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Guinée

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La BM taille le maquis des 350 autorisations

La Guinée bénéficiera d’un financement de 80 millions $ de la part de la Banque mondiale, rapporte l’agence Ecofin.

La nouvelle aide a été octroyée via deux accords de financement signés lundi dernier. Ils visent à mettre en place des projets destinés à appuyer le développement de la Guinée.

Le premier accord de 50 millions $ devrait concerner le secteur de l’éducation. Il vise surtout à renforcer les capacités des acteurs dans le domaine, notamment dans celui du préscolaire, afin de faciliter l’accès à l’éducation pour tous les enfants guinéens.

Le second financement de 30 millions $ permettra quant à lui, de renforcer les capacités des petites et moyennes entreprises (PME), à générer des revenus et à créer des emplois.

Notons que ces accords entrent dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES) de la Guinée, prévu pour la période 2016-2020. Près de 340 millions $ sont prévus pour être décaissés par l’institution de Bretton Woods pour le pays, en faveur de six projets, d’ici 2020.

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Une candidate à la présidentielle de 2015 en Guinée, Marie-Madeleine Dioubaté, aurait fait une mauvaise rencontre. Elle a croisé le chemin de deux hommes qui prétendaient être des experts russes en joaillerie, c’était en fait des escrocs qui sont parvenus à lui voler un diamant estimé à 45 millions d’euros, d’après elle. Les faits se sont déroulés lundi dernier dans un hôtel du 8e arrondissement de Paris, en France, rapporte l’AFP.

Les deux hommes étaient censés expertiser la pierre précieuse et ce sont eux qui l’ont évaluée à 45 millions d’euros, comme l’indique le certificat remis à la dame. Sauf qu’ils ont profité de l’opération pour remplacer le vrai diamant par un faux, a confié un enquêteur. La victime a découvert trop tard le pot aux roses et a porté plainte. «Quant à la valeur réelle du diamant, c’est pour l’instant du déclaratif“, a indiqué la source policière.
L’enquête préliminaire, pour “vol en bande organisée“, a été confiée à la brigade de répression du banditisme (BRB)…

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) et le gouvernement de Guinée, ont signé, mardi 23 avril 2019 à Conakry, des accords de prêts et de don, pour un montant total de 81,1 millions de dollars EU.

Il s’agit de deux nouvelles opérations dans les domaines des transports et de l’environnement, ainsi qu’une aide d’urgence dans le domaine de l’agriculture, qui vont renforcer le portefeuille actif de projets financés par la Banque en Guinée, pour le porter à un montant total d’engagements d’environ 562,36 millions de dollars EU.

Signant pour la Guinée, en présence de plusieurs hauts représentants gouvernementaux et de partenaires au développement, la ministre du plan et du développement économique et Gouverneur de la Banque pour son pays, Kanny Diallo, a souligné les excellentes relations entre la Banque et la Guinée, qui se sont traduites par le renforcement du portefeuille des projets de dans le pays.

Pour le Responsable-pays de la Banque en Guinée, Léandre Bassolé, cosignataire des accords : « Cette signature d’accords dans des domaines aussi variés que l’intégration régionale et transport, le changement climatique et la résilience des agriculteurs, répond à l’une des innovations du Document de stratégie de la Banque (2018-222) pour la Guinée. »

«Cette innovation consiste en l’alignement de ses choix stratégiques sur les principaux défis de développement de la Guinée et sur les High 5s,» dira Bassolé.

L’aménagement de la route Boké-Québo sera financé sur une période de 4 ans conjointement par la Banque pour 60,06 millions de dollars américains et par l’Union européenne pour 36,63 millions de dollars américains. Les ressources allouées à la Guinée par la Banque pour cette opération sont de 37,40 millions de dollars réparties en 7,40 millions de dollars de prêts et 30 millions de dollars dons. Par ailleurs, la Guinée bénéficiera d’un financement parallèle de la Banque Islamique de développement d’environ 40 millions de dollars américains pour la réalisation de la phase 2 du projet à partir du deuxième semestre de cette année 2018.

Ce tronçon qui rentre dans sa première phase, constitue une liaison d’importance nationale et régionale reliant la Guinée et la Guinée Bissau et desservant une zone à fortes potentialités agricoles et minières. Ce projet contribuera au désenclavement intérieur des deux pays et au renforcement de l’intégration et du commerce sous régionaux. A cet effet, le volume des échanges entre la Guinée et la Guinée Bissau connaitra une augmentation significative tout en réduisant le coût du transport ; les points de contrôle douanier seront réduits. Le projet contribuera à une forte augmentation de la population dans la zone du projet et renforcera le rendement des activités des groupements féminins, leurs revenus, ainsi que les productions vivrières et de rente.

Le Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC), quant à lui, d’un coût global de 218,65 millions de dollars américains, avec une contribution de la Banque de 79,13 millions de dollars américains pour neuf pays, dont 10,84 millions à la Guinée sous forme de prêt. La Guinée bénéficiera des autres partenaires au développement d’environ 7,20 millions de dollars financés principalement par le Fonds Vert pour le Climat (FVC) et l’Union Européenne. Il est important de souligner que la coopération allemande KfW apportera à la Guinée un cofinancement parallèle de 15,8 millions de dollars.

Ce programme contribuera à l’amélioration de la résilience des populations et des écosystèmes du bassin du fleuve Niger par une gestion durable des ressources naturelles. Les principaux résultats attendus de cette opération qui couvre outre la Guinée, 8 autres pays sont : la récupération de 140 000 ha de terres dégradées ; la construction de 209 infrastructures hydrauliques pour des activités agro-pastorales et piscicoles ; la mise en œuvre de 450 sous-projets de développement de chaîne agricole et de 184 PMEs des jeunes. Le projet permettra le renforcement des capacités d’adaptation au changement climatique d’un million de ménages et l’opérationnalisation d’un mécanisme de financement durable des activités de gestion durable des ressources naturelles. Le programme bénéficiera directement dans les 9 pays à 4 millions de personnes dont 51% de femmes.

