociaux prioritaires ont dépassé les objectifs du programme. La mission a exhorté les autorités à intensifier la mobilisation des recettes intérieures dans le cadre d’une stratégie à moyen terme visant à maintenir la forte performance des recettes et continuer à d’allouer davantage de ressources aux programmes sociaux. Des efforts sont également nécessaires pour renforcer l’évaluation et la hiérarchisation des nouveaux projets d’investissement et, plus généralement, améliorer l’efficacité de l’investissement public.

“Pour l’avenir, la mission et les autorités ont convenu de la nécessité de redoubler d’efforts pour renforcer la gouvernance et la transparence et accélérer les réformes visant à améliorer l’environnement des affaires. La mission a noté les améliorations récentes dans ces domaines et a encouragé le gouvernement à rendre opérationnel le comité interministériel récemment créé en charge de piloter les réformes de l’environnement des affaires.

“La mission a travaillé avec le gouvernement et les partenaires au développement tels que les Nations Unies et la Banque mondiale pour évaluer les plans sectoriels pour la santé, l’éducation et l’assainissement de l’eau, conformément au Plan national de développement du Bénin. Elle a initié un exercice de chiffrage des coûts nécessaires pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) dans ces trois secteurs d’ici 2030. Sur la base de cet exercice d’évaluation des coûts au Bénin et dans quelques autres pays à faible revenu d’autres régions du monde, un document de synthèse sur les coûts et le financement nécessaire sera préparé. Il est prévu que ce document de synthèse soit présenté l’automne prochain au cours de l’Assemblée générale des Nations Unies.

“La mission a rencontré Messieurs Romuald Wadagni, Ministre de l’économie et des finances ; Abdoulaye Bio Tchané, Ministre d’État chargé du plan et du développement ; Alain Komaclo, Directeur national de la BCEAO, Jean Baptiste Elias ; Président de l’autorité nationale de lutte contre la corruption et d’autres hauts fonctionnaires.

“La mission remercie les autorités béninoises pour leur coopération et leurs discussions constructives.”

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Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Jean-François Dauphin, a séjourné à Alger du 27 février au 12 mars pour les entretiens relatifs à la consultation de 2018 au titre de l’article IV. Les entretiens ont porté principalement sur le dosage de mesures et de réformes qui permettrait de rétablir l’équilibre macroéconomique et de favoriser une croissance durable et inclusive. À l’issue de la visite, M. Dauphin a publié la déclaration ci-après :

« L’Algérie reste confrontée à des défis importants, posés de la baisse des prix du pétrole il y a quatre ans. En dépit d’un ajustement budgétaire important en 2017, les déficits budgétaire et du compte courant extérieur demeurent élevés. Si les réserves restent abondantes, elles ont diminué de 17 milliards de dollars, pour atteindre 96 milliards de dollars (hors DTS). L’activité économique globale a ralenti, bien que la croissance hors du secteur des hydrocarbures soit restée stable. L’inflation a ralenti de 6,4 % en 2016 à 5,6 % en 2017.

« Face au choc pétrolier, les autorités ont consolidé les finances publiques en 2016–2017. Elles ont œuvré à définir une stratégie de long terme pour refondre le modèle de croissance du pays, et ont pris un certain nombre de mesures pour améliorer l’environnement de l’entreprise, commencer à réformer les subventions à l’énergie, moderniser les outils de politique monétaire et autoriser l’émergence d’un marché des changes à terme.

« Depuis la fin 2017, les autorités ont modifié leur stratégie macroéconomique à court terme. Pour stimuler la croissance et la création d’emplois, elles ont adopté un budget expansionniste pour 2018, dont le déficit sera financé principalement par la Banque centrale, et ont renforcé les barrières à l’importation. Elles entendent reprendre la consolidation budgétaire à compter de 2019, en vue de rétablir l’équilibre budgétaire en 2022.

« La mission partage le double objectif des autorités de stabiliser l’économie et promouvoir une croissance plus durable et plus inclusive, mais elle considère que le nouveau dosage de politique économique à court terme est risqué et pourrait entraver la réalisation de ces objectifs. Les nouvelles mesures risquent d’aggraver les déséquilibres, accentuer les tensions inflationnistes et accélérer la perte de réserves de changes. En conséquence, il se peut que l’environnement économique ne devienne propice ni aux réformes, ni au développement du secteur privé.

