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Face à une conjoncture délicate et une détérioration des fondamentaux

Face à une conjoncture délicate et une détérioration des fondamentaux, le rendement du gouvernement ne cesse d’être mal vu par l’ensemble des acteurs et citoyens en général ayant exprimé à maintes reprises leur mécontentement. C’est ce qui ressort du dernier baromètre de l’institut d’études marketing, medias et opinions 3C Etude.

Réalisé du 16 au 22 janvier 2013 auprès d’un échantillon représentatif de 1652 personnes, la treizième vague de ce baromètre politique post-élections montre que la satisfaction des Tunisiens quant à la prestation du gouvernement est au plus bas, avec un taux de 34%, soit 6 points de moins qu’au mois de décembre 2012.

L’opposition est-elle en train de tirer profit de ce désaveu infligé au gouvernement ? Seuls 32% sont satisfaits de la prestation de l’opposition. Ce taux demeure toutefois très faible, plus faible même que le taux de satisfaction de la prestation du gouvernement, qui n’est déjà pas très élevée.

Parallèlement, le taux des mécontents de la prestation de l’opposition se rétracte de 3 points pour se situer à 56%.

Un nouveau record pour les médias

Pour les médias, le degré de satisfaction se situe aux alentours de 65%, contre 30% d’insatisfaction, en recul d’un point par rapport au mois de décembre 2012.

Pour ce qui est de la situation sécuritaire du pays, le taux de satisfaction gagne 2 points pour atteindre 46%, après avoir déjà gagné 2 points, en décembre, et 5, en novembre 2012. Le taux d’insatisfaction se situe à 51%, en baisse 2 points.

Pour quel parti voteriez-vous, si les élections législatives avaient lieu en 2013 ?

Nida Tounes récolterait 33,1% des voix. Le parti de Béji Caïd Essebsi évolue de 4,7 points par rapport au mois de décembre. Ennahdha perdrait 0,9 point et se trouverait pour la première fois en deuxième position avec 33% des voix.

A l’instar d’Ennahdha, les autres partis ont affiché une chute considérable. Al Jabha Chaabia garderait la troisième place avec 7,9%, malgré un recul de 1,5 point, suivie par Al Joumhouri avec 5,6%, en baisse de 0,4 point.

La cinquième place reviendrait à Al Aridha et au CPR qui récolteraient chacun 3,5% des voix, en baisse respectivement de 1,6 point et 1,2 point. Ettakatol reculerait de 0,3 point en obtenant 2,9%. Viendraient ensuite Hizb Attahrir avec 1,8% (en hausse de 0,2 point), UPL avec 1,4% (-0,7 point) et Al Moubadara avec 1% (-0,6 point). Viendraient ensuite par ordre décroissant : Wafa, Al Massar, Achaab, la liste indépendante Wafa, Al Watan, Al Doustouri Al Jadid, Al Majd et d’autres partis.

Béji Caïd Essebsi garde le leadership

Béji Caïd Essebsi, viendrait en tête avec 9,9% devançant le président de la république provisoire Moncef Marzouki (7,1%), si les élections présidentielles se déroulaient aujourd’hui.

Hamma hammami occuperait la troisième place avec 3,8% des voix. Taïeb Baccouche reprendrait la quatrième place, qu’il avait occupée en novembre, en doublant le nombre de ses électeurs, ramassant 2,7% des voix. La cinquième place reviendrait à Hamadi Jebali avec presque le même taux de 2,6% que le mois dernier. Il devancerait légèrement Mustapha Ben Jaafar qui récolterait 2,5% des suffrages, en baisse de 0,6 point. Ahmed Nejib Chebbi remonterait de la 13ème à la 7ème place en récoltant 2,3% des voix (en hausse de 1,4 point). Viendraient ensuite Mohamed Abbou (1,5%), Abdelfattah Mourou (1,4%), Rached Ghannouchi (1,2%) et Samir Dilou (1%), puis Abderraouf Ayadi, Ali Laaraiedh, Kamel Morjène et Hachemi Hamdi avec 0,8% chacun.

