Palestine : Le procès d’Ahd Tamimi renvoyé au 11 mars

Palestine : Le procès d’Ahd Tamimi renvoyé au 11 mars

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Après cinquante-six jours de détention préventive, le procès de l’’adolescente icône de la résistance palestinienne Ahed Tamimi a débuté, ce mardi 13 janvier, devant la justice militaire israélienne à Ofer, en Cisjordanie, mardi 13 février. La prochaine audience n’aura lieu que le 11 mars, la jeune femme demeurant en prison d’ici là. Les médias et les observateurs n’ont pas été autorisés à assister aux débats, le huis clos étant dans l’intérêt de l’accusée, a affirmé le juge.

Agée de 17 ans, Ahed Tamimi fait l’objet de douze chefs d’inculpation, dont celui de « violences aggravées ». Originaire du village de Nabi Salih, en Cisjordanie, elle était allée à la rencontre de deux soldats israéliens, qui se trouvaient dans la cour de la maison familiale, le 15 décembre. Elle les avait harangués, puis elle avait frappé et giflé l’un d’eux, resté impassible. Elle avait été arrêtée quatre jours plus tard, de nuit, peu avant sa cousine Nour Naji Tamimi, 21 ans.

En janvier, le tribunal avait estimé qu’Ahed Tamimi devait rester en détention jusqu’à son procès en raison de ses antécédents contre l’armée israélienne. Le 12 février, Amnesty International a appelé à une remise en liberté immédiate de l’adolescente. « En vertu de la convention sur les droits de l’enfant, dont Israël est signataire, l’arrestation, la détention et l’emprisonnement d’un enfant doivent être une mesure de dernier recours et pour une période de temps la plus courte possible », a rappelé l’association de défense des droits humains.

Dans une tribune publiée par le quotidien Haaretz, le 31 décembre, le père d’Ahed, Bassem Tamimi, expliquait que l’adolescente incarnait une nouvelle génération de « combattants de la liberté », qui ont deux tâches devant eux : « D’une part ils ont le devoir, bien sûr, de continuer à défier et combattre le colonialisme israélien dans lequel ils sont nés, jusqu’au jour de son effondrement. D’autre part, ils doivent affronter courageusement la stagnation politique et la dégénérescence qui s’est répandue parmi nous. »

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