« La mission est d’avis que l’Algérie a toujours une fenêtre d’opportunité pour concilier ajustement économique et croissance. Avec une dette publique relativement basse et une dette extérieure faible, il est possible de renforcer les finances publiques graduellement. La consolidation budgétaire est nécessaire pour ajuster le niveau des dépenses au niveau réduit des recettes, mais elle peut se faire à un rythme régulier sans recourir au financement monétaire de la banque centrale. Il s’agit de recourir à un large éventail d’instruments de financement, notamment l’émission de titres de dette publique au taux du marché, des partenariats publics-privés, des ventes d’actifs et, idéalement, d’emprunts extérieurs pour financer des projets d’investissements bien choisis. La consolidation devrait être menée, d’une part en augmentant les recettes non pétrolières à travers l’élargissement de l’assiette fiscale (réduction des exonérations et renforcement du recouvrement) et, d’autre part, en réduisant graduellement le poids des dépenses courantes dans le PIB et en réduisant les investissements tout en améliorant leur efficacité. Une dépréciation progressive du taux de change combinée à des efforts visant à éliminer le marché parallèle des changes favoriserait aussi l’ajustement. La banque centrale doit être prête à resserrer la politique monétaire si les tensions inflationnistes ne s’atténuent pas. Si le choix est fait de continuer de monétiser le déficit, il conviendrait de mettre en place des sauvegardes robustes, notamment en plafonnant strictement le financement monétaire en volume et en durée, tout en lui appliquant un taux de marché.

« Quel que soit le dosage de politique économique des autorités, une masse critique de réformes structurelles est nécessaire pour promouvoir l’émergence d’une économie tirée par le secteur privé et diversifiée, et réduire ainsi la dépendance au pétrole et au gaz. Il convient d’agir sans tarder sur plusieurs fronts pour simplifier la bureaucratie, améliorer l’accès au crédit, renforcer la gouvernance, la transparence et la concurrence, ouvrir davantage l’économie à l’investissement étranger, améliorer le fonctionnement du marché du travail et l’adéquation entre les emplois et les compétences, et favoriser l’emploi des femmes. Pour accroître l’efficacité de la politique économique, les autorités doivent en renforcer le cadre. Il s’agit notamment de continuer à renforcer la gestion des finances publiques, d’améliorer l’efficience des dépenses publiques, ainsi que de renforcer le cadre prudentiel et le dispositif de préparation aux crises. La politique commerciale doit avoir pour objectif principal d’encourager les exportations plutôt que d’imposer des barrières non tarifaires aux importations, barrières qui créent de distorsions.

« L’équipe du FMI a rencontré le Premier Ministre, Monsieur Ouyahia, le Ministre des Finances, Monsieur Raouia ; le Ministre de la Formation et de l’Enseignement Professionnels, Monsieur Mebarki ; le Ministre de l’Industrie et des Mines, Monsieur Yousfi ; le Ministre du Commerce, Monsieur Benmeradi ; le Ministre des Travaux publics et des Transports, Monsieur Zaâlane ; le Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale, Monsieur Zemali ; et le Gouverneur de la Banque d’Algérie, Monsieur Loukal. L’équipe s’est aussi entretenue avec des hauts fonctionnaires et des représentants de la banque centrale, ainsi qu’avec des représentants des secteurs économique et financier et des partenaires sociaux.

« L’équipe du FMI tient à remercier les autorités et ses autres interlocuteurs de leur hospitalité, de leur coopération et de leur franchise lors des échanges de vues. »

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M. Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), a fait la déclaration suivante aujourd’hui à Nouakchott à l’issue de sa visite en République Islamique de Mauritanie, survenant à la suite de l’approbation le 6 décembre 2017 par le Conseil d’administration du FMI d’un accord triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) d’un montant d’environ 163,9 millions de dollars américains :

« Je tiens à remercier le Premier Ministre Yahya Ould Hademine, le Gouverneur Abdel Aziz Ould Dahi, le Ministre de l’économie et des finances El Moctar Ould Djay, ainsi que les autres ministres et hauts responsables pour leur chaleureuse hospitalité et pour les entretiens productifs que nous avons eus durant mon séjour en Mauritanie. Je tiens à remercier aussi toutes les autres autorités et les représentants de la société civile et du secteur privé pour des réunions très constructives. »

« Au cours de nos entretiens, nous avons discuté des derniers développements économiques en Mauritanie, qui sont positifs, et de la bonne conjoncture internationale. Nous nous sommes accordés sur le fait que le moment est opportun—vu la reprise mondiale et la bonne tenue du prix des métaux—pour engager les réformes structurelles d’envergure afin d’accélérer la croissance inclusive, transformer l’économie mauritanienne, et créer les emplois nécessaires pour améliorer le niveau de vie de manière durable et générer un avenir plus prospère. »

