Après l’annonce d’un budget révisé en forte baisse, de 40%, pour l’État nigérien le 8 octobre, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) lance un « fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie ». Dans un communiqué, le régime militaire au pouvoir après le coup d’État de juillet dernier explique vouloir mettre en place un grand nombre de prélèvements : entreprises, hydrocarbures, diasporas, de nombreux secteurs seront mis à contribution.
Ce fonds de solidarité serait financé, selon le communiqué, par des prélèvements sur les hydrocarbures, sur les redevances des opérateurs de télécommunications titulaires d’une licence dans le pays. Il n’y a pas d’informations sur les modalités d’application pour l’instant, mais cela dénote une chose : le CNSP cherche de l’argent.
Pour alimenter ce fond, il y aura un prélèvement de 10 francs CFA (environ 1 centime d’euros) par ticket de transport terrestre comme les péages par exemple. Les entreprises, ONG et les programmes de développement seront également mis à contribution.
Le président d’une ONG, contacté par RFI, a salué « un acte patriotique fort » tout en relativisant la portée de ces décisions. Les financements occidentaux sont suspendus, explique-t-il, les caisses de son ONG sont vides, il a donc du mal à imaginer comment son organisation pourrait contribuer
Niger: Le CNSP lance un fonds de solidarité
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Comment la diaspora peut-elle contribuer a ce fond de solidarite pour le development du pays?