Accéder à un médecin n’a jamais été aussi difficile pour de nombreux Québécois. Résultat : une proportion croissante de patients se tournent vers le Web, et maintenant l’intelligence artificielle (IA), pour tenter de faire des autodiagnostics, elon le site l’actualité.
Près de 4 Canadiens sur 10 disent avoir consulté Internet faute de soins accessibles, et 1 sur 3 a même préféré les conseils en ligne à ceux d’un professionnel, révèle une étude de l’Association médicale canadienne publiée en début d’année. Une pratique qui peut s’avérer aussi salutaire que néfaste.
Une étude de l’Organisation mondiale de la santé estime que jusqu’à 29 % du contenu en ligne lié à la santé est faux ou trompeur ; c’est particulièrement le cas sur les réseaux sociaux.
Les autotests en ligne, en particulier, se sont multipliés. Il en existe pour tout : le TDAH, la dépression, l’anxiété, le trouble du spectre de l’autisme, les allergies alimentaires… Certains sont basés sur des outils de dépistage sérieux, alors que d’autres sont surtout des appâts pour attirer les gens vers des contenus non scientifiquement validés, notamment ceux d’influenceurs.
Pour savoir si un questionnaire en ligne est fiable, vérifiez d’abord la crédibilité de la source : privilégiez les sites d’établissements médicaux reconnus ou de professionnels de la santé qualifiés. Méfiez-vous des quiz sensationnalistes aux titres alarmistes ou aux résultats trop simplistes : ils peuvent être biaisés ou véhiculer des informations fausses. Enfin, un questionnaire sérieux reconnaît ses limites et recommande de consulter un professionnel de la santé pour interpréter les résultats.
Il faut rappeler que dépister grâce à un test n’est pas la même chose que diagnostiquer : plusieurs troubles ou maladies peuvent produire des symptômes similaires et seul un professionnel peut nous aider à faire la part des choses. Le risque, c’est qu’en confirmant un ressenti, ces tests peuvent nous orienter vers un seul diagnostic, occultant d’autres causes possibles. Par exemple, une personne qui a des pertes d’attention pourrait, en répondant à un questionnaire, croire à tort que cela est dû à un TDAH, alors que ses symptômes s’expliquent principalement par une dépression ou de l’anxiété. Le traitement ne sera alors pas du tout le même.