« Nos discussions ont eu lieu dans la continuation de la conférence régionale du mois dernier qui a appelé les pays arabes à agir de manière énergique pour promouvoir la responsabilisation, la concurrence, la technologie et le commerce tout en poursuivant des politiques plus équitables, assurant des dispositifs solides de protection sociale et investissant dans l’humain et les réformes de l’éducation. »

« J’ai salué le lancement du programme économique soutenu par le FMI, et la détermination des autorités de le mettre en œuvre, suite à l’ajustement considérable accompli ces deux dernières années. La Facilité élargie de crédit (FEC) approuvée par le FMI en décembre dernier, d’un montant de $163,9 millions sur trois ans, soutiendra la stratégie de croissance inclusive et encouragera la poursuite des réformes. »

« Nous avons discuté de la nouvelle stratégie de croissance des autorités basée sur les trois piliers qui sont la croissance économique inclusive, le développement du capital humain, et l’amélioration de la gouvernance. »

« J’ai souligné la nécessité de mettre en œuvre une stratégie d’investissement prudente et disciplinée afin d’accroître les infrastructures et créer des emplois tout en assurant la viabilité de l’endettement public. Les besoins de financement étant importants et la dette déjà élevée, il faudra éviter les emprunts non-concessionnels et améliorer la gestion de la dette. »

« J’ai souligné l’importance de renforcer la lutte contre la corruption et d’améliorer l’environnement des affaires, afin de favoriser le développement du secteur privé, l’investissement et la création d’emplois. »

« Enfin, je me félicite des excellentes relations entre la Mauritanie et le FMI depuis longtemps, et me réjouis que notre partenariat continue à travers le programme économique soutenu par la FEC. »

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“Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) se réunira dans les plus brefs délais afin d’examiner la 2ème revue du programme économique de la Tunisie au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC)”, a annoncé, mardi, la Directrice générale du Fonds Christine Lagarde.
Intervenant à l’issue d’une rencontre tenue, à Marrakech, avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en marge de la conférence ” Opportunités pour tous : croissance, emploi et inclusion dans le monde arabe ” (29 et 30 janvier 2018 à Marrakech), Lagarde a ajouté “qu’à l’issue des réunions qui se tiennent actuellement au niveau des experts, la Tunisie encaissera la 3ème tranche du prêt accordé par le FMI”.
La responsable a évoqué la nécessité de poursuivre le travail afin de renforcer la productivité et créer des emplois. Il s’agit en outre d’axer les efforts sur le volet social en garantissant la protection des catégories vulnérables, a-t-elle encore fait savoir.

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Une équipe du Fonds Monétaire International (FMI) conduite par Monsieur Dhaneshwar Ghura a visité Ouagadougou, Abidjan, Lomé, et Dakar entre le 11 et le 24 janvier 2018 pour des discussions avec les institutions de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) sur les politiques communes de ses pays membres.

A la fin de la mission, Monsieur Ghura a fait la déclaration suivante :

« La croissance économique régionale a dû dépasser 6% en 2017 pour la sixième année consécutive, en dépit de chocs négatifs des termes de l’échange et de préoccupations sécuritaires. L’inflation est restée faible, y compris en raison d’une bonne production agricole. Toutefois, les déséquilibres internes et externes ont persisté. Le déficit budgétaire consolidé est estimé à 4,6% du PIB en 2017, le même niveau qu’en 2016. Ce déficit et des termes de l’échange défavorables ont contribué à une hausse du déficit du compte courant extérieur. La dette publique s’est accrue et le service de la dette demeure élevé, du fait des larges déficits budgétaires et des opérations des Trésors nationaux. La couverture des réserves de change à fin 2017 s’est stabilisée à environ 4 mois d’importations, du fait d’émissions d’Eurobonds par la Côte d’Ivoire, le Sénégal, et la BOAD.

« Les perspectives de croissance restent favorables mais sont sujettes à des risques défavorables. La croissance économique devrait rester supérieure à 6% sur le moyen terme, sous l’hypothèse cruciale d’une bonne mise en œuvre des programmes d’assainissement budgétaire et des réformes structurelles. Les principaux risques pesant sur cette perspective incluent des dérapages dans les programmes de consolidations budgétaires, des lenteurs dans la mise en place des réformes structurelles, de nouveaux défis sécuritaires, ainsi que des incertitudes relatives à la croissance mondiale et aux conditions sur les marchés financiers internationaux.

