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François Fillon

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François Fillon, qui avait terrassé tous ses adversaires lors de la primaire de la droite et qui était présenté comme le champion qui allait faire mordre la poussière aux nombreux postulants à la présidentielle, n’en finit pas de toucher le fond. En effet l’enquête sur les emplois présumés fictifs de son épouse, Pénélope Fillon et de deux de ses enfants vient de faire une dangereuse glissade vers des chefs d’accusation très lourds : “escroquerie aggravée” et “faux et usage de faux”, a confié à l’AFP mardi 21 mars 2017 une source judiciaire.

D’après le journal Le Monde, le parquet national financier (PNF) a transmis aux juges d’instruction, le 16 mars 2017, un réquisitoire supplétif pour requalifier les faits reprochés à Fillon. Toujours selon le quotidien, les enquêteurs cherchent à déterminer si des documents paraphés par le candidat de la droite et sa femme ne sont pas des faux libellés a posteriori et qui chercheraient à maquiller les protestations de la famille Fillon. Un élément intéresse particulièrement la justice : Une feuille de calcul retrouvée au Parlement et sur laquelle figure le total des heures de travail de Mme Fillon, mais la date n’est pas précisée…

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, l’ancien Premier ministre est dans le collimateur de la justice pour une toute affaire : des costumes de luxe qu’un ami lui a offerts. Le PNF a diligenté une enquête pour trafic d’influence…

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A quelque heures de son rendez-vous chez le juge, François Fillon, le candidat de la droite à la présidentielle d’avril 2017, s’enfonce de plus en plus. Cette fois la torpille est venue, involontairement, des deux enfants de Fillon, dont le nom est évoqué dans l’affaire qui vaudra peut-être à l’ancien Premier ministre une mise en examen, demain mercredi 15 mars 2017. Marie et Charles Fillon, qui ont été cooptés par leur papa en tant qu’assistants parlementaires, entre 2005 et 2007, ont reversé à leurs parents une partie de leurs revenus, nous apprend ce mardi le journal Le Parisien.

Ce qui fait que sur les 46.000 euros net encaissés par Marie, d’octobre 2005 à décembre 2006, à peu 33.000 ont atterri dans le compte joint des parents, écrit le quotidien. Contacté par l’AFP, l’avocat de la fille de Fillon, Kiril Bougartchev, a reconnu ce montant, ajoutant que sa cliente avait voulu “payer son mariage, mi-2006”, et c’est pour cette raison qu’elle versé ces sommes à ses parents, qui lui avaient prêté de l’argent…

“Elle fait ce qu’elle veut de l’argent qu’elle gagne! Si elle veut rembourser ses parents, c’est son choix. Elle l’a dit spontanément aux enquêteurs” qui l’ont auditionnée le 9 février dernier, a déclaré Me Bougartchev. D’après lui, le couple Fillon a pu mettre la main, “dix ans après”,  sur 14 factures de ce mariage d’un montant global de 44.000 euros.

L’avocat continue de soutenir que les salaires de Marie Fillon, alors élève avocate, sont tout à fait légaux. “Elle a mené des recherches sur plusieurs thématiques pour son père, sur des sujets institutionnels, européens et sur des questions de société, notamment en vue de la sortie de son livre en 2006”, a-t-il déclaré, faisant état de “plusieurs notes attestant de ce travail” et “dix journées” de fréquentation de la bibliothèque du Sénat.

Quant à Charles Fillon, aux côtés de son père comme assistant parlementaire de janvier à juin 2007, il touchait 4.846 euros brut mensuels. L’avocat de François Fillon, Antonin Lévy, cité par le journal, a “évoqué des virements mensuels pour un pourcentage moindre, de l’ordre de 30% environ de son salaire net”. Ces mouvements seraient justifiés par des remboursements de “son loyer et de son argent de proche”…

François Fillon devra s’expliquer sur tous ces faits demain, devant les juges d’instruction. Il risque très gros : Une mise en examen, surtout pour détournement de fonds publics, une accusation très lourde qui pourrait stopper net sa campagne électorale…

Pour rappel, Fillon se débat depuis des semaines dans une affaire d’emplois fictifs de sa femme, Pénélope Fillon, et ses enfants. Le Canard Enchainé avait jeté un pavé dans la mare fin janvier, en pleine ascension du candidat, en révélant qu’il avait employé sa femme comme assistante parlementaire durant des années, sans que ce poste ne soit jamais mentionné officiellement. Entre 1986 et 2013, Pénélope Fillon a encaissé la coquette somme de 680.380 euros net, soit à peu près 3600 euros mensuels net.

