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Législatives

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Les sondages de Sigma Conseil dévoilés le samedi 20 janvier 2018 le démontrent : Nidaa Tounes et Ennahdha, en instance de divorce, un hameçon factice auquel personne n’a vraiment mordu, tiennent encore le pays, mais de façon très ténue. Avec des scores très faibles en termes d’intentions de vote pour les prochaines municipales et législatives, ils pulsent encore mais sur un champ de ruines que le désenchantement de leurs électeurs a ravagé davantage. Et avec la masse d’abstentionnistes et d’indécis parmi les citoyens que les collaborateurs de Hassan Zargouni ont sondés, les deux ténors de la scène politique locale, dont la popularité s’est sérieusement érodée, ont du souci à se faire. Mais tout ce bouillonnement a une autre conséquence, encore plus grave car impactant la trajectoire du pays : Le socle du gouvernement d’Union nationale fond comme neige au soleil. L’équipe de Youssef Chahed n’est maintenant composée que d’éléments du mouvement Ennahdha, de Nidaa Tounes et du parti Al-Massar. Quant au Document de Carthage, qui est à l’origine de l’installation de Chahed à la Kasbah, de moins en moins de formations politiques lui sont fidèles. Le chef du gouvernement compte désormais ses soutiens sur les doigts d’une main : Ennahdha, Nidaa Tounes, Al Massar, Al Moubadara et de l’Union patriotique libre (UPL). Les difficultés du pays ne seront pas qu’économiques en 2018…

Après le mouvement Echaâb, le parti Al-Jomhouri et le parti Afek Tounes, Machrou Tounes vient de se joindre aux partis qui se sont retirés du Pacte de Carthage et du gouvernement piloté par Youssef Chahed. Pour le parti conduit par Mohsen Marzouk, le gouvernement actuel ne peut être qualifié de gouvernement d’union nationale dans la mesure où il est dominé par Ennahdha et Nidaa.
Il a, dans ce sens, appelé à réviser “le processus du Document de Carthage” et à former un gouvernement de compétences nationales. Le Document de Carthage est “dépassé“. Il ne peut plus représenter un cadre idoine pour l’application des accords convenus, d’après Machrou Tounes.
Selon lui, le gouvernement de coalition Ennahdha-Nidaa est désormais incapable d’apporter des solutions pour sortir le pays de la crise.

Début novembre dernier, “Al-Joumhouri” avait critiqué le Document de Carthage et quitté le navire de Chahed après avoir accepté la démission d’Iyed Dahmani, seul représentant du parti au gouvernement. Pour le parti, le gouvernement d’union nationale est désormais incapable de réaliser les priorités du Document de Carthage en l’absence d’une approche réformatrice cohérente.
Quant au mouvement Echaâb, il a estimé que le Document de Carthage a dévié de ses véritables objectifs. “La Tunisie a aujourd’hui besoin de nouveaux horizons pour jeter les jalons d’un projet national audacieux qui vient rompre avec la médiocrité et la mauvaise gouvernance et engager de grandes réformes de développement“, a-t-il affirmé. “Bien que nous ne soyons pas représentés dans le gouvernement, nous sommes directement concernés par la situation actuelle du pays“, a souligné le mouvement Echaâb.

Yassine Brahim, chef de file du parti Afek Tounes a estimé, quant à lui, que l’alliance entre Ennahdha et Nidaa a considérablement fragilisé l’unité nationale. La politique de consensus entre Ennahdha et Nidaa Tounes a échoué et vidé le Document de Carthage de tout sens, a-t-il affirmé.
Le 19 décembre 2017, le conseil national d’Afek Tounes avait pris la décision de se retirer du gouvernement. Les représentants du parti, deux ministres et deux secrétaires d’Etat ont choisi de démissionner du parti, mais ont été maintenus à leurs postes ministériels.

Après son retrait fin 2016 du gouvernement et du Document de Carthage, l’Union patriotique libre (UPL) avait rejoint le 13 novembre 2017 le Document de Carthage. Bien qu’il ne détienne plus de portefeuilles ministériels, l’UPL a annoncé son retour au Document de Carthage et son soutien au gouvernement d’union nationale. L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion de concertation regroupant Nidaa Tounes, Ennahdha et l’UPL.

