Au cours du premier semestre 2026, la STB Bank a poursuivi sa politique rigoureuse d’optimisation de la structure de ses ressources. Les dépôts de la clientèle ont enregistré une progression de 465 MD, soit une hausse de 3,7 % ou 7,4% en rythme annuel, portée principalement par les dépôts à vue, qui ont augmenté de 243 MD (+5,5 %) et contribué à hauteur de 52 % à la croissance globale des dépôts. Les dépôts d’épargne ont, quant à eux, progressé de 162 MD (+3,3 %). Ensemble, les dépôts à vue et les dépôts d’épargne représentent 87 % de l’accroissement total des ressources de la clientèle. Les dépôts à terme ont affiché une hausse de 75 MD (+2,7 %), représentant 16 % des dépôts additionnels enregistrés sur la période. Par ailleurs, les ressources d’emprunt se sont établies à 347,4 MD à fin juin 2026, en baisse de 153,5 MD, soit de 30,6 %, par rapport à leur niveau de fin décembre 2025.
S’agissant de l’activité de financement, la Banque a maintenu un encours de créances nettes sur la clientèle relativement stable au cours du premier trimestre, avant d’enregistrer une reprise au deuxième trimestre. Cette évolution a permis à l’encours d’atteindre 8,8 milliards de dinars à fin juin 2026, en progression de 2 % ou 4% en rythme annuel, marquant ainsi un retournement de tendance après les contractions successives observées au cours des dernières années.
Par ailleurs, la Banque a enregistré au premier semestre une augmentation de 388 MD, soit 7,9 %, de son portefeuille-titres, dont l’encours s’est établi à 5,3 milliards de dinars. Cette progression provient principalement de l’accroissement de l’encours des bons du Trésor de 368,1 MD, témoignant du rôle toujours important de la Banque dans le financement de la dette publique.
L’évolution des indicateurs bilanciels susmentionnés, conjuguée à la forte réduction du recours aux ressources monétaires, a permis de confirmer le respect et l’amélioration des ratios réglementaires de liquidité (LCR) et de transformation (LTD), qui se maintiennent à des niveaux confortables et offrent un potentiel accru de développement de l’activité de crédit.
Sur le plan de la rentabilité, les charges d’intérêts ont été ramenées de 370 MD à 341 MD, principalement sous l’effet de l’extinction des charges de refinancement sur le marché monétaire. Cette évolution reflète la politique de mobilisation des ressources adoptée par la Banque, privilégiant les dépôts de la clientèle, notamment ceux à faible rémunération. Toutefois, la marge nette d’intérêt a enregistré un recul sous l’effet principalement de la baisse des produits d’intérêts.
Quant aux commissions nettes, une baisse de leur volume de 1,7 MD à 57,6 MD a été constatée tenant compte principalement de l’impact de la diminution des commissions sur chèques (-1,4 MD).
Les revenus du portefeuille-titres et des opérations financières ont, quant à eux, progressé de 36,1 MD, soit 17,1 %, pour atteindre 246,8 MD. Cette performance résulte notamment de l’augmentation des revenus générés par les placements en bons du Trésor.
L’ensemble de ces évolutions a permis à la Banque de dégager un produit net bancaire de 314 MD, contre 350 MD à fin juin 2025.
S’agissant des charges opératoires, celles-ci se sont élevées à 178,6 MD, en hausse de 7,3 %, sous l’effet, principalement, de l’intégration du personnel des filiales STB-SG et STB-MG conformément à la loi n° 2025-9 relative à l’interdiction de la sous-traitance de la main-d’œuvre. Cette augmentation a été partiellement compensée par la baisse des frais de fonctionnement, qui ont reculé de 10,2 % pour s’établir à 44,0 MD. Le coefficient d’exploitation s’est ainsi établi à 56,9 %, contre 47,5 % une année auparavant.








