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Après son coup d’éclat sur le plateau de Myriam Belkhadi, sur Al Hiwar Ettounsi, le président de l’UTICA, Samir Majoul, était l’invité de l’émission «75 minutes», diffusée mercredi 14 mars 2018 dans la soirée sur la chaîne Al Wataniya 1. Le patron des patrons a évoqué les grands sujets économiques du moment, mais c’est surtout la tension née des questions des journalistes sur les businessmen qui devraient en faire plus pour la Tunisie qui a retenu l’attention…

«Les hommes d’affaires ont investi mais le gouvernement ne leur a pas créé les bonnes conditions. L’usine de production laitière a travaillé à perte, parce que le prix du lait fixé par le ministère du Commerce ne lui permettait pas d’avoir de bons résultats», a rétorqué Majoul. Il a également évoqué l’Open sky, paralysé actuellement par les syndicats et la concurrence que fait l’Etat aux entreprises privées, ce qui, selon lui, casse la dynamique de l’investissement.

Le président de l’UTICA a également répondu sur les bruits qui propagent que la centrale patronale ne s’acquitte pas de ses cotisations CNSS. Il a déclaré que c’est faux. «Malheureusement l’UTICA paie la CNSS. Par contre, les entreprises publiques ne versent rien. Elles ne règlent pas non plus les factures d’électricité et d’eau, ni la CNRPS. Et tout cela c’est le contribuable qui l’endosse !», a ajouté véhément Majoul…

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Un très grand nombre de citoyens tunisiens se reconnaitront certainement dans l’appel du chef du gouvernement tunisien, dimanche soir dans une nouvelle interview télévisée, pour une meilleure stabilité et sa stigmatisation de la nouvelle habitude politique d’un nouveau gouvernement tous les 15 à 18 mois. Beaucoup soutiendraient ainsi Youssef Chahed, non parce qu’il aurait le meilleur des gouvernements ou qu’il soit le meilleur des chefs de gouvernement, mais simplement pour éviter un «bis repetita» de tout un processus qui paralyse l’Etat, l’économie et les relations avec les donateurs et les pourvoyeurs de fonds. Il nous semble, pourtant, important de rappeler à Youssef Chahed de ne pas en abuser.

  • Le nouveau concept de «Plus de municipalité = de croissance» de Youssef chahed

Dimanche, lors d’une énième sortie médiatique, où on nous clamé LA nouvelle forte annonce en matière de lutte contre la corruption, dans un nouveau style de communication, le chef du gouvernement tunisien a défendu son petit bilan d’une petite croissance non créatrice d’emplois et où il a fait un lien, jusque-là inédit, entre augmentation du nombre des municipalités et croissance. Youssef Chahed se féliciterait-il des dépenses des futures municipalités, en tant que relais du développement local ? Il lui faudrait d’abord créer de la croissance autrement que par la consommation. «On pourrait plutôt établir une possible aggravation du déficit public avec la décentralisation, car la nouvelle Constitution leur donne le droit de réclamer à l’Etat d’éponger leurs dettes», selon un économiste qui a souhaité garder l’anonymat, alors qu’un autre, plus connu, nous a avoué n’y déceler aucun lien de causalité directe. Chahed défend les siens aussi, contre l’erreur de la liste des pays à haut risque de blanchiment d’argent, en en rejetant l’entière responsabilité sur le CTAF qui a pourtant apporté toutes les preuves que le gouvernement savait et n’a rien fait, et sans qu’aucun des deux journalistes ne le lui rappelle.

  • Les bonnes questions et les moins bonnes réponses

Il a aussi certes adopté une nouvelle attitude, peut-être un tantinet plus agressive, face à des journalistes qui posaient des «questions» fleuve, en leur coupant la parole pour mettre en phase lui-même les chiffres du premier mois de la nouvelle année. Ces chiffres sont pourtant relatifs au seul mois de janvier et ne sauraient donc être pris pour les indicateurs d’une tendance confirmée.

On s’attendait, par exemple, à ce que Youssef Chahed expliquât au peuple ce qui se passe à Gafsa où la production du phosphate est toujours arrêtée et comment il compte s’y prendre pour remettre les trains du phosphate sur les rails. RAS, c’est toujours par le dialogue qu’il compterait y arriver. Ce même dialogue qui perdure depuis 7 ans.

On attendait aussi à ce qu’il parlât au peuple dont il a la charge du réveil des démons du Kamour, qui risquerait de fermer de nouveau la vanne, déjà en mode goutte-à-goutte. Motus et bouche cousue. On s’attendait à ce qu’il dît au peuple qu’il s’était déjà mobilisé contre la hausse des prix, comment son gouvernement compte maîtriser une inflation dont les perspectives ne disent rien qui vaille. Motus et bouche cousue encore.