Le président de la République Béji Caïd Essebsi avait proposé, le 2 juin 2016, la formation d’un gouvernement d’union nationale qui bénéficie de l’appui de la majorité des sensibilités politiques et sociales.
Les concertations autour de l’initiative présidentielle avaient abouti, le 13 juillet 2016, à la signature du “Document de Carthage”, un document de synthèse qui définit les priorités du gouvernement d’union nationale.
Le document de Carthage a été signé par les partis de Nidaa Tounes, Ennahdha, l’UPL, Afek Tounes, Machrou Tounes, le mouvement Echaab, l’Initiative Destourienne, le Parti Républicain (Al-Joumhouri) et la Voie Démocratique et Sociale (Al-Massar) et l’Union générale tunisienne du Travail (UGTT), l’Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) et l’Union tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP).

Faut-il écouter Morjane ?

Le président du parti Al Moubadara, Kamel Morjane a déclaré le samedi 20 janvier 2018 à Nabeul que la Tunisie traverse une situation difficile. “Je n’aimerais pas être à la place du chef du gouvernement“, a-t-il lancé, soulignant que son parti s’attache aux objectifs du Document de Carthage et défend l’idée d’unité nationale et de consensus dont le pays a “fortement besoin“.
Présidant cet après-midi la commémoration du 66e anniversaire de la révolution du 18 janvier 1952, Morjane a estimé que la Tunisie a plus que jamais besoin d’une évaluation objective de la situation, en particulier de la part des parties qui veulent aider le pays et interagir positivement avec ce qui se passe.
Al Moubadara, a-t-il insisté, continue de soutenir le gouvernement et appelle toutes les parties à faire prévaloir l’intérêt national et à privilégier le travail consensuel. Le parti n’appuie pas non plus l’idée de changer le gouvernement tous les six mois ou tous les deux ans, d’autant, a-t-il dit, que la Tunisie n’a pas besoin de vivre des crises politiques successives.

Concernant le fait de confier à des membres du gouvernement la coordination des activités de leur parti lors des élections municipales, Kamel Morjane a estimé qu’une telle décision “est quelque peu difficile dans la mesure où le processus démocratique en Tunisie n’en est qu’à ses débuts“.
Si le chef du gouvernement est d’accord et juge que cela n’a pas de conséquences sur son gouvernement, c’est son droit. Mais il doit en assumer la responsabilité“, a ajouté Morjane.
Rappelons que Nidaa Tounes avait annoncé le 8 janvier 2018 la création d’un Conseil national en charge du suivi des élections municipales et de l’accompagnement des listes électorales du parti et la désignation de 29 délégués au sein des différentes coordinations régionales du parti pour assurer le suivi des élections municipales. Ce Conseil est composé, entre autres, de ministres et de secrétaires d’Etat en exercice, des conseillers à la présidence de la République ainsi que des députés à l’ARP. L’affaire a fait grand bruit et continue d’en faire, jusqu’à ce que l’ISIE (Instance Supérieure Indépendante pour les élections), en s’appuyant sur la législation en la matière, sorte du bois pour clamer haut et fort le bon droit de Nidaa Tounes à procéder de la sorte. Pas sûr que sa voix, même drapée avec la loi, aide à dépassionner le débat, surtout pour un organisme dont l’élection du président a été incroyablement compliquée, entre calculs, tambouille politicienne et psychodrames à l’ARP, jusqu’à jeter l’opprobre sur sa neutralité…

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Le pouvoir local ne signifie pas la concurrence pour remporter un siège aux élections municipales, a estimé, jeudi à Tunis, le président du bloc parlementaire du mouvement Ennahdha, Noureddine Bhiri.
Certains hommes politiques résument le pouvoir local dans la victoire aux élections municipales ce qui est contraire aux principes de la démocratie et de la bonne gouvernance“, a-t-il encore souligné lors d’une conférence organisée par son parti sur le thème “Pouvoir local et Révolution
D’après Bhiri la concentration sur les calculs étriqués dans les élections municipales et l’absence de prise de conscience concernant l’importance du pouvoir local risquent de provoquer une véritable réticence des Tunisiens à prendre part à la vie politique.
Pour, Néji Jmal, membre du Conseil de la Choura, “l’organisation de telles rencontres ne manquera pas de sensibiliser les électeurs à l’importance du pouvoir local et d’exercer une pression sur l’Assemblée des représentants du peuple pour parachever l’adoption du code des collectivités locales“.

