La députée au Parlement, Fatma Mseddi, a affirmé que le nombre de migrants en situation irrégulière dans la région d’Al Amra dépasse, à lui seul, les 20 mille personnes. Elle a insisté sur la nécessité de les transférer vers des zones éloignées des centres urbains et de procéder à leur expulsion forcée.
Elle a estimé que la présence de migrants en situation irrégulière dans des zones proches de la mer, où ils se préparent à se rendre en Europe, les pousse à refuser de se déplacer vers d’autres régions ou de retourner volontairement dans leurs pays d’origine.
Elle a également indiqué que la Tunisie respecte les droits de l’Homme et s’engage à appliquer les lois, soulignant que les expulsions forcées sont pratiquées dans plusieurs pays à travers le monde et ne constituent pas une violation de la loi.
Par ailleurs, Mseddi a rappelé qu’une proposition de loi visant à organiser l’expulsion des migrants en situation irrégulière a été soumise depuis décembre dernier, mais que le bureau de l’Assemblée l’a bloquée et ne l’a pas renvoyée à la commission compétente.