Les républicains de la Chambre des représentants des États-Unis ont rejeté un accord bipartisan du Sénat visant à financer temporairement le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) et ont adopté à la place, tard vendredi, leur propre mesure de financement, prolongeant un bras de fer budgétaire qui sème la pagaille dans les aéroports depuis plusieurs semaines.
Cette impasse budgétaire oblige des milliers d’agents de sécurité des aéroports à travailler sans être payés depuis la mi-février. La Maison Blanche a ordonné que ce personnel soit enfin rémunéré, sans préciser comment.
Une mesure de financement « qui entérine le statu quo est mort-née au Sénat, et les républicains le savent », a lancé le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, dans un communiqué après l’annonce du projet de loi des républicains.
« Les démocrates financeront les fonctions essentielles de la Sécurité intérieure — mais nous ne donnerons pas un chèque en blanc à la milice migratoire illégale et meurtrière de Trump sans réformes », a-t-il dit.
Le vote nocturne est intervenu alors que le président de la Chambre, le républicain Mike Johnson, avait qualifié le projet de loi bipartisan du Sénat de « blague ».
Il avait annoncé que les républicains allaient présenter un texte concurrent qui financerait intégralement le personnel de l’Agence de sécurité dans les Transports (TSA), ainsi que les agents de l’immigration et les membres de la patrouille frontalière.
Rejetant entièrement la faute sur les démocrates, la Maison Blanche a donné vendredi instruction au ministre de la Sécurité intérieure de trouver et d’utiliser des fonds déjà budgétés – sans plus de précision – pour payer autant que possible les salariés de la TSA.








