Déjà reçu à maintes reprises par les présidents français qui se sont succédé à l’Élysée, Mahmoud Abbas, 90 ans, est une nouvelle fois en visite en France, mardi 11 novembre. Mais quelques semaines après que Paris a officiellement reconnu l’existence d’un État de Palestine, le 22 septembre à l’ONU, c’est la première fois que celui-ci va être accueilli dans l’Hexagone en tant que président de la Palestine, et non en tant que président de l’Autorité palestinienne.
En recevant Mahmoud Abbas, Emmanuel Macron rappelle la position de la France. Paris est favorable à l’autodétermination des Palestiniens et à leur droit à un État indépendant, point sur lequel le plan de Donald Trump reste très vague. « Le président de la République et le président Abbas aborderont la question de la réforme de l’Autorité palestinienne, condition essentielle au retour durable de la stabilité et à l’émergence d’un État palestinien viable, démocratique et souverain, vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël », a ajouté l’Elysée.
L’entourage du président français signale par ailleurs « une très grande inquiétude » face aux violences des colons israéliens en Cisjordanie. Celles-ci ont fait plus de 1 000 morts parmi les Palestiniens depuis deux ans.
À l’occasion de son entretien avec Mahmoud Abbas, Emmanuel Macron pourrait également lui rappeler ce que la France attend de lui, en premier lieu une réforme de l’Autorité palestinienne.








