Du 26 au 28 novembre 2025, la Tunisie accueillera la troisième édition du Salon international de la transition énergétique, événement qui réunira décideurs, experts et acteurs économiques afin de consolider le rôle de l’énergie comme moteur de croissance durable, d’innovation et de souveraineté nationale.
Il s’agira, plus précisément, de faire de la transition énergétique un axe stratégique capable de transformer les défis environnementaux en opportunités économiques, de renforcer l’indépendance énergétique du pays et d’accélérer le développement du secteur industriel.
Ce salon aura pour thème « Transition énergétique : vers un développement durable » et accueillera plus de 40 entreprises tunisiennes et internationales, 500 représentants des secteurs public et privé, ainsi qu’environ 2 500 visiteurs. L’événement offrira un espace d’échanges sur les solutions innovantes, les projets structurants et les perspectives de diversification de la production d’énergie.
C’est dans ce contexte que Wael Chouchène, secrétaire d’Etat chargé de la Transition énergétique au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, a annoncé que plusieurs grands projets énergétiques seront lancés prochainement, comme celui de Kairouan d’une capacité de 100 mégawatts et ceux de Sidi Bouzid et Tozeur d’une capacité de 50 mégawatts.
Il a évoqué l’importance de cet événement économique et son rôle dans le soutien et l’attraction d’investissements supplémentaires dans le domaine des énergies renouvelables, ce qui va dans le sens de la politique de l’État et de la transition énergétique.
Pour sa part, Ali Kenzari, président de la Chambre syndicale nationale d’installation et de maintenance des équipements photovoltaïques, a souligné l’importance du salon compte tenu du déficit énergétique que connaît la Tunisie, qui nécessite la mobilisation des secteurs public et privé afin de soutenir le taux d’indépendance énergétique, qui n’a pas dépassé 36 % à la fin septembre 2025.
Il a également précisé que la mise en service des trois centrales de production d’énergie permettra d’augmenter la production à environ 900 000 mégawatts.
La Tunisie se projette à l’horizon 2035
La Tunisie ambitionne de porter à 50 % la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2035, de réduire de 46% l’intensité carbone de l’économie tunisienne et d’atteindre la neutralité carbone et un mix énergétique de 80%, à l’horizon 2050.
A cette fin, l’élaboration d’une stratégie énergétique représente pour le pays une véritable opportunité permettant d’amorcer le processus d’un nouveau modèle énergétique visant le renforcement de l’indépendance énergétique et la contribution à la relance de son développement socioéconomique.
Cette stratégie doit s’appuyer en grande partie sur la synthèse et la mise à jour des travaux de prospective énergétique et climatique menés récemment en Tunisie.
Financement de projets de maîtrise de l’énergie dans les communes
Rappelons dans cet ordre d’idées que l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (Anme) a lancé le deuxième appel à manifestation d’intérêt pour le financement de projets de maîtrise de l’énergie dans les communes. Les municipalités retenues vont pouvoir solliciter un crédit auprès de la Cpsl.
L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme Acte, initié par l’Anme, en collaboration avec le ministère de l’Environnement, la Caisse des prêts et de soutien des collectivités locales (Cpsl) et le Centre de formation et d’assistance à la décentralisation.
Cet appel vise à encourager les communes tunisiennes à développer des projets verts innovants dans trois domaines principaux : l’efficacité énergétique afin d’optimiser la consommation énergétique dans les bâtiments communaux, les parcs roulants, et les réseaux d’éclairage public ; les énergies renouvelables, essentiellement des projets d’autoconsommation visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles et enfin les études territoriales, dont l’objectif est d’améliorer la performance énergétique des communes, y compris des études de mobilité urbaine.