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Selon un rapport élaboré par le réseau Mourakiboun concernant “le déroulement des élections législatives partielles dans la circonscription d’Allemagne“, des infractions ont été enregistrées lors du scrutin, dont notamment la distribution d’argent aux électeurs dans les bureaux de vote implantés dans la ville de Hambourg et de Bonn.

D’après la même source, les directeurs chargés de ces bureaux ont été immédiatement informés par ce dépassement.

A noter que Mourakiboun est un réseau citoyen tunisien qui a formé 4000 observateurs pour les élections de l’Assemblée Nationale Constituante du 23 octobre 2011.

On rappelle que Yassine Ayari, du mouvement Al-Amal, a remporté les élections législatives partielles dans la circonscription d’Allemagne avec 265 voix au terme des élections qui s sont déroulées du 15 au 17 décembre 2017.

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La Chancelière allemande, Angela Merkel, ne sait plus à quel saint se vouer. Certes elle reste aux manettes après son succès aux législatives de septembre 2017, mais sa victoire a été courte, ce qui lui vaut les grosses difficultés qu’elle a présentement pour former l’équipe qui va gouverner avec elle. La crise politique, à un niveau qu’elle n’a jamais connu, persiste encore ce lundi 20 novembre 2017. De nouvelles législatives, pour faire émerger une nette majorité, ne sont pas à écarter… comme aussi une fin de règne pour la «femme la plus puissante au monde», d’après le magazine américain Forbes.

C’est la première fois depuis l’avènement de la République fédérale d’Allemagne en 1949 que le pays est privée d’une majorité pour gouverner. Après un moins d’âpres pourparlers, c’est le constat d’échec dans la nuit de dimanche à lundi. Les conservateurs de Merkel (CDU-CSU), les libéraux (FDP) et les écologistes n’ont pas pu aplanir leurs divergences. Une catastrophe pour la première puissance économique européenne – pour le pays mais également pour le leadership du continent.

Si les choses ne bougent pas très rapidement, on ne pourra pas éviter des élections anticipées, ce d’autant plus que pour la chancelière il n’est pas question de mettre en place un gouvernement minoritaire, avec le lâchage des alliés traditionnels sociaux-démocrates (SPD) qui cette fois refusent d’être conduits par Merkel.
Cette dernière va rencontrer ce lundi le président Frank-Walter Steinmeier, dont dépend la convocation d’un nouveau scrutin, même s’il n’a aucune envie d’y aller. “La chancelière et chef de parti va parler aujourd’hui avec le président fédéral (…) et c’est le président fédéral qui a l’initiative“, a indiqué le secrétaire général de la CDU, Peter Tauber.

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Le Mouvement Ennahdha a félicité le parti islamiste de la Justice et du Développement (PJD) marocain suite à sa victoire aux élections législatives.

Dans un communiqué, Ennahdha a tenu également à féliciter le peuple marocain, l’institution royale et l’ensemble de l’élite politique marocaine.

Rappelons que le PJD avait remporté 125 sièges au sein du Parlement sur un total de 395 sièges.

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Les résultats provisoires des législatives au Maroc donnent vainqueur le Parti justice et développement (PJD), avec 99 députés, au terme d’un scrutin qui n’a pas passionné les masses (à peine 43% de taux de participation, soit plus de 6 millions de votants sur une population globale de 34 millions, d’après les données livrées dans la nuit d’hier par le ministre de l’Intérieur, suite au dépouillement de 90 % des bulletins).

Les islamistes du PJD, aux manettes depuis 2011, filent donc vers un second mandat de cinq ans à la tête du pays.
Son principal rival, et pas des moins coriaces, le Parti authenticité et modernité (PAM, formation qualifiée de libérale mise sur pied en 2008 par un proche conseiller du roi Mohammed VI et pilotée par Ilyas el-Omari), qui se targuait d’être le dernier rempart “moderniste” contre “l’islamisation rampante”, obtient 80 élus au Parlement.

L’Istiqlal, le parti historique du combat pour l’indépendance, prend la troisième place, avec 31 sièges, puis vient le Rassemblement national des indépendants (RNI) avec 30 sièges.