Le don d’urgence pour la résilience agricole, vise à lutter contre l’invasion de la chenille légionnaire d’automne et réduire les pertes de productions de maïs d’environ 40% (soit environ 300 000 tonnes chaque année). La chenille légionnaire qui en est la principale cause a une forte capacité de propagation. Ses dégâts pourraient s’étendre à d´autres cultures si des mesures ne sont pas prises au niveau national à court et à moyen terme. Face à ces défis, cette opération d’urgence de 1 million de dollars, financée par le Groupe de la Banque africaine de développement, à travers son Fonds spécial de secours contribuera à renforcer la résilience des agriculteurs, hommes et femmes, face aux attaques de la chenille légionnaire d’autonome ; à favoriser la gestion intégrée et durable de cette chenille; à doter les services de protection des végétaux et de la recherche agricole de capacités techniques et matérielles pour endiguer ce fléau.

L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sera responsable de la coordination de la mise en œuvre des activités de l’aide d’urgence, en étroite collaboration avec le gouvernement.

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Quatre pays africains bénéficieront d’une aide de 81 millions $ de la part de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), rapporte l’agence Ecofin.

Le nouveau financement sera octroyé via le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID), en faveur du Burkina Faso, de l’Ethiopie, de la Guinée et du Malawi.

Il permettra de fournir un appui au développement des secteurs de l’infrastructure, de l’agriculture et de mener des activités de lutte contre la pauvreté.

Ainsi, un premier financement de 19 millions $ permettra au Burkina Faso de réhabiliter l’axe routier Tougan-Ouahigouya sur 94 km ; améliorant ainsi la connectivité des zones de production du pays, à la capitale Ouagadougou et facilitant l’accès d’environ 250 000 personnes aux services sociaux de base.

Une seconde enveloppe de 22 millions $ sera accordée à l’Ethiopie pour réhabiliter l’axe routier Dilla-Bulle-Haro Wachu sur 68 km. Le projet devrait impacter plus de 730 000 personnes et leur permettre de bénéficier d’un meilleur accès aux services sociaux.

Avec plus de 25 millions $, c’est la Guinée qui bénéficie du financement le plus important. Celui-ci permettra la mise en œuvre du Programme « Agriculture familiale, résilience et marchés en Haute et Moyenne Guinée » visant à assurer la sécurité alimentaire et à réduire la pauvreté. En améliorant les infrastructures, le projet devrait bénéficier à près de 455 000 personnes.

Enfin, la dernière enveloppe financière d’un montant de 15 millions $ ira au Malawi dans le cadre du Programme de transformation de la vallée du Shire.

A terme, ce programme vise à accroître la productivité agricole et la capacité commerciale d’environ 56 000 familles de petits exploitants, détaille la même source.

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Le gouvernement de la République du Liberia et Niron Metals Plc («Niron», ou la «Société») (www.NironMetals.com) ont le plaisir d’annoncer conjointement la signature d’un protocole d’accord (le «PdA») concernant le passage par le Liberia du minerai de fer extrait du gisement de fer de Zogota situé en République de Guinée («Zogota» ou le «Projet»). Le PdA concerne l’utilisation d’infrastructures ferroviaires et portuaires existantes au Liberia.

La signature du PdA concrétise la vision commune de coopération économique, exprimée par les dirigeants des Républiques de Guinée et du Liberia, MM. les Présidents Alpha Condé et George Weah, lors d’une réunion tenue à Dakar le 2 avril 2019.

Le gouvernement guinéen a déjà autorisé Niron à exporter du minerai de Zogota conformément au Code minier de la République de Guinée de 2013.

Le Président de la Commission nationale libérienne des investissements, M. Molewuleh Gray a déclaré:

«Cet accord ouvre un nouveau chapitre dans nos relations et soutient le développement d’un projet minier et logistique d’envergure mondiale au profit des populations de l’Union du fleuve Mano.»

Le gouvernement va maintenant entamer des discussions avec le concessionnaire des chemins de fer et du port au sujet des droits d’accès des tiers. Ensuite, les discussions tripartites commenceront dans les plus brefs délais.»

Sir Mick Davis, Président de Niron, a déclaré:

«Ce PdA représente une étape importante dans nos plans de développement du projet Zogota. Nous allons achever notre étude faisabilité dans les six mois et nous continuerons à travailler avec les parties prenantes intéressées afin que l’exploitation de Zogota puisse démarrer dans l’intérêt de tous.»

Les signataires du PdA pour la République du Liberia sont M. Samuel A. Wlue, ministre des transports, M. Gesler E. Murray, ministre des Mines et de l’Énergie, M. Molewuleh Gray, président de la Commission nationale libérienne des investissements, M. Samuel D. Tweah, ministre des Finances et de la Planification du développement, dont les signatures ont été attestées par M. Frank Musa Dean Jr., ministre de la Justice et procureur général de la République du Liberia.

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Si la Guinée est sous-développée c'est à cause de la France, dit Condé

La Guinée, un pays au sous-sol gorgé de richesses, notamment le bauxite, mais un pays au retard endémique et au sous-développement chronique dont plus de la moitié de la population est scotché sous le seuil de pauvreté, avec moins d’un euro par jour, d’après l’ONU. Et quand on demande à son bouillant président, Alpha Condé, les raisons de cet énorme paradoxe, il s’énerve et pointe du doigt le coupable, sans prendre de gant, comme à son habitude : l’ancienne puissance coloniale, la France. Dans un entretien à Conakry avec des journalistes de TV5 Monde, RFI et Le Monde, Condé s’est lâché…

Selon lui, la France a une grosse part de responsabilité dans les problèmes de son pays depuis l’indépendance en 1958. Les Français «doivent savoir que si la Guinée a été en retard, il y a la responsabilité des chefs d’État guinéens, mais aussi la responsabilité de la France de l’époque», a dit le président guinéen, rapporte Jeune Afrique. «Lorsque nous avons pris l’indépendance en 58, du jour au lendemain tous les cadres français sont partis, la Guinée est restée sans cadres (…). On a voulu anéantir économiquement le peuple de Guinée», a-t-il indiqué.
«Il ne faut pas oublier aussi que la Guinée a été mise en quarantaine (…), il a fallu que l’Union soviétique et la Chine viennent porter secours à la Guinée, tous les Français étaient partis, on n’avait pas de cadres», a ajouté un Condé très en verve à deux jours du 60e anniversaire de la célébration de l’indépendance.

