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Législatives

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On a beaucoup glosé sur le diner au Fouquet’s de Nicolas Sarkozy pour fêter sa victoire à la présidentielle, sa montre en Rolex, son escapade avec le somptueux yacht de son pote Vincent Bolloré… Maintenant on a l’agitation autour du Falcon d’Emmanuel Macron pour aller voter aux législatives de dimanche 11 juin 2017. Et ce sont les réseaux sociaux qui régalent…

Les faits : Le président de la République était dimanche matin à Oradour-sur-Glane pour commémorer le carnage du 10 juin 1944. Et puisqu’après il fallait sacrifier au rituel du vote, au Touquet, où il est inscrit sur les listes électorales, Macron s’est mis en tête d’embarquer dans le Falcon présidentiel dont les déplacements, comme on le sait, coutent une fortune aux contribuables… et polluent. Mauvaise pioche, surtout pour un président qui prône la moralisation de la vie publique et qui a décidé d’en faire un des premiers projets de loi sur l’agenda de la nouvelle Assemblée nationale. Très vite les réseaux sociaux se sont enflammés autour de cette affaire. Sur Twitter, on a beaucoup moqué les envolées de Macron qui milite en faveur de la protection de l’environnement, avec ses piques contre Donald Trump suite au retrait des USA de l’accord de Paris, alors que son Falcon à lui pollue un maximum…

Après sa mauvaise blague sur les kwassa-kwassa qui transportent des clandestins comoriens, c’est le deuxième faux pas de Macron. Attention, il commence à filer du mauvais coton, comme un certain Sarkozy. Ce dernier avait atomisé son capital de sympathie avec ses débordements de langage, sa dégaine de boxeur, ses goûts de luxe. Pour le moment l’actuel occupant du palais de l’Elysée est loin de braquer l’opinion publique contre lui pour son côté bling-bling, mais ces choses là viennent très vite, et surtout sont difficilement rectifiables une fois installées dans les têtes…

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La Première ministre britannique, Theresa May, issue du camp des conservateurs, n’aura pas tenu bien longtemps la barre. Elle s’est auto-éjectée après la déconfiture de son parti aux législatives, auquel la majorité absolue au Parlement a échappé hier jeudi 08 juin 2017. Alors que rien ne l’y obligeait, May s’est mise en tête de convoquer une élection anticipée, histoire, croyait-elle, de s’offrir une majorité encore plus confortable pour avoir les coudées encore plus franches dans la perspective des âpres négociations pour sortir effectivement de l’Union européenne (Brexit). Mais voilà, les électeurs, déboussolés par la complexité inattendue du Brexit, en ont décidé autrement, rendant plus inextricable la situation. Sale temps au pays de la reine Elisabeth II…

May, qui avait parié sur un triomphe au scrutin, en cohérence avec le choix des Britanniques de quitter l’UE, a vécu cette découvenue comme un échec personnel. Il faut dire aussi que c’est un gros gâchis car son camp avait 17 sièges de plus à l’Assemblée que la partie adverse. L’ex-Première ministre en voulait plus, son ambition démesurée aura causé sa perte. Certes son parti reste le 1er au Parlement, mais son socle a été rogné d’une douzaine de sièges. A contrario l’opposition travailliste avance, avec une trentaine de sièges dans son escarcelle. Quand la situation politique et économique se tendra davantage dans le pays, ce qui est fort probable avec les complications du Brexit et sa facture très salée, les travaillistes pourraient être un recours, au prochain scrutin…

En attendant la Bourse de Londres réagit, mal : La livre sterling a plongé dès l’annonce des projections, hier à 21H00 GMT, par rapport à l’euro et au dollar, et est en difficulté ce vendredi. Pourtant l’indice a démarré ce matin en hausse de 0,60%, dopé par la ruée des grandes multinationales cotées qui surfent sur la mauvaise santé de la livre.

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Le parti conservateur d’Angela Merkel espère être conforté dimanche par un scrutin régional test dans le nord de l’Allemagne à cinq mois des législatives, l’affaiblissement du camp social-démocrate sous la présidence de Martin Schulz aidant.

Les électeurs de l’Etat du Schleswig-Holstein, dans l’extrême nord du pays, sur les rives des mers du Nord et de la Baltique, ont commencé à voter dans la matinée pour renouveler leur Parlement.

Cette région avant tout agricole représente, avec 2,3 millions d’habitants, moins de 3% de la population allemande. Mais le résultat sera suivi de près car il s’agit de l’avant-dernier scrutin avant les élections législatives du 24 septembre au cours desquelles la chancelière Angela Merkel briguera un quatrième mandat.