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Le Premier ministre marocain, Abdelilah Benkirane, ira bientôt au charbon pour défendre ses chances aux législatives (le 07 octobre 2016). Un rendez-vous où il ira avec le bilan de ses actions sous le bras pour tenter de convaincre les électeurs de miser encore sur lui. Certes l’heure n’est pas encore au bilan pour Benkirane, mais ça doit bouillonner sérieusement dans sa tête. En attendant, les observateurs et la presse ont commencé à s’intéresser aux réalisations du chef du gouvernement. Le premier à sortir du bois est le journal “Aujourd’hui le Maroc”, dans son édition de ce jeudi 30 juin. Et comme il est d’usage dans ce genre d’exercice, c’est une affaire de verre à moitié plein, à moitié vide, de trains qui arrivent à l’heure, et beaucoup d’autres qui n’arrivent pas à l’heure.

Le journal donne au gouvernement Benkirane un brevet de satisfecit pour la réforme de la Caisse de compensation et des retraites. Idem pour le Code de la route, appliqué depuis 2010 et que le gouvernement est parvenu à réformer, réglant ainsi beaucoup de problèmes. La nouvelle mouture a été votée par le Parlement en deuxième lecture. Mais c’est à peu près tout sur le tableau des succès à l’actif du quinquennat de Benkirane. “Aujourd’hui le Maroc” a égrainé les ratés de son mandat, et il y en a un paquet, tout de même.

Les flops du gouvernement Benkirane

C’est le cas de la réforme du secteur des agréments dans les transports. Le journal rappelle le démarrage en trombe du ministère de l’Equipement et du Transport, qui avait bluffé son monde en dévoilant publiquement les noms des détenteurs des agréments. Ce sujet a fait les choux gras de la presse et agité l’opinion publique. Mais ce coup de com de haut vol est retombé comme un soufflet et n’a pas dépassé le stade des voeux pieux. On attendait du ministre qu’il prenne à bras le corps ce dossier épineux et qu’il retouche en profondeur le monde d’attribution des agréments, mais la réforme n’est jamais venue. En fait la Loi de Finances 2014, qui avait affiché ses prétentions avec une cagnotte substantielle de près de 20 milliards de dirhams pour acquérir des agréments de transport, de manière à torpiller le système des rentes dans le secteur, a été délestée de cette disposition. Une réforme morte-née quoi.

Autre grief fait à l’équipe de Benkirane : La fiscalité. Les Assises de la fiscalité avaient impulsé un élan de refonte totale du système fiscal au Maroc. Là aussi les choses ne sont pas allées au-delà des déclarations d’intention. Il y a eu le service minimum sur ce sujet, avec une squelettique harmonisation des taux de la TVA.

S’agissant du volet de la Fonction publique, un gros morceau du quinquennat de Benkirane, c’est mi figue mi raison. En effet il y a des réussites à mettre au crédit du gouvernement, telles la mobilité des fonctionnaires, l’introduction des CDD dans l’administration publique ou encore la réforme de la CMR, mais LA grande révision du statut général de la Fonction publique, vendue énergiquement par le gouvernement, a été rangée dans les cartons et sera probablement attaquée par la prochaine équipe à la tête du pays. Pourtant le ministre de tutelle donne des gages en déclarant que cette réforme est en train d’être bouclée par le secrétariat général du gouvernement et qu’on y est presque. Mais dans les faits ce sera beaucoup plus compliqué qu’il ne le dit. En effet ce texte doit être soumis au Conseil supérieur, où siègent des représentants des syndicats. On imagine bien que ces derniers vont vendre chèrement la peau de l’actuel statut général de la Fonction publique, même si l’avis du Conseil supérieur n’est pas contraignant pour l’exécutif marocain.