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L’Africa Finance Corporation (« AFC » ou « le Groupe »), l’institution financière de développement des infrastructures leader en Afrique, a le plaisir d’annoncer l’achèvement, dans les délais prévus, de la mine de Bel Air, en Guinée, et le chargement de son premier envoi de bauxite de haute qualité vers la Chine. La construction de la mine a été achevée dans les délais, et conformément au budget prévu. La capacité de production régulière sera de 5,5 millions de tonnes de bauxite par an, qui s’ajouteront aux presque 35 millions de tonnes de bauxite moyennes exportées annuellement par la Guinée.

La mine de Bel Air, développée par Alufer Mining Ltd. (« Alufer »), est située dans la région de Boffa, en Guinée occidentale. La mine de Bel Air d’Alufer a été financée dans le cadre d’un consortium d’investissement international, incluant l’AFC (le seul contributeur financier africain du secteur privé), Orion Mine Finance, avec plus de 2,5 milliards de dollars américains d’actifs sous gestion, et Resource Capital Funds, une société d’investissement spécialisée dans le secteur minier, avec plus de 2,5 milliards de dollars américains d’actifs sous gestion.

Le total de l’investissement du consortium s’élevait à 205 millions de dollars américains, ce qui en fait le premier et le plus important investissement étranger en Guinée depuis la crise Ebola de 2014. Au cours de la construction, le projet a employé plus de 1 500 personnes, dont 85 % étaient des Guinéens et plus de la moitié d’entre eux provenant de communautés locales. Cela marque une étape importante pour le groupe, qui montre ainsi son engagement en faveur des investissements sur le continent africain et qui fournit des emplois et une croissance économique durable à ceux qui en ont le plus besoin.

Un principe essentiel des objectifs de développement du projet a été le fait d’avoir une incidence positive nette sur les communautés environnantes. A ce jour, 40 projets communautaires ont été réalisés, notamment des projets d’infrastructures à petite échelle relatifs à l’énergie, à l’eau et au traitement des déchets. Des projets visant à assurer des moyens de subsistance sur le long terme ont également joué un rôle important dans le développement de l’économie locale. La création d’un fonds de développement local s’est révélée essentielle pour soutenir les améliorations relatives aux pratiques agricoles permettant d’augmenter les récoltes.

Oliver Andrews, Directeur exécutif et des investissements de l’AFC, a déclaré :
Le volume de la demande africaine pour le financement de l’investissement dans les infrastructures et la maintenance est élevé. Les sources traditionnelles de financement public et l’affaiblissement des conditions économiques dans de nombreuses régions du monde, notamment celles ravagées par Ebola, ont amplifié le besoin de capitaux privés. L’AFC a été fondée pour répondre à ce besoin en investissant dans des actifs d’infrastructures. Je suis ravi d’annoncer l’achèvement dans les délais de la construction de la mine de Bel Air ainsi que de l’infrastructure de transport associée, notamment le premier port maritime à être construit au large de l’Afrique de l’Ouest, qui apportent non seulement des emplois mais également des connexions nécessaires aux marchés internationaux qui soutiendront la croissance durable de l’industrie minière de la Guinée.

Il était essentiel d’accorder une importance fondamentale au développement d’un patrimoine durable et de s’impliquer auprès des communautés – ce qui a représenté plus de 2 000 réunions tout au long de la phase de construction – afin de pouvoir proposer des projets sociaux et environnementaux efficaces. À ce jour, plus de 40 projets communautaires bénévoles ont été réalisés, outre les initiatives visant à soutenir les économies locales et à fournir un développement durable, la création d’emplois et de revenu, qui perdureront au-delà de l’exploitation de la mine.»

Bernie Pryor, président-directeur général d’Alufer Mining, a déclaré :
« L’AFC a été un partenaire à part entière dans la réussite de la mine de Bel Air, en représentant non seulement une importante composante du financement éventuel du projet, mais en contribuant également à l’approche durable selon laquelle le projet devait être réalisé. Nous nous réjouissons de travailler étroitement avec l’AFC afin d’offrir à toutes nos parties prenantes des rendements importants et constituer un patrimoine positif et durable pour la population guinéenne. »

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L’Union européenne, l’Allemagne et la France réaffirment leur engagement dans le secteur de la santé en Guinée et se réjouissent de pouvoir le faire en partenariat dans le cadre du nouveau “Programme d’appui au renforcement du système de santé (PASA2)“.

La cérémonie de signature de la Convention de Financement entre l’Union européenne et la République de Guinée a été présidée à l’Hôtel Noom par Mme la Ministre de l’Économie et des Finances, M. le Ministre de la Santé et son Excellence l’Ambassadeur de l’Union européenne en Guinée, en présence de son Excellence l’Ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, et du représentant de la Coopération Allemande auprès de l’Ambassade d’Allemagne à Dakar, le Directeur Général Adjoint d’Expertise France – Paris et le Représentant de GIZ Guinée.

Tel qu’expliqué par l’Ambassadeur  Gerardus GIELEN, l’Ambassadeur de l’Union européenne en République de Guinée: “Le Programme d’appui au renforcement du système de santé (PASA2) est l’expression de la volonté  de l’Union européenne, de l’Allemagne et de la France à contribuer au relèvement du secteur de la Santé de façon conjointe en plein respect des principes d’efficacité de l’aide auxquels nous souscrivons pleinement” .