Wiem Thebti

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L'ancien Premier ministre Béji Caïd Essebsi a annoncé officiellement samedi la création du parti «Appel de la Tunisie». Lors d'une rencontre organisée samedi au palais des congrès à Tunis

L’ancien Premier ministre Béji Caïd Essebsi a annoncé officiellement samedi la création du parti «Appel de la Tunisie». Lors d’une rencontre organisée samedi au palais des congrès à Tunis, visiblement plein avec un très grand nombre de personnes restées dehors et en présence d’un important dispositif sécuritaire, Caïd Essebsi a annoncé la création d’un Parti qui était au départ une initiative destinée à rassembler diverses forces politiques. «Nous sommes devenus un parti, pour être en règle avec la loi », précise l’ancien Premier ministre tunisien.

Caïd Essebsi, rappelons le, avait rendu public le 26 janvier 2012, une «déclaration» qui avait suscité à la fois des attentes, des réactions positives et surtout des attaques de la part d’Ennahdha notamment. Il ne s’agissait alors, que d’un appel aux forces politiques et intellectuelles nationales «pour se rassembler autour d’une alternative à même de consolider l’équilibre politique et de garantir l’alternance pacifique».

La foule des grands jours qui avait rempli la salle jusqu’au dehors à attendre en pleine canicule, donnait pourtant l’impression, plus d’une attente que d’un refus, malgré l’altercation survenue aux abords du Palais des congrès entre les forces de l’ordre et des personnes venues protester contre la réunion. A l’intérieur en effet, la salle regorgeait d’anonymes, comme de têtes politiques connues. Il y avait les vieux destouriens comme Mustapha Filali, l’ancien SG du PSD (ancêtre du RCD) Mohamed Sayah, Mohamed Jegham ou Kamel Morjene dont la présence, quoique silencieuse et sans applaudissements, signait la réconciliation.

Bien avant sa naissance, le parti «Appel de la Tunisie »avait déjà été accusé d’être le nouveau refuge des anciens RCDistes et des Destouriens que la Révolution veut définitivement balayer après les avoir diabolisés. Cela d’autant plus, que l’absence du parti républicain était remarquée. Ni Néjib Chebbi, ni Maya Jribi n’étaient présents, ce qui fait dire à certains, que l’initiative centriste n’a pas encore convaincu tout la place politique tunisienne pour atteindre l’objectif du rassemblement, malgré la présence d’Ahmed Ibrahim et de seconds couteaux d’autres formations politiques. Béji Caïed Essebsi devrait se contenter, en attendant, des jeunes loups politiques, découvertes de son premier gouvernement de transition, comme Slim Chaker ou Saïd Aïdi ou Taieb Baccouche.

«L’article 1er de la Constitution de 59, sans aucun ajout ni retrait. Un point à la ligne» !

Avec son style si distinctif, mêlant sérieux, humour potache et répliques assassines à ceux qui essaieraient à se frotter à lui, Béji Caïed Essebssi distille son discours, dans une ambiance que ses concurrents n’hésiteront pas à comparer à celle de l’ancien RCD. En vieux briscard de la politique, l’ancien premier ministre n’en oubliera pas pour autant de marquer ce discours de prises de positions sur les faits du jour, comme lorsqu’il lance que «le peuple est musulman et n’a nul besoin pour cela d’intermédiaires » en référence à la polémique sur l’atteinte au Sacré, ou qu’il dit narquois à l’intention des Salafistes que «ils ne digèrent pas le modèle de société que les Tunisiens se sont construits en 50 ans d’indépendance».

Caïed Essebssi en aussi profite pour égratigner Ennahdha, qui ne l’épargne pas non plus, en rappelant à son gouvernement le rapport de Standard & Poor’s qui indiquait que le gouvernement Jbali est incapable d’améliorer la situation. «Vous ne pourrez pas sortir le pays de la situation où il est, seuls. Il vous faut accepter l’autre et chercher le consensus le plus large avec les autres et non chercher le bouc émissaire », dit-il à l’intention d’un gouvernement nahdhaoui qui accuse «les restes de l’ancien régime » et en profite pour fustiger ceux qui appellent à l’exclusion des RCDistes. Et «Bajbouj» comme l’appelle ses Fans, de titiller le parti gouvernant, en indiquant que «nous sommes ouverts à tous … y compris à Ennahdha », avant de se rattraper en précisant que ce sera «sur la seule base de la croyance que seul l’Etat tunisien est au dessus de tout et de tous », opposant ainsi laïcité à islamisme. Il pousse ensuite plus loin, pour répondre au refrain que le parti gouvernant répète concernant sa légitimité électorale, en lançant que «nul ne la conteste même si elle doit finir à la période déterminée (23 octobre prochain), mais seule la Constituante peut se prévaloir de la légitimité électorale, car c’est elle qu’on a élu, pas le gouvernement qui a été désigné par la Constituante » !

