Selon l’indice de performance environnementale 2024 (EPI) développé par les universités de Yale et Columbia avec le soutien de la fondation McCall MacBain, la Tunisie est classée à la 88ème position mondiale avec un score de 48,1. Elle figure à la 5ème place arabe après les Émirats arabes unis (53ème place mondiale), Oman (54ème), la Jordanie (74ème) et Qatar (79ème).
A l’échelle africaine, la Tunisie vient après le Zimbabwe (55ème place mondiale), les Seychelles (70èmes), l’île Maurice (78ème) et la Zambie (85ème).
Au niveau mondial, seuls cinq pays, à savoir l’Estonie, la Finlande, la Grèce, le Timor-Oriental et le Royaume-Uni, ont réduit leurs émissions de gaz à effet de serre au rythme nécessaire pour atteindre la neutralité d’ici à 2050. Les émissions des plus grandes économies du monde diminuent, soit trop lentement comme aux États-Unis, soit continuent d’augmenter comme en Chine, en Inde et en Russie.
Ces résultats ont démontré que le monde est encore loin d’être sur la bonne voie. Malgré un déploiement record des énergies renouvelables, les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter.
A noter que l’indice de performance environnementale (EPI) fournit un résumé basé sur des données de l’état de la durabilité dans le monde. À l’aide de 58 indicateurs de performance répartis dans 11 catégories, l’EPI classe 180 pays en fonction de leur performance en matière de changement climatique, de santé environnementale et de vitalité des écosystèmes.
Dégradation de l’environnement : Quelles mesures prises par le gouvernement ?
Le gouvernement a consacré, dans le cadre du Plan de développement 2023-2025, une enveloppe de 6,7 milliards de dinars en faveur de l’économie verte et du changement climatique.
Le gouvernement ambitionne, au cours des trois prochaines années, d’accélérer la transition énergétique, de s’adapter aux changements climatiques et de préserver la durabilité de l’environnement.
Il vise, également, à garantir la sécurité de l’eau, à lutter contre la pollution, à protéger l’environnement et renforcer l’économie circulaire.
En ce qui concerne la sécurité de l’eau, le gouvernement œuvrera, essentiellement, à mobiliser des ressources en eau de surface pour atteindre un taux de remplissage de 95% et soutenir la capacité de stockage des barrages, l’utilisation des ressources en eau non conventionnelles et le dessalement de l’eau de mer.
En vue de lutter contre la pollution, de protéger l’environnement et soutenir l’économie circulaire, les énergies propres seront adoptées comme choix stratégique outre la valorisation des déchets ménagers, industriels et de construction.
Le gouvernement prévoit, en outre, l’amélioration de l’indice de performance environnementale (EPI), qui évalue l’efficacité des politiques environnementales, afin que la Tunisie soit classée parmi les pays à haute efficacité environnementale.
Pour le secteur public, le plan de développement a tracé certains objectifs tels que le développement d’une gouvernance participative pour le secteur de l’eau, l’intensification de l’utilisation des technologies économes en eau et l’accélération du rythme de réalisation des projets publics dans les domaines de l’eau, de l’environnement, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.
Le Plan de développement 2023-2025 ambitionne, à travers le secteur privé, de développer la production de l’hydrogène vert et de l’énergie solaire, et de soutenir les entreprises industrielles à développer leurs capacités à lutter contre les changements par l’adoption de l’économie circulaire et la réalisation des projets dans le domaine de la gestion des déchets industriels.








