Selon des informations, rapportées par la publication hebdomadaire française « Brèves Economiques Tunisie & Libye », le 24 mars 2026, la Tunisie a adopté un pacte de compétitivité pour le développement des industries électroniques à l’issue d’une réunion, présidée par la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, Fatma Thabet Chiboub. Parmi les principaux objectifs fixés figure l’atteinte d’un taux d’intégration de 55% à l’horizon 2030, contre 35% en 2025. La réalisation de grands projets industriels et l’ouverture de 4 centres spécialisés en recherche et développement, prévus par le pacte, devraient créer 30 000 emplois supplémentaires et augmenter la contribution des investissements du secteur au PIB de 20%.
Le pacte vise également à porter le chiffre d’affaires du secteur à 3% contre 1% en 2025, et à doubler les exportations, qui devraient passer de 3,5 MDT (1 M EUR) à 7 MDT (2,1 M EUR). Le secteur que ce pacte entend transformer repose aujourd’hui sur un tissu d’environ 150 entreprises, qui emploient près de 70 000 personnes et génèrent 15% du PIB. Par ailleurs, le secteur de l’électronique est l’un des piliers de la relation industrielle entre la France et la Tunisie et continue de se développer. Ainsi, AsteelFlash, leader français de la sous-traitance électronique, a annoncé, en février 2026, un projet d’extension de son site de la Soukra, qui permettra de doubler ses capacités de production.








