La plus grande ville des Etats-Unis commence samedi à élire son nouveau maire, et le nom qui sortira des urnes le 4 novembre pourrait bien être celui de Zohran Mamdani, élu local de 34 ans issu de la gauche du Parti démocrate.
Ce week-end démarre le vote anticipé par correspondance pour tous les New-Yorkais inscrits sur les listes électorales qui choisissent cette voie plutôt que de se rendre aux urnes le jour du scrutin.
Depuis sa victoire surprise à la primaire démocrate en juin, Zohran Mamdani, représentant du quartier populaire du Queens à l’Assemblée de l’Etat de New York, fait figure de grand favori.
Naturalisé américain en 2018, ce fils d’intellectuels issus de la diaspora indienne, musulman et socialiste revendiqué, est un farouche adversaire de Donald Trump, dont il fustige notamment les politiques économique et migratoire.
Dans cette mégapole de 8,5 millions d’habitants parmi les plus chères du monde, il a bâti sa campagne sur la promesse d’une ville plus « abordable », avec des habitations à loyers encadrés plus nombreuses, des bus et des crèches gratuits.
Face à lui, l’ex-gouverneur de l’Etat Andrew Cuomo, 67 ans, figure de l’establishment démocrate qui concourt en indépendant après avoir perdu la primaire face à son jeune adversaire. Et Curtis Sliwa, un républicain de 71 ans.
Selon trois sondages réalisés en octobre, Zohran Mamdani est crédité de 46 à 52% des intentions de vote, soit entre 11 et 13 points de plus qu’Andrew Cuomo. Curtis Sliwa est loin derrière (entre 15 et 19% des voix).
Jeudi, l’ex-gouverneur a reçu le soutien du maire sortant, le démocrate Eric Adams, lequel avait renoncé à concourir fin septembre au vu de sondages très peu encourageants, après un mandat entaché par des accusations de corruption.
Jadis adversaires, les deux hommes concentrent désormais leurs attaques sur celui qu’ils accusent d’être « anti-business », « un charlatan qui vend du rêve » aux plus pauvres tout en étant devenu « le roi des bobos ».








