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Quelle est l’entreprise dont le chef du gouvernement tunisien est « actionnaire » ?

C’est sous le titre de « Serpol s’implante en Tunisie » que nous retrouvons cet article publié par le groupe Serpol sur sa page Web. Serpol. On y apprend, entre autres choses, que « dès 2015, le groupe a mandaté Elyes Fakhfakh, ancien ministre des finances tunisien, et Ali Maher Laroui, ancien responsable gestion des risques de marchés financiers à la Banque africaine de développement, dans cette perspective. Durant trois ans, appuyés par Jean-Christophe Vincent, directeur du développement et des relations publiques, ils ont ainsi rencontré des membres de l’administration tunisienne et répondu à des appels d’offres liés aux différents métiers du groupe ».
Le paragraphe expliquait la démarche de la société SERFIM dépollution, dans la création de l’entreprise Valis en Tunisie, avec donc Elyes Fakhfakh qui avait quitté le gouvernement (Dernier poste du 12 décembre 2012 au 29 janvier 2014 ministre des Finances dans les gouvernements Jbali et Laarayedh), et Ali Maher Laroui qui aurait ainsi quitté la BAD. L’entreprise exerce donc dans le secteur du traitement des déchets (ou environnement, comme disait le chef du gouvernement tunisien) et affiche le traitement de 75.000 tonnes à Gabès et 45.000 tonnes à Médenine.

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Serpol, semble être une filiale Serfim Groupe, qui affichait en 2018 un chiffre d’affaires de 350 millions d’euros en 2018, et 8 implantations en France, une en Espagne et une autre en Tunisie, selon ce qu’on trouve sur son site Web, et où Elyes Fakhfakh est cité, dans SERFIMMAG [Pdf], une publication du groupe qui date certes de septembre 2015, comme étant Directeur de SERFIM Groupe pour l’Afrique du Nord. Mais peut-être qu’il serait réellement simple actionnaire de la filiale tunisienne, comme il l’avait indiqué lors de l’interview sur Ettassia sans autre forme de détails. Sur le réseau Linkedin, on retrouve le profil de Maher Laroui, qui se présente comme 2ème Business Manager Valis.

Ancien gouverneur de la BCT, Mohamed Ali Daouas avait commenté cette polémique naissante sur l’entreprise [Ndlr : Sur Ettassia il parlait de 2 ou 3] du chef du gouvernement, en écrivant que « afin d’éviter tout conflit d’intérêts et surtout se conformer à l’éthique, le CDG aurait dû, avant la prise de ses fonctions, négocier avec des SICAR ou d’autres parties privées, la prise en portage pour quelques années de ses participations dans les affaires qui bénéficient de marchés publics ».

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