Le Programme d’appui au renforcement du système de santé (PASA2) bénéficie d’une contribution de 23 000 000 d’euros du Fonds européen de Développement, ainsi que d’un co-financement de 2 000 000 euros de la Coopération allemande et de 1 000 000 euros de la Coopération française, soit un montant total de 26 millions d’euros (286 milliards GNF).

Tout en capitalisant sur les acquis des programmes d’appui à la santé financés par l’Union européenne, la France et l’Allemagne, le nouveau programme vise à renforcer la gouvernance du secteur de la santé afin d’améliorer l’accès de la population à des soins de santé de base de qualité qui permettront de réduire la mortalité infantile et d’améliorer la santé maternelle ainsi que sa résilience aux crises épidémiologiques.

L’amélioration de la gouvernance du secteur de la santé est particulièrement attendue en matière de gestion financière et de gestion des ressources humaines ainsi que l’augmentation de l’offre de soins de qualité et de l’utilisation des services de santé par les mères et les enfants de moins de cinq ans et l’amélioration de l’infrastructure sanitaire dans la région administrative de N’zérékoré ainsi que les préfectures avoisinantes de Kérouané et Kissidougou.

La mise en œuvre sera déléguée à la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et à Expertise France (EF), les deux agences de coopération publiques d’Allemagne et de France, deux partenaires – tels que définis par M. GIELEN “techniquement et financièrement solides, expérimentés et déjà actives dans le domaine de la santé en Guinée, qui pourront assurer une mise en œuvre efficace”.

L’ensemble des activités prévues dans ce programme devrait démarrer en janvier 2019.

L’Ambassadeur  Gerardus GIELEN, Chef de Délégation de l’Union européenne en République de Guinée, a déclaré ” Affectée par l’épidémie à virus Ébola, la Guinée a vécu une période très difficile, mais aidée de ses partenaires, elle s’est dignement battue pour venir à bout de la pandémie dont nous parlons aujourd’hui au passé. S’il y a une leçon majeure à retenir, c’est bien la nécessité absolue de renforcer, de manière durable, le système de santé dans son ensemble et les capacités d’alerte et de riposte en particulier. Pour pérenniser les multiples investissements en cours dans le système de santé, il est essentiel que la gouvernance soit renforcée, notamment dans ses dimensions de gestion financière et des ressources humaines, et que la part du secteur de la santé dans le budget national continue encore à croître, pour garantir le futur fonctionnement du système sanitaire à partir des ressources nationales.”

Ce projet est complémentaire à l’appui fourni par l’Union européenne au relèvement du secteur de la santé sous forme d’aide budgétaire.

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C’est un vrai séisme dans le milieu des affaires en Afrique, et ailleurs. En effet le milliardaire français Vincent Bolloré, que l’on connait très bien sur le continent, est en garde à vue ce mardi 24 avril 2018, rapporte le journal Le Monde, pour des présomptions de corruption. Il devra s’expliquer sur des accusations lourdes autour de gros marchés portuaires que son groupe a raflés, au Togo et en Guinée, en 2010. Deux autres hauts responsable de son groupe font également face aux enquêteurs de la police judiciaire de Nanterre, en France.

Toujours selon le journal, les juges soupçonnent le premier actionnaire de Vivendi et ses collaborateurs d’avoir utilisé leur filiale de communication Havas pour offrir des rampes de lancement à des politiciens africains, actuellement au pouvoir. En fait, ils auraient agi sous couvert de missions de conseil et de communication sous-facturées pour propulser ces hommes politiques, en échange de concessions portuaires très juteuses, notamment les terminaux à conteneurs…

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La Tunisie aurait dû agir plus tôt et être plus présente en Afrique, notamment l’Afrique subsaharienne, mais elle a toujours regardé vers l’Europe et ne s’est orientée vers l’Afrique qu’au cours des cinq dernières années“, a déclaré, Nejib Hachana, ancien diplomate et vice-président du Centre de Prospective et d’Etudes sur le Développement (CEPED).

Intervenant au cours d’une journée d’information sur le marché Africain organisée par le Réseau des Experts Consultants Africains pour le Développement Economique (RECADE), il a fait savoir que le Maroc a bien compris l’enjeu, depuis plus d’une dizaine d’années, avec une trentaine de dessertes aériennes vers l’Afrique subsaharienne, contre une dizaine de dessertes ouvertes par le transporteur national TUNISAIR.

Il s’agit, également, de la présence des trois principales banques marocaines dans 25 pays Africains, contre l’absence d’un mécanisme de soutien financier et banquier tunisien pour soutenir les hommes d’affaires qui s’aventurent à leurs propres risques, a t-il avancé. Rappelons qu’aujourd’hui même, le secrétaire d’Etat à la diplomatie économique, Hatem Ferjani, sans doute enhardi par les conventions que la Tunisie vient de parapher sur le continent, avec la Guinée Conakry et la Guinée Equatoriale, s’est laissé aller, depuis l’Asie où il est en tournée actuellement, à des commentaires euphoriques. Les propos de Hachana sonnent comme un recadrage en règle de Ferjani, et surtout une bonne pique pour faire les efforts qui s’imposent…

L’ancien diplomate a mis l’accent sur l’absence d’un réseau diplomatique dense en Afrique, appelant à l’amélioration de la présence de la Tunisie sur le continent africain, notamment en Afrique subsaharienne. Même avec les efforts entrepris, récemment, il n’y a que 10 ambassades sur 54 pays de l’Afrique, soit un taux de 14%, comparé à 40% en Europe, a-t-il précisé, proposant d’avoir le même pourcentage de représentations diplomatiques en Europe, d’ici une dizaine d’années.

Et de poursuivre que, malheureusement, la Tunisie n’a pas investi et fait fructifier la sympathie dont elle jouit en Afrique, vu qu’elle a aidé tous les mouvements de libération africains, durant les années 60 et 70 ; ensuite la Tunisie est un membre fondateur de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), appelée aujourd’hui Union africaine (UA) et est très présente et appréciée, au niveau des forces de maintien de la paix, en Afrique. Par ailleurs, la Tunisie a beaucoup contribué à la formation de cadres civils et militaires africains, a-t-il encore dit.

