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taux d’intérêt directeur

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Bien que ce fut nécessaire pour la Tunisie afin de minimiser les dangers de l’inflation, la deuxième augmentation du taux d’intérêt directeur de Banque centrale de Tunisie (BCT) ne cesse de susciter la polémique. Son effet sur l’investissement, la croissance et le développement économique du pays a été fortement contesté. Aujourd’hui, ce sont les députés qui n’ont pas manqué de dénoncer cette décision qui ne pourra en aucun cas résoudre les problèmes financiers, selon leurs dires.

Présent lors de la réunion, ce mercredi 31 mai 2017, de la commission des finances de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le député de Nidaa Tounes Mohamed Fadhel Ben Omrane a fortement critiqué la décision de la Banque centrale d’augmenter son taux d’intérêt directeur deux fois en un seul mois. “C’est une politique mauvaise et illogique, surtout que le problème financier auquel fait face la Tunisie aujourd’hui est d’ordre structurel et il n’est plus monétaire”, a assuré Ben Omrane.

Monsieur le gouverneur de la Banque centrale, vous êtes en train de fragiliser l’entreprise et lui rendre la situation encore plus difficile avec ces mesures arbitraires. Vous devez arrêter ! Aujourd’hui la situation économique devient de plus en plus grave...”, a martelé le député de Nidaa, appelant ainsi à auditionner le patron de cette institution d’émission, Chedly Ayari. “Où va-t-on ? Pour quels objectifs?” s’est interrogé l’élu.

Outre l’audition de Chedly Ayari, Ben Omrane a appelé à changer la composition du Conseil d’administration de la BCT. “Ce n’est pas normal d’augmenter le taux directeur de la banque deux fois en un seul mois alors qu’il n’y a ni de l’investissement, ni de nouveaux emplois“, a-t-il ajouté.

Un point de vue partagé par Hedi Ben Brahim, député et vice-président de ladite commission, qui a indiqué que de telles décisions, partout dans le monde, “nécessitent une longue période de discussions et de concertations entre les différentes parties concernées, alors que ce n’est pas le cas pour la Tunisie. L’augmentation du taux directeur de la BCT est un dossier très sensible eu égard à son effet sur l’inflation et sur l’économie en général“,  a-t-il dit.
Il a par ailleurs précisé que l’augmentation du taux directeur n’encourage pas les banques et les institutions financières à investir et à écouler de nouveaux produits financiers sur le marché, soulignant que la consommation de la Tunisie en termes de nouveaux produits ne dépasse pas les 20% de ce qui se commercialise aujourd’hui dans le monde. Du coup, l’augmentation deux fois en un seul mois du taux directeur de la banque sera un handicap pour l’économie, la croissance et le développement, d’après lui.

Ben Brahim a fait remarquer dans cet ordre d’idées que cette décision va aussi impacter les petits crédits comme ceux octroyés par Enda, accusant ainsi de telles organisations d’abus en appliquant, d’après lui, des taux d’intérêt compris entre 30 et 35% alors que le taux d’intérêt maximal convenu en Tunisie est de 7%.  “Là nous exigeons l’intervention de la Banque centrale pour régler les choses“, a-t-il dit.

La décision de la Banque centrale d’élever son taux d’intérêt directeur de 25 points, d’autant plus qu’il s’agit d’une deuxième augmentation en un mois, après l’augmentation de 50 points, le 26 avril dernier, a également suscité la colère de l’UTICA. Dans un communiqué récent, il a été indiqué que cette décision est intervenue “après l’apparition de prémices d’une détente économique, et des indicateurs positifs en matière de taux de croissance“.

Le patronat considère aussi que cette décision revêt de “réels dangers pour l’entreprise, aura des répercussions négatives sur sa compétitivité, et constitue un message négatif pour les investisseurs, dans la mesure où elle va augmenter le coût de l’investissement.

L’organisation patronale déplore que l’entreprise soit désormais “victime de nombreuses décisions arbitraires, et n’a eu de cesse de subir coup après coup, à l’instar de l’impôt sur les sociétés dans la loi de finances 2017, la majoration salariale, l’effondrement de la valeur du dinar, la hausse des taxes douanières et des taux de la TVA. A cela s’ajoute, l’instabilité des législations et décisions, la dégradation du climat des affaires, avec notamment la propagation du commerce parallèle et de la contrebande“.