On aurait aimé l’entendre sur les promesses des projets qui avaient fait la réussite du Tunisia 2020 dont il s’était déclaré fier un certain temps, il se borne à parler de ceux qui font des promesses d’investissement pompeuses. On aurait aimé l’entendre parler, franchement, sur les dos d’âne qui tapissent sa route de chef de l’exécutif et montrer du doigt ceux qui les y ont mis. On aurait aimé beaucoup de choses. On n’a eu que peu de choses dans cette énième interview sans réelles nouvelles !

  • Pas de remaniement… pour l’instant et ledit gros dossier de corruption de la BFT

En fait, il semble que toute cette interview, qui, paraît-il, a définitivement mis au placard le mode de communication via les réseaux sociaux, ait été faite dans deux objectifs essentiels. D’abord, annoncer à demi-mots qu’il n’y aura pas, pour l’instant, de remaniement ministériel. Une déclaration dont l’objectif serait de répondre à ceux qui croient toujours que c’est le «président de l’UGTT», comme en a fait le lapsus un des journalistes au cours de l’interview, qui commande. Ensuite, relancer sa guerre contre la corruption par l’annonce d’un nouveau gros dossier. Celui de la BFT (Banque franco-tunisienne), qui n’en est en fait pas un. Ce dossier traînait déjà depuis 1981, bien avant Zine El Abidine Ben Ali. Sa très mauvaise situation financière n’est pas une nouveauté non plus. Dans ce nouveau dossier de corruption, Youssef Chahed a évité de parler dans le détail de ce que tout le monde connait et qui est relatif au différend de l’Etat tunisien avec la société ABCI de l’homme d’affaires Majid Bouden, ainsi que le pendant proprement tunisien qui concerne un ancien ministre de la Troïka. Il focalise plutôt sur le volet mauvaise gestion et mise en banqueroute de la banque. Les responsabilités dans cette affaire sont très compliquées et concerneraient des personnalités, dont certaines sont décédées depuis quelques années. Chahed se limite à dire que le dossier est instruit et entre les mains de la justice.

  • La guerre contre la corruption, comme une cuirasse pour durer

Chahed a donc parlé. Mais il n’a que peu ou prou dit. On se demanderait presque si l’annonce de ce «nouveau dossier» de corruption ne serait qu’une nouvelle tentative de faire le buzz politique alors que l’effet du dossier Chafik Jarraya, qui s’enlise, s’effrite et son taux de popularité aussi. «Si la guerre contre la corruption s’arrêtait, une grande partie des problèmes de ce gouvernement disparaîtraient». La citation est de Youssef Chahed, mais comme un couteau à double tranchant. Un décryptage politicien lui donnerait raison, lorsqu’on sait l’interpénétration entre argent et politique depuis 2011 et les pressions de tout le monde sur tout le monde, pour ne pas lever certains lièvres et dépoussiérer certains dossiers.

Il se trouve, cependant, que les problèmes de l’actuel gouvernement ne proviennent pas que de son environnement politique. C’est aussi la disparition de la notion de l’autorité de l’Etat que tous les gouvernements ont évité de restaurer. C’est aussi un enlisement du budget de l’Etat dans les dépenses qu’aucun gouvernement n’a su ou pu endiguer pour redresser les équilibres financiers globaux. C’est encore une suite de gouvernements qui n’ont pas su ni pu changer de schéma de développement et basculent depuis 7 ans entre l’Etat régulateur et l’Etat providence. C’est aussi d’autres niches de corruption que les gouvernements successifs évitent toujours comme on éviterait un nid de guêpes, ceux de l’évasion fiscale, de la justice, de la douane et des forces de sécurité.

C’est devant tout cela qu’on comprendrait que Youssef Chahed craigne que s’arrête la guerre contre la corruption, quitte à en égrener les dossiers, pour s’en faire une cuirasse contre toute attaque politique. Dimanche dernier, Youssef Chahed a été comme l’oiseau qui chantait et son aile fait les chœurs. Un chant loin d’être mélodieux !