A l’époque, la perception de l’Afrique était très négative (c’est le continent des conflits, de la pauvreté et des maladies contagieuses…), ce qui a laissé les hommes d’affaires et les décideurs politiques un peu à l’écart, a-t-il expliqué.

C’est une erreur, parce qu’on n’a pas vu son vrai potentiel, c’est un continent qui dispose d’énormes opportunités et est actuellement en pleine mutation et réforme économique avec une croissance économique soutenue d’une moyenne de 5%.

Maintenant, une compétition très serrée se pose au niveau de la géostratégie et la géopolitique pour s’accaparer des zones d’influence économique en Afrique.

Pour sa part, l’Ambassadeur du Cameroun en Tunisie, Victor Loe, a fait savoir que les statistiques du CEPEX (Centre de Promotion des Exportations) ont démontré que l’Afrique Subsaharienne ne représente que 3% du commerce extérieur de la Tunisie.

Le potentiel, a-t-il ajouté, existe mais les résultats ne seront pas immédiats, soulignant que la Tunisie est présente en Afrique à travers les bureaux d’études et les secteurs du BTP et du commerce, mais la présence des Chinois, des Turcs, des Marocains et des Français est également importante, d’où la nécessité de s’imposer via la qualité du message, le savoir-faire et la disponibilité.

Pour sa part, le vice-président du Réseau des Experts Consultants Africains pour le Développement Economique (RECADE), Naoufel Ouerghemni, a rappelé que l’objectif de cette journée d’information est de lancer le programme d’action du réseau pour l’année 2018 et de sensibiliser les nouveaux adhérents au réseau à l’importance du marché africain.

Il a indiqué que, selon les estimations de la Banque Mondiale (BM), les besoins de formation professionnelle en Afrique sont gigantesques vu que 33 millions d’élèves des écoles secondaires devraient intégrer des formations professionnelles chaque année, d’ici 2025, contre 4 millions en 2012.
Et de rappeler, également, les besoins urgents du Continent en infrastructures (routes, autoroutes, ponts, logements et bureaux), ajoutant que les dépenses des ménages devraient croitre de 3,8% par an, d’ici 2025.

Ouerghemni a souligné qu’autant d’opportunités sont à saisir en Afrique, à condition d’être bien accompagné et de sécuriser ses finances, affirmant que beaucoup de chefs d’entreprises tunisiennes sont intéressés mais craignent de ne pas trouver le bon partenaire et d’avoir des problèmes de paiement.

Pour réussir en Afrique, il faut, selon le vice-président du RECADE, une vision claire du contexte politique et économique, un partenaire solide bien implanté sur place et la connaissance du tissu économique local par secteur.

Le RECADE est une plateforme d’experts consultants issus de huit pays africains (Tunisie, Cameroun, Sénégal, Côte d’Ivoire, Guinée, Congo, Gabon et Togo), œuvrant dans le champ du développement économique.

Il vise à fédérer les expertises de ses adhérents pour conquérir le marché africain, développer des dynamiques de collaboration entre les adhérents, créer des dispositifs innovants pour mieux faire circuler l’information entre les membres, en plus de la constitution d’un cadre de partenariat pour l’élaboration, le développement et l’implantation de projets économiques pertinents en Afrique.

TAP

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Le ministre guinéen, qui a félicité la Tunisie pour son choix d’ouverture sur l’Afrique subsaharienne, n’est pas venu les mains vides. Le nombre d’accords signés, 21 au total, en dit long sur les besoins de la Guinée, dans tous les domaines, mais c’est aussi le cas de beaucoup de pays en Afrique subsaharienne. Ils ont des capitaux, du fait de la vente massive des matières dont leurs sous-sol regorgent, mais après que faire de l’argent ? Là est le problème, pour des nations qui très souvent n’ont pas la technologie et l’expertise pour hausser le niveau de leurs infrastructures et de leurs équipements industriels. Si la Tunisie hésitait encore à se lancer résolument sur les marchés africains, après l’accord de libre-échange paraphé avec la CEDEAO, ce qui vient d’être fait avec la Guinée est de nature à abattre les dernières hésitations.

Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a coprésidé, mardi 20 février 2018, à Tunis, avec son homologue guinéen, Mamadi Touré, les travaux de la 5e session de la commission mixte tuniso-guinéenne.
Cette session qui se tient pour la première fois depuis 2002 a été couronnée par la signature de 21 accords de coopération dans divers domaines, dont l’enseignement supérieur, la santé, le tourisme, les technologies de l’information et de la communication, le transport et la recherche scientifique.
Dans une déclaration à l’issue des travaux de la commission, Khemaies Jhinaoui a relevé que cette réunion traduit la dynamique particulière marquant les relations bilatérales
La diplomatie Tunisienne a décidé de s’orienter davantage vers les pays africains frères et amis dont la Guinée en vue de relancer la coopération bilatérale et multipartite et d’en diversifier les domaines“, a-t-il souligné.
Il a ajouté que le lancement en 2017 d’une ligne aérienne directe entre Tunis et Conakry témoigne de la volonté commune de renforcer la coopération et de relancer les relations diplomatiques tuniso-guinéenne qui datent depuis 1954.
Pour le ministre, les travaux de la commission ont abouti à des résultats fort probants, eu égard au nombre important d’accords signés entre les deux pays.

De son côté, le chef de la diplomatie guinéenne s’est dit satisfait des travaux de la 5e commission mixte tuniso-guinéenne, affirmant repartir “comblé” au regard du nombre important des accords signés entre les deux pays.
“Les résultats de la commission mixte traduisent clairement l’engagement des deux chefs d’Etat et des deux gouvernements à donner une nouvelle impulsion à la coopération entre la Tunisie et le Guinée”, a déclaré Mamadi Touré.
Le ministre guinéen, qui s’est notamment félicité du choix d’ouverture fait par la Tunisie sur l’Afrique subsaharienne, estime que le nombre et la diversité des accords conclus permettent de garder confiance en l’avenir des relations entre les deux pays.
Touré s’est, par ailleurs, engagé à faire usage de tous les mécanismes de suivi convenus avec la partie tunisienne pour assurer la mise en œuvre des différents accords.
Mamadi Touré effectue, du 18 au 21 février 2018, une visite de travail en Tunisie à l’invitation de son homologue tunisien Khemaies Jhinaoui.