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L’UTICA a fait part, vendredi dans un communiqué, de “sa grande stupéfaction”, à la suite de la décision prise par la Banque Centrale de Tunisie, le 23 Mai 2017, de relever son taux d’intérêt directeur, de 25 points de base, pour le porter à 5%.
Et de préciser qu’il s’agit là de la 2ème augmentation en l’espace d’un mois, après le relèvement du taux d’intérêt directeur de la BCT, de 50 points, le 26 avril 2017, alors que des prémices de relance économique sont apparues, ainsi que des indicateurs positifs en matière de taux de croissance.
La centrale patronale a estimé que cette décision va impacter négativement ce processus et comporte des risques réels pour l’entreprise et notamment pour sa compétitivité. Elle envoie également un message négatif aux investisseurs étant donné qu’elle va accroitre le coût de l’investissement.
L’Union s’est montrée alarmiste, considérant que l’entreprise, victime de nombreuses décisions excessives, n’a cessé de recevoir des coups douloureux l’un après l’autre à l’instar de la contribution exceptionnelle sur les entreprises dans la Loi de finances 2017, la hausse des salaires, la dévaluation du dinar et le relèvement des taxes douanières et du taux de la TVA. L’entreprise souffre également de l’instabilité de la législation et des décisions ainsi que du climat général des affaires, avec la propagation du commerce parallèle et de la contrebande.
Le patronat considère que cette augmentation ne va pas résoudre le problème de l’inflation, étant donné que l’inflation résulte d’autres raisons et politiques.
L’UTICA appelle les parties concernées à prendre les mesures idoines, en tenant compte des intérêts de l’entreprise et en concertation avec la centrale patronale sur les dossiers en relation directe avec l’activité de l’entreprise économique.

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a procédé à une augmentation du taux d’intérêt directeur, a annoncé mardi soir le gouverneur de la BCT, Chedli Ayari.
“Le conseil d’administration de la Banque Centrale s’est réuni mardi et a pris un train de mesures visant à consolider le dinar tunisien qui a connu un glissement aigu depuis une semaine”, a déclaré le gouverneur de la BCT à la télévision nationale.
Chedli Ayari a estimé que “la révision à la hausse du taux d’intérêt est susceptible de renforcer le dinar et améliorer le taux de change vis à vis des devises étrangères et rendre la devise nationale plus attractive au niveau de l’investissement et de l’épargne “.
“La BCT a pris d’autres mesures dont une plus grande intervention sur le marché de change pour renflouer le dinar avec l’injection pour la seule journée de mardi de 100 millions de dollars (bien dollars)”, a-t-il souligné.
Il a annoncé d’autre part que la BCT a convenu avec les banques tunisiennes de la simplification de la vente et de l’achat des devises “autant que possible”.
“L’économie tunisienne fait face à un déficit grandissant du budget d’une part et un déficit de la balance commerciale d’autre part et le gouvernement est soucieux de prendre les mesures susceptibles de rationaliser les importations, cause essentielle du déficit commercial”, a-t-il ajouté.
Le gouverneur de la BCT a imputé le glissement du dinar aux déclarations de la ministre des finances “qui ont été interprétées comme une intention du gouvernement de vouloir déprécier la valeur du dinar, ce qui n’est pas vrai”.
“L’information, mal interprétée, a entraîné une réaction du marché de change et une dépréciation du dinar”, a-t-il expliqué.

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Le ministre des Finances et de l’Economie

Hakim Ben Hammouda, ancien ministre des Finances, a déclaré, ce vendredi sur Express fm, que l’augmentation du taux d’intérêt directeur de la Fed américaine entraînera la hausse du taux de change du dollar par rapport au dinar tunisien. Il a ajouté que cette décision aura également pour conséquence une augmentation du taux d’endettement de la Tunisie et la hausse du prix d’achat du pétrole. Et d’affirmer que le gouvernement de Youssef Chahed fera face à deux défis principaux en 2017 : Le déficit budgétaire à moins de 5% et un taux de croissance d’au moins 2%.

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a publié jeudi 14 novembre 2013
Lors de sa réunion périodique tenue  en date du  27 juillet 2016, le Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de ladite banque, indique la BCT dans un communiqué.
Au cours de cette réunion, le Conseil a procédé à l’examen de l’ensemble des points, qui s’articulent autour des développements récents de la conjoncture économique internationale et l’analyse des principaux indicateurs économiques, monétaires et financiers  ainsi que des principales évolutions de la situation économique  au plan national, outre le suivi des indicateurs d’évolution de l’activité du secteur bancaire, de la liquidité et des transactions sur le marché monétaire et sur le marché des changes, lit-on dans ce communiqué.
Le Conseil a débattu en particulier d’un projet de circulaire portant modification de la circulaire aux Banques n° 91-24 relative àla couverture des risques et le suivi des engagements, pour introduire de nouvelles normes de couverture du risque opérationnel et de nouvelles limites concernant les engagements des apparentés.
Le conseil a, en outre, examiné la proposition du Comité de Politique Monétaire, réuni le 22 juillet 2016, concernant la création d’un nouvel indicateur de référence du taux d’intérêt interbancaire en Tunisie (TUNIBOR) et a adopté cet indicateur, dont la diffusion sera effective à partir du 1er septembre 2016.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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