En forme malgré les quelques toux, le fondateur du Parti «Appel de la Tunisie », se lance ensuite à égrener avec force les principes fondateur de son parti. En premier lieu, il place le premier article de la Constitution de 1959 en martelant, «sans aucun ajout ni retrait, un point c’est tout», avec son drapeau et son hymne national, les acquis modernistes de 50 ans et à leur tête le Code du statut personnel, termine-t-il à l’endroit des femmes, dont des voilées, qui l’applaudissent longuement. Suivent ensuite la citoyenneté, la démocratie comme mode de gouvernance, la justice sociale, le refus de la violence et l’opposition à cette violence celle de l’Etat et le refus de toute exclusion.

La «Holding politique BCE », c’est quoi ?

Au-delà de cette manifestation qui trace les contours, sommes toutes d’un nouveau parti qui pourrait n’être qu’un parti de plus parmi tant d’autres même s’il démarre sur les chapeaux de roue, il y aurait cependant une structure plutôt originale selon nos informations. Une structure que nous avions comparée à celle d’une holding, mais politique.

Des sources très proches du nouveau parti de Béji Caïed Essebssi, nous indiquent en effet qu’il se composerait de trois structures en une seule. Il y aurait en effet, le «Mouvement Appel de la Tunisie» ou le MAT, qui sera le parti-mère, celui qui regroupera les adhérents directs du parti lui-même. Il y aura en plus deux satellites. Le premier sera celui des «partis alliés», comme pourrait être le cas du parti républicain de Néjib Chebbi et Maya Jribi. Ce satellite, pourra figurer sur d’éventuelles listes électorales communes, mais n’aura pas de représentation au sein du parti-mère. Le second satellite de ce que nous appelons la «Holding BCE», sera celui des «partis partenaires». Il englobera un ou plusieurs partis, plus proches idéologiquement du MAT et qui auront une représentation au sein des ses structures dirigeantes du MAT.

Au tour de ces structures, la réflexion et le débat sont en cours, un Bureau politique, un Comité exécutif [qui comprendrait Lazhar Karoui Chebbi, Taieb Baccouche, Lazhar Akrimi, Slim Chaker, Boujemaa Rimili, Mohsen Marzouk, Wafa Makhlouf, Anis Ghedira, Sameh Damak et Salma Rekik, à qui d’autres sources ajoutent, Noureddine Ben Tichia, ou encore Ridha Belhaj], ou encore une structure de coordination. Même le poste traditionnel de Secrétaire Général, pour lequel le nom de Taieb Baccouche est sur toutes les lèvres sans être définitif, ferait toujours débat chez le MAT.

Pour l’instant, nous dit-on de sources proches du MAT, Béji Caïed Essebssi sera le président du parti, cela a été derrière la décision d’Omar Shabou de quitter l’initiative, mais de manière temporaire jusqu’au prochain congrès. Ce Congrès du MAT, devrait se tenir dans deux mois nous dit-on. En attendant, le nouveau parti vient tout juste de déposer son dossier auprès des services concernés et qui sont sous la tutelle directe de Hammadi Jbali et pratiquement entre les mains de Lotfi Zitoun, membre d’Ennahdha !

Khaled. B.

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L’ancien Premier ministre tunisien

L’ancien Premier ministre tunisien, Béji Caïed Essebsi a presque écorné le ministre nahdhaoui de l’agriculture, qu’il a presque tué politiquement. «Voila un autre chanteur qui fait son entrée dans la troupe», tire-t-il en parlant du ministre nahdhaoui de l’agriculture qu’il ne nommera pas, en faisant mine de ne pas se rappeler de son nom.
Et sous le rire de la foule, l’ancien Premier ministre lui lance à lyncher que «je ne voudrais pas trop l’impliquer, mais il avait demandé à me rencontrer et je ne vous dirais pas ce qu’il m’avait demandé ». Il n’en dira pas plus, même sous l’instance d’un public qui scandait plusieurs fois “dites-le”. !!