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Des accords de partenariat, au nombre de 24, seront conclus entre la Tunisie et la Guinée à l’occasion de la tenue les 18 et 19 février courant dans le cadre de la réunion de la commission mixte tuniso-guinéenne, a fait savoir le directeur général de l’Agence guinéenne de promotion de l’investissement privé Gabriel Curtis.
Cette institution conclura, à cette occasion, un accord de coopération avec l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) , a-t-il déclaré, dans une déclaration à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) en marge des travaux du forum sur l’investissement et le commerce en Afrique “TIFA 2018” qui se tient les 6 et 7 février à Tunisie à l’initiative du Conseil d’affaires tuniso-africain (TABC).
Le responsable a fait savoir que son pays cherche, à travers sa participation au forum, à promouvoir les investissements et les échanges commerciaux dans les domaines de l’énergie, l’agriculture, l’infrastructure de base, l’enseignement et la santé, “sauf que les projets existent mais l’accès aux financements à des coûts supportables demeure difficile”, a-t-il fait remarquer.
Il a rappelé que le forum qui s’est déroulé en Guinée en 2017 à l’occasion du démarrage de la ligne aérienne Tunisie-Conakry et la mission guinéenne qui a visité la Tunisie en 2016 ont donné lieu à des résultats probants à travers l’identification de projets et la concrétisation des accords dont les résultats seront perceptibles en 2018, notamment dans les domaines de l’éducation, la santé et les industries.
Curtis a indiqué que les échanges commerciaux tuniso-guinéens s’élèvent à huit millions de dinars, estimant que ce montant est “très faible”. Aussi, des efforts sont consentis afin de l’améliorer à la lumière de la complémentarité existant entre les compétences des deux pays et les opportunités d’investissement en Guinée, a-t-il assuré.

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Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, et le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Coopération au Développement, Alexander De Croo, annoncent que la Belgique ouvre 4 nouvelles ambassades. Les bureaux diplomatiques existants à Cotonou (Bénin), Conakry (Guinée), Bamako (Mali), et Niamey (Niger) seront élevés au rang d’ambassade à partir d’aujourd’hui. Notre pays démontre ainsi l’importance qu’il attache aux relations avec ces pays et à la situation dans la région.

L’élévation renforce tous les domaines de la politique étrangère belge dans une approche globale: la coopération bilatérale, la diplomatie, la coopération au développement, la défense, la sécurité et la justice. Tous ces domaines pourront dorénavant être mieux alignés.

En vertu de l’élévation au rang d’ambassade dans ces quatre pays partenaires de la Coopération au Développement belge, notre pays y aura désormais des représentations diplomatiques à part entière. Les ambassades n’exerceront cependant pas de compétences consulaires dans un premier temps. Les postes concernés ont été ouverts à l’origine comme des bureaux de « coopération au développement ».

La conversion s’effectuera à un coût minimal. Les chefs de poste actuels continueront à assurer la direction dans l’intervalle. Ensuite, ils seront remplacés par des ambassadeurs, qui seront désignés lors des prochains mouvements diplomatiques.

L’approche globale était également à la base de la réforme de la Coopération technique belge, l’Agence belge de Coopération au Développement, qui a pris le nom d’ « Enabel » depuis le 1er janvier de cette année.

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Le consortium SMB-Winning, acteur majeur du secteur de la bauxite, a présenté au Professeur Alpha Condé, Président de la République de Guinée, son projet de construction d’une raffinerie d’alumine en Guinée ainsi que d’une ligne de chemin de fer destinée à désenclaver le corridor de Boffa et à acheminer la bauxite vers la raffinerie et le port de Dapilon. L’investissement total prévu pour ce double projet est estimé à 3 milliards de dollars (USD).

La phase d’études de faisabilité et d’impact social et environnemental commencera dès 2018 pour un début des travaux prévu en 2019. La phase de construction devrait créer 10 000 emplois et mobiliser les entreprises locales expertes en génie civil, carrière, constructions et services. La raffinerie sera installée à Dapilon, dans la Zone Économique Spéciale de Boké.

« Cet investissement illustre nos ambitions pour la région de Boké et notre contribution au développement économique et social de la Guinée. Le secteur minier, avec l’agriculture, est le poumon du développement du pays et, dans notre démarche de mine responsable, doit s’attacher également à faciliter une redistribution locale des retombées, au service notamment des communautés, de l’éducation, de l’emploi et de secteurs prioritaires comme les agro-industries », détaille Frédéric Bouzigues, Directeur général de la Société Minière de Boké (SMB).

« La transformation locale des matières premières est l’un des grands enjeux pour une croissance plus inclusive en Afrique car elle permet de créer plus de valeur sur place tout en entraînant un début de diversification économique. Cet engagement pour la Guinée démontre également notre confiance dans l’amélioration continue du climat des affaires et de la stabilité macro-économique du pays. Ce projet démontre aussi la complémentarité technique et financière de notre consortium franco-sino-singapourien pour mener à bien ce type de projets structurants », commente Fadi Wazni, Président du Conseil d’administration de la SMB.

Fondé en 2014, le consortium SMB-Winning regroupe trois partenaires dans les domaines de l’extraction, de la production et du transport de bauxite : le singapourien Winning Shipping Ltd, UMS, une société de transport et de logistique à capitaux français présente en Guinée depuis plus de 20 ans, et Shandong Weiqiao, une société chinoise leader dans la production d’aluminium. Le consortium a prévu d’exporter 30 millions de tonnes de bauxite en 2017, ce qui ferait de la Guinée le premier exportateur mondial de bauxite et du consortium l’un des contributeurs majeurs au produit intérieur brut du pays.

