L’activité « Intrinsec Afrique » société spécialisée dans la sécurité informatique, l’infogérance et le Cloud Computing a été lancée jeudi soir, et ce, lors d’une cérémonie organisée par Poulina Group Holding.
Le lancement a eu lieu dans une ambiance conviviale en présence du PDG du Groupe, Abdelwaheb Ben Ayed , Franck DUBRAY PDG d’Interinsec, Mustapha Mezghani, conseiller du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique, des technologies de l’information et de la communication ainsi que de nombreux experts dans le monde des TICs et de représentants des médias.
A cette occasion, le DG d’« Intrinsec Afrique » Amine Cheikh Rouhou a précisé que la société est le fruit d’une JV internationale entre Poulina Group Holding et le groupe français NEURONES, dans l’objectif d’offrir aux clients des solutions d’infogérance et d’outsourcing.
Un projet qui sera géré par un Data center de Poulina ayant vocation à héberger et faire reprendre les activités de nos clients, a expliqué Cheikh Rouhou à Africanmanager avant de préciser qu’ « on va leur en donner la possibilité en mettant en place à la fois toute cette architecture, un centre de supervision sur la partie Data et sur la partie Sécurité pour que ces derniers puissent avoir une visibilité globale sur leurs réseaux ».
Le choix du timing n’est pas arbitraire, a dit le DG. Car, l’important est d’encadrer le marché tunisien qui n’est pas encore mature, selon ses dires. « On n’est pas là pour gagner immédiatement, mais on veut accompagner nos clients pour les encadrer en leur montrant réellement l’avenir des TIC en Tunisie ».
Une part de marché de 35%
Ce nouveau intégrateur et prestataire de services qui va opérer en mode consulteur et par la suite recruter des partenaires ou des PMEs, estime avoir une part de marché importante de l’ordre de 35%. Des prévisions « raisonnables » pour un projet qui œuvre à avoir une aura et une place de leader sur le marché tunisien sur le court terme, et ce, à travers la supervision de tous les réseaux des différents clients.
Cette démarche est stratégique dans la mesure où elle ciblera principalement les grands groupes et les sociétés multinationales.
La Tunisie, un hub de développement dans la région arabo-africaine
Un avis partagé par Mustapha Mezghani, conseiller du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique, des technologies de l’information et de la communication qui n’a pas manqué de qualifier ce projet « d’important ». Car, il présentera des avantages à l’export, mais aussi facilitera l’échange d’expériences et la consolidation de partenariats entre les entreprises des pays du Nord et les entreprises tunisiennes. « C’est important surtout que l’objectif recherché est de faire de la Tunisie un hub de développement sur la région arabo-africaine », a-t-il déclaré à Africanmanager avant de rappeler que ce projet d’envergure s’inscrit aussi dans le droit fil de la « stratégie végétale » mise en place par le ministère de tutelle dans le cadre de laquelle ce genre du projet permettra aux entreprises de bénéficier des services de l’infogérance.
Le secteur du Tic maintiendra ses performances
Cette stratégie œuvre, rappelle t-il, à tripler la valeur ajoutée du secteur des Tics durant le prochain quinquennat pour atteindre 13MD et à créer 100 mille emplois contre 4,5MD et 80 mille emplois actuellement. Ajoutons à cela la réalisation de 5,5MD d’exportation en 2018, l’équivalent de 55 jours d’import, soit une contribution directe dans la balance commerciale.
Ceci demeure déterminant pour un secteur qui représente 7,2% du PIB et a réussi à maintenir la croissance réalisée en 2013, soit 14,5%. « La croissance est maintenue en 2014, et c’est dans ce cadre qu’on a actuellement des entreprises qui demandent de s’installer en Tunisie dans le but de produire et d’exporter », a relevé Mustapha Mezghani avant d’ajouter que « les efforts vont se poursuivre pour promouvoir ce secteur déjà confronté à quelques lacunes ».
En effet, ce secteur souffre encore de la faible contribution des entreprises publiques bien qu’il représente une part importante des sociétés actives sur le marché. Pour remédier à cette situation, le travail se poursuit actuellement pour inscrire des projets dans le budget 2015 sachant que le total des investissements sur les cinq prochaines années s’élèvera à 8 MD dont 2MD seront le fait du le secteur public.
Wiem Thebti