Khaled Boumiza

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Le chef de l’Etat, Béji Caïed Essebssi (BCE), a fait jeudi son annonce. On ne sait pas s’il ruminait cela depuis un certain temps ou s’il l’a fait à l’insu de tout le monde, y compris et surtout de son chef de gouvernement. Ce qui est certain, c’est qu’il avait reçu une journée auparavant le président de l’ARP et dirigeant de Nida Tounes, Mohamed Ennaceur, ainsi que Rached Ghannouchi, leader d’Ennahdha, parti de la coalition gouvernementale. Ce qui est certain aussi, c’est que la réaction du chef du gouvernement, qui semblait être bien au courant de ce qu’allait dire BCE et que tout le monde était au courant depuis jeudi de son passage sur Express FM ce vendredi, ne s’est pas faite attendre. «Je ne démissionnerai pas, Je ne démissionnerai pas, Je ne démissionnerai pas», semblait vouloir dire Habib Essid à ceux qui avaient prédit son départ et ceux qui comprendraient que BCE le désavouerait lors de son interview à la Wataniya.

Sur le plateau d’Elyes Gharbi et dans le faste d’un endroit inconnu, BCE a bien argumenté avec force chiffres chocs qui dépeignent clairement le cul-de-sac, économique et social, dans lequel s’empêtre depuis plus d’un an la Tunisie. Et même s’il y était allé du dos de la cuiller, il n’a épargné aucun des responsables de cette situation, c’est-à-dire, l’opposition radicale du Front Populaire qui rame à contre-courant de tous les efforts de sortie de crise, l’UGTT qui n’a de souci que de défendre les droits du travailleur, jusqu’à multiplier par plus de 2 la masse salariale en cinq années (6 Milliards DT en 2010, contre 13 Milliards DT en 2015) et les salariés du secteur minier qui arrêtent depuis cinq ans la production, sans oublier le patronat local qui rechigne à reprendre l’investissement dans cette conjoncture et empêche ainsi de donner le signal fort de la reprise aux IDE.

La proposition de BCE de recours à un gouvernement d’union nationale est, tout à la fois, inquiétante, démobilisatrice, politiquement intelligente, politicienne et malicieuse. Elle est même nouvelle, originale et porteuse d’optimisme. Mais elle sonne aussi comme la dernière cartouche gouvernementale pour un pays devenu ingouvernable pour et par son élite.

Politiquement intelligente, car elle prend de court toutes les autres propositions et initiatives de la scène politique. Il donne ainsi l’impression qu’il est à l’écoute de tout le monde, qu’il ne reste pas les bras croisés et qu’il essaie de rassembler tout le monde. BCE reste ainsi le maître du jeu et se positionne comme la force de proposition pour une sortie de crise, malgré les limites constitutionnelles de sa fonction de chef d’Etat.

Sa proposition de gouvernement d’union nationale est ensuite une nouveauté originale, dans la mesure où elle propose une troisième voie de gouvernance pour un pays devenu ingouvernable. Un pays où nul n’est assez fort pour gouverner seul, un pays en «1ère année de démocratie» et qui choisit le régime parlementaire lequel nécessite une maturité politique que l’élite politique n’a pas, un pays où la liberté dans son sens le plus étendu est montée à la tête de tout le monde comme une moutarde. En ouvrant le gouvernement à tous ceux qui voudraient y participer, BCE casse aussi l’image de la bipolarité politique dont on l’accuse d’avoir enfermé la vie politique en Tunisie et casse même l’image d’une entente indélébile avec le parti que tout le monde déteste cordialement, qui est Ennahdha.

Quelques semaines après l’avoir encensé, BCE donne le change à ceux qui l’accuseraient de soutenir un «loser», en disant que «le prochain chef de gouvernement, peut être Habib Essid ou un autre». Le chef de l’Etat n’écarte pas ainsi l’idée du départ d’Essid, sans pour autant le désavouer.

C’est aussi une initiative purement politicienne et malicieuse. Elle pousse, en effet, tout le monde dans la fosse aux lions et les embarque tous sur la même galère pourrie de la crise, politique, sociale et économique, qui a fait que ce pays devienne ingouvernable depuis plus d’une année après le fiasco de la Troïka. Qu’on y adhère ou qu’on la refuse, c’est tout le monde qui y gagnera ou qui y perdra, ensemble. Ou on arrive à tuer le lion pour sauver le pays et personne ne pourra et ne devra s’offusquer des méthodes et moyens pour le faire, ou on restera tous dans cette fosse aux lions et personne ne pourra en vouloir à personne.

Cette proposition de BCE ouvre certes une perspective, porteuse d’espoir, pour la sortie de crise. Elle donne pourtant un mauvais signal de démobilisation générale, d’abord par le fait d’avoir enfin dévoilé l’étendue de la crise économique et sociale et la profondeur de la crise politique. La démobilisation, administrative et économique, de tout un pays qui se met en attente de l’issue de cette proposition. Mais aussi les germes d’une possible mobilisation sociale pour parer à la démobilisation administrative et économique qui risquerait d’enfoncer encore plus le pays dans la crise.

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