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Les États-Unis se félicitent des avancées réalisées par le collège de juges d’instruction guinéens qui enquêtait sur le massacre de plus de 150 manifestants et le viol de 100 femmes, le 28 septembre 2009, par les forces de sécurité lors d’une manifestation pacifique à Conakry, en Guinée. Le 9 novembre 2017, ce collège national a franchi une étape importante lorsque les juges ont officiellement bouclé la phase d’instruction et procédé à l’inculpation de plus de 14 suspects.

Nous sommes encouragés par ces avancées impressionnantes – y compris l’audition des témoignages de plus de 450 victimes et les nombreux entretiens avec les témoins – tout en soulignant qu’il reste encore beaucoup à faire afin de rendre justice aux victimes et de faire rendre des comptes aux responsables de ces atrocités. Nous soulignons que le gouvernement de Guinée est la première entité chargée de rendre la justice devant son peuple. Nous en appelons à la Guinée pour garantir un procès équitable pour les accusés, assurer la sécurité de toutes les personnes impliquées et tenir les Guinéens informés, comme il se doit, des avancées du procès.

Nous demeurons aux côtés des Guinéens et des personnes de toutes origines et nationalités qui se battent pour que la justice soit rendue, que les responsables rendent des comptes et que de telles atrocités ne se produisent plus à l’avenir.

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Le Bureau d’Exécution Stratégique de la Primature (BES) a annoncé un plan de lancement d’un programme de création d’Unités de Formation Mobiles (UFMo), qui débutera avec la préfecture de Boké. Ce programme vise à fournir aux Guinéens diplômés du Centre de Formation Professionnelle une formation qualifiante de perfectionnement aux métiers de de la mine, qui facilitera leur insertion dans le monde du travail. L’enjeu est de renforcer leurs compétences et d’améliorer leurs chances de trouver un emploi.

La première UFMo de Boké fournira des formations dans deux domaines de spécialisation : mécanique et conduite d’engins lourds. Le BES a reçu des engagements financiers pour la première UFMo de plusieurs institutions et de l’Etat, qui fait du développement de l’expertise des Guinéens pour le secteur minier une priorité.

Son Excellence Mamady Youla, Premier Ministre de la République de Guinée a dit : « Je suis heureux d’annoncer que la première UFMo sera opérationnelle dès le premier trimestre 2018 au sein du Centre de Formation Professionnelle de la ville de Boké. Cette initiative traduit à la fois l’engagement et la détermination du Gouvernement à promouvoir l’emploi des jeunes et à favoriser leur insertion socio-économique, notamment dans le secteur minier ».

L’Unité de Formation Mobile vise à former approximativement 150 personnes dans la première année à opérer et à réparer des engins lourds. Aujourd’hui, il n’existe aucune formation de la conduite d’engins lourds dans le système éducatif guinéen. Un prestataire international, en voie de recrutement, se chargera de la formation non seulement des élèves mais également des formateurs guinéens qui prendront le relais après une année.

« Ceci est une période intéressante pour le secteur minier dans la préfecture de Boké, car beaucoup des sociétés minières vont faire la transition du développement à l’exploitation dans les prochaines années. Ce sera important pour les Guinéens d’être formés aux emplois qui vont commencer à être disponibles » a ajouté Abdoulaye Magassouba, le Ministre des Mines et de la Géologie de la République de Guinée.

Les sociétés minières requièrent des techniciens supérieurs pour opérer et réparer des engins lourds couteux en toute sécurité. « GAC devrait commencer les opérations dans la préfecture de Boké à la fin de 2018. Notre objectif est d’être opérationnel pendant au moins 20 ans, avec nos activités d’extraction et de transport de bauxite de la mine par chemin de fer jusqu’au port de Kamsar. Nous aurons besoin de techniciens compétents pour nous accompagner dans ce travail, et nous anticipons que nombreux d’entre eux vont venir de la préfecture de Boké » a confirmé Daniel Cornel Pop, Chef des Operations de Guinea Alumina Corporation (GAC).

L’objectif est de commencer la formation de la première promotion d’étudiants en janvier 2018, et de bâtir des cursus et des approches de formation innovants, qui seront ensuite déployés dans les Centres de Formation Professionnelle à travers le pays. De nouvelles UFMo sont prévues dans d’autres villes, visant à renforcer d’autres compétences techniques essentielles pour le secteur minier.

Le BES de la Primature a pour objectif d’accélérer la mise en œuvre d’initiatives phares du Gouvernement par le développement et l’incubation d’approches de mise en œuvre et de gouvernance efficaces, durables et axées sur les résultats. Les projets pilotes du BES sont centrés sur les mines, l’agriculture, et le développement du leadership.

Dans le secteur minier, les interventions du BES se concentrent sur l’accroissement de l’impact économique du secteur pour la population guinéenne. Le BES appuie le gouvernement guinéen avec trois interventions prioritaires :

  1. Les Unités de Formation Mobiles : la création d’UFMo à Boké et dans d’autres villes pour augmenter le nombre de guinéens travaillant dans le secteur minier.
  2. La Bourse des Mines : la mise en place d’une Bourse des Mines pour maximiser l’impact de l’activité minière comme levier de création d’emplois et d’entrepreneuriat, et pour aider les entreprises existantes à accroitre leurs activités.
  3. La Transformation de l’Institut Supérieur des Mines et de la Géologie (ISMG) en Centre d’Excellence pour l’Union du Fleuve de Mano : le programme vise à renforcer la qualité des formations de l’ISMG de Boké.

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Le chef de l’Etat guinée et président en exercice de l’Union africaine, Alpha Condé, est en rogne contre les membres du gouvernement de Mamady Youla, à tel point qu’il en a viré 5 dans un laps de temps très court, 24h chrono. Humiliation suprême : Les malheureux ont appris leur éviction en direct à la télévision, au journal télévisé, rapporte Jeune Afrique. Désormais le 20h30 est devenu le rendez-vous le plus couru de la journée, pour ne pas rater une miette du jeu de massacre.