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Le parti “la voix des agriculteurs” a appelé, lundi, à tenir des élections législatives anticipées avant fin avril 2017, partant du constat que la crise actuelle du pays est la résultante directe “des élections entachées d’irrégularités, de 2014”.
Le parti a souligné la nécessité de renoncer définitivement à l’idée de tenir les élections municipales, avant de tenir de nouvelles élections législatives.
Dans une déclaration dont l’agence TAP a eu copie, la voix des agriculteurs a qualifié l’initiative présidentielle pour la constitution d’un gouvernement d’union nationale “de projet mort-né”, imputant au chef de l’Etat la responsabilité “de la destabilisation du gouvernement” et aux partis au pouvoir, celle de “la faillite de l’Etat”.
Le parti a, en outre, appelé à la tenue d’une séance sous l’hémicyle de l’assemblée des représentants du peuple (ARP) , pour évaluer le gouvernement Essid et déterminer les responsabilités ainsi que l’élaboration d’ici un mois, d’un budget complémentaire pour pallier aux lacunes du budget de l’Etat de 2016 et l’organisation d’une consultation nationale élargie sur la situation générale dans le pays, pour parvenir à des solutions à même de lui permettre de sortir de sa crise.
Il a par ailleurs, appelé à la promulgation d’une loi imposant aux fraudeurs le remboursement d’au moins 25 pc des dettes dont ils sont redevables soit auprès des services fiscaux, soit auprès des institutions bancaires et plus particulièrement les banques publiques.
Ce même parti a encore demandé la révision des contrats relatifs aux marchés publics, faisant l’objets de suspicions d’irrégularités
ainsi que la révision de certaines dispositions, mesures et lois décidées par le gouvernement Essid et qui ont “contribué à approfondir la crise qui secoue le pays”.

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Le guide suprême de la révolution iranienne

Les réformateurs et modérés arrivaient en tête au second tour des élections législatives de vendredi en Iran face aux conservateurs, selon des résultats partiels publiés samedi, et devraient disposer d’un groupe parlementaire conséquent pour soutenir la politique d’ouverture du président Hassan Rohani.

Selon des résultats partiels non encore officiels publiés par les médias à Téhéran, y compris conservateurs, la liste “Espoir” des réformateurs et modérés a gagné au moins une trentaine des 68 sièges qui étaient en jeu sur les 290 que compte le Parlement. Les résultats officiels doivent être publiés samedi dans la journée.

C’est la première fois depuis 2004 que l’assemblée ne sera plus dominée par les conservateurs et que les deux grandes tendances politiques iraniennes seront représentées de manière à peu près égale.

Les pouvoirs du Parlement sont limités par rapport à d’autres institutions du régime iranien comme le Conseil des gardiens de la constitution, en partie composé de religieux nommés par le guide suprême, Ali Khameni.

Mais, à un an de l’élection présidentielle à laquelle Hassan Rohani devrait se représenter pour un second et dernier mandat de quatre ans, ces résultats n’en représentent pas moins une victoire personnelle pour le président.

Depuis 2013, il a mené une politique de rapprochement avec l’étranger qui a culminé lors de la conclusion, en juillet 2015, d’un accord historique sur le programme nucléaire iranien avec les grandes puissances.

Selon l’agence Fars, proche des conservateurs, les réformateurs et modérés ont obtenu au moins 33 sièges contre 21 pour les conservateurs. Le site d’information Tasnim, également proche des conservateurs, accorde à la coalition des réformateurs et modérés 35 sièges.

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Le président Hassan Rohani dispose désormais d’une solide rampe de lancement pour aller plus loin et plus vite dans la politique de réforme, de modernisation des institutions et pratiques en Iran. En effet les résultats partiels publiés ce samedi 30 avril font état d’une nette victoire des candidats réformateurs et modérés au second tour des élections législatives de vendredi dernier. Les conservateurs, qui tiennent tous les leviers du pays depuis des décennies, reculent donc sur le terrain. Les électeurs, notamment les jeunes, ont clairement voulu renforcer le vent du changement qui souffle sur l’Iran, depuis la levée du sévère embargo économique.

Même si les résultats ne sont pas encore officialisés – ils le seront dans la journée de ce samedi -, presque tous médias à Téhéran vont dans le même sens. Même les médias conservateurs donnent gagnante la liste “Espoir”. Les réformateurs et modérés auraient raflé plus de trente sièges sur les 68 sièges qui étaient disputés, dans une Assemblée qui en compte 290 au total. C’est un fait inédit depuis 2004, désormais les réformateurs font jeu égal avec les conservateurs, donnant à Rohani les coudées plus franches pour transformer en profondeur la société iranienne, du moins selon ses déclarations. On l’a entendu dernièrement s’en prendre frontalement aux pratiques de la police religieuse, qui traque les moindres faits et gestes des citoyens. Un discours musclé qui a sans doute soigné sa cote de popularité, en plus des négociations autour du nucléaire iranien, qu’il a menées de main de maitre pour finalement aboutir à la levée de l’embargo qui asphyxiait l’économie du pays depuis des décennies.

