La RDC maintient le cap dans son programme avec le FMI, malgré la forte pression que fait peser la guerre contre l’AFC/M23 sur les finances de l’État. Le pays a satisfait à la première évaluation du programme signé avec le Fonds Monétaire International. Cela permet un décaissement immédiat de plus de 260 millions de dollars pour renforcer les réserves internationales. Mais le FMI reste préoccupé : la guerre continue de peser lourdement sur le budget, et pour le Fonds, elle doit cesser
Les finances publiques ont enregistré un déficit plus important que prévu. Le déficit intérieur, calculé sur base caisse, a atteint 0,8 % du PIB, alors que l’objectif du programme était de 0,3 %.
Calixte Ahokpossi, chef de mission du FMI pour la RDC, explique : « Le critère était fixé à environ 522 milliards de francs congolais, soit 200 millions de dollars de déficit. En réalité, les recettes ont tenu, mais les dépenses ont été plus importantes que prévu. Du coup, le déficit s’est creusé et s’est fixé à environ 600 millions de dollars. »
Face à cette situation, le gouvernement congolais a revu son budget. Il a adopté un collectif budgétaire pour s’ajuster à la conjoncture. Parmi les mesures annoncées : la réduction du train de vie des institutions et la suppression des investissements jugés non prioritaires.
L’objectif est de rendre le budget plus réaliste. Ainsi, le déficit budgétaire pour 2025, initialement prévu à 0,8 % du PIB, est désormais estimé à 1,2 %. Pour préserver les équilibres macroéconomiques et rediriger les investissements vers les secteurs porteurs, le FMI insiste sur la nécessité de mettre en œuvre l’accord de paix signé à Washington le 27 juin dernier. « Le FMI espère que cet accord va apporter une paix véritable pour permettre à la RDC et à ses voisins de se tourner résolument vers leurs objectifs de développement », ajoute Calixte Ahokpossi.au plus vite pour que les ressources publiques puissent être utilisées autrement.
RDC: Le FMI confirme la première revue du programme
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