Makalé Camara, ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, et André Loua, aux Pêches, à l’Aquaculture et à l’Économie maritime, ont été les premiers débarqués. En lieu et place, Condé a mis, respectivement, Mamady Touré, ambassadeur de la Guinée aux Nations unies, et Frédéric Loua, directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale.

D’après le journal en ligne Guinéematin.com, l’ex-chef de la diplomatie a appris la mauvaise nouvelle dans l’avion qui l’amenait à Maputo, au Mozambique, pour les besoins de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique.

Ibrahima Kourouma, un membre du cercle du président, Diaby Mariama Sylla, secrétaire générale du ministère de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance, et Sanoussy Bantama Sow, conseiller de Condé et cadre du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), le parti au pouvoir, succèdent, dans l’ordre, à Louceny Camara, ministre de la Ville et de l’Aménagement du territoire, Sanaba Kaba, ministre de l’Action sociale et Siaka Barry, ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine historique, pourtant très apprécié par les citoyens.

Kaba et Barry ont également appris leur disgrâce dans les médias. Beau joueur, l’ex-ministre de la Culture a écrit sur sa page Facebook qu’il a été informé alors qu’il passait ses vacances à l’étranger mais rend tout de même hommage à son bourreau – Condé – et félicite son successeur. L’histoire ne nous dit pas s’il était vraiment sincère, mais au moins il s’est retiré dignement, ce que ses nombreux fans ont visiblement beaucoup apprécié…

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Giorgia Albertin a séjourné à Conakry du 31 juillet à l’afin d’entamer les négociations d’un nouveau programme qui pourrait être soutenu par le FMI à travers la Facilité Élargie de Crédit (FEC).

À la fin des discussions, Mme Albertin a fait la déclaration suivante :

« Les autorités guinéennes et la mission du FMI ont fait des progrès notables dans les discussions des politiques économiques et des réformes qui pourraient être appuyées par un nouvel accord avec le FMI et qui soutiendraient le Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) de la Guinée pour la période 2016–20. Le plan vise à générer une croissance plus élevée et partagée et réduire davantage la pauvreté ».

« Le programme de politiques économiques et des réformes des autorités guinéennes viserait à renforcer la résilience macroéconomique, accroître davantage les investissements en infrastructure pour générer une croissance plus élevée et diversifier l’économie tout en préservant la viabilité de la dette, renforcer les programmes sociaux permettant de réduire la pauvreté et favoriser l’inclusion, améliorer la gouvernance et le climat des affaires afin de soutenir le développement du secteur privé ».

« L’économie guinéenne a rebondi de l’impact négatif de l’épidémie d’Ebola et la croissance réelle est attendue à 6,7% en 2017 soutenue par une activité dynamique dans le secteur minier et de la construction et une bonne production agricole. L’inflation moyenne resterait modérée à 8,5 % en 2017 ».

« Les exportations de bauxite et d’or s’accroitraient davantage en 2017 et les importations resteraient soutenues suite aux projets d’augmentation de capacité de production dans le secteur minier et les investissements en infrastructures ».

« Les efforts de mobilisation des recettes et de maîtrise des dépenses courantes et une plus-value des recettes minières ont permis d’atteindre un excèdent budgétaire de base de 0.9 pour cent du PIB à fin juin 2017 ».

La mission a rencontré le Premier Ministre, M. Mamady Youla, la Commission Économique et Financière de l’Assemblée Nationale, le Ministre de l’Économie et des Finances, Mme Malado Kaba, le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, M. Lounceny Nabé, le Ministre du Budget, M. Mohamed Doumbouya, le Ministre du Plan et de la Coopération et de la Planification, Mme Kanny Diallo et d’autres membres du gouvernement, les ministres conseillers du Président de la République et d’autres hauts fonctionnaires du gouvernement. La mission a également rencontré les partenaires internationaux, ainsi que les représentants du secteur privé et de la société civile.

« L’équipe du FMI remercie les autorités pour leur hospitalité et pour les discussions très constructives et productives ».

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Des milliers de partisans de l’opposition guinéenne manifestaient à Conakry pour exiger du président Alpha Condé le respect d’accords politiques prévoyant notamment la tenue d‘élections locales sans cesse repoussées, selon l’AFP.

Des responsables de l’opposition, comme l’ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo et le député Pape Coly Kourouma, étaient en tête d’un cortège de milliers de personnes, parti de Cosa, une banlieue de la capitale, et devant aboutir à un rassemblement devant le stade du 28 septembre, un itinéraire d’une dizaine de km.

“Alpha Condé, sept ans de promesses, ça suffit”, “Nous voulons les communales maintenant”, pouvait-on lire sur des pancartes portées par des manifestants, sous la surveillance discrète des forces de l’ordre. M. Condé a été élu en 2010 puis réélu en 2015 pour cinq ans.

Des élections locales, les premières depuis 2005, auraient dû se tenir en février, en vertu d’un accord conclu en octobre 2016 dans le cadre du dialogue politique national entre le pouvoir, l’opposition, la société civile et les partenaires internationaux de la Guinée. Mais aucune date n’a encore été fixée pour ce scrutin.

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Grant Thornton Guinée et Tunisia-Africa Business Council (TABC) ont scellé un partenariat à Conakry, lundi 27 mars 2017, pour fixer le cadre du développement des entreprises tunisiennes en Guinée.
L’accord a été signé par le secrétaire général de TABC, Anis Jaziri et le directeur général de GT Guinée, Amadou Barry.

Le texte stipule que Grant Thornton Guinée prendre toutes les dispositions pour accompagner les entrepreneurs tunisiens affiliés au TABC qui souhaitent prospérer sur le marché guinéen. Ces interventions vont de la phase de prospection à la concrétisation des projets.

A noter que Grant Thornton est l’un des ténors mondiaux en la matière, elle compte plus de 47.000 professionnels de l’Audit et du Conseil qui s’activent dans 140 pays à travers le monde.

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