« L’ajustement des déficits budgétaires nationaux vers le critère de convergence de l’UEMOA de 3% du PIB à partir de 2019 est cruciale pour assurer la stabilité macroéconomique et soutenir la croissance. Par conséquent, 2018 est une année critique pour assurer la convergence vers des déficits budgétaires soutenables. La consolidation budgétaire nécessitera d’accroitre la mobilisation des ressources intérieures et de prioritiser les dépenses. Notamment, des réformes de politique fiscale pourraient permettre de créer un espace pour réduire les déficits budgétaires sans compromettre l’investissement en infrastructures publiques et les dépenses sociales et de sécurité.

« Les mesures prises par la BCEAO depuis fin 2016 ont permis d’initier un rééquilibrage des conditions monétaires et de stimuler le développement du marché interbancaire. Toutefois, des tensions de liquidité sur le marché monétaire sont réapparues depuis septembre 2017, augmentant ainsi les taux interbancaires. La mission a encouragé la BCEAO à ajuster ses opérations de politique monétaire si de telles tensions persistent, ou en cas de nouvelles tensions sur les réserves de changes.

« Des réformes ambitieuses pour moderniser le secteur financier, conformément aux principes de Bâle II et III ont été introduites. Ces réformes incluent l’augmentation graduelle, sur plusieurs années, du capital minimum requis, l’introduction d’un nouveau plan comptable, la création d’un système de supervision consolidé des groupes bancaires, le renforcement du cadre de résolution bancaire, et la mise en place d’un fonds de garantie des dépôts. La mission a encouragé les autorités régionales à prendre toutes les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre effective de ces importantes réformes qui devraient permettre d’améliorer la qualité du portefeuille de prêts des banques et rendre le système financier plus stable et plus résilient face aux chocs.

« L’équipe du FMI exprime sa gratitude aux autorités et à toutes les contreparties qu’elle a rencontrées, pour les discussions sincères et constructives ainsi que pour leur hospitalité légendaire. »

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Chedly Ayari Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, en sa qualité de Gouverneur pour la Tunisie au Fonds Monétaire International (FMI), a participé aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale qui se sont tenues à Washington du 13 au 15 octobre 2017. Outre la réunion plénière des Assemblées Annuelles tenue le 13 octobre 2017, le Gouverneur a pris part à la réunion à huis clos organisée par Mme Christine Lagarde pour les Ministres des Finances et les Gouverneurs de la région MOAN. Les discussions y ont permis de faire le bilan sur le programme des réformes engagées par les pays de la région et d’explorer les pistes sur lesquelles le FMI peut appuyer leurs efforts engagés pour booster la croissance inclusive.

Ayari a aussi pris part au débat organisé par Jihad Azour, Directeur du Département MOAC en l’honneur des Gouverneurs des banques centrales des pays qui relèvent du Département Moyen-Orient et Asie Centrale. Cette occasion a permis de déterminer les nouveaux domaines où le FMI pourrait fournir aux banques centrales de la région des conseils, des travaux analytiques et une aide au développement des capacités.

Au cours de cette mission, le Gouverneur de la BCT a eu aussi des échanges fructueux avec les premiers responsables du FMI portant sur l’état des lieux de la coopération financière dans le cadre du « Mécanisme Elargi du Crédit » et a insisté sur la nécessité de poursuivre la coopération avec le Fonds selon le calendrier convenu ce qui permettra de renforcer la stabilité politique, économique et sociale dans le pays durant la période restante du programme.

Le Gouverneur s’est également réuni avec les hauts responsables du Trésor Américain. Au cours de ces réunions, les discussions ont porté sur l’aide américaine à la Tunisie durant la prochaine période et particulièrement l’assistance technique accordée par l’Office de l’Assistance Technique du Trésor américain à la Banque Centrale de Tunisie dans le domaine de la Stabilité Financière et le développement des Systèmes de Paiement.

En marge des assemblées, Chedli Ayari s’est entretenu avec les hauts responsables des banques internationales ainsi que certains de ses homologues Gouverneurs de banques centrales afin de renforcer la coopération technique et financière avec ces différentes institutions. Au terme de sa mission, le Gouverneur a pris part à la Conférence « US-MENA Private Sector Dialogue (PSD) » sur le thème « Combating Terrorism and Enhancing Relations with Correspondent Banks » organisée conjointement par la Federal Reserve (FED) et l’Union des Banques Arabes (UBA) à New York.

Durant son intervention, Monsieur le Gouverneur a mis l’accent sur la nécessité du renforcement de la coopération régionale entre les banques centrales et les cellules d’analyses financières dans leur guerre contre la corruption, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ayari a aussi lancé un appel à la communauté internationale et aux pays développés engagés dans cette guerre à soutenir les capacités des pays de la région dans ce domaine particulièrement par une assistance technique et financière conséquente.

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Ayant déjà maille à partir avec le Fonds monétaire international très peu pressé de décaisser la 2ème et a fortiori la 3ème tranche de son prêt pour cause de retards dans la mise en œuvre des réformes agréées de part et d’autre, la Tunisie vient de s’attirer les reproches de la Cour des comptes européenne pratiquement pour les mêmes motifs mais aussi pour avoir failli à quelques engagements souscrits.

Dans son « rapport spécial n° 03/2017 : L‘aide de l’UE en faveur de la Tunisie », rendu public ce mardi 28 mars, la Cour , gardienne de la rigueur et de l’orthodoxie financière de l’UE, n’en pas moins certifié que « d’une manière générale, l’aide financière accordée par l’UE à la Tunisie après le printemps arabe de 2011 a été bien dépensée »           Elle l’a été à bon escient dans la mesure où elle a « largement contribué à la transition démocratique du pays et à sa stabilité économique après la révolution ». Mais les dièses et les bémols ne manquent pas, sous la forme d’un certain nombre d’insuffisances relevées par les auditeurs dans la gestion de l’aide par la Commission européenne, qui s’est élevée à 1,3 milliard d’euros entre 2011 et 2015.

D’abord, il est fait grief à la Commission d’avoir voulu s’occuper d’un trop grand nombre de domaines, ce qui a eu pour effet d’atténuer l’impact potentiel de son aide et de rendre ses nombreuses activités difficiles à gérer. Bien que la coordination ait été bien assurée avec les grands donateurs ainsi qu’au sein des institutions de l’UE et de leurs services, il n’y a pas eu de programmation conjointe avec les États membres. La CC explique que la grande diversité des domaines d’activité était contraire à l’objectif de la Commission qui était de centrer l’aide sur un petit nombre de domaines. D’autant que les bonnes pratiques reconnues en matière d’octroi de l’aide au développement, telles qu’elles sont exposées dans le consensus européen pour le développement et dans la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, stipulent que les donateurs de l’UE devraient chacun s’engager activement dans un maximum de trois secteurs par pays. En ne ciblant pas suffisamment ses efforts, la Commission a réduit l’impact potentiel du financement et rendu sa gestion plus difficile.

Surtout, les autorités tunisiennes n’ont pas réussi à élaborer un plan global de développement national qui soit fiable. En l’absence d’un tel plan, les donateurs n’ont pu obtenir une vue d’ensemble des priorités du pays, des fonds nécessaires et de l’évolution des indicateurs clés. Les actions de l’UE ont donc été conçues sur la base d’un dialogue politique continu et approfondi avec les autorités tunisiennes, de rapports élaborés au terme de différentes évaluations des besoins et missions d’identification organisées notamment par la Commission.

L’extrême lenteur des réformes

Tout en concédant que d’une manière générale, des progrès ont été réalisés dans les domaines couverts par les programmes, les auditeurs de la CC ont jugé que le rythme des réformes a été lent. C’est le cas, par exemple, de l’accès aux informations administratives liées au gouvernement et aux organismes publics qui constitue un « défi permanent ». Idem pour la participation de la société civile et la création d’une organisation non gouvernementale où le processus qui y mène reste très long. Bien que le cadre légal prévoie qu’une ONG puisse être créée en quelques semaines seulement, il faut en pratique compter six à douze mois en raison de blocages administratifs. Des lenteurs encore dans la gestion des finances publiques, l’adoption d’un plan national de développement et de la loi organique sur le budget qui sont nécessaires afin d’améliorer l’exécution du budget. Or, constate-t-on, la mise en œuvre de réformes relatives aux partenariats public-privé et aux marchés publics s’est effectuée lentement. Et l’un des défis majeurs encore à relever est le renforcement de la transparence, de l’obligation de rendre compte et de l’efficacité de l’audit externe et interne.

Et puis, concernant les inégalités régionales, les mesures prises dans le cadre des PAR (Programmes d’appui à la relance) ont certes permis d’améliorer les recettes des municipalités, mais la majorité des municipalités font face à des difficultés financières que seule une restructuration profonde de leurs finances peut leur permettre de surmonter. S’y ajoutent les difficultés liées à l’inclusion sociale où le système de protection sociale dont le montant des allocations mensuelles et le nombre de bénéficiaires ont pourtant augmenté, n’a pas amélioré le ciblage des bénéficiaires potentiels, qui passe par l’élaboration d’un système unique d’enregistrement des ménages. Enfin, la CC a épinglé le nouveau code des investissements qui tarde à être adopté par le Parlement, alors qu’il a vocation à protéger l’accès au marché, à limiter les restrictions sur l’investissement et à rationaliser les exemptions.

Parmi les recommandations faites par la CC à la Commission pour éviter de tels travers, figure celle appelant à réduire, en vue des prochains programmes d’appui budgétaire, le nombre de mesures nécessaires pour remplir les conditions associées à l’appui budgétaire et de s’assurer que ces mesures soient significatives. Et afin d’inciter les autorités tunisiennes à faire avancer leurs réformes de manière significative, la Commission devrait subordonner les versements à la réalisation satisfaisante des différentes mesures et à l’obtention de bons résultats concernant les indicateurs de performance, plutôt qu’à l’accomplissement de progrès en général. Enfin, il est vivement recommandé de veiller à garantir qu’une évaluation PEFA (Dépenses publiques et responsabilité financière) soit réalisée tous les quatre ans au moins, compte tenu de son importance comme outil de planification et de suivi.

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C’est la question qu’on peut légitimement se poser à la vue des chiffres de la dernière mouture publiés par la Banque Mondiale hier jeudi 29 septembre 2016. D’après l’institution financière internationale, les pays de l’Afrique subsaharienne réaliseront, au mieux, une croissance de +1,6% cette année, très loin des +2,5% annoncés début juin 2016, qui eux-mêmes sont en-dessous des chiffres avancés précédemment. Bref, même l’honorable institution de Bretton Woods a perdu sa boussole, dans un exercice – la prévision – de plus en plus périlleux tant l’économie mondiale est mouvante…

Avec cette prévision, la Banque Mondiale rejoint exactement la position du Fonds monétaire international (FMI), qui avait réduit très fortement sa prévision à la mi-juillet, et l’avait même carrément divisée par deux, soit 1.6%. Mais de ce point de vue la BM n’est pas mal non plus, puisqu’elle est passée d’une prévision de croissance pour l’Afrique subsaharienne de +4.2%, en janvier 2016, à +3.3% trois mois après, puis +2.5% en juin 2016, et enfin 1.6% ce mois de septembre. On se demande quelle autre tuile va tomber sur la tête des économies africaines dans quelques mois !

Le Nigeria et l’Afrique du Sud pointés du doigt

Pour la Banque Mondiale, les responsables de la morosité continentale, la plus grave depuis 20 ans, sont tout trouvés : Le Nigeria et l’Afrique du Sud. « La dégradation de la conjoncture au Nigeria et en Afrique du Sud, les deux plus importantes économies de la région, qui représentent la moitié de la richesse produite en Afrique » et le net tassement des revenus des pays dont l’économie est fortement dépendante des exportations d’hydrocarbures ont causé le reflux de la croissance du continent.

Les trains à l’heure

Mais la Banque Mondiale n’est pas seulement une mère fouettarde, elle a également distribué des bons points. Dans cette conjoncture difficile, il y a quand même des pays qui servent de locomotive pour le continent, ce qui leur vaut des brevets de satisfecit. « Un quart des pays sont parvenus à résister aux chocs. La Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus dynamiques de la région, suivis par l’Éthiopie, le Rwanda et la Tanzanie qui continuent d’afficher des taux de croissance supérieurs à 6 % », dit l’institution dans son communiqué…

La BM a tout de même terminé sur une note positive en prédisant que la reprise sera au rendez-vous en 2017, avec +2,9%, trustée par une remontée des cours du baril de pétrole.

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Dans la 3e édition du rapport intitulé “Perspectives de l’économie mondiale”, le Fonds Monétaire International (FMI) revoit à la baisse la croissance du continent, rapporte « l’observateur du maroc.info ».

Ainsi, l’institution table sur 1,6% de croissance au lieu des 3% estimés en avril dernier. Le continent s’essouffle en effet avec la perte de vitesse des géants comme le Nigeria et l’Afrique du sud, qui subissent les contrecoups de la chute des cours mondiaux du pétrole et la dépréciation de leurs monnaies locales, a ajouté la même source.

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