En fin de matinée, le taux de participation était de 21,6%, en hausse de près de quatre points par rapport au précédent scrutin de 2012. Les bureaux de vote fermeront à 18H00 (16H00 GMT) et de premières estimations seront rendues publiques immédiatement après.

L’Etat est depuis 2012 administré par les rivaux directs de la CDU d’Angela Merkel dans la course à la chancellerie, les sociaux-démocrates du SPD.

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Une source bien informée au ministère de l’Intérieur a assuré à Africanmanager que le trafic au niveau des frontières tuniso-algériennes fonctionne normalement et qu’aucun préavis de fermeture n’est parvenu aux services sécuritaires de la frontière, démentant ainsi l’information selon laquelle les autorités algériennes fermeront prochainement leurs frontières terrestres avec la Tunisie.

Tout en se basant sur des rapports sécuritaires, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a ordonné la fermeture provisoire de tous les postes frontaliers terrestres avec la Tunisie et ce, à partir d’aujourd’hui mercredi 3 mai jusqu’au vendredi prochain, 5 mai 2017“. C’est l’information qui avait circulé dans certains médias.
Selon cette même information, la décision de fermeture entre dans le cadre de la sécurisation des élections législatives, qui auront lieu à partir de demain jeudi 4 mai 2017 en Algérie.

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L’enjeu en ce moment c’est certes le fauteuil du palais de l’Elysée, qui va se jouer ce dimanche 07 mai, mais le répit sera de courte durée pour le vainqueur puisque tout de suite après il faudra aller à la pêche pour les élections législatives. En effet c’est ce scrutin qui permettra au prochain président de la République, ou à la prochaine présidente, de disposer d’une majorité au Parlement pour dérouler son programme. Le souci c’est que quel que soit le vainqueur de dimanche, il aura beaucoup de mal à fédérer autour de lui pour avoir une majorité claire. On le sait, l’ex-ministre des Finances de François Hollande, Emmanuel Macron, n’a pas un grand parti derrière lui, et ce ne sont pas ses alliances avec le Modem de François Bayrou ou éventuellement d’autres formations du centre qui vont résorber cette béance. Idem pour la présidente du Front national, Marine Le Pen, qui devra se passer de la formation phare à droite, Les Républicains. D’après le Canard enchaîné, Le Pen a déjà une solution toute trouvée, enfin si on peut dire : Elle envisage de “changer la loi électorale par un référendum” puis tout bonnement dissoudre l’Assemblée nationale si elle remporte le scrutin de dimanche.

Si la nouvelle Assemblée nous est hostile, nous changerons la loi électorale par un référendum organisé dès l’été prochain, puis la Présidente dissoudra l’Assemblée”, a dit Gilles Lebreton, député européen du FN et membre du conseil stratégique de la candidate de l’extrême droite, cité par le journal dans son édition de ce mercredi 3 mai 2017. Cette voie serait radicale, mais ce serait la seule issue pour Le Pen si elle veut s’offrir une chance de gouverner le pays en cas de triomphe dimanche. Dans cette hypothèse, la patronne du FN devrait se farcir une cohabitation avec l’actuelle majorité de gauche, mais son cauchemar serait de courte durée, le temps de fignoler un référendum qui lui ouvrirait une voie royale vers le changement de la loi électorale et déboucher sur la “proportionnelle intégrale”, un vieux rêve du FN, lequel d’ailleurs est en très bonne place parmi les “144 engagements présidentiels” de la candidate et ce, dans tous les scrutins.  Cette disposition donnerait “une prime majoritaire de 30 % des sièges pour la liste arrivée en tête et un seuil de 5% des suffrages pour obtenir des élus”, d’après le programme du parti d’extrême droite. Bref, Le Pen nous prépare un bouleversement total de la vie politique et des institutions françaises !

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Le Mouvement Ennahdha a félicité le parti islamiste de la Justice et du Développement (PJD) marocain suite à sa victoire aux élections législatives.

Dans un communiqué, Ennahdha a tenu également à féliciter le peuple marocain, l’institution royale et l’ensemble de l’élite politique marocaine.

Rappelons que le PJD avait remporté 125 sièges au sein du Parlement sur un total de 395 sièges.

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Les résultats provisoires des législatives au Maroc donnent vainqueur le Parti justice et développement (PJD), avec 99 députés, au terme d’un scrutin qui n’a pas passionné les masses (à peine 43% de taux de participation, soit plus de 6 millions de votants sur une population globale de 34 millions, d’après les données livrées dans la nuit d’hier par le ministre de l’Intérieur, suite au dépouillement de 90 % des bulletins).