Rohani prend rendez-vous pour la présidentielle

La percée historique du camp de Rohani aux législatives est à mettre au crédit personnel du président, qui remet son fauteuil en jeu dans un an, pour un deuxième et ultime mandat de quatre ans. Manifestement les Iraniens, lassés d’être mis au banc de la communauté internationale, lui sont gré des efforts pour recoller les morceaux avec les puissances étrangères, les USA en tête.

Les résultats officiels et définitifs diront si Rohani pourra s’appuyer sur une majorité de 146 sièges au Parlement pour gouverner le pays comme il l’entend et comme il l’a promis à ses électeurs.  Dans cette affaire l’attitude des députés indépendants sera décisive également ; en effet ils sont une trentaine au total et pèseront à coup sûr dans la destinée de l’Assemblée. Mais quoi qu’il en soit, même privé d’une majorité au Parlement, le camp Rohani aura une marge de manoeuvre en se rapprochant des conservateurs plus modérés, les durs ayant été évincés par les électeurs dès le premier tour des législatives.

Le Parlement se féminise !

L’autre enseignement de ce vote c”est la confirmation de la féminisation progressive de la Chambre. En effet au moins trois femmes ont eu leur ticket à ce second tour, à additionner aux 13 qui ont été élues le 26 février dernier. Le nouveau Parlement comptera donc au moins 16 femmes, dont quinze réformatrices, contre neuf conservatrices dans la précédente Assemblée. Depuis la révolution islamique de 1979, on n’a pas vu autant de députées au Parlement.

La nouvelle Assemblée est convoquée fin mai pour désigner son  président. Ali Larijani, le président sortant, un conservateur présenté comme modéré et Mohammad Reza Aref, le leader des réformateurs et modérés, ont toutes leurs chances.
Ali Larijani trouve grâce aux yeux du camp Rohani car il a soutenu l’accord historique du 14 juillet 2015 sur le nucléaire ratifié entre Téhéran et les grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne). Il pourrait être choisi pour ne pas s’aliéner le camp des conservateurs, dont Rohani aura quand même besoin s’il veut avoir des résultats tangibles et rapides dans son élan de réforme. C’est aussi cela la politique, une affaire de pragmatisme, de stratégie…

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L'étude réalisée, fin mars 2016, par Sigma Conseil auprès d'un échantillon représentatif de la population tunisienne âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales, inquiète...

Confiance dans les politiquesPrès de 3 Tunisiens sur 4, soient 77%, n’ont pas confiance dans leurs dirigeants politiques, selon le baromètre de Sigma Conseil expliqué par son DG Hassen Zargouni, dans la soirée du jeudi 7 avril 2016, au cours de l’émission « J8 », à Elhiwar Ettounsi.

Jamais l’écart entre les Tunisiens et la classe politique n’avait atteint un niveau si vertigineux. Cette méfiance affecte surtout une opposition morcelée qui a du mal à s’affirmer comme une véritable alternative au pouvoir et par le comportement souvent indignes de la quasi-totalité des hommes politiques en Tunisie.

Intention de voteLe panorama n’incite plus vraiment aujourd’hui les Tunisiens à vraiment croire en la politique, et l’abstention attendue lors de la prochaine échéance électorale s’annonce élevée. 60% dédaignent d’aller voter alors que 40% iront et choisiront leurs représentants.

« Nous atteignons des niveaux vertigineux que nous n’avons jamais connus”, a déploré M. Zargouni alors qu’il commentait les résultats de son enquête.

Elections municipales« Pire encore en ce qui concerne les Municipales ! », s’est-il exclamé. 77% des électeurs interrogées prévoient de ne pas se déplacer aux urnes. En revanche, moins d’un quart des Tunisiens (23% exactement) se disent « certains d’aller voter » aux municipales.
Aujourd’hui, force est de croire qu’il est certain que nos politiques ont besoin de rompre avec le passé pour redorer leur blason et restaurer la confiance qui, manifestement ne cesse de se dégrader.

 

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