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C’est finalement mardi prochain que sera faite l’annonce officielle du mouvement politique lancé par Béji Caied Essebsi

C’est finalement mardi prochain que sera faite l’annonce officielle du mouvement politique lancé par Béji Caied Essebsi, contrairement aux informations qui avaient circulé dans les médias évoquant ce vendredi.
Selon des sources qui lui sont propres, le journal Achourouk précise que cette initiative sera ouverte à toutes les parties politiques et qu’elle n’est pas dirigée contre une partie politique déterminée y compris le mouvement Ennahdha, ajoutant que l’objectif recherché est la formation d’un front politique élargi et équilibré, visant à sauver le pays, en cette étape.
Le mouvement  comprendra dans ses rangs des figures politiques connues sur la scène nationale.
Cette initiative a été précédée de nombreuses grandes démarches politiques, à l’intérieur comme à l’extérieur en vue de faire le « marketing » de cette initiative, notamment en France et à Qatar.

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Le  groupe de figures nationales associées à l’initiative politique de Béji Caied Essebsi

Le  groupe de figures nationales associées à l’initiative politique de Béji Caied Essebsi, a achevé l’élaboration du texte de la déclaration qui sera adressée à l’opinion publique, ainsi que de la liste définitive du comité national de du suivi de l’initiative, rapporte le quotidien Al Maghreb.

La  déclaration sera annoncée, mercredi prochain, précise-t-il.

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L’ex-Premier ministre

L’ex-Premier ministre, Béji Caied Essebsi , répondrait, dans les prochains jours, aux attaques lancées à son encontre par « le comité de défense des victimes de torture appartenant au mouvement yousséfiste » dirigé par l’avocat Mabrouk Kourchid.

L’hebdomadaire Al Mousawar , qui cite des sources proche de Caied Essebsi, rappelle que ce comité a déposé deux plaintes et une troisième est en préparation contre ceux qui avaient assumé des responsabilités à la Direction de la sureté et au ministère de l’Intérieur entre 1957 et 1972, c’est à dire , la période où la répression du mouvement yousséfiste avait atteint son paroxysme.

Les sources proches de Caied Essebsi n’ont pas précisé la nature de la contre-attaque que celui-ci est en train de préparer.

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“Préserver la liberté est plus difficile que de l’arracher”, a déclaré jeudi à Tunis M. Beji Caid Essebsi, Premier ministre du gouvernement de transition à l’ouverture des travaux de la 4ème édition du forum des leaders de médias d’Afrique (AMLF). “Avant la révolution on ne parlait que d’un parti unique et d’une presse unique”, a-t-il relevé soulignant qu’après le 14 janvier le paysage médiatique s’est considérablement enrichi, citant le lancement de nouvelles télévisions et de radios et le foisonnement de journaux.

Il a souligné, à cette occasion, l’impératif de renforcer la liberté de la presse, eu égard au rôle crucial que joue ce secteur au service des citoyens, dès lors qu’il permet de diffuser l’information au grand public et de dissiper les ambiguïtés. Evoquant la question de financement des médias, le Premier ministre du gouvernement de transition a reconnu l’existence de problèmes financiers dans ce secteur, mais ces problèmes “ne peuvent en aucun cas affecter l’intégrité et l’objectivité des médias qui ne doivent dire que la vérité”, a-t-il estimé.

Gouverner le pays après 23 ans de dictature, est une mission très difficile, a-t-il soutenu évoquant à ce propos l’énorme disparité entre les régions avec notamment près de 700 000 mille chômeurs dont 200 000 diplômés supérieurs ayant une formation non adaptée au marché de l’emploi.

Mais, a-t-il relevé, la Tunisie, berceau du printemps arabe est parvenue à surmonter diverses difficultés et évoluer vers un meilleur avenir en organisant les premières élections libres, transparentes et démocratiques de son histoire donnant ainsi l’exemple aux autres pays vivant un processus de transition démocratique similaire.

“Avec l’élection de l’Assemblée constituante et la prochaine composition d’un nouveau gouvernement, nous avons le privilège de donner l’exemple de partir au bon moment et de ne plus s’accrocher au pouvoir”, a encore soutenu le Premier ministre.

Organisé par “l’Initiative pour les médias d’Afrique” (AMI), les travaux de la 4ème édition du AMLF se poursuivront jusqu’à vendredi sous le thème “Quel avenir pour les médias traditionnels”.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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