Les islamistes du PJD, aux manettes depuis 2011, filent donc vers un second mandat de cinq ans à la tête du pays.
Son principal rival, et pas des moins coriaces, le Parti authenticité et modernité (PAM, formation qualifiée de libérale mise sur pied en 2008 par un proche conseiller du roi Mohammed VI et pilotée par Ilyas el-Omari), qui se targuait d’être le dernier rempart “moderniste” contre “l’islamisation rampante”, obtient 80 élus au Parlement.

L’Istiqlal, le parti historique du combat pour l’indépendance, prend la troisième place, avec 31 sièges, puis vient le Rassemblement national des indépendants (RNI) avec 30 sièges.

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Le Premier ministre marocain, Abdelilah Benkirane, ira bientôt au charbon pour défendre ses chances aux législatives (le 07 octobre 2016). Un rendez-vous où il ira avec le bilan de ses actions sous le bras pour tenter de convaincre les électeurs de miser encore sur lui. Certes l’heure n’est pas encore au bilan pour Benkirane, mais ça doit bouillonner sérieusement dans sa tête. En attendant, les observateurs et la presse ont commencé à s’intéresser aux réalisations du chef du gouvernement. Le premier à sortir du bois est le journal “Aujourd’hui le Maroc”, dans son édition de ce jeudi 30 juin. Et comme il est d’usage dans ce genre d’exercice, c’est une affaire de verre à moitié plein, à moitié vide, de trains qui arrivent à l’heure, et beaucoup d’autres qui n’arrivent pas à l’heure.

Le journal donne au gouvernement Benkirane un brevet de satisfecit pour la réforme de la Caisse de compensation et des retraites. Idem pour le Code de la route, appliqué depuis 2010 et que le gouvernement est parvenu à réformer, réglant ainsi beaucoup de problèmes. La nouvelle mouture a été votée par le Parlement en deuxième lecture. Mais c’est à peu près tout sur le tableau des succès à l’actif du quinquennat de Benkirane. “Aujourd’hui le Maroc” a égrainé les ratés de son mandat, et il y en a un paquet, tout de même.

Les flops du gouvernement Benkirane

C’est le cas de la réforme du secteur des agréments dans les transports. Le journal rappelle le démarrage en trombe du ministère de l’Equipement et du Transport, qui avait bluffé son monde en dévoilant publiquement les noms des détenteurs des agréments. Ce sujet a fait les choux gras de la presse et agité l’opinion publique. Mais ce coup de com de haut vol est retombé comme un soufflet et n’a pas dépassé le stade des voeux pieux. On attendait du ministre qu’il prenne à bras le corps ce dossier épineux et qu’il retouche en profondeur le monde d’attribution des agréments, mais la réforme n’est jamais venue. En fait la Loi de Finances 2014, qui avait affiché ses prétentions avec une cagnotte substantielle de près de 20 milliards de dirhams pour acquérir des agréments de transport, de manière à torpiller le système des rentes dans le secteur, a été délestée de cette disposition. Une réforme morte-née quoi.

Autre grief fait à l’équipe de Benkirane : La fiscalité. Les Assises de la fiscalité avaient impulsé un élan de refonte totale du système fiscal au Maroc. Là aussi les choses ne sont pas allées au-delà des déclarations d’intention. Il y a eu le service minimum sur ce sujet, avec une squelettique harmonisation des taux de la TVA.

S’agissant du volet de la Fonction publique, un gros morceau du quinquennat de Benkirane, c’est mi figue mi raison. En effet il y a des réussites à mettre au crédit du gouvernement, telles la mobilité des fonctionnaires, l’introduction des CDD dans l’administration publique ou encore la réforme de la CMR, mais LA grande révision du statut général de la Fonction publique, vendue énergiquement par le gouvernement, a été rangée dans les cartons et sera probablement attaquée par la prochaine équipe à la tête du pays. Pourtant le ministre de tutelle donne des gages en déclarant que cette réforme est en train d’être bouclée par le secrétariat général du gouvernement et qu’on y est presque. Mais dans les faits ce sera beaucoup plus compliqué qu’il ne le dit. En effet ce texte doit être soumis au Conseil supérieur, où siègent des représentants des syndicats. On imagine bien que ces derniers vont vendre chèrement la peau de l’actuel statut général de la Fonction publique, même si l’avis du Conseil supérieur n’est pas contraignant pour l’exécutif marocain.

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Le parti “la voix des agriculteurs” a appelé, lundi, à tenir des élections législatives anticipées avant fin avril 2017, partant du constat que la crise actuelle du pays est la résultante directe “des élections entachées d’irrégularités, de 2014”.
Le parti a souligné la nécessité de renoncer définitivement à l’idée de tenir les élections municipales, avant de tenir de nouvelles élections législatives.
Dans une déclaration dont l’agence TAP a eu copie, la voix des agriculteurs a qualifié l’initiative présidentielle pour la constitution d’un gouvernement d’union nationale “de projet mort-né”, imputant au chef de l’Etat la responsabilité “de la destabilisation du gouvernement” et aux partis au pouvoir, celle de “la faillite de l’Etat”.
Le parti a, en outre, appelé à la tenue d’une séance sous l’hémicyle de l’assemblée des représentants du peuple (ARP) , pour évaluer le gouvernement Essid et déterminer les responsabilités ainsi que l’élaboration d’ici un mois, d’un budget complémentaire pour pallier aux lacunes du budget de l’Etat de 2016 et l’organisation d’une consultation nationale élargie sur la situation générale dans le pays, pour parvenir à des solutions à même de lui permettre de sortir de sa crise.
Il a par ailleurs, appelé à la promulgation d’une loi imposant aux fraudeurs le remboursement d’au moins 25 pc des dettes dont ils sont redevables soit auprès des services fiscaux, soit auprès des institutions bancaires et plus particulièrement les banques publiques.
Ce même parti a encore demandé la révision des contrats relatifs aux marchés publics, faisant l’objets de suspicions d’irrégularités
ainsi que la révision de certaines dispositions, mesures et lois décidées par le gouvernement Essid et qui ont “contribué à approfondir la crise qui secoue le pays”.

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Le guide suprême de la révolution iranienne

Les réformateurs et modérés arrivaient en tête au second tour des élections législatives de vendredi en Iran face aux conservateurs, selon des résultats partiels publiés samedi, et devraient disposer d’un groupe parlementaire conséquent pour soutenir la politique d’ouverture du président Hassan Rohani.

Selon des résultats partiels non encore officiels publiés par les médias à Téhéran, y compris conservateurs, la liste “Espoir” des réformateurs et modérés a gagné au moins une trentaine des 68 sièges qui étaient en jeu sur les 290 que compte le Parlement. Les résultats officiels doivent être publiés samedi dans la journée.

C’est la première fois depuis 2004 que l’assemblée ne sera plus dominée par les conservateurs et que les deux grandes tendances politiques iraniennes seront représentées de manière à peu près égale.

Les pouvoirs du Parlement sont limités par rapport à d’autres institutions du régime iranien comme le Conseil des gardiens de la constitution, en partie composé de religieux nommés par le guide suprême, Ali Khameni.

Mais, à un an de l’élection présidentielle à laquelle Hassan Rohani devrait se représenter pour un second et dernier mandat de quatre ans, ces résultats n’en représentent pas moins une victoire personnelle pour le président.

Depuis 2013, il a mené une politique de rapprochement avec l’étranger qui a culminé lors de la conclusion, en juillet 2015, d’un accord historique sur le programme nucléaire iranien avec les grandes puissances.

Selon l’agence Fars, proche des conservateurs, les réformateurs et modérés ont obtenu au moins 33 sièges contre 21 pour les conservateurs. Le site d’information Tasnim, également proche des conservateurs, accorde à la coalition des réformateurs et modérés 35 sièges.

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Le président Hassan Rohani dispose désormais d’une solide rampe de lancement pour aller plus loin et plus vite dans la politique de réforme, de modernisation des institutions et pratiques en Iran. En effet les résultats partiels publiés ce samedi 30 avril font état d’une nette victoire des candidats réformateurs et modérés au second tour des élections législatives de vendredi dernier. Les conservateurs, qui tiennent tous les leviers du pays depuis des décennies, reculent donc sur le terrain. Les électeurs, notamment les jeunes, ont clairement voulu renforcer le vent du changement qui souffle sur l’Iran, depuis la levée du sévère embargo économique.

Même si les résultats ne sont pas encore officialisés – ils le seront dans la journée de ce samedi -, presque tous médias à Téhéran vont dans le même sens. Même les médias conservateurs donnent gagnante la liste “Espoir”. Les réformateurs et modérés auraient raflé plus de trente sièges sur les 68 sièges qui étaient disputés, dans une Assemblée qui en compte 290 au total. C’est un fait inédit depuis 2004, désormais les réformateurs font jeu égal avec les conservateurs, donnant à Rohani les coudées plus franches pour transformer en profondeur la société iranienne, du moins selon ses déclarations. On l’a entendu dernièrement s’en prendre frontalement aux pratiques de la police religieuse, qui traque les moindres faits et gestes des citoyens. Un discours musclé qui a sans doute soigné sa cote de popularité, en plus des négociations autour du nucléaire iranien, qu’il a menées de main de maitre pour finalement aboutir à la levée de l’embargo qui asphyxiait l’économie du pays depuis des décennies.

Rohani prend rendez-vous pour la présidentielle

La percée historique du camp de Rohani aux législatives est à mettre au crédit personnel du président, qui remet son fauteuil en jeu dans un an, pour un deuxième et ultime mandat de quatre ans. Manifestement les Iraniens, lassés d’être mis au banc de la communauté internationale, lui sont gré des efforts pour recoller les morceaux avec les puissances étrangères, les USA en tête.

Les résultats officiels et définitifs diront si Rohani pourra s’appuyer sur une majorité de 146 sièges au Parlement pour gouverner le pays comme il l’entend et comme il l’a promis à ses électeurs.  Dans cette affaire l’attitude des députés indépendants sera décisive également ; en effet ils sont une trentaine au total et pèseront à coup sûr dans la destinée de l’Assemblée. Mais quoi qu’il en soit, même privé d’une majorité au Parlement, le camp Rohani aura une marge de manoeuvre en se rapprochant des conservateurs plus modérés, les durs ayant été évincés par les électeurs dès le premier tour des législatives.

Le Parlement se féminise !

L’autre enseignement de ce vote c”est la confirmation de la féminisation progressive de la Chambre. En effet au moins trois femmes ont eu leur ticket à ce second tour, à additionner aux 13 qui ont été élues le 26 février dernier. Le nouveau Parlement comptera donc au moins 16 femmes, dont quinze réformatrices, contre neuf conservatrices dans la précédente Assemblée. Depuis la révolution islamique de 1979, on n’a pas vu autant de députées au Parlement.

La nouvelle Assemblée est convoquée fin mai pour désigner son  président. Ali Larijani, le président sortant, un conservateur présenté comme modéré et Mohammad Reza Aref, le leader des réformateurs et modérés, ont toutes leurs chances.
Ali Larijani trouve grâce aux yeux du camp Rohani car il a soutenu l’accord historique du 14 juillet 2015 sur le nucléaire ratifié entre Téhéran et les grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne). Il pourrait être choisi pour ne pas s’aliéner le camp des conservateurs, dont Rohani aura quand même besoin s’il veut avoir des résultats tangibles et rapides dans son élan de réforme. C’est aussi cela la politique, une affaire de pragmatisme, de stratégie…

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L'étude réalisée, fin mars 2016, par Sigma Conseil auprès d'un échantillon représentatif de la population tunisienne âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales, inquiète...

Confiance dans les politiquesPrès de 3 Tunisiens sur 4, soient 77%, n’ont pas confiance dans leurs dirigeants politiques, selon le baromètre de Sigma Conseil expliqué par son DG Hassen Zargouni, dans la soirée du jeudi 7 avril 2016, au cours de l’émission « J8 », à Elhiwar Ettounsi.

Jamais l’écart entre les Tunisiens et la classe politique n’avait atteint un niveau si vertigineux. Cette méfiance affecte surtout une opposition morcelée qui a du mal à s’affirmer comme une véritable alternative au pouvoir et par le comportement souvent indignes de la quasi-totalité des hommes politiques en Tunisie.

Intention de voteLe panorama n’incite plus vraiment aujourd’hui les Tunisiens à vraiment croire en la politique, et l’abstention attendue lors de la prochaine échéance électorale s’annonce élevée. 60% dédaignent d’aller voter alors que 40% iront et choisiront leurs représentants.

« Nous atteignons des niveaux vertigineux que nous n’avons jamais connus”, a déploré M. Zargouni alors qu’il commentait les résultats de son enquête.

Elections municipales« Pire encore en ce qui concerne les Municipales ! », s’est-il exclamé. 77% des électeurs interrogées prévoient de ne pas se déplacer aux urnes. En revanche, moins d’un quart des Tunisiens (23% exactement) se disent « certains d’aller voter » aux municipales.
Aujourd’hui, force est de croire qu’il est certain que nos politiques ont besoin de rompre avec le passé pour redorer leur blason et restaurer la confiance qui, manifestement ne cesse de se dégrader.

 

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Le Directeur général de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), Samir Bechoual, a appelé à l’institutionnalisation de la campagne d’interpellations et...

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La Banque africaine de développement (BAD) pense pouvoir offrir 25 millions d'emplois d'ici 2025, dans le cadre de sa nouvelle stratégie pour changer le...

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