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C’est toujours la pagaille et le flou absolu dans le camp de la droite française, à quelques semaines du premier tour de la présidentielle (avril 2017). La champion des Républicains, François Fillon, qui a terrassé tous ses adversaires à la primaire, cerné à présent par les juges pour une affaire d’emploi fictif, ne veut toujours pas jeter l’éponge. Il a redit le dimanche 05 mars 2017 sa volonté d’en découdre avec ses adversaires à la présidentielle, malgré les appels insistants pour abandonner la course, où il est donné perdant par les sondages. Le hic c’est que le mieux placé pour remplacer au pied levé Fillon, Alain Juppé, maire de Bordeaux et grandissime favori avant la primaire qui lui a été fatale, a asséné ceci ce lundi 06 février, provoquant le désarrois chez les militants : “Je confirme une bonne fois pour toutes que je ne serai pas candidat à la présidence de la République“.

L’ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, lui aussi battu lors de la primaire, est entré dans la danse pour tenter d’infléchir les positions de Fillon et Juppé. Mais il y a un os, et pas des moindres : Le missile envoyé par Juppé ce matin depuis son fief. “Au lendemain de notre primaire (…) François Fillon, à qui j’avais immédiatement apporté mon soutien, (…) avait un boulevard devant lui, je lui ai renouvelé ce soutien à plusieurs reprises (…). Son système de défense fondé sur la dénonciation d’un prétendu complot et d’une volonté d’assassinat politique l’ont conduit dans une impasse”, a déclaré le maire de Bordeaux. La réunion de conciliation part mal…

Sarkozy a envoyé ce communiqué ce matin : “Face à la gravité de la situation (…) chacun a le devoir de tout faire pour préserver l’unité” (…) “C’est dans cet esprit que je propose à François Fillon et à Alain Juppé de nous réunir pour trouver une voie de sortie digne et crédible à une situation qui ne peut plus durer et qui crée un trouble profond chez les Français“. Sarkozy a l’intention de demander à Fillon de s’effacer et de désigner “lui-même un successeur”. Pas sûr qu’il soit entendu…

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Pour ceux qui en doutaient, la France de François Fillon serait très à droite, en tout cas au moins sur le plan économique. En effet le grandissime favori à la prochaine présidentielle – en avril 2017 -, depuis qu’il a évincé Nicolas Sarkozy, dont il a été le Premier ministre et Alain Juppé à la primaire de la droite, commence à abattre ses cartes. Ce jeudi 1er décembre, en déplacement dans son bastion, la Sarthe, son premier depuis qu’il a fait le vide autour de lui dans son camp, Fillon s’est laissé aller à quelques confidences. Il a levé un coin du voile sur ses priorités, une fois au palais de l’Elysée ; il a déclaré qu’il allait « reprendre les privatisations » afin que « l’Etat reprenne des capitaux immobilisés dans des entreprises commerciales où il a gardé des participations », comme chez Renault.

Fillon a décidé d’aller en croisade contre les entreprises où la participation de l’Etat «ne sert strictement à rien» et n’a aucune prise sur la stratégie de l’entreprise. Il a lâché cela devant des élus, qui ont dû en trembler.

Il faut « qu’on reprenne ce processus, qu’on récupère cet argent et qu’on investisse dans les infrastructures », a encore asséné le champion de la droite.

Pour rappel, Fillon avait déjà annoncé la couleur le 07 novembre dernier, au Procope à Paris où il était l’hôte de l’institut Thomas More. Il avait dit à cette occasion qu’il était favorable à « la reprise des privatisations ». Il avait plaidé pour un « grand » retrait de l’Etat de l’économie ; il avait, dans ce cadre, pourfendu l’omniprésence des « fonds de pensions américains et du Qatar » dans l’économie française.

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François Fillon, après la tempête Trump aux USA, que personne n’a vu venir, est la preuve vivante que les sondages ne font pas la loi. En effet hier dimanche 27 novembre, les électeurs et sympathisants de droite ont plébiscité, lors du deuxième tour de la primaire de la droite, dans la perspective de la présidentielle d’avril 2016, le flegmatique ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, qu’il a d’ailleurs évincé de la course à la présidentielle au 1er tour de la primaire. Le modéré Alain Juppé, classé plutôt au centre de la droite, n’a guère eu plus de chance face à Fillon, lui qui était pourtant grandissime favori… toujours selon les fameux sondages.

Pendant que l’actuel maire de Bordeaux et ancien Premier ministre de Jacques Chirac prend la direction de sa ville pour y faire le deuil de son destin national, un rêve qu’il a frôlé, les mêmes sondages reviennent pour nous dire que si la présidentielle était organisée aujourd’hui, Fillon sortirait vainqueur du premier tour avec 32% d’intentions de vote. Marine Le Pen, le trublion de l’extrême droite, serait la suivante, mais assez loin derrière – elle est créditée de 22% d’intentions de vote. L’enquête a été réalisée par Odoxa pour le compte de France Télévisions le 25 novembre 2016, mais n’a été dévoilée qu’après le triomphe de Fillon.

Le sondage est allé plus loin en imaginant un premier tour où 10 candidats croiseraient le fer, 10 hommes et femmes aux postures politiques très différentes. A part Fillon et Mme Le Pen, on a donc l’ancien ministre de l’Economie, Emmanuel Macron (13% d’intentions de vote) , qui vient de quitter le navire pour jouer sa carte perso, au grand dam du président François Hollande ; puis on a le chef de file du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon (12%), un habituel de ce rendez-vous, même s’il n’est jamais allé au-delà. Puis on a, en cinquième position, le malheureux Hollande qui ne recueillerait que 8% des suffrages ; ensuite le centriste François Bayrou (6%), brillant candidat, percutant, mais condamné à jouer les seconds rôles depuis un moment.

Pour être complet sur la question, au second tour, Odoxa prédit un plébiscite de François Fillon, 71% d’intentions de vote, contre 29% pour la candidate du Front national. On aurait, à peu de choses près, un “remake” du psychodrame de l’élection de 2002 où, après l’élimination surprise du candidat de gauche Lionel Jospin, qui avait pourtant été, de l’avis des observateurs, un bon Premier ministre, le président sortant, Jacques Chirac, bataillait au second tour contre le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen, papa de Marine. S’était formé à l’époque un “front républicain” contre Le Pen, sur la base de valeurs anti-racistes, de tolérance, d’ouverture, de multiculturalisme, etc., et Chirac avait fini par écraser son adversaire avec un score de 82,21% des voix. Mais la France a bien changé depuis, avec une montée du nationalisme et de la xénophobie, comme du reste un peu partout en Europe, et même aux Etats-unis. Et Fillon, qui a été directeur de campagne de Sarkozy en 2007 et a appliqué sans rechigner pendant des années sa politique, dure et agressive, n’a rien à voir avec Chirac…

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Rien n’y a fait. Malgré une campagne musclée, dure, avec des angles sur l’immigration, l’islam, le terrorisme et la sécurité que ne renient pas l’extrême droite, l’ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, a été évincé de la course à la présidentielle. Lors du vote d’hier dimanche 20 novembre, dans le cadre de la primaire à droite, les électeurs et sympathisants lui ont préféré son ancien Premier ministre, François Fillon et l’actuel maire de Bordeaux, Alain Juppé, également ancien Premier ministre, tous deux réputés plus modérés. Hier à 23h30, au terme du dépouillement de quasiment tous les bureaux de vote, Fillon a obtenu 44,1% des voix, devant Juppé, 28,4% ; Sarkozy n’a pas pu faire mieux que 20,7%. Il est donc éliminé. La droite française n’aura pas “son” Donald Trump…

Pourtant Fillon vient de très loin ; très peu de gens ont parié sur lui il y a peu, les observateurs et militants n’ayant d’yeux que pour Juppé, étiqueté au centre de la droite et qui prêche une “identité heureuse” de tous les Français, sans distinction, là où Sarkozy défendait énergiquement le principe de la séparation du bon grain de l’ivraie, entendez par là les “mauvais” Français de seconde ou troisième génération moins bien intégrés que leurs parents immigrés. Les électeurs de droite, manifestement, n’ont pas voulu manger de ce pain là. Mais ce qui a surtout pénalisé l’ex-président, ce sont les nombreuses affaires judiciaires qui l’entourent et son manque de crédibilité car son bilan en tant que président est plus que discutable, même si Fillon, en tant qu’artisan de cette politique, doit aussi en assumer la responsabilité. Il semble que les votants d’hier dimanche ne lui en tiennent pas rigueur…

Toutefois tout cela ne préjuge pas de l’issue de la présidentielle en avril 2017, car Fillon, on le sait, même s’il n’est pas exactement sur les mêmes positions que Sarkozy, est sur une ligne plus dure – droite décomplexée, économie de marché, autorité de l’Etat, etc. – que Juppé. D’ailleurs Sarkozy l’a confirmé hier soir : “Les choix politiques de François Fillon sont plus proches (…). Je voterai François Fillon”. Et puis il y a la candidate de l’extrême droite, Marine Lepen, qui est à des niveaux de popularité sans précédent pour le type d’idées qu’elle défend . Les dés ne